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Une expérience pleinement humaine

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Une expérience pleinement humaine

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous en cette dernière journée de la semaine et que vos projets pour le weekend se concrétiseront selon vos désirs. Pour ma part, j’ai vécu une semaine tout à fait remarquable dans le cadre de ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes professionnels et amateurs. Oui, vous le savez déjà que le fait de poser nu dans un cadre artistique relève d’une véritable passion pour votre humble serviteur, et ce depuis maintenant plus de quatre ans. Quatre années où la chance de faire la rencontre de gens formidables m’a été gracieusement offerte par la vie.

Vous devez certainement vous questionner sur un aspect lié de manière particulière au sein de ma profession de modèle nu. Un aspect qui ne peut échapper à ceux qui ont pris l’habitude de parcourir mon blogue artistique. Et, j’ai nommé le rapport humain lors des séances de nudité auxquelles ma présence est requise par les responsables des ateliers ou bien, dans le cas présent, des cours de dessin de niveau académique ou bien universitaire. C’est précisément sur cet aspect que ce présent article sera articulé avec un triple objectif. Comme le mystère de la sainte trinité est à la base dogmatique du christianisme, le monde du modèle nu, et je fais ici référence à mon observation personnelle, possède également un aspect défini sous trois angles à la fois différents et complémentaires.

new-image8Le premier aspect concerne bien entendu l’acceptation de poser nu devant public. On ne peut pas poser nu comme si on posait habillé. Cela requiert la reconnaissance de nos moindres de petits défauts physiques et un contrôle absolu de soi sans omettre la conscience de nos forces et de nos faiblesses. Cela requiert aussi souvent une période plus ou moins longue de réflexion sur le sérieux de notre démarche. Est-on prêt à offrir notre plus profonde intimité aux regards des autres même si cela est fait dans un cadre bien précis et avec des balises sévères renforçant une éthique de travail bien précise ? Jusqu’où sommes-nous prêts d’aller et surtout pour quelles raisons ? Tout ce que nous nous attendons d’accomplir correspond-t-il à notre système de valeurs ? Ce ne sont-là que des exemples de questionnement que toute personne se doit de résoudre avant même d’entreprendre les démarches auprès d’institutions de l’enseignement des arts. Bref, on n’entre pas dans le monde du nu artistique comme si on entrait dans un moulin.

L’aspect suivant touche l’intériorité du modèle vivant. Oui, c’est un fait. Le modèle est avant toute chose un outil d’apprentissage fort important pour ceux et celles qui souhaitent développer leurs talents en dessin. Toutefois, il est aux antipodes de ce que l’on appelle dans le jargon populaire « une nature morte ». En effet, le modèle vivant ressent des émotions, vit des situations tout au long de la journée, rencontre des gens d’horizons divers et désire parfois partager ce que la vie lui a fait expérimenter depuis sa plus tendre enfance avec les gens pour qui il dévoile sa nudité. Attention ! Loin de moi l’idée que tous les modèles souhaitent réaliser un tel partage avec son public. Cependant, force est d’admettre que c’est souvent mon cas.

C’est ainsi que je prends un certain plaisir à me présenter aux étudiants et aux étudiantes dès les premiers instants du cours pour lequel je suis invité d’y participer. Retenons ici l’élément suivant : Chaque personne présente en classe vit une émotion qui lui est propre. Souvent, la gêne liée à la nudité du modèle vivant peut en déranger quelques-uns. Cela est d’autant plus vrai si le modèle est atteint d’un handicap physique bien visible. Il faut être soi aveugle ou ignorant pour ne pas se l’avouer. Voilà pourquoi, je tente par tous les moyens mis à ma disposition pour briser la glace entre les élèves et moi-même, et ce dans la mesure du possible.

D’ailleurs, cela est davantage important lorsque les élèves sont peu ou pas expérimentés à dessiner du nu. Je me rappelle que la responsable du groupe pour qui j’ai posé ce mercredi 15 février m’avait demandé de faire attention à mes poses puisque justement ses élèves avaient une expérience très limitée dans ce domaine. Il ne m’en fallait pas plus pour m’inciter à briser la glace dès les premières minutes de mon entrée dans la classe. Mettre l’autre à son aise demeure sans contredit un facteur important dans son bien-être personnel surtout si la nudité est au cœur des rapports. C’est là un élément à ne jamais omettre dans toute séance de nudité artistique. J’ajouterais même que parfois une bonne d’humour dénué de vulgarité est un moyen fort utile pour arriver à cette fin.

new-image26Le dernier aspect qui compose la trinité du « modèle nu » est sa capacité à nouer des liens avec l’entourage pour lequel il pose. Nouer des liens qui favoriseront l’émergence d’une créativité jusque-là insoupçonnée chez bon nombre des artistes en herbes présents en salle. Pour se faire, il est impératif de faire les premiers pas vers les autres sans pour autant les exacerber. Ce n’est pas le moment de faire les yeux doux et encore moins de donner un quelconque rendez-vous galant. Ici, le professionnalisme doit être de rigueur en tout temps. Voilà pourquoi, il me fait grandement plaisir de causer avec les élèves potentiellement intéressés à en savoir un peu plus sur mon parcours professionnel et parfois même sur ma vie personnelle en respectant toutefois une certaine limite.

Fait intéressant à retenir ! Les élèves ont eu droit à un dialogue entre leur professeure et votre humble serviteur pendant la dernière, et la plus longue, pose réalisée en classe. Nous avons discuté notamment sur mon parcours de vie, incluant bien entendu mes rêves, mes espoirs et la problématique qui a été à l’origine de ma situation physique toujours en respectant une certaine limite dans les questions. C’est ainsi que les élèves prirent conscience que le modèle est bien vivant et que chaque expérience dans le domaine du nu est avant toute chose pleinement humaine.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une belle soirée de nudité artistique

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Une belle soirée de nudité artistique

Bonjour tout le monde,

Je crois bien qu’il est plus que temps de vous raconter la belle soirée de nudité artistique qui a eu lieu à l’université du Québec à Montréal, le célèbre U.Q.A.M. qui est souvent en avant de la scène politique québécoise lors des revendications sociales. Une université qui a toujours été un pilier majeur dans les revendications, entre autres, sociales et de l’égalité des sexes au Québec. Une université qui a laissé sa marque au sein de l’évolution politique durant la période post-révolution révolution tranquille (1960-1965).

1610989_10205298132069956_4197438738542814198_nBref, j’ai eu la chance d’être modèle nu à l’occasion d’une séance où plusieurs artistes tant professionnels qu’amateurs et, bien entendu, des étudiants-es en arts ont participé. Une séance qui m’a permis non seulement de donner le meilleur de moi-même, comme je le fais à chacune des séances auxquelles je participe, mais de rencontrer une amie que je n’avais pas revue depuis mon adolescence, à l’époque où elle et moi vivions sur la rue Iberville à Sept-Îles. Une séance qui mérite d’être racontée pour votre plus grand bonheur et… le mien.

Bien que j’adore ma ville d’adoption qu’est Québec, je trouve que Montréal possède un cachet qui lui est particulier. Serait-ce parce que j’y ai vécu à l’occasion de mes nombreux traitements médicaux ou bien parce que j’y retrouve une population cosmopolite qui enrichisse l’ensemble de la collectivité québécoise ou bien encore pour la simple raison qu’on y déniche des centres culturels extraordinaires? Je vous répondrai que ces trois éléments constituent sans aucun doute un bon mixage de ma passion envers Montréal. Attention! J’aime Montréal, mais mon cœur est à Québec.

Il va de soi que j’ai profité de ma journée libre de jeudi afin de me reposer et d’être frais et disponible pour la12191440_10205298118789624_5571968595294666484_n séance de nudité artistique qui était prévue dans l’un des locaux de l’U.Q.A.M. et ce, en début de soirée. Me promener sur la rue Ste-Catherine, bouquiner quelques livres aux nombreuses librairies qui s’y trouvent, prendre un bon café à l’un des restaurants haut de gamme, admirer les beautés féminines propres aux Montréalaises, voilà ce qui fait mon plus grand bonheur. Un bonheur auquel j’y ai droit comme tout bon citoyen.

Après avoir pris une bonne douche et un léger repas, propreté et être bien dans sa peau sont les pierres angulaires de tout bon modèle nu, je me suis dirigé au pavillon Judith-Jasmin de l’U.Q.A.M. qui se trouve à quelques minutes de marche de mon hôtel. Ayant un peu de temps devant moi, j’en ai profité pour visiter un peu cette université qui m’a paru fort plaisant. J’ai adoré regarder, sans vouloir être accaparent, les quelques étudiants-es qui attendirent que commencent leurs cours. Mon regard m’a fait vivre une émotion qui était jusqu’à lors ancrée au plus profond de votre humble serviteur. Une émotion qui m’a incité à rédiger une missive adressée à une femme que j’ai jadis aimée et dont mon amour envers elle restera gravé dans mon cœur pour toujours. Ladite missive est le sujet de mon dernier article d’une série de quatre sur mon expérience vécue en tant que modèle nu dans la semaine du 2 au 6 novembre 2015.

11041578_10205298090708922_3154034221553164060_nLa séance a donc eu lieu au septième étage du pavillon Judith-Jasmin de l’U.Q.A.M. Ledit étage semble être consacré au domaine de l’enseignement des arts puisque l’on y retrouve plusieurs ateliers dédiés à cet effet. Pour sa part, le local où avait lieu cette séance était énorme et l’on y retrouvait l’essentiel pour une séance de nudité artistique : chevalets et tables prévus pour le dessin, lumières éclairantes qui étaient aussi, croyez-moi, une bonne source de chaleur, et même un coin prévu pour le modèle. Le tout était aménagé de manière à rendre la soirée impeccable à ma plus grande satisfaction. J’ai même eu droit à ma photographe attitrée pour réaliser des photos de bonne qualité afin d’enrichir mon portfolio artistique. Je tiens, ici, à la remercier chaleureusement pour sa grande gentillesse et sa disponibilité à mon endroit.

Comment allais-je procéder pour rendre cette séance spéciale? Après tout, cela fait maintenant plus de trois ans que je pose nu et que bien des aspects ont été travaillés et présentés au fil des séances passées. J’ai opté pour une thématique bien précise. Quoi de plus humain que le fait de traverser les sept étapes de la vie que sont la gestation, la naissance, l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte sans oublier la vieillesse et puis, c’est hélas inévitable, la mort? Ce sont-là les sujets, reliés à la thématique de l’existence humaine, de l’ensemble des poses principales sur lesquelles j’ai mis l’accent dans ce que l’on appelle communément dans le jardon artistique «les poses longues».

En effet, qui dit modèle nu dit, par extension, modèle vivant et corolairement modèle qui présente la vie sous12187896_10205298628202359_1321551331066787914_n toutes ses formes. Chacun d’entre nous a traversé, ou traverserons, ces étapes auxquelles nul ne peut échapper. C’est un fait qu’il nous est impossible de nier. Il est aussi à noter que j’ai délibérément commencé cette liste par la gestation car, que l’on veuille ou non, notre existence en tant qu’être vivant commence dès notre tout premier battement de cœur dans le sein maternel. Pour ma part, c’est à cette période où mon corps a subi les conséquences des quelques comprimés de la thalidomide ingurgités par ma mère. Conséquences qui me suivront toute ma vie. Soyez rassurés! Je ne me plains pas de mon sort. Je dis simplement ce qu’il en est. Un point, c’est tout.

12219632_10205298624362263_6978186665519282824_nPour ce qui est de la naissance, c’est à ce moment-là où tout se joue. Serons-nous acceptés, aimés, protégés par nos proches ou bien rejetés pour le motif que notre physique ne cadrait pas à ce qu’ils voulurent? Une bonne partie de notre destinée se joue dès cet instant précis. Oui, je le sais fort trop bien. J’ai eu la chance d’être né au sein d’une bonne famille même si le début de mon existence allait être ponctuée de soubresauts, disons-le franchement, extrêmes. Chaque personne a un chemin à accomplir, une destinée à poursuivre et des décisions à prendre face aux différentes situations qui se présenteront devant elle. Ces prises de décisions face à de telles situations forment au fil du compte ce que les sages de la Grèce antique ont appelé le «libre-arbitre».

L’enfance est cette période où nous sont inculquées la plupart des valeurs que nous ont transmises nos parents, notre famille et les premières personnes avec qui nous sommes entrés en relation. Certaines de ces relations ne durent pas plus longtemps qu’une brise d’été alors que d’autres resteront gravées au plus profond de nous. Il est intéressant de noter que mon père, un homme extraordinaire, m’a avoué qu’il est heureux que je puisse m’accomplir en tant que modèle nu puisque cela lui démontre que son épouse, ma défunte mère, et lui-même avaient réussi à m’inculquer la fierté de mon corps et de ne jamais vouloir le soustraire aux regards de l’autre. Quelle belle ouverture d’esprit! N’est-ce pas?!

L’adolescence! Cette sacrée période de la vie où nous remettons en question tout, ou presque, ce que nos12191650_10205298603281736_109947331189460114_n pairs nous avaient jusqu’alors inculqué, transmis et enseigné. C’est aussi à cette étape importante de notre vie où la transformation tant physique que psychologique s’opère de manière plus ou moins graduelle et où les questions, pas toujours saugrenues, se pointent à l’horizon. Est-il utile de vous rappeler que c’est aussi à ce moment que nous aimons défier l’autorité parentale? Et ce, au grand désespoir des parents.

La vie adulte est certes celle où tout semble être accessible, du moins pour bon nombre d’entre nous, et où les expériences forgeront notre caractère au fil des années. Il va de soi qu’un jeune adulte de vingt ans ne peut penser comme un autre de trente, quarante et de cinquante ans. Chaque décennie aura son lot de réussites et d’échecs, d’accomplissements et de frustrations. Le plus important est d’assumer nos actes et nos décisions passées en espérant qu’il y ait plus de positif que de négatif. Peut-on revenir en arrière? Bien sûr que non! Raison de plus pour aller toujours de l’avant. N’est-ce pas?!

12239933_10205298667643345_4765154498627760885_nQue puis-je dire de la vieillesse? Période de la vie qui de manière graduelle est devenue un sujet de plus en plus tabou au sein de notre société où la beauté, l’effervescence et l’élégance de la jeunesse comptent plus que tout. Toutefois, elle constitue un moment privilégié pour faire une mise-au-point sur l’existence humaine, sur ce que l’on souhaite transmettre aux générations suivantes et sur ce que notre vie a été. En sommes-nous satisfaits? Si oui, tant mieux. Dans le cas contraire, rien nous empêche d’améliorer un tant soit peu notre chemin de vie avant que celui –ci ne s’arrête pour de bon.

Si il y a une étape de la vie qui nous rebute vraiment, c’est bien celle de la mort. Personnellement, je partage l’avis du chanteur-compositeur Félix Leclerc qui avait jadis affirmé une parole de grande sagesse selon laquelle « la mort, c’est immense puisqu’elle est remplie de vie. ». Une telle affirmation peut sembler contradictoire à première vue, mais il en est rien. En effet, et c’est la raison d’être de mon choix de pose nu dite longue, nous offrons à ceux et celles qui nous survivront un témoignage de vie. Un témoignage leur rappelant que ceux et celles qui les ont précédé ont eux aussi affronté des situations qui étaient, pour un bon nombre d’entre eux, quasi insurmontables voire désespérées. Oui, nous devons affronter des crises en tous genres telles que les guerres, les maladies et autres fléaux. Mais, nous devons sans cesse nous rappeler que ceux qui ont été là avant nous ont eux aussi vécue des choses semblables, et parfois pires, et qu’ils ont su se relever les manches et affronter leur réalité, pas toujours rose, avec honneur. Je ne peux que leur lever mon chapeau.

12219447_10205298640042655_4279729120567580191_nEn résumé, j’ai voulu présenter une série de poses de nudité artistique tout à fait originale. Mon objectif était simplement de démontrer que poser nu c’est d’abord et avant tout rendre témoignage à la vie. Un témoignage qui se transpose de mon corps nu présenté sans fausse pudeur et sans vulgarité aux coups de crayon ou de fusain que fait chaque artiste présent en salle. Un tel témoignage a été rendu possible que par une confiance absolue entre les participants venus à cet atelier tenu dans l’u des locaux de l’université du Québec à Montréal.

Je tiens, en terminant cet article, à remercier monsieur David Chait pour son accueil cordial envers votre humble serviteur. Je désire également offrir mes remerciements à madame Brenda Girard pour sa collaboration et son aide précieuse tout au long de ladite séance. Je t’en serai toujours reconnaissant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pleinement humain

« Bravo Rolland! Vous êtes généreux et courageux, un vrai artiste comprenant les artistes. »

Samuelle Ducrocq-Henry Prof. d’arts U.Q.A.T.-satellite Montréal

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Pleinement humain

Bonjour tout le monde,

Vous savez aussi bien que moi qu’il existe au cours de nos vies des évènements qui nous marquent pour longtemps, et dans certains cas pour toujours. En ce qui me concerne, plusieurs évènements de ma vie ont été, vous en doutez certainement, loin d’être rigolos. Je pense notamment au rejet qu’un directeur d’école a eu à mon égard en me refusant l’accès à son établissement scolaire du niveau du primaire sous prétexte que ma situation physique allait perturber certains élèves issus de la haute société. À cela s’ajoute l’assassinat de l’un de mes frères aînés à l’occasion d’une émeute qui a pour origine la grève du front commun intersyndicale de 1972. Je pourrais rajouter encore bien d’autres éléments à ma liste.

Toutefois, et Dieu merci!, j’ai eu la chance de vivre des expériences fantastiques lesquelles m’ont permis de devenir un homme comblé par la vie tout en étant conscient qu’il est loin d’être qu’une pauvre victime de l’existence. Parmi lesdites expériences, l’on a qu’à penser aux nombreux sports que j’ai pratiqués, aux sorties entre amis durant mes expériences de jeunesse, aussi folles les unes que les autres, aux multiples voyages effectués tant en Europe qu’aux États-Unis sans oublier mon pays; le Canada. À cela viennent s’ajouter plusieurs articles de journaux où je fis la “Une”, et ce tant dans les médias du Québec qu’en Europe. Bien entendu, mes relations amoureuses font partie de mes plus beaux souvenirs même si, trois fois hélas, l’une d’entre elles se termina dans une douleur indescriptible tant pour votre humble serviteur que pour la femme que j’ai le plus aimée dans ma vie. Mais, comme dit un vieil adage; « Le regret est un vain sentiment : L’essentiel est d’aller toujours de l’avant sans se retourner en arrière, si ce n’est que pour éviter de refaire les erreurs du passé. » Parole de grande sagesse!

12200452_10208456182107114_1033381321_n (3)De plus, je peux avouer avec un plaisir énorme que l’année 2015 a été jusqu’à maintenant l’une des plus belles de toute ma vie. Une année où j’ai pu exercer ma passion pour la nudité artistique de manière tout à fait satisfaisante. Hé oui! Cela fait déjà plus de trois ans que je pose nu pour des artistes amateurs ou professionnels ou encore pour des écoles d’arts. Ce qui m’a amené à faire la connaissance de gens remarquables au grand talent artistique. Des gens au cœur d’or, et qui ont une vision de la vie peu commune au sein de la société actuelle. Cependant, c’est surtout cette année où j’ai eu l’occasion de développer au maximum mon talent dans ce domaine bien particulier qu’est la nudité artistique. Un domaine dont ma passion augmente au fil de mes prestations réalisées avec un sens du professionnalisme fort aiguisé. Une passion qui m’a amené à faire le trajet Québec-Montréal à maintes reprises. Parmi mes multiples périples, celui de la semaine du 2 au 6 novembre restera gravé dans mon cœur tellement ce fut réalisé avec un succès presque incroyable.

Ceci m’amène à vous parler d’une expérience qui se déroula dans les locaux de l’université du Québec en Abitibi-Témiscamingue satellite de Montréal. Une expérience que j’ai vécue en tant que modèle nu dans le cadre d’une séance de nudité artistique qui se déroula en deux périodes successives de trois heures chacune. Une séance qui m’a permis d’une part, de constater jusqu’à tel point les artistes-peintres en herbe possèdent un talent artistique indéniable et, d’autre part, de constater jusqu’à tel point la jeunesse actuelle est à la fois belle et riche. Une beauté qui réside avant toute chose dans son authenticité face à cet « autre » qui se trouve devant elle. Une richesse qui réside de par son ouverture sur le monde afin d’y découvrir tout ce qui est beau, noble et digne de respect sans omettre le devoir de dénoncer, et selon les moyens mises à sa disposition, les affres qui jalonnent l’existence humaine.

Mais, revenons à ladite journée du 3 novembre où j’ai pu mettre à contribution mon talent de modèle nu au12204681_10208456193347395_1349257437_n (2) grand plaisir des étudiants et des étudiantes en arts de l’U.Q.A.T.-satellite Montréal. Voulant profiter du soleil magnifique qui surplombait la belle métropole du Québec, j’ai pris tout le temps nécessaire afin de me rendre dans ses locaux. « Rien ne presse lorsque nous devons bien faire ce qui doit être fait. » Voilà le mot d’ordre qui m’anime en tout temps. Prendre un bon petit-déjeuner, être propre de la tête aux pieds, avoir tout ce qu’il faut pour me sustenter jusqu’à l’heure du souper et posséder une serviette ainsi qu’une robe de chambre pour me couvrir lorsque cela sera nécessaire. C’est tout ce qu’il me fallait pour débuter cette journée de travail avec grand entrain.

Je suis donc arrivé aux locaux quelques minutes avant l’heure prévue afin de me familiariser avec les lieux et de faire la connaissance, du moins de visu, avec certains des étudiants avec lesquels je passerai l’après-midi. Dès l’heure du rendez-vous arrivée, j’ai fait la rencontre de la professeure qui sera la directrice des futures séances. Une pédagogue qui a su diriger les deux groupes respectifs avec une main de fer dans un gant de velours. J’ajouterai, si vous me le permettez, qu’elle est aussi une dame vraiment magnifique et avec un charme indéniable. C’est tout à son honneur.

Après les salutations d’usage, elle se dirigea vers le local où ont eu lieu lesdites séances afin d’une part, de donner ses directives aux élèves et, d’autre part, de les prévenir de ma venue imminente. Pendant ce temps, je me devais de me préparer en enfilant un costume du XIIIe siècle pour la première partie du cours.

Ici, quelques mots explicatifs doivent être dits afin de faire comprendre parmi les nombreux lecteurs le12200475_10208456190307319_1418107598_n (2) déroulement de cette séance à laquelle j’ai participée. La première chose à retenir, c’est toute l’importance que j’accorde à une présentation somme toute sommaire de ma personne auprès des élèves. Ceci a pour objectif primo, de désamorcer un quelconque malaise pouvant se manifester au sein du groupe, et secundo, de leur faire prendre conscience que je suis leur semblable avec ses forces et ses faiblesses, ses rêves et ses aspirations face à la vie. Croyez-moi sur parole! J’ai atteint ce double objectif. La seconde chose que vous devez vous souvenirs c’est que la partie introductive du cours était ni plus ni moins qu’une période de réchauffement où les élèves ont dessiné votre humble serviteur qui portait pour l’occasion un costume rappelant le XIIIE siècle. Une période qui m’a été également fort utile pour me plonger graduellement dans le bain de la nudité absolue, sans gêne et sans vulgarité. Enfin, la période où la nudité artistique est mise de l’avant occupe environ le trois-quarts de toute la séance. Il va sans dire que j’apprécie beaucoup le fait que la professeure guida avec une minutie impeccable la succession des poses que je devais prendre au fil de ses directives. Mais, attention! Elle a su tenir compte de mes capacités physiques lesquelles m’ont étonné sans cesse étonné.

Que puis-je écrire concernant les positions réalisées durant ladite séance? Tout d’abord, que le tout a été réalisé avec un soin méticuleux où le respect se manifesta au sein de toutes les personnes présentes en salle de cours. Ensuite, une certaine longueur d’ondes très positive est apparue entre les élèves et moi, et ce dès les premières secondes où j’ai enlevé mes vêtements. Oui, je suis fier de mon corps et de chacune des parties qui le constituent puisqu’ils renferment une beauté qui leur est unique. Une beauté à découvrir avec amour et simplicité. Enfin, c’est là où, à mon grand étonnement, j’ai repris conscience de toute l’humanité qui réside au sein de la jeunesse. Une jeunesse qui est, contrairement à ce que l’on nous présente au sein des médias de masse, belle, rayonnante et magnifique.

IMAG0965Quelques mots doivent être écrits sur le déroulement de la séance proprement dite, ou plutôt sur mon implication à chacune des poses que je devais exécuter. Bien que la professeure m’orienta dans les poses élaborées pour la séance, je m’exécuta avec confiance sachant bien que j’étais entre bonnes mains. Les poses, je parle ici de nudité, étaient élaborées afin de permettre à chacun des élèves de travailler leurs coups de crayon en mettant l’accent sur l’amélioration graduelle dans les tableaux respectifs. D’ailleurs, j’ai été ébahi par le talent de chacun d’entre eux. Fait intéressant à retenir! Une fois, je m’étais dirigé vers l’une des étudiantes en place pour lui demander de bien vouloir me donner son œuvre artistique tellement celui-ci m’avait touché. Ce qu’elle a accepté de faire avec un sourire angélique.

J’ai bien aimé la quiétude des lieux pendant le déroulement de la séance proprement dite. Une quiétude qui a favorisé le sérieux du travail effectué par tous les participants. Une quiétude qui a été agrémentée par une douce mélodie tout le long de ladite séance. Fait cocasse à retenir! Une des chansons de Céline Dion joua alors que je me prélassais couché sur le sofa pendant une pose de nudité artistique de longue durée. Cela ne vous fait pas penser à un film très populaire relatant une tragédie maritime survenue au début du XIX e siècle? Je me suis bien amusé. C’est le moins que je puisse dire.

Bien qu’il soit vrai que l’ensemble de la journée de nudité artistique ai été assez longue, je dois reconnaitre12207754_10208456190427322_1979300797_n (2) que l’accueil chaleureux des étudiants et des étudiantes, sans omettre celui de leur professeure, a rendu le tout fort agréable. Poser nu pendant plus de six heures est, vous pouvez en être convaincus, un exploit digne de mention. Mais, s’agit-il réellement d’un exploit? Je vous répondrai qu’il en est rien. Bien au contraire!

En résumé, cette double séance de nudité artistique a été pour moi l’occasion de vous prouver, encore une fois, à la fois toute la passion et le sérieux que je mets dans cet art. Un art qui favorise un nouveau regard sur mon corps nu. Certes nu, mais pleinement humain. Humain tout comme chacun et chacune d’entre vous. Un être humain ayant vécu une vie somme toute magnifique avec ses hauts et ses bas. Mais, qui n’en a pas en ce monde?

C’est à suivre…

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Résumé de mon expérience en tant que modèle nu en cette période estivale 2015

Rolland la vedette

Une surprise inattendue: Rolland la vedette

Résumé de mon expérience en tant que modèle nu en cette période estivale 2015

Bonjour tout le monde,

Et oui, nous sommes arrivés à la dernière journée du mois d’août. Et qui dit fin de ce mois, dit aussi le début de l’automne

Réalisation de l'artiste Jérôme Bertrand

Réalisation de l’artiste Jérôme Bertrand

qui arrivera un jour ou l’autre. Au fait, j’ai une question à vous poser: Comment ont été vos vacances? Pour ma part, elles se sont bien déroulées. En effet, j’ai eu la chance de faire deux petits séjours à Montréal, et ce, en tant que modèle nu. La première fois fut dans le cadre d’une collaboration artistique avec un photographe extraordinaire et un bon ami du nom de Jérôme Bertrand. Une collaboration qui se solda par une séance de nudité artistique tout à fait remarquable tant par une belle complicité que par un résultat digne de mention. En effet, c’est la première fois que mon travail en tant que modèle nu a été présenté dans un magazine artistique au Québec. Cela a été pour moi et pour Jérôme Bertrand tout un honneur à notre égard.

La seconde fois fut à l’occasion d’une séance de nudité artistique réalisée le 3 août dernier à l’Atelier Libre de Modèle Vivant 2019 Moreau à Montréal. Une séance où j’ai eu la chance non seulement de rencontrer des artistes au mille talents, mais aussi de me faire un ami avec qui je peux échanger grâce au réseau social Facebook. Il est à noter que plusieurs articles ont déjà été rédigés sur ce blogue à la suite de mon expérience vécue à Montréal dans le cadre de cette expérience remplie d’humanité. Il est aussi intéressant de noter que c’est la première fois où j’ai fait allusion à une femme pour qui mon coeur vibrait à la seule mention de son prénom, à entendant sa voix et à percevoir la tendresse dans ses yeux.

Réalisation de l'artiste Antonio Cerlan-Atelier libre de modèle vivant de Montréal (3 août 2015)

Réalisation de l’artiste Antonio Cerlan-Atelier libre de modèle vivant de Montréal (3 août 2015)

Une femme qui a su faire vibrer en moi les cordes sensibles de mon âme et qui est la toute-première a m’avoir vu nu en tant qu’être pleinement humain. Oui, j’ai eu les larmes aux yeux lorsque j’ai fait mention à cette dame d’une grande beauté devant tous les artistes présents à cette séance. Et, croyez-moi, je suis fier de l’avoir fait puisqu’en dépit de tout ce temps qui s’est écoulé et de notre rupture qui a été, soyez-en convaincus, réellement douloureuse, je reconnais toute la grandeur d’âme que cette femme avait eu à mon égard.

Devrais-je m’apitoyer sur mon sort? Non, pas du tout! Poursuivre sa route quoiqu’il advienne, apprendre de ses erreurs, aller droit devant et ne pas craindre les lendemains tout en appréciant les petits plaisirs de la vie. Voilà ce qui constitue le véritable bonheur. Le seul véritable bonheur qui soit accessible à chacun d’entre nous. Bon! C’est-là mon humble opinion, mais je suis persuadé qu’un bon nombre d’entre vous le croit aussi.

La période estivale a été quelque peu perturbé par mon hospitalisation à l’Hôtel-Dieu de Québec, et ce, en ambulance, suite à un malaise cardiaque. Rassurez-vous! Tout est rentré dans l’ordre après avoir passé une semaine au département de cardiologie de l’Hôtel-Dieu de Québec où les membres du personnel ont su me prodigué des soins de qualité. Toutefois, j’ai eu l’opportunité de faire la rencontre d’une charmante infirmière avec qui je suis par la suite devenu ami sur le réseau social Facebook. Elle est non seulement une femme magnifique, mais elle est aussi une artiste pour qui je poserai en tant que modèle nu d’ici la fin de l’année 2015. Il va de soi que je lui expliquerai mes modalités de travail, mes choix de poses et autres principes de base de la nudité artistique. Mon expérience en ce domaine est tout de même fort respectable.

En compagnie de Audrey Desrosiers

En compagnie de Audrey Desrosiers

Un autre élément intéressant vécu durant cette belle période estivale est la rencontre d’une bonne amie pour qui j’ai eu la chance de collaborer à son projet qui, je suis plus que convaincu, saura en surprendre plus d’un parmi vous. Cette femme m’a permis de me surpasser dans le domaine érotique. Oui, vous avez bel et bien lu. J’ai écrit dans le domaine érotique. Entre vous et moi, je suis le premier à avoir répondu à sa demande d’aide publiée sur son Facebook. Notre rencontre a eu lieu en compagnie de son amoureux dans un petit restaurant de Montréal quelques heures avant la séance de nudité artistique à l’Atelier Libre de Modèle Vivant 2019 Moreau à Montréal. Notre rencontre a été tout simplement chaleureuse et amicale.

D’ailleurs, il y a plusieurs contrats qui me sont offerts pour les mois à venir dont, entre autre, celui de l’université du

La Fabrique de l'université Laval de Québec

La Fabrique de l’université Laval de Québec

Québec à Montréal, et ce, pour le début du mois de novembre. Il y a aussi un contrat fort impressionnant par une boite œuvrant dans le monde des arts visuels. Il ne faut certes pas oublier bien entendu l’école de La Fabrique de Québec pour qui je suis officiellement un modèle nu. D’ailleurs, ma prestation a été fort apprécié par les personnes qui ont été présentes à la séance du mois de mai. Que voulez-vous?! Je sais bien partager mon plaisir avec ceux et celles qui pour qui je pose. Ne l’oublions pas! La base de tout travail est, en dépit de toutes les doctrines dites « économiques », le plaisir.

Ici, au risque de déborder un peu du sujet, je dois clarifier une chose. Le but de tout travail devrait, c’est mon humble opinion personnel, outre de recevoir un salaire convenable pour satisfaire ses besoins ainsi que ceux de sa famille, du moins pour ceux et celles qui ont des personnes à leur charge, la recherche du plaisir. Oui, je le sais que trop bien. Je peux me permettre de vivre très convenablement tout en étant un modèle nu. Qui plus est! Je n’ai personne à ma charge puisque je suis célibataire et sans enfants. Bref, ma liberté est totale. Ceci favorise mon entière indépendance lorsque vient le temps d’accepter ou de refuser une offre de la part d’une école. Devrais-je accepter de poser nu? Si oui, pourquoi? Si non, pour tels motifs? Voilà les questions pour lesquelles je dois toujours me donner une réponse satisfaisante.

Toutefois, une chose est sûre: Ne jamais refuser d’agir par crainte de ce que l’autre pensera de moi. J’entend ici par « cet autre », ma future conjointe ou amie de coeur. La raison est la suivante: Personne acceptera de prendre ma place dans la tombe une fois mon heure de trépasser sera venue. D’ailleurs, il est tout de même triste de constater que plusieurs personnes, et ce, peu importe l’âge, le statu social, la religion ou bien l’appartenance ethnique va refuser de s’accomplir par la crainte de ce que l’autre pensera. Bon! Vous allez me dire que l’amour de l’autre est fort louable comme raison? Je ne peux pas vous contredire là-dessus. Toutefois, le célibat m’a jusqu’à présent permis de m’accomplir de manière, c’est le moins que l’on puisse dire, tout à fait remarquable. Cette réflexion m’est apparue suite à quelques discussions que nous avions eu une amie et moi sur le sujet.

Enfin bref, je suis satisfait de mon expérience vécue en tant que modèle nu en cette période estivale de 2015. Une expérience riche en émotions, en activités et en relations humaines. Des émotions réellement positives, des activités où j’en suis sorti grandi et des relations humaines empreintes de respect et de sincérité. Et pour ce qui est de la période automnale? Le meilleur est à venir. Croyez-moi sur parole!

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée inoubliable!

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Une journée inoubliable!

DSCN0594Bonjour à tous mes amis qui suivent mes nombreuses publications au sein de mon blogue artistique. J’espère que vous allez bien et que la vie vous sourit à belles dents. Pour ma part, tout va très bien. En effet, ma petite mésaventure liée à ma santé est maintenant bel et bien chose du passé. Il suffit simplement de garder une alimentation saine et équilibrée, faire un peu de sport et de garder le moral au beau fixe. Oui, il est vrai que certains évènements liés à mon passé en tant que « victime » de la thalidomide étaient venus me hanter au cours des derniers mois dans un dossier auquel je préfère, et de loin, ne pas élaborer. En effet, mon amour de la vie m’incite à passer à autre chose de plus valorisant à mes yeux. Qui plus est! Comme l’affirme si bien ce dicton : « À quoi bon vouloir cacher le beau ciel bleu du temps présent par les nuages gris du passé? » Se poser la question est un peu y répondre. N’est-ce pas?

Voilà pourquoi l’idée m’est venue de partager avec vous mon expérience vécue ce lundi 3 août 2015 dans la métropole du Québec qu’est Montréal. Une ville où j’y ai vécu plusieurs années de ma vie et qu’il m’arrive très souvent d’y retourner dans la cadre de mes activités dans l’un des domaines qui me fascinent au plus au point, et qui constituent par le fait même ma profession, être un modèle nu. Modèle nu? Modèle vivant? L’un ne va pas sans l’autre puisque nous naissons tous dans la nudité la plus complète. De plus, c’est à Montréal que ma carrière formidable a commencé. Un peu comme une renaissance où l’apport d’artistes aux talents extraordinaires a favorisé la création d’un nouveau moi, vu, perçu et présenté de manière pleinement humaine, loin d’une quelconque vision pécuniaire comme j’ai jadis connue au cours de mon périple existentiel. Croyez-moi sur parole, je sais bien de quoi je parle.

DSCN0588 (2)En passant, j’adore la ville de Montréal car elle possède une diversité à la fois intellectuelle, linguistique et ethnique ainsi que culturelle fort remarquable. Une diversité intellectuelle alimentée par un cortège impressionnant d’artistes de tout acabit où l’échange d’idées rend la vie citadine tout à fait impressionnante. Diversité linguistique qui prouve, au sens symbolique du terme, la destruction de la Tour de Babel. Une destruction qui est une pure bénédiction pour le genre humain. Ne dit-on pas que le mélange des gênes enrichie le patrimoine génétique chez l’individu le rendant ainsi plus fort face aux maladies potentiellement mortelles? Il en est de même de la diversité linguistique et ethnique chez une population puisque c’est en apprenant chez l’autre que nous pouvons nous adapter à notre monde environnant. Et que dire de la diversité culturelle laquelle favorise l’élévation des âmes vers des sommets souvent méconnus du commun des mortels? Oui, j’adore vraiment la ville de Montréal tout comme la ville de Québec où j’ai élu domicile depuis maintenant plus de 17 ans, mais pour d’autres raisons, disons-le honnêtement, plus personnelles. Merci de respecter ma discrétion.

DSCN0601 (2)C’est ainsi qu’il m’arrive de voyager très souvent dans cette belle ville qu’est Montréal dans le cadre de ma passion en tant que modèle nu. Une passion qui m’a permis de faire la connaissance de gens tout à fait exceptionnels. De plus, mon expérience a favorisé la création de liens amicaux qui sont précieux à mes yeux. Je pense notamment à madame Audrey Desrosiers qui a eu recours à mes services pour son projet artistique des plus inusités. Un projet qui ne laissera sans aucun doute personne indifférente lors de sa parution. J’en suis plus que convaincu. D’ailleurs, c’est grâce à elle qu’un photographe spécialisé dans le « underground » ait pu communiquer avec votre humble serviteur dans l’optique de réaliser une séance de nudité artistique dont le résultat final a été publié dans le magazine spécialisé en art du nom de « 106U Magazine » dans son édition du 6 juillet 2015. Une telle réalisation est non seulement pour moi mais aussi pour mon bon ami Jérôme Bertrand l’aboutissement d’une séance photo où nous y avons mis tout notre cœur. Merci Audrey pour ton intervention. Je t’en serai toujours reconnaissant.

Il va de soi que j’ai rendu une visite à mon bon ami Jérôme Bertrand lors de mon dernier séjour à Montréal. Une visite qui m’a fait beaucoup de bien puisque d’une part, nous avons discuté sur divers sujets autre que le domaine artistique et que d’autre part, il m’a présenté quelques-uns de ses projets futurs dont l’un d’entre eux m’intéresse beaucoup. Je lui tends la main pour ma participation. Libre à lui de l’accepter ou pas. Entre vous et moi, j’espère que sa réponse sera positive.

DSCN0604C’est après mes rencontres avec Jérôme Bertrand et Audrey Desrosiers que le moment d’aller vivre mon expérience en tant que modèle nu arriva. Ladite expérience a eu lieu au sein de l’Atelier libre de modèle vivant de Montréal au 2019 de la rue Moreau à Montréal. Un endroit propice à la nudité artistique non seulement pour l’agencement de la pièce principale mais aussi par la chaleur humaine qui imprègne chaque parcelle de l’endroit. Un endroit où plusieurs centaines d’hommes et de femmes ont offert leurs corps à ceux et celles qui désirèrent qu’une chose, voir autrement le corps nu afin d’en extirper toute sa noblesse.

Je passerai toutefois sous silence le déroulement de ma prestation artistique dans ce présent billet pour trois motifs majeurs. En effet, vous vous doutez bien que je publierai de nombreux articles sur le sujet au cours des prochains jours. D’ailleurs, vous pouvez lire quelques publications qui sont déjà présentés dans ce blogue. À cela s’ajoute le fait que je désirais m’en tenir à l’aspect plutôt relationnel entre les personnes rencontrées et moi-même Un aspect pas tellement développé au sein de mon blogue. Voilà pourquoi j’ai voulu corriger un peu la situation en publiant cet article. Enfin, vous montrer qu’être un modèle nu, c’est d’abord exister en tant qu’être humain vivant en interdépendance non seulement avec son milieu environnant mais aussi avec ses pairs. Qu’en pensez-vous?

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada