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Je suis l’eau

Je suis l’eau Poème de Rolland St-Gelais photo par Acuarela1962 Source : https://www.deviantart.com/acuarela1962/art/S-T-1400-925193899

Je suis l’eau

 

Je suis l’eau.

Qui caresse la peau,

De ton intimité avec douceur,

Tel ferait la plus jolie des fleurs.

 

Je prendrai mon temps de tout nettoyer,

Et d’y laisser un parfum de rose en plein été.

Afin que tu puisses te sentir fraîche et belle,

Et que tu t’envoleras telle une frêle hirondelle.

 

Je suis celui qui désaltère tes lèvres asséchées,

Par tant d’histoires d’amour à jamais terminées.

Tant d’aventures d’un soir et leurs désillusions,

Des mots qui t’ont apporté tant de déception.

 

Je suis celui qui assainira cette zone de toutes les souillures.

Elle redeviendra claire et tu retrouveras une âme pure.

Laisse-moi faire ! Fais-moi confiance, ma tendre amie.

Désormais, tu connaîtras la quiétude chaque nuit.

 

Quelle joie tu retrouveras au plus profond de ton être,

Une impression inouïe d’authentique bien-être.

En toi, je mettrai cette sensation que tu croyais perdue.

Ta virginité te sera restituée chaque fois que tu seras nue.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai perdu mon chemin

J’ai perdu mon chemin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source ; https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-ve-lost-my-way-924209738

J’ai perdu mon chemin

 

En parcourant les bois,

Une femme magnifique, je rencontrai.

Dans une clairière à l’ombre des arbres parsemés,

Où elle était assise sur un tronc sec et droit.

 

Elle me semblait tellement troublée au premier regard.

Voulant jouer l’homme galant, je lui ai offert mon assistance.

La courtoisie est preuve d’une bonne éducation dès son plus jeune âge.

« Auriez-vous besoin de mon aide, ravissante dame ? » J’ai demandé sans retard.

 

« J’ai perdu mon chemin, charmant garçon. » Elle me répondit avec douceur.

M’avançant alors avec prudence vers elle, je lui ai tendu ma veste.

Car elle était à demi nue, offrant à mes yeux ébahis un joli sexe.

« Soyez rassurée ! » J’ai dit afin de calmer ses frayeurs.

 

Elle était si resplendissante avec ses cheveux de feu.

Sa peau blanche comme la neige tombée en un matin d’hiver.

Ses lèvres rouges étaient agrémentées par une mystérieuse pierre.

Une auréole se dégagea de son corps illuminant avec délicatesse ce lieu.

 

Une toge romaine laissa entrevoir un sein.

Tel un symbole de pureté digne d’une lointaine dynastie.

Un sang bleu devait couler en elle, preuve d’une monarchie.

Seule à cet endroit ? Serait-ce par un obscur dessein ?

 

Une étrange sensation m’envahit.

Je sentais nos cœurs battre à l’unisson.

Nos âmes entraient dans une secrète communion.

Avec une patience angélique, près d’elle je me suis assis.

 

Puis, elle me confia être la fée de cette forêt.

Qui attendait le moment pour trouver l’élu de son cœur.

Voyant mon geste, elle m’a choisi pour époux en cette heure.

Un brouillard nous entoura tel un manteau d’hiver lourd et épais.

 

Elle a entrepris une nouvelle route avec moi à ses côtés.

Dans son pays éloigné, elle m’y amena pour l’éternité.

Un véritable paradis où notre amour sera partagé,

Avec nos nombreux enfants heureux et comblés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’apprivoisé

« L’apprivoisé » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/H0837-l47953290-923914346

L’apprivoisé

 

Perdu en cette forêt,

Je suis devenu sauvage,

Depuis mon tout jeune âge,

Éprouvant seulement la faim et le regret.

 

De ne pas avoir connu mes géniteurs,

Laissé à moi-même en ce lieu ombrageux,

Bravant souvent des animaux féroces et dangereux,

Pour lesquels, je devais surmonter mes craintes et mes peurs.

 

Mais, par un pur hasard, une étrangère m’a recueilli.

Une femme si belle tant de corps que d’âme,

Qu’elle a réussi à calmer en moi la flamme,

Qui sans cesse me rendait pénible ma vie.

 

Avec patience, elle est venue vers cette créature.

De ce qui devait être un humain parmi tant d’autres

Mais, de cette forêt peuplée d’animaux, en était l’hôte.

Ses gestes témoignèrent d’une bienveillance si pure.

 

Pas à pas, elle venait vers moi avec une patience angélique.

Avec douceur, elle inculqua en moi les rudiments de la civilisation.

Avec une grande persévérance, elle a fait de moi un fils des nations.

Par son exemple, elle a su m’éduquer avec une constance monastique.

 

 Elle m’a enseigné à marcher droit,

À me tenir debout telle une craie blanche,

J’admirais en secret la forme féminine de ses hanches,

Tout en me rappelant qu’elle faisait, à mes yeux, la figure de loi.

 

Je suis peu à peu passé d’une bête de foire.

Voué à la curiosité des gens mal intentionnés,

À un être humain sur le chemin d’une autre destinée,

Je suis « L’apprivoisé » et je suis prêt à connaître la gloire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une fois au-dessus du village…

Une fois rendue au-dessus du village Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Once-above-the-village-921706154

Une fois au-dessus du village…

 

Fredonnant un air de gaîté,

J’admirais le paysage et sa beauté.

Sans me soucier de quoi que ce soit.

Je pensais, à ce que nous ferions, ce soir-là.

 

J’étais parti tôt de ma maison,

Avec un refrain d’une vieille chanson,

Qui mettait tant de la joie dans mon cœur,

Sac de victuailles sur l’épaule, j’appréciais mon bonheur.

 

Quel plaisir de pouvoir profiter de la nature,

Et de sentir l’arôme frais des champs de blé si pur.

Quoi de plus magnifique sur cette terre que de vivre

En campagne où les femmes de leur charme nous enivrent ?

 

Je quittai le village d’un pas léger comme un lapin,

Sans penser que j’allais croiser en ce sublime matin.

Une dame si ravissante qui me ferait commettre des folies.

Avouons-le ! Être à jamais sage, n’est pas le but de la vie.

 

Une grande brune se tenait devant moi à demi nue.

Jamais de mon existence, une telle beauté, je n’avais vu.

Sa présence fort agréable poétisait ce petit coin de paradis.

Tandis qu’au plus profond de mon être une irrésistible envie me prit.

 

Ô, jolie inconnue, pourrais-je vous demander une faveur ?

Je passais mon chemin comme d’habitude en pareille heure.

C’est à mon étonnement que je fais votre rencontre en ce lieu,

Et, je dois avouer que jamais je ne vous avais déjà vu sous les cieux.

 

Pourrais-je photographier cet heureux hasard ?

L’immortalisée dans mes souvenirs avant qu’il soit trop tard.

Oui, je le sais bien, je suis fiancé à une dame que j’aime plus que tout.

Mais, passer à côté de cet instant unique me rendrait sûrement fou.

 

Elle me répondit par un simple geste qui m’étonna.

De sa robe blanche, avec douceur, de moitié, elle la retira.

Elle leva son tendre visage semblable à celui d’un ange vers le ciel,

Et je découvris alors comme sa peau était dorée comme le miel.

 

En silence, je réalisai quelques photographies.

En respectant la distance qu’imposa cet instant précis,

Quelle formidable passion de pouvoir perpétuer sur clichés,

De ces moments, une fois que les jours de vieillesse seront arrivés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Déesse du donjon

Déesse du donjon Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo réalisée par Maarew Source : https://www.deviantart.com/maarew/art/Goddess-of-Dungeon-921817521

Déesse du donjon

 

 

Je suis là chéri.

 

Tu es sous mon emprise.

 

Ô, mon amour, quelle belle surprise.

 

Tu es maintenant mon prisonnier pour la vie.

 

 

Je t’ai envoûté,

 

Pour mieux t’avoir,

 

Dans mes filets tout noirs,

 

Pour qu’avec moi, tu goûtes à la vraie cruauté.

 

 

Dans mon donjon,

 

J’ai tout préparé pour ta venue,

 

Tu seras attaché, entièrement nu.

 

À mon chevalet sentant le cuir si bon.

 

 

Tu te soumettras à mes ordres sans discuter.

 

Tu feras ce que je veux, sans dire un seul mot.

 

Tu prendras plaisir à subir de mon fouet ces maux.

 

Et de mes mains expertes, tes fesses, je les frapperai.

 

 

Tu apprendras à te conformer aveuglément.

 

À mes volontés, tu y acquiesceras allègrement.

 

Je te ferai découvrir la douceur de mes cordes.

 

Qui t’entoureront avec grande cruauté telle une horde.

 

 

Je suis la préceptrice des lieux.

 

Avec délice, je savourai de mes yeux.

 

Ton visage crispé de souffrance innommable.

 

De cette séance, nous en tirerons un souvenir inoubliable.

 

 

De

 

 

Rolland Jr St-Gelais

 

Québec (Québec)

 

Canada