Archives de tags | note

Sous mon piano

Sous mon piano
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sous mon piano

 

Étendue sous mon piano,

J’écoutais avec attention ces airs,

Qui, m’a foi, allaient tellement me plaire,

Rien jusqu’à ce jour ne m’avait paru si beau.

 

Consolée par un air de Mozart,

Qui connaissait tel un maître si bien son art,

Que les heures devinrent des minutes et celles-ci des secondes,

Tellement j’étais emportée par la douceur de ces ondes.

 

Laissant chaque note penser mon chagrin,

De ne point pouvoir épouser l’amour de ma vie,

Ce que l’injustice tant cruelle peut sembler si infinie,

Devant le fait accompli, je m’en suis remise à mon destin.

 

Emportée par la délicatesse de ces vagues sonores,

J’essuya les yeux de mes larmes et puis je dors,

Jouant dans mes cheveux à la couleur de satin,

Espérant simplement me réveiller au matin.

 

Sous mon piano, je caresse ma peau.

Sous mon piano, je rêve à un prince charmant,

Sous mon piano, je rêve d’avoir un jour de beaux enfants,

Sous mon piano, je vois celui qui est parti aux cieux tout là-haut.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sacre du printemps

Sacre du printemps
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le sacre du printemps

Poème inspiré par la musique de Stravinsky et par la réalisation photo de Rick B.

 

Tout est noirceur,

Tout est rempli de peur,

Noirceur qui sans relâche m’entoure,

Froid et lenteur sont aux moindres détours.

 

Pourtant, en toi vibrent chacune de tes veines.

Des veines gorgées à satiété de sang qui se démènent,

De ce sang à la fois donneur et receveur toutes les vies,

De ces vies qui attendent le bon moment pour éclater à l’infini.

 

Tel le ferait un phallus au moment de la jouissance,

Et qui sort de la bouche d’un couple au temps de réjouissance,

D’un mouvement de va-et-vient culminant au point du bonheur suprême,

De ce point mystérieux d’extase, de la petite mort, célébré même pendant le carême.

 

Semblable à la sève chaude si nourricière,

Qui navigue prestement dans les gracieuses artères,

Abreuvant jusqu’à la cime des arbres profondément endormis,

Endormis à chaque hiver en espérant que maintenant ce soit fini.

 

Quelle est donc cette force de la nature !

Qui donc peut avoir créé cet être tellement pur ?

Si pur que seuls les êtres divins pouvaient consacrer,

Une saison qui redonne la vie tel le ferait une terre sainte et sacrée.

 

Ô toi, ô sacre du printemps,

Ô toi qui annonce la venue des nouveau-nés.

Ceux que les époux ont par joie et amour façonnés,

Et dans le sein des mères lentement petits êtres se sont formés.

 

Force vive du temps qui passe et qui revient,

Ainsi en a-t-il toujours été pour chaque homme son destin,

Que vienne le printemps et sa bienfaitrice chaleur réchauffer nos cœurs,

Nous sortir de nos langueurs, de nos craintes, de nos peurs et de notre torpeur.

 

Printemps de force se manifestant dans mon corps offert,

Offert dans chaque note de cette mélodie que craignent même les enfers,

Offert dans ma fragilité que témoigne chaque parcelle de ma peau de femme,

Moi, cette femme annonciatrice de jours nouveaux et de danses autour de la flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En lisant

En lisant
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En lisant

 

En lisant tranquillement,

Dans mon lit et nue parfaitement,

Un album que j’ai cherché très longtemps,

Je me suis rappelé comme j’étais heureuse en ce temps.

 

Un temps qui fuit comme le sable du sablier,

Quand j’y pense, ce que j’en suis tout étonnée.

Car jamais je n’aurais songé que le nombre des années,

Allait emporter les souvenirs de mes amants que j’ai pourtant aimés.

 

Telle la languissante note d’un majestueux violoncelle,

J’entends leurs voix mielleuses me répéter comme je suis belle,

Dans les boîtes de nuits où nous allions danser jusqu’aux petites-heures,

Folies de jeunesse ! Folies de tant d’ivresse ! Tant d’innocence et sans peur.

 

Jeux dangereux des aventures d’un soir où j’étais une réelle experte,

Car à chaque fois, je remportais le premier prix sans jamais connaître la défaite.

J’aimais me risquer à ce jeu car je n’avais que faire de cette époque bacchanale,

Et puis, entre vous et moi, ma destinée était loin d’être vraiment banale.

 

Ne craignant ni dieux, ni diables, ni anges, ni démons.

Je faisais tout mon possible sans nuire à autrui comme de raison,

Profiter de la vie, travailler avec honnêteté et surtout jouir le plus souvent.

Voilà mes raisons de vivre car j’étais satisfaite de peu de choses évidemment.

 

Et puis les printemps sont passés tel un vent sur les champs de blé,

Et puis les étés sont passés tel le sacré bréviaire et ses plus belles prières,

Et puis les automnes sont passés telles des feuilles aux pieds des arbres tombées,

Mais je me rends compte que malgré tout loin est de mon corps le froid hiver!

 

Je n’ai point de regret de cette vie de volupté,

Et si les cieux le veuillent bien, avec plaisir je le ferai.

Car nous savons tous que la vie est semblable qu’à un bout de file,

Alors, et sans nuire à notre prochain, profitons-en avant qu’elle se défile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Il me reste ta guitare

dcwrxud-212b5557-a520-4f6c-ac42-ad154d9ca309
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Il me reste ta guitare

 

Je me sens si seule dans cette nuit

Sans cesse, je m’inquiète pour toi et je prie

Afin qu’il ne t’arrive rien là où tu es parti

Parti à la guerre défendre mère-patrie.

 

Nous vivions dans un monde si merveilleux

Tu es tellement beau avec tes yeux bleus

Tu me jouais un air si doux avec bonheur

Que le temps passait à tout à l’heure.

 

Tu savais jouer de ton instrument

Avec passion tout en étant prudent

De tes doigts, tu savais faire ressortir

Chaque note pour dès l’instant en jouir.

 

Ton regard que tu posas sur mon corps nu

Était si tendre qu’à l’image de ces mélodies

Mes seins vibrèrent avec amour et pleins de vie

J’entends encore cet air d’Alexandre Logoya même si tu n’es plus.

 

Ce que je me sens seule dans le noir qui m’entoure

Mais je sais que tu me reviendras un de ces jours

Mais d’ici-là et avant qu’il ne soit trop tard

Je tiens dans mes mains ta noble guitare.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec