Archives de tags | réponse

Comment rédiger un article ?

IMG_20190406_182710

Comment rédiger un article ?

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_080359J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que le mois de mai sera favorable à la concrétisation de vos projets printaniers. De mon côté, je dois avouer qu’il commence du bon pied. En effet, j’ai réfléchi à mes dernières expériences en tant que modèle vivant (nu intégral) pour le département d’art visuel du C.E.G.E.P. de Drummondville et pour celui de l’Université du Québec à Chicoutimi au cours du mois dernier. Elles furent tout simplement extraordinaires tant au plan interpersonnel que celui de l’étude de l’art et celui de l’expertise que j’apporte auprès des étudiants et étudiantes en arts. Il va de soi que l’un des objectifs principaux de mes expériences vécues en ces moments consiste à partager avec vous, fidèles abonnés, consiste à écrire des articles au sein de mon blogue.

Mais, au fait ! Comment rédiger un tel article ? C’est là une question56954320_10156413336467523_4126316819482935296_n qui mérite d’être répondue de manière la plus développée qui soit, surtout lorsqu’il concerne un sujet aussi tabou que la nudité artistique. Ici, je mets l’emphase sur le terme de “nudité artistique” afin de la distinguer de la nudité liée de près ou de loin à la pornographie. La première se rapporte à l’étude du corps humain dans sa plus simple expression sous un angle académique où l’utilisation de différents supports est, je dirais même doit être, envisagée. Pour ce qui est de la seconde, rares sont les réalisations pornographiques dignes d’être qualifiées d’œuvres artistiques. Certes, il en existe quelques-unes au sein d’une marée de productions plus souvent qu’autrement de très mauvais goût, voire d’une vulgarité sans borne. Toutefois, fait intéressant à se rappeler, quelques-unes des stars du porno ont débuté dans le domaine du nu artistique avant d’orienter leurs carrières dans un domaine qui lui est diamétralement opposé.

IMG_20190410_200812Autrement dit, le désir de partager mes expériences sous un angle empreint de noblesse n’a d’égal que celui d’éviter toutes formes de vulgarité au sein même de chacune de mes publications. Et pour se faire, je garde à l’esprit trois questions fondamentales. En premier lieu, quels sont les types de poses envisagés en classe, et ce en tenant compte de l’âge des participants et de leurs niveaux de connaissances liées à ce champ d’étude ? N’oublions pas que je risque d’être photographié à n’importe tel moment par la responsable du groupe. En second lieu, plus le nombre de photos sera élevé, plus l’embarras du choix le sera aussi et plus l’opportunité de rédiger des articles de qualité sera accrue. Vous avez sans aucun doute deviné que lesdites publications peuvent être tant des proses, tel qu’en ce moment même, que de poèmes composés tout au long de ce blogue.

En dernier lieu, je dois résoudre cette énigme : Pourquoi un texte sous IMG_20190415_120356forme de prose ou bien sous la forme d’un poème ? Ici, il est à retenir qu’un dessin ou bien même une photo de votre humble serviteur peut être utilisés tant pour une prose que pour un poème. La seule grande différence entre les deux réside sur cet aspect : quel est mon message ? Un message sur ce que les personnes ont vécu en ma compagnie, sur ce qu’elles en ont tiré de bon ou de moins bon ? Ou plutôt un message sur ce que j’ai moi-même ressenti au plus profond de mon être, l’espace d’un instant aussi minime soit-il ?

Qui plus est ! La difficulté de transmettre mon message est un facteur à ne jamais négliger. Voilà pourquoi la recherche de l’excellence de la langue française dans chacune de mes publications est, et restera pour toujours un leitmotiv majeur dans mes rédactions. Une telle recherche est à mes yeux le meilleur fil coupant qui soit pour trancher entre ce que je veux dire et ce que je dis réellement. Pour se faire, rien ne doit être mis de côté pour écrire un français respectable. Fort heureusement, il existe sur l’internet une panoplie d’outils aussi utiles les uns que les autres afin de s’approprier une langue de Molière digne de cet illustre auteur.

En résumé, outre le fait d’avoir choisi le sujet et ce, après une période de réflexion plus ou moins longue, et d’avoir choisi sous quelle forme sera-t-il présenté, la qualité du français est sans contredit la pierre d’angle de chacune de mes publications. Et, comme le disait si bien mon regretté professeur de français à l’époque du lycée ; remets-toi cent fois sur ton métier à tisser si tu veux offrir une œuvre de qualité. Bref, ne jamais craindre de revenir sur le texte avant sa publication finale. C’est un principe de respect tant pour moi en tant qu’auteur de ce blogue qu’envers mes « abonnés ».

Je vous remercie de votre présence et de votre fidélité.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un bel exemple de spontanéité

Spontanéité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un bel exemple de spontanéité

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter une réalisation photographique faite par mon ami et collaborateur Rick B., d’Allemagne. Il est possiblement l’un des photographes les plus prolifiques sur le site de partage artistique connu sous le vocable de DeviantArt.

fb_img_15465191675125287177806778485672.jpgEn effet, et pour mon plus grand plaisir, il ne se passe pratiquement pas une journée où l’une de ses photos mettant en vedette ses admirables modèles féminins ne se retrouve pas sur son site personnel. Croyez-moi sur parole ! Ce sont souvent des véritables bijoux de réalisations photographiques tant pour le choix des poses que pour l’originalité, parfois provocante, des photos.

Pour ma part, la qualité des photos réside d’abord et avant tout dans la spontanéité des clichés. Une spontanéité qui, contrairement à ce que l’on serait portés à croire, est extrêmement difficile à saisir. Une difficulté causée par trois éléments majeurs dans le domaine de la photographie et, par ricochet, dans la nudité artistique même si ce n’est pas le sujet à l’ordre du jour. Trois éléments qui sont, à l’image d’un tricot, imbriqués les uns aux autres afin de donner un résultat final satisfaisant.

En premier lieu, la spontanéité est-elle réelle ? Une telle question est loin d’être facile de répondre de manière adéquate. En effet, a-t-elle été planifiée par les personnes présentes lors de cette séance ou bien a-t-elle vécue selon, pardonnez mon anglicisme, le “mood” de l’instant ? Bien malin qui pourrait résoudre à cette question. N’est-ce pas ?!

En second lieu, Quels sont les intérêts de faire un tel10926815_1617877155110055_4605042943758532413_o_thumb.jpg type de photos ? Pour y répondre, je me souviens lorsqu’un photographe venu des États-Unis était venu du Maine afin de réaliser une série de photos (nu intégral et conventionnel). Or, ce fut lors d’une prise non planifiée où votre humble serviteur a été immortalisée à son meilleur. Une photo qui a été acclamée sur la plupart des réseaux sociaux.

11235251_676422929152119_142811643_oEn dernier lieu, le modèle vivant a t-il son mot à dire à l’occasion d’une séance photo ? Personnellement, et pour l’avoir vécu, je vous dirai que c’est le cas. J’ai en mémoire, oui je sais bien qu’il s’agit d’une séance de nudité artistique, une expérience vécue à Montréal avec un photographe de renommé international, où j’ai spontanément proposé une pose qui, à une autre époque, m’aurait amené directement sur le bûcher. En effet, j’ai pris la pose du Christ sur la croix de manière tout à fait naturelle et sans penser un seul instant à ce qu’elle allait susciter dans l’esprit du photographe présent. Une telle pose a été à l’origine d’une série intitulée “Le Sacré-Cœur” publiée au sein d’un magazine underground dans le milieu artistique de Montréal. Le succès fut tel que ladite photo a été utilisée quelques années plus tard au sein d’un magazine britannique. Comme quoi la spontanéité donne parfois des résultats bien au-delà de nos attentes. En tout cas, c’est le moins que je puisse dire en ce qui concerne mon expérience.

Bref, la spontanéité d’une pose doit faire ressortir l’essentiel. C’est-à-dire la vie prise sur le vif, les émotions exprimées à travers le sable qui coule inexorablement du sablier du temps, ne pas penser un seul instant à se tromper au risque de perdre toute crédibilité. Or, un artiste digne de ce nom ne doit jamais avoir une telle craindre. C’est le propre du domaine artistique de se tromper. Se tromper est certes humain mais parfois cela peut être tout simplement divin.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Serais-je un jour ton amant ?

Serais-je un jour ton amant
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Serais-je un jour ton amant ?

 

Bonjour chérie,
Nous avons si bien dormi,
Nous avons fait l’amour dans ce lit,
Comme deux cœurs l’un de l’autre si épris.

 

Je sais bien que c’est le fruit de mon imagination,
Car je suis seul en ce matin dans mon salon,
Je ne cesse de penser à toi pour une raison,
C’est que nos cœurs vibrent à l’unisson.

 

En mon esprit, nue je te vois ainsi.
Même si toi et moi sommes amis,
Alors qu’au fond de moi réside ce désir,
Que je fais en lâchant un profond soupir.

 

C’est qu’une de ces nuits je te découvre,
Dans ma couchette avec un drap qui te recouvre,
Me laissant voir la beauté de tes seins si magnifiques,
Sous les airs d’une chanson de Ray Charles le romantique.

 

Accepteras-tu que je sois ton amant ?
Même si, grand malheur, je ne te ferai pas d’enfant.
Ce que j’aimerais être cette main qui caresse ta chevelure,
Et de ta bouche embrasser avec la douceur la plus pure.

 

J’aimerais être ton compagnon,
Sur la route sinueuse de la vie nous marcherons,
Je t’offrirais mes bouts de bras en guise de mains,
Afin de découvrir le monde sans craindre les lendemains.

 

Si tu savais comme de toi je m’ennuie,
Si tu savais comme de toi mon cœur languit,
Même si depuis ma naissance mon âme est forte,
Il est vrai que sans toi elle n’est qu’une lettre morte.

 

Accepterais-tu que je sois ton concubin ?
Je souhaite tant devenir ton chérubin,
Accepterais-tu d’être ma maitresse,
Le temps de quelques caresses.

 

Accueillir près de toi ce corps difforme,
Accueillir en toi la semence de ce corps en pleine forme,
Accueillir mon amour même si je suis un homme hors norme,
Accueillir l’être que je suis à la fois fort et noble tel un fier orme.

 

Deviendrais-je ton serviteur ?
De ta réponse, j’en éprouve de la peur.
Car j’y pense à chaque instant, à chaque heure.
Et je crains que tout ça ne soit en définitif qu’un leurre.

 

Laisse-moi pour une dernière fois,
Fermer mes yeux pour mieux les ouvrir sur toi,
M’approcher dans le silence de mon inassouvi désir,
Et ton parfum qui enivre mes espoirs je veux le sentir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que regardes-tu ?

51411422_1882535938523678_3394523579872706560_n
Magnifique dessin par mon ami Noble Roro de la France

Que regardes-tu ?

 

Bonjour mon cher ami,

Ne trouves-tu pas qu’il fait chaud ce midi ?

Mais, pourquoi ne te découvres-tu pas ?

Allez ! Ne sois pas gêné. Fais comme moi.

 

La vie est courte, tu sais.

Et demain, comme hier, c’est vite passé.

Passé  sans repassé aux temps présents,

Qui ne dure pas, quelle tristesse, longtemps.

 

Aimant me mettre nue en cette chaude  journée,

En pensant à mes lointains amants que j’ai jadis aimés,

Aimés un peu, beaucoup, passionnément et à la folie.

À une époque où tout me plaisait si intensément en cette vie.

 

De mes souvenirs de grande pécheresse,

Où hommes riches me prodiguèrent leurs caresses,

Et moi, sans pudeur et sans peur, je profitais de leurs largesses,

Du savoir-faire de leurs langues qui me mettaient en liesse.

 

Toutefois, je ne regrettes  absolument rien.

Rien de cette époque où régnèrent ces vauriens.

Où les hommes savaient aimer les femmes belles,

Et être embrassés du feu de l’amour charnel.

 

Ne reste pas debout comme une craie,

Tu as si envie de moi ! N’est-ce pas vrai ?

Allez ! Crois-moi, la chasteté est la pire des vertus.

Car je connais déjà réponse à ma question: « Que regardes-tu ? »

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ouvre moi tes bras! Ouvre moi ton cœur!

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ouvre moi tes bras! Ouvre moi ton cœur!

 

Où es-tu ma chérie?

Où vas-tu dans cette nuit?

Où tout est sombre et les chats sont gris

Ne t’en vas pas, humblement je t’en supplie.

 

Qu’ai-je dit une parole blessante?

Aurai-je fait écrit une phrase insignifiante?

Te souviens-tu où nous nous sommes rencontrés?

Du baisé que je t’ai avec amour envoyé?

 

Avec bonté tu m’as donné la chance de connaître l’amour

Je savais bien que peut-être ce n’était pas pour toujours

Mais, ton bonheur faisait avant tout le mien

Car mon cœur était déjà entre tes mains.

 

Ouvre! Ouvre! Ouvre-toi!

Allez, ne me crains pas!

Car sans toi mon existence ne sert à rien

Si tu n’es plus dans mon destin.

 

Ne vois-tu pas les doux souvenirs?

Ceux que je t’ai fait vivre et sourire?

Je suis prêt à te pardonner tes fautes

Car dans mon cœur, je serai toujours ton hôte.

 

Devant toi, j’attends ta réponse même si

Devant toi, celle-ci pourrait détruire ma vie

Ouvre moi tes bras! Ouvre moi ton cœur

Car sans toi je ne pourrai plus vivre et j’en ai peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Rayons de soleil

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Photo par Phylactère

Rayons de soleil

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vos projets pour le Temps des Fêtes se concrétisent selon vos attentes. De mon côté, je dois avouer que je vis une période de réflexion très profonde sur l’ensemble de mon parcours de vie. Est-ce une conséquence de mon avancé en âge ? Est-ce l’émergence de quelques regrets de ne pas avoir fait certaines choses comme d’avoir posé des gestes qui me font honte aujourd’hui ? C’est fort possible. Ne dit-on pas qu’une rétrospection sincère et juste est un signe d’un bon équilibre mental chez l’homme ? Mais, attention ! Comme on le dit si bien au Québec; « on devient pansus à force de trop penser ».

Blague à part ! Il est bon de se questionner sur l’orientation que l’on veut donner à notre futur puisqu’il est inutile de vouloir à tout prix revenir sur les traces de notre passé. Pour ma part, il y a tant de choses que je devrai affronter dans mon avenir que pour l’une rare fois, j’ignore comment je vivrai de  telles situations. Je pense notamment aux pertes de personnes qui me sont proches, à ma santé qui ira avec l’âge qui s’avance de manière inexorable, quoique je suis très satisfait de mon état de santé actuel, et de bien d’autres éléments sur lesquelles mon emprise est tout simplement inexistante.

Il y a aussi l’aspect, moins agréable pour l’homme fier que je suis, de mes nombreux défauts lesquels je désire ardemment corriger si ce n’est de  les amoindrir dans le meilleur des cas. Là encore, on a souvent les défauts de nos qualités et vice versa aussi. C’est vrai que je ne suis pas parfait et que  je ne pourrai jamais atteindre la  perfection. Toutefois, une prise de conscience s’impose si je désire redresser certaines parties de mon avenir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est à quoi je m’engage à réaliser durant la période des fêtes. Une période où j’aurai l’occasion de rencontrer mon père afin de lui demander ses conseils et ses suggestions avant qu’il me quitte pour un monde, semble-t-il, meilleur. Fait intéressant à retenir ! C’est mon père qui m’a montré à marcher en dépit des diagnostics les plus pessimistes des médecins de l’époque, En effet, l’un des diagnostics affirmait qu’il me sera à jamais impossible de marcher. Alors pourquoi je ne profiterai pas de sa sagesse pour m’aider à marcher de façon, disons-le franchement, plus en harmonie avec ma foi chrétienne ? Poser cette question est aussi un peu y répondre. N’est-ce pas ?!

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aimerais comprendre

thumbnail_DSC_1097

«Nous sommes tous plus ou moins attachés aux décisions prises dans notre lointain passé, à ce que nous avons été témoins, avons subis et avons fait subir, Nous aimerions parfois ne pas voir avec les yeux de notre âme ce qui nous entoure, ce que nous croyons être la vérité, ce que nous pensions être vrai. Nous avons tous les mains plus ou moins liés à nos souffrances actuelles, à celles que nous avons assistées dans le passé sans avoir pu faire quoique ce soit. C’est-là où réside tout le drame humain.» De RollandJr St-Gelais de Québec

J’aimerais comprendre

 

Il y a des fois au cours de la vie
Qu’il est nécessaire de se questionner
Afin de pouvoir continuer d’avancer
Et de devenir meilleur, c’est ainsi.

 

Ai-je toujours fait les bons choix ?
Excellente question, il va de soi.
Des choix furent bien et d’autres non.
Que nous le voulions ou le souhaitions.

 

Qu’aurait été ma destinée et ma route ?
Si elles n’étaient pas toujours semées de doutes.
Où en serai-je aujourd’hui ou bien cette nuit ?
Qui aurais-je connus ou croire connaître à l’infini ?

 

Drôle de pressentiment d’avoir un peu raté mon existence,
En cet instant où je me prépare à rejoindre le monde de la romance.
Qu’aurait pu être ma réalité actuelle en dépit de mes choix ?
Bien malin celui qui aurait réponse précise face à toutes ces voies.

 

Et comme dit une amie qui m’est chère :
Inutile de regarder toujours en arrière.
Car c’est devant soi que la route continue,
Voilà pourquoi les rétroviseurs sont bien menus.

 

Allons donc vers l’avant,
À petits pas qui deviendront grands.
Ce qui est fait a été fait pour la raison voulue,
En espérant meilleures décisions le temps venu.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Réaliser une pose, faire vivre des émotions

IMG_20180815_173933_548

Votre humble serviteur: RollandJr St-Gelais de Québec

 

Réaliser une pose, faire vivre des émotions

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529J’espère que vous passez un bel été. Pour ma part, je dois dire que ce fut vraiment très bien. En effet, j’ai eu la chance d’aller voir mon père qui vit dans la belle ville de Matane en Gaspésie, de visiter différents lieux de ma belle province qu’est le Québec, notamment la Montérégie et voir un lieu de culte d’une importance plus que considérable dans l’histoire du premier peuple fondateur du Canada, c’est-à-dire les Canadiens français. Vous avez sans aucun doute deviné qu’il s’agit de la basilique Notre-Dame de Montréal. Une question m’est venue à l’esprit en visitant ce haut lieu de pèlerinage du catholicisme : « Pourquoi un tel endroit suscite-t-il tant d’émotions chez les visiteurs, qu’ils soient de simples touristes ou bien des catholiques voulant faire un acte de dévotion à Notre-Dame? »

Personnellement, j’opterais pour trois causes possibles  qui doivent être présentées en interrelation avec ma  passion de modèle vivant pour des écoles d’arts. Soyez rassurés! Nulle est mon intention de me comparer, ne fut-ce qu’une seconde, avec la splendeur des lieux et encore moins avec la notion de sainteté qui s’y rattache. C’est à mon avis faire preuve de modestie que d’éviter une quelconque comparaison entre mon travail de modèle vivant et l’art présenté en cet endroit. J’oserai pourtant cette comparaison. C’est ce que je vous invite à découvrir maintenant.

En effet, il y a trois causes qui peuvent être mises enIMG_20180817_181059_552 interrelation avec ma passion de modèle vivant. La première étant tout d’abord, l’intention de faire vivre des émotions chez le spectateur. C’est d’ailleurs la principale caractéristique du domaine des arts. Faire vivre des émotions parce que l’être humain vit avant toute chose à la fois grâce et par celles-ci. L’amour, la crainte, l’envie, la peur et bien d’autres font de celui-ci un être doué de raison et qui dépend fondamentalement de ses émotions. De telles émotions si elles ne sont pas analysées, à l’image du tamis qui retient l’ivraie du bon grain de manière à lui éviter tout débordement, risquent tôt ou tard de projeter l’individu vers le côté sombre de son âme. Il peut s’agir d’un individu seul ou d’une collectivité. L’histoire regorge d’exemples qui démontrent la véracité de mes propos.

IMG_20180816_153940_712En ce qui me concerne, l’objectif fondamental recherché est de réussir à faire ressortir une émotion lors de chacune de mes poses réalisées en classe. Une émotion qui se retrouve tant chez votre humble serviteur que chez les étudiantes et les étudiants en arts. Il en est de même pour toutes les personnes avec qui je travaille. Certes, mon corps est loin d’être celui d’un Apollon mais, c’est là où réside sa principale qualité, il possède une histoire qui lui est propre. Une histoire que je tente par tous les moyens mis à ma disposition par les responsables des groupes, de transmettre de façon à la fois humaine et positive. Parfois, certaines occasions suscitent le fou rire au sein des groupes. Ce qui prouve que l’objectif recherché a été atteint.

Ensuite, l’ambiance qui émane des lieux saints estIMG_20180817_180936_371 d’une importance indéniable. Une telle ambiance peut amener le spectateur à se recentrer sur lui-même. N’est-ce pas le rôle des lieux de culte? Amener le pèlerin à faire une introspection avant de poursuivre son chemin? Par ailleurs, le chemin qui se trouve en chacun de nous est souvent jalonné de détours sinueux, parfois cruels, quelques fois agréables et bien souvent insoupçonnés. C’est la rançon de la vie.

Il en est de même de l’endroit où se déroule une séance de nu artistique. C’est-à-dire que l’ambiance doit amener à la réflexion. Un peu comme si les artistes présents, qu’ils soient professionnels ou amateurs, transcendent l’endroit pour se réfugier au plus profond d’eux-mêmes. Quelle est donc leur réflexion? Quelles pensées ont-ils? Que vivent-ils en parcourant leur chemin intérieur? Quel est donc leur jardin secret? Des questions pour lesquelles seuls les artistes possèdent la réponse. Et, croyez-moi sur parole, il est bien qu’il en soit ainsi.

Je me rappelle une anecdote à ce sujet. Voilà plusieurs années, j’ai participé en tant que modèle vivant à un atelier libre. Une participation non planifiée puisque la  modèle qui devait se présenter avait eu un empêchement majeur. Voyant l’occasion et voulant bien faire, j’ai proposé à la responsable mes services. Elle a donc demandé aux artistes présents si cela les dérangerait de prendre pour modèle un homme vivant avec un handicap physique apparent. Ils lui répondirent par la négative. Bon! Je reconnais qu’une telle question m’avait quelque peu indisposé surtout si l’on pense à l’image de tolérance que véhicule le milieu artistique. Cependant, j’ai préféré ne pas en faire un plat puisque ma candidature impromptue a été acceptée.

L’ambiance qui a régné tout au long de ladite séance fut extraordinaire. Je voyais bien par les regards des artistes sur mon corps nu et fragilisé une série de questions, une curiosité légitime et la recherche d’un je-ne-sais-quoi, qu’il y avait un effort de concentration au plus profond d’eux. Une telle concentration fut facilitée par la diffusion d’une douce mélodie durant la séance. Oui, je me suis laisser aller sans aucune retenue.

Oui, j’ai laissé libre court à ma créativité. Oui, j’ai assumé pleinement ma virilité sans gêne mais aussi sans la rechercher. Oui, j’ai été l’être que je suis: un être humain à la fois physique et spirituel. Chose étrange! J’ai ressenti la même ambiance lors de ma visite en ce lieu extraordinaire qu’est Notre-Dame de Montréal et ce, dès les premières notes de la cinquième symphonie de Jean-Sébastien Bach jouée à l’orgue. Ce fut tout simplement angélique.

Enfin, réaliser une pose c’est entreprendre l’émotion vécue dans son instantanéité. Être émotionnellement présent afin de transmettre au spectateur ce que l’on désire donner. Ne l’oublions pas, il s’agit de donner un peu de soi, parfois même de se donner bien au-delà de ce que l’on voulait à première vue. Pour se faire, une intériorisation de nos sentiments est fortement efficace surtout lorsqu’un jeu de mouvements est envisagé particulièrement lors de séances photos.

Ce fut notamment le cas lors de ma dernière séance vécue avec la formidable Phylactère Raina de Montréal.* En effet, la mise en place de mouvements plus ou moins rythmés, coordonnés ou bien recherchés est un élément fort apprécié dans la réalisation des photos. Or, et c’est intéressant à retenir, le résultat final a été tout à fait exceptionnel. Comme quoi, vivre ses émotions sans nécessairement les rechercher est un facteur important dans le domaine du nu artistique. En était-il ainsi lors de la réalisation des œuvres d’arts religieux? J’en suis plus que convaincu. Et vous? Qu’en pensez-vous?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

* Des articles concernant la séance vécue le 14 août dernier avec Phylactère Raina seront publiés prochainement. C’est à ne pas manquer.

Être femme

figure_study_by_ggdraw-dc22i6k

Réalisation de Gérard Teillot de la France

Être femme

 

Qu’est-ce qu’une femme?

Est-ce une question sans réponse?

Cela m’horripile et parfois même me défonce.

Est-ce de raviver sans cesse chez l’homme une flamme?

 

Est-ce d’être à jamais condamnée?

D’être en dépit de notre volonté et par notre corps,

D’avoir encore et toujours à subir le mauvais sort?

Est-ce de voir notre futur de mère et de filles qu’être des âmes damnées?

 

De ces religions phallocrates,

Qui se croient être démocrates,

Mais qui envoient les porteuses de vie,

Aux bûchés afin de satisfaire leurs mortelles envies.

 

Femmes jeunes et belles ou ridées et mûres,

Mais délicieuses en tout temps telles des mûrs,

Qui souvent ne connaissent pas le droit à la jouissance,

Qui leur a été interdite dès les premiers instants de leur adolescence.

 

Femmes aux corps si mystérieux et divers,

Affrontant les périodes de paix ou de guerre,

Être ou bien ne pas être la moitié de l’humanité?

Question sur laquelle repose l’ensemble de notre destinée.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada