Archives de tags | beau sourire

Du bout des doigts

Du bout des doigts Poème par RollandJr St-Gelais Photo proposée par une amie de Québec

Du bout des doigts

 

Du bout des doigts,

Je tiens ces quelques fleurs

Que tu m’as offert pour calmer mes pleurs,

Pourtant, en ce jour bien triste, je ne peux cesser de penser à toi.

 

Tu m’avais consolée de ma peine d’amour,

En me disant que l’amour véritable reviendra un jour,

Et pour terminer cette leçon de vie, tu m’avais fait rire,

Rire aux éclats comme toi seul savais le faire avec un beau sourire.

 

Je voyais bien dans tes yeux de moi tu étais amoureux,

Ne voulant pas faire d’illusions, je me suis dit d’attendre un peu.

Que le temps fasse son effet et je saurai bien ce qu’il en sera,

Car noble et pure vérité tôt ou tard en mon âme éclatera.

 

Les journées passèrent sous silence,

En m’imaginant nous voir sur la piste de danse,

Car nous nous étions promis de sortir en se remémorant,

De notre adolescence où nous nous imaginions tels des amants.

 

Mais au lieu d’aller me réjouir en un lieu de plaisir,

Devant ta tombe, j’irai faire quelques prières et me recueillir.

Ces quelques fleurs que tu m’as données quand nous étions ensemble,

Sur ta tombe, je les déposerai avec discrétion puisque ma main tremble.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En toute sérénité

En toute sérénité Poème de RollandJr St-Gelais Modèle et photo par Gfriedberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/I-like-a-view-857217256

En toute sérénité

 

J’aime bien être à cet endroit,

Me tenir simplement et regarder tout droit,

Écouter les vagues frapper les dunes aux mille visages,

Ces vagues qui grugent la terre et ses nombreux rivages.

 

Faire le vide en mon esprit,

Sentir en mon âme toute la vie,

Sentir mes poumons se remplirent de cet air,

De ce pays de ces gens à l’allure si débonnaire.

 

Vivre en harmonie et non pas seulement exister,

De la douceur des parfums de la mer les savourer,

Penser à celles que j’ai avec grande passion aimées,

Me remémorer les gestes de péchés charnels que j’ai posés.

 

Avec toutes celles que pour une seule nuit, j’ai avec plaisir rencontrées.

Celles pour qui j’aurais tout perdu et que j’aurais tout donné,

Pour une histoire d’une nuit, pour une histoire d’un soir,

Que puis-je demander de plus quand il se fait tard?

 

J’aime bien revoir en pensées mes espiègleries,

Lorsque je vivais avec ma tendre mère encore tout-petit,

Elle me parlait avec son accent trahissant son origine du Midi,

Cette région où le pain sentait si bon et ses villages aux rues fleuries.

 

Ne crains rien de ce que sera ton avenir, souvent me disait-elle!

Car rien en ce monde temporel rempli de mortels ne peut être éternel,

Tu connaitras succès et échecs, l’amour et des rejets, la joie et la peine,

Mais méfies-toi de celui qui par ses belles paroles te saignera les veines.

 

J’ai en effet vécu milles péripéties et accompli bien des folies,

Des actes dont parfois j’en ai honte mais qui vous feraient envie,

J’ai eu des boulots parfois que j’ai détestés mais plus souvent adorés,

Car pour mon pain quotidien, il a fallu relever mes manches et travailler.

 

De ma vie j’aurais pu faire bien mieux et bien pire,

Mais jamais je n’ai fait perdre à ma mère son beau sourire,

C’est en pensant à cela en cette belle et chaude journée d’été,

Au lendemain de son enterrement que je peux vivre en toute sérénité.

 

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Elle apporte la pluie

Elle apporte la pluie
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Elle apporte la pluie

 

J’étais déjà épuisé,
Avant même le jour levé,
Fatigué de cette vie sans issu,
L’aurais-je un jour dit, un jour cru ?

 

J’ai souffert d’insomnie,
Comme si de moi fuyait la nuit,
Levé avec toute mon ignorance,
Comment éviterais-je cette mouvance ?

 

Une chaleur suffocante m’envahissait,
Toutes mes pensées secrètes s’y engouffrèrent,
Je me sentais glisser sans cesse dans les enfers,
Devant mes yeux le visage du désespoir s’y présentait.

 

C’est alors que j’entendis une porte s’ouvrir,
Ma bien-aimée venait vers moi avec un beau sourire,
Des ses yeux remplis d’amour, elle a su éloigner mes délires.
Apportant généreusement avec elle mes plus beaux souvenirs.

 

C’est qu’alors que bien mystérieusement,
Une pluie fraîche tomba du ciel délicatement,
Amenant avec elle une paix appréciée assurément,
Ô ce que je souhaiterais qu’elle dure éternellement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada