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Le train arrive

Le train arrive
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le train arrive

 

Enfin, ce jour est arrivé.
Cette nuit est enfin terminée,
Une nuit où tu étais dans mes pensées,
Quand va-t-il revenir? J’ai si souvent répété.

 

Dans le secret de mon être et de mon cœur,
Te perdre pour toujours voilà ce qui était ma peur,
Car en cette région sauvage rien ne pouvait me rassurer,
Combien de fois seule dans notre lit conjugal j’ai pour toi pleurer?

 

Il suffit d’un moment de grâce,
Pour dans l’oubli nos malheurs s’effacent,
Et que disparaissent nos douleurs si éphémères,
Voilà bien ce que me disait dans sa sagesse ma défunte mère.

 

Ça y est, je l’entends.
Il surgit tel un coup de vent,
Il crie sur ses rails tel d’un noble lion rugissant,
Le train arrive ? Ainsi nous pourrons ce soir faire l’amour allègrement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis la terre

Je suis la terre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la terre

 

Je suis la terre, votre terre,
Je suis bien avant tout la mère,
Je suis ne l’oublions pas le père,
Je suis juste une parcelle de l’univers.

 

Je suis celle qui sans cesse vous nourrit.
Qui vous aime tant et qui souvent vous guérit,
Je suis celle qui trop souvent est par vous meurtrie,
Je suis sur laquelle vous faites l’amour jour et nuit.

 

Je suis aussi celle sur laquelle vous faites vos guerres,
Celle sur laquelle à vos dieux vous adressez vos prières,
Celle qui est habillée par des collines et des paysages si verts,
Celle qui est recouverte par des sables chauds dans les vastes déserts.

 

Je suis celle qui possède les quatre saisons,
Celle du doux printemps aux magnifiques floraisons,
Celle de l’été dont la beauté fait presque perdre la raison,
Celle de l’automne où les gens des prairies recueillent la moisson.

 

Et que puis-je dire de l’extraordinaire hiver ?
Dont son manteau blanc cache vos fautes d’hier,
Et dont les amants font l’amour en ayant la tête en l’air,
En rêvant de donner un jour naissance à des enfants forts et fiers.

 

Je suis simplement celle,
Qui aimerait être traitée en demoiselle,
Car sans moi tous vos rêves n’auraient point d’ailes,
Je suis la terre ! Je suis la terre ! Celle où chantent les hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le bijou

Le bijou
« Le bijou » par G.B. d’Allemagne Poème composé par RollandJr St-Gelais

Le bijou

 

Savais-tu que je suis de toi fou ?
Que j’étais prêt à me mettre à genoux,
Pour te faire l’amour avec des mots tout doux,
Parcourir mers et mondes et, à vrai dire, jusqu’où ?

 

J’adorais tes tatouages,
Qui me firent tant oublier mon âge,
Des tatouages sur tes bras et tes seins,
Que je caressais de mes imaginaires mains.

 

T’embrasser avec passion, ce que j’adorais.
Pendant que de mon corps, grande soin tu en prenais.
Comme toi seule en avait le savoir-faire de ta bouche experte,
Jusqu’en un cri d’extase témoignant de ma conscience sa perte.

 

J’ignorais ô mon cœur quoi t’offrir,
Pour m’avoir fait tant de fois tellement jouir.
Voyant ton corps parsemé de couleurs si vivantes,
Te donner un présent digne d’une princesse voilà ce qui me hante.

 

Un présent qui restera un secret,
Entre nous deux sans mal qui soit fait,
Un hommage à ta beauté de bohémienne,
Que tu placeras en cette intimité qui est tienne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Où étais-tu depuis tout ce temps ?

Oo étais-tu depuis tout ce temps
« Où étais-tu depuis tout ce temps ? » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Où étais-tu depuis tout ce temps ?

 

Silence divin, silence de forêt,
Où tout jusqu’à maintenant me plait.
Écoutant les battements de mon cœur,
Qui alternent joyeusement avec le pic-bois moqueur.

 

Je m’imaginais être la nouvelle Ève,
Sans avoir à ses côtés son si bel Adam,
Pouvais-je retenir mes larmes longtemps ?
Cœur inquiet qui me faisait mordre mes lèvres.

 

Depuis le début de notre rencontre,
Je croyais être que pour toi et pour toi seul.
Je me souviens de cette tasse de thé au tilleul,
Que tu me fis boire en ne cessant de regarder ta montre.

 

Je me sentis partir lentement vers un autre univers,
Celui de l’amour et de la passion où tout est beau où tout est vert.
Vers cet univers où les rêves les plus fous et les plus osés sont permis.
Là où faire l’amour rythme avec le plaisir tant de la chair que celui de l’esprit.

 

Maintenant que je suis sortie de cette nuit,
Étendue et nue alors que sur ma peau la clarté du jour reluit,
J’attendais celui qui allait m’embrasser comme dans un conte de fée,
Où étais-tu depuis tout ce temps ? Dis-le-moi ! Car tu m’as tellement manqué.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En pensant à toi

En pensant à toi
« En pensant à toi » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

En pensant à toi

 

Le soleil est depuis longtemps levé,
Une vieille chanson à la radio a joué,
Elle m’a fait penser à celui que j’ai aimé,
Un homme que j’aurais tant aimé apprivoiser.

 

Un homme au corps si différent,
Mais qui a pour origine un noble sang,
Un homme simple qui savait si bien me faire rire,
Un homme qui savait préserver avec grâce mon sourire.

 

Mais ce matin, quelques gorgés de mon café,
N’ont malheureusement pas suffi à me tenir réveiller,
Même si dès l’instant où j’ai ouvert les yeux bleus,
Mes pensées sont allé vers sa beauté de dieu.

 

Rappelant tes premiers mots que tu m’adressas,
De ces quelques mots si tendres et si simples à la fois,
Qu’ils m’ont mis, je l’avoue un peu gênée, tout en émoi.
Sans oublier le baiser sur la joue qu’avec joie tu me donnas.

 

Mais comme je suis à la fois triste et seule chez-moi,
Et que pour vivre mon fantasme je n’ai que mes dix doigts,
Car j’aurais tellement adoré faire l’amour avec toi à l’aube du jour,
Alors c’est en pensant à toi que j’ai comblé mon appétit ô mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Juste un fantasme

Juste un fantasme

« Juste un fantasme » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Juste un fantasme

 

Aux coups de sept heures,
Je me suis réveillé en sueur,
Car mon être fut envahi par un leurre,
Quel a été ce rêve sinon une grave erreur ?

 

M’étant endormi dans mes draps chauds,
Où tout était bien, tout était pur, tout était beau.
Sentant le silence m’envahir le long de mon corps,
Et le poids de la fatigue jusqu’à ce que je m’endors.

 

Une présence se fit entendre,
Un goût de menthe à mes lèvres,
Coula doucement telle une fraîche sève,
Une sève qui explora ma bouche sans attendre.

 

Survolant mon corps qui semblait être inerte,
Mais ne craignant point de la vie avoir sa perte,
Tu étais couchée bien fragile et nue à mes côtés,
Toi qui en secret j’avais tendrement plus que tout aimée.

 

Nous nous sommes rencontrés sur une île lointaine,
Où les gens fredonnèrent des paroles d’une même rengaine,
Des gens heureux qui ne se soucièrent guère de leurs lendemains,
Des gens riches d’amour et de temps qu’ils offrirent avec des pures mains.

 

Je sentais surgir en moi cette grande force,
Qui fit grandir mon arbre intime libre de sa belle écorce,
De cet arbre qui fait ma fierté depuis qu’un homme je suis devenu,
De cet homme qui est demandé par les plus grandes écoles afin d’y poser nu.

 

De cet homme au corps certes différent,
Mais qui de la vie en apprend encore pour longtemps,
Homme qui aurait tant voulu présenter devant ces artistes sa virilité,
Mais qui devait des règles établies par les us et coutumes les respecter.

 

Mais toi, je te retrouvais là dans mon lit.
Dans ce lieu où dans la noirceur de la nuit,
Revoyant mes amours de jeunesse, je m’ennuie.
Et, contre toutes attentes tu me regardes et me souries.

 

Descendants alors du plafond de ma chambre,
Tel un fantôme revêtu d’un châle à la couleur d’ambre,
Car mon désir était de te faire l’amour dès l’instant que je t’ai vue,
En cette classe où m’y voir poser nu laquelle d’entre vous y aurait crû ?

 

Ouvrant les yeux dès le chant du coq à l’aube,
Qui me faisait penser à un chant semblable à des laudes,
Juste encore un petit moment de joie de te sentir près de moi,
Juste un fantasme qui disparaît telle une brume à l’orée des bois.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je marche dans la nuit

Je marche dans la nuit

« Je marche dans la nuit » Photo par G.B. d’Allemagne

Je marche dans la nuit

 

Je marche dans la nuit,
J’y vois tout ce qui y vit,
Des êtres des plus étranges,
Parfois démons, parfois des anges.

 

Dans la fraîcheur de cette belle nuit d’été,
J’aperçois comme les hommes sont désespérés,
Cherchant un amour illusoire dans les bras d’inconnues,
Pour un peu d’argent en échange de bon temps très vite perdu.

 

D’autrefois, j’y découvres des femmes égarées dans leurs rêves brisés.
Des rêves de jeunes filles par la vie maintes fois désabusées,
Des rêves d’adolescentes aux corps et à l’esprit fragilisés,
Par des promesses aussi vite dites, aussi vite oubliées.

 

Je marche en silence pour ne point déranger,
Ces amants qui pour instant font semblant de s’aimer.
Pour ceux qui croient en l’amour même pour les désillusionés,
Pour ceux qui dans le confort de leurs lits dorment à poings fermés.

 

Je marche pieds nus et le coeur léger,
Je marche avec grâce et les épaules dénudés,
Je marche en regardant droit devant moi jambes croisées,
Je marche vers celui qui saura d’un coeur sincère ma beauté apprécier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mes désirs les plus intimes

Mes désirs les plus intimes

« Mes désirs les plus intimes » Photo par G.B. d’Allemagne

Mes désirs les plus intimes

 

Nue sur ce drap de satin,
Je me satisfais avec mes mains,
En pensant à toi jusqu’au petit-matin,
Imaginant les caresses jusqu’au lendemain.

 

Fruit tant apprécié et défendu,
De ce péché du plaisir solitaire,
Retenant mon souffle afin de me taire,
Afin de ne point être en cette pose ainsi vue.

 

Longtemps je t’ai si désiré,
Encore plus longtemps à toi j’ai rêvé,
En ces nuits fraîches où s’envolèrent les bués,
Les chaudes bués de mon haleine tant haletées.

 

Sur ce drap scintillant de ce bleu verdâtre,
Faire l’amour avec mon amant, j’avais si hâte.
Était-ce trop demandé d’être comblée par ta virilité ?
Afin de satisfaire mes désirs les plus intimes jusqu’à satiété.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Étirements

tirements
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Étirements

 

Bonjour ! Bonjour mesdames !
Comment allez-vous jolies dames?
Pardonnez mon retard bien involontaire,
Car mon plus grand plaisir est de vous plaire.

 

J’ai rencontré hier soir,
Jeune dame aux cheveux noirs,
Après quelques verres de vin blanc,
Nous sommes allés chez moi bien gentiment.

 

Pour lui faire la cour et bien sûr l’amour,
Car je l’avoue elle avait de beaux atours,
Une bouche à embrasser passionnément,
Et un corps de rêve à dorloter allègrement.

 

Enivrés par nos suaves et tendres baisers,
Dans mon lit nous nous sommes allongés,
Enlacés dans nos bras en cet instant de bonheur,
Nous avons prolongé jusqu’aux petites heures.

 

Réveil-matin sitôt sonné,
Aussitôt je me suis rhabillé,
Quelques bouchées de croissants,
Accompagnés de gorgées de café brûlant.

 

Me voici donc sur pieds,
Pour cette séance de nudité,
Avec en prime quelques mouvements,
Afin d’éviter blessures, je ferai mes étirements.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada