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Perdre son temps ou sa vertu?

Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt

Perdre son temps ou sa vertu?

 

Perdre son temps,
Regretter le temps présent,
Qui défile sur le fil du fuseau,
Qui s’évapore comme une goutte d’eau.

 

Perdre ses innocentes illusions,
Et ses nombreux rêves comme de raison,
Perdre son chemin dans la brume de la fin de vie,
En revoyant ses plaisirs de jeunesse? Quel ennuie!

 

Perdre nos doux souvenirs,
Nos joies éphémères et nos rires,
Les visages de ceux que l’on a aimés,
Les mots tendres que l’on a dit à nos bien-aimés.

 

Voir s’envoler au gré du vent les contrés et les paysages,
Ceux que l’on a découvert quand on n’était pas très sages,
De nos folies passagères et nos éclats de grandeur,
Que cette époque où rien ne nous faisait peur.

 

Mais entre vous et moi je dois avouer,
Une seule chose que jamais je ne regretterai,
C’est d’avoir au clair de lune perdu ma vertu,
Grâce une belle dame d’expérience que j’ai connue.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Madame au chapeau

Madame au chapeau
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Madame au chapeau

 

Madame! Hé, madame!
Désolé de vous déranger,
Je ne veux pas vous importuner,
Simplement vous dire que vous êtes une belle dame.

 

Vous qui portez ce chapeau,
En ce jour d’été où il fait si beau,
Profitez bien de cette journée,
Car l’automne va bientôt arriver.

 

Mais pour aujourd’hui,
Comme vous êtes si jolie,
Avez-vous un homme dans votre vie?
Pardonnez ma question, je ne veux pas être impoli.

 

Mais, à vrai dire, voyez-vous?
Votre charme me rend un peu fou.
Alors pourquoi pas faire plus amples connaissances,
Et peut être ainsi commencer une belle romance.

 

Puis-je me placer à vos côtés?
Afin d’admirer votre grande beauté.
Je ne désire pas vous importuner, croyez-moi.
Si c’est le cas, dites-moi le, et je m’en irai de ce pas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai attendu

J'ai attendu
« J’ai attendu » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Marmor

J’ai attendu

 

Il y a longtemps de cela,
Alors que j’avais déjà fait vers toi,
Sans te brusquer mes premiers pas,
Car ta beauté aisément je remarquas.

 

Je t’ai demandée comment tu allais,
Bien que tu m’a répondu lors que je te souriais,
Assise sur une terrasse en une journée du mois de mai,
Puis-je vous offrir quelque chose ? T’ai-je dit. Tu m’as proposé un café.

 

De fil en aiguille nous avons fait connaissance,
Tu me racontas le pays de ton enfance, de ton innocence.
Tu me confias être venue sur cette terre étrangère pour construire ta vie,
Ce que tu ignorais alors c’est que déjà mon coeur tu l’avais à jamais conquis.

 

J’ai attendu le bon moment,
J’ai attendu ce précieux instant,
J’ai attendu que tu sois prête à entendre,
À entendre mon coeur battre telle une musique si tendre.

 

Sous la fraîcheur d’une nuit de printemps,
Dans mes draps de satin je t’ai prise tendrement,
En écoutant une chanson des années de ma jeunesse,
En t’entendant gémir de plaisir par le pouvoir de mes caresses.

 

À jamais mon coeur tu l’avais conquis sans que je m’en doutais,
Car dès le premier baisé, le premier toucher, t’aimer pour toujours je le savais.
Chacun de nous a une route qui lui est tracée ! Alors pourquoi ne pas poursuivre ce chemin ?
Ô mon amour, accepteras-tu de vivre ensemble de nouvelles aventures main dans la main ?

 

Crois-moi, j’ai attendu cette perle si rare,
Allez belle dame, réponds-moi avant qu’il ne soit trop tard,
Jamais de ma triste vie je ne croyais pouvoir aimer autant que maintenant,
Rejoins-moi ! Viens découvrir le monde avec moi ! Allez ma chérie ! Je t’attends.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

Le monstre

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Séance de nudité artistique à l’U.Q.A.C. 14 novembre 2018

Le monstre

 

Je suis le terrible monstre,

Et de ces murs je les défonce,

Murs de pierre et d’ignorance,

De la haine et de l’arrogance.

 

Avançant à grands pas,

Ne crains pas de passer de vie à trépas,

Car mes jours et mes nuits sont déjà comptés,

Depuis mes cris lorsque dans les enfers je suis né.

 

Sorti des profondeurs des enfers,

Accompagné par mes dames de fer,

J’y retournerai bien volontiers,

Mais de ces crimes je dois châtier.

 

Seul l’amour d’une belle dame,

Tant de cœur comme d’âme,

Saura éteindre cette flamme,

Qui brise mon cœur telle une lame.

 

Je suis le monstre que vous avez fait,

Car de votre méchanceté j’ai été tiré.

À quand une femme pourra m’en libérer?

Celle qui saura m’apprendre à aimer.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada