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Un exemple plus que parfait

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un exemple plus que parfait

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, j’attends avec une certaine appréhension la vague de froid qui envahira bientôt tout le nord de l’Amérique, ce qui inclus bien évidemment la belle province de Québec où je vis. La terre où je suis né, où je vis et où je serai enterré.  La terre de mes ancêtres dont leur sang coule dans mes veines.

Ce qui me rend fier d’être né et de vivre au Québec, c’est notamment la beauté intrinsèque de chacune des saisons. Oui, j’aime bien le printemps, l’été et l’automne parce qu’elles sont une source d’inspiration poétique indéniable. Cependant, j’adore plus particulièrement la saison hivernale puisque la simplicité semble être le mot d’ordre de la nature. Ne dit-on pas la modération a bien meilleur goût? 

Ceci me fait penser à la découverte d’une photo réalisée par mon bon ami Rick B. d’Allemagne. Une photo qui m’interpelle pour trois raisons majeures. Tout d’abord, la pudeur qui s’en dégage. C’est un fait bien visible que ce modèle féminin est nu, mais elle montre sa nudité de manière sobre. Ensuite, l’expression visuelle dudit modèle est exemplaire. Le regard du spectateur porte sur celui du modèle telle une invitation à pénétrer plus en profondeur son âme que de contempler son corps. Enfin, la posture du modèle porte à réflexion sur la simplicité des choses. Une quelconque fioriture aurait-elle agrémenter le coup d’œil ? Je ne le crois pas. Bien au contraire !

À cela peut ajouter le fait qu’il s’agit d’une réalisation photographique en noir et blanc. Or, j’ignore si vous le saviez déjà, j’adore ce genre de photos surtout si le sujet est la nudité d’un modèle masculin ou féminin. Je ne pouvais donc pas m’empêcher de choisir une telle pièce et de vous la présenter au sein de mon blogue artistique. Et pourquoi donc ? À cela je vous réponds qu’il s’agit bel et bien d’un exemple plus que parfait que les photos en noir et blanc possèdent un cachet bien particulier. C’est-à-dire d’être hors du commun.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Être seul

Être seul
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Être seul

Être seul est parfois lourd à supporter et parfois un poids léger à porter en nos mains. Être seul n’est point un crime, ni une tare et encore moins un défaut. C’est un état de fait.

Certaines personnes sont incapables de vivre seules. Pourquoi donc? Serait-ce la peur d’elles-mêmes, la crainte de se juger ou bien l’appréhension face à la réalité qui leur échappe? D’autres personnes ont de plein gré épousé la solitude comme on prend un conjoint pour la vie, avec les hauts et les bas que cela comporte, sans regret ni amertume. Et pour finir, il y a celles qui tenteront le tout pour le tout afin d’échapper à son emprise. Quitte à accepter ce qui n’est pas acceptable.

Pourtant, on peut être seul même dans une foule et être nombreux au plus profond de soi. Par les doux souvenirs de notre enfance, les folies de l’âge de la jeunesse et les amours trop souvent imaginés ou bien éphémères. Par les rires et les larmes de jadis qui peuplent les rêves de nos nuits et qui, une fois réveillés, nous font comprendre que l’existence propre à soi-même est la route que l’on doit suivre au quotidien.

Et, entre vous et moi, mieux vaut vivre dans la lumière de la solitude que de tenter d’exister dans la noirceur absolue de la complaisance. C’est une vérité difficile à saisir et à comprendre. Mais, le temps en bon enseignant qu’il est finit toujours par faire comprendre qu’il s’agit très souvent du moindre des maux et du plus grand bien.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Intime

Intime
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Intime

 

Il y a des choses assez intimes dans la vie,
Des secrets pour lesquels parfois on pleure parfois on sourit,
Des événements tellement tristes qu’on voudrait les noyer dans l’oubli,
D’autrefois, ce sont des souvenirs que l’on se rappelle avec joie quand on vieillit.

 

Mais, quel est le plus important de nos jours ?
Des publications sur les réseaux sociaux de nous à contre-jour ?
Des demi-vérités ou des pieux mensonges pour mieux nous berner ?
Des pensées erronées sur nos chemins de vie que nous avons largement tracés ?

 

S’il y a une chose sur lequel on ne peut pas mentir,
C’est ce qu’au fond de notre être nous ne cessons de ressentir,
Des illusions construites de toutes pièces à partir de nos peurs et faiblesses,
Des chimères que l’on souhaiterait tant détruire avant que s’y enlise notre détresse.

 

Être capable d’apprendre sans appréhension qui nous sommes vraiment,
Pour affronter nos doutes, nos regrets et les ambigüités de la vie assurément,
Quoi de mieux d’être seul en un lieu reculé pour apprivoiser notre nature profonde,
Être intime avec soi-même, voilà une denrée rare à notre drôle d’époque, en notre monde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Déjà, tu le sais.

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Croquis réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Déjà, tu le sais

 

Chère amie, tu sais…

Lorsque nous nous sommes rencontrés,

Tout un monde et un océan nous séparaient,

Malgré ta bonne volonté, rien ne nous épargnait.

 

Tu m’as donné ce que tu pouvais,

Tu as ouvert ton cœur qui vraiment m’aimait,

Malgré nos belles expériences de vie si différentes,

Et, crois-moi, mes intentions pour toi étaient loin d’être indifférentes.

 

Je ne peux trouver d’excuses à la réalité,

De cœur et souvent de corps tu étais à mes côtés,

En temps de soleil comme d’orage, tu étais toujours présente.

Tu pensais toujours à moi, mêmes si devant moi tu étais absente.

 

Puis, ne me demande pas pourquoi,

Est-ce la crainte de vivre ce que j’ai jadis vu ?

Est-ce la peur de passer par le chemin de l’inconnu ?

Qui depuis mon enfance habitent dans les méandres de moi.

 

Oui, avec amertume, j’assume qui je suis.

Car intégrité et honnêteté comptent dans ma vie.

Car il est préférable en tout temps pour chaque homme,

De connaître ses forces et ses faiblesses afin d’en faire la somme.

 

De ma tendre enfance où j’ai été placé,

Jusqu’à aujourd’hui où parfois je revois ma vie défiler,

En prenant conscience de ma destiné qui commence à s’effiler,

Je m’aperçois qu’en toute bonne foi, je n’ai pas su réellement aimer.

 

Est-ce par l’effroi d’être abandonné ?

Est-ce par la crainte d’être encore rejeté ?

Est-ce par l’appréhension de tout recommencer ?

Est-ce, ô quelle triste vérité, tout simplement par lâcheté ?

 

Afin d’éviter de souffrir d’avoir tant fait souffrir,

Afin d’empêcher tellement de cœurs de sans cesse languir,

J’ai cru bon de garder pour toujours en moi ce terrible secret,

Qu’il vaut mieux rester seul dans ma vie, mais ça déjà tu le sais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada