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Être seul

Être seul
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Être seul

Être seul est parfois lourd à supporter et parfois un poids léger à porter en nos mains. Être seul n’est point un crime, ni une tare et encore moins un défaut. C’est un état de fait.

Certaines personnes sont incapables de vivre seules. Pourquoi donc? Serait-ce la peur d’elles-mêmes, la crainte de se juger ou bien l’appréhension face à la réalité qui leur échappe? D’autres personnes ont de plein gré épousé la solitude comme on prend un conjoint pour la vie, avec les hauts et les bas que cela comporte, sans regret ni amertume. Et pour finir, il y a celles qui tenteront le tout pour le tout afin d’échapper à son emprise. Quitte à accepter ce qui n’est pas acceptable.

Pourtant, on peut être seul même dans une foule et être nombreux au plus profond de soi. Par les doux souvenirs de notre enfance, les folies de l’âge de la jeunesse et les amours trop souvent imaginés ou bien éphémères. Par les rires et les larmes de jadis qui peuplent les rêves de nos nuits et qui, une fois réveillés, nous font comprendre que l’existence propre à soi-même est la route que l’on doit suivre au quotidien.

Et, entre vous et moi, mieux vaut vivre dans la lumière de la solitude que de tenter d’exister dans la noirceur absolue de la complaisance. C’est une vérité difficile à saisir et à comprendre. Mais, le temps en bon enseignant qu’il est finit toujours par faire comprendre qu’il s’agit très souvent du moindre des maux et du plus grand bien.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Intime

Intime
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Intime

 

Il y a des choses assez intimes dans la vie,
Des secrets pour lesquels parfois on pleure parfois on sourit,
Des événements tellement tristes qu’on voudrait les noyer dans l’oubli,
D’autrefois, ce sont des souvenirs que l’on se rappelle avec joie quand on vieillit.

 

Mais, quel est le plus important de nos jours ?
Des publications sur les réseaux sociaux de nous à contre-jour ?
Des demi-vérités ou des pieux mensonges pour mieux nous berner ?
Des pensées erronées sur nos chemins de vie que nous avons largement tracés ?

 

S’il y a une chose sur lequel on ne peut pas mentir,
C’est ce qu’au fond de notre être nous ne cessons de ressentir,
Des illusions construites de toutes pièces à partir de nos peurs et faiblesses,
Des chimères que l’on souhaiterait tant détruire avant que s’y enlise notre détresse.

 

Être capable d’apprendre sans appréhension qui nous sommes vraiment,
Pour affronter nos doutes, nos regrets et les ambigüités de la vie assurément,
Quoi de mieux d’être seul en un lieu reculé pour apprivoiser notre nature profonde,
Être intime avec soi-même, voilà une denrée rare à notre drôle d’époque, en notre monde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Déjà, tu le sais.

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Croquis réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Déjà, tu le sais

 

Chère amie, tu sais…

Lorsque nous nous sommes rencontrés,

Tout un monde et un océan nous séparaient,

Malgré ta bonne volonté, rien ne nous épargnait.

 

Tu m’as donné ce que tu pouvais,

Tu as ouvert ton cœur qui vraiment m’aimait,

Malgré nos belles expériences de vie si différentes,

Et, crois-moi, mes intentions pour toi étaient loin d’être indifférentes.

 

Je ne peux trouver d’excuses à la réalité,

De cœur et souvent de corps tu étais à mes côtés,

En temps de soleil comme d’orage, tu étais toujours présente.

Tu pensais toujours à moi, mêmes si devant moi tu étais absente.

 

Puis, ne me demande pas pourquoi,

Est-ce la crainte de vivre ce que j’ai jadis vu ?

Est-ce la peur de passer par le chemin de l’inconnu ?

Qui depuis mon enfance habitent dans les méandres de moi.

 

Oui, avec amertume, j’assume qui je suis.

Car intégrité et honnêteté comptent dans ma vie.

Car il est préférable en tout temps pour chaque homme,

De connaître ses forces et ses faiblesses afin d’en faire la somme.

 

De ma tendre enfance où j’ai été placé,

Jusqu’à aujourd’hui où parfois je revois ma vie défiler,

En prenant conscience de ma destiné qui commence à s’effiler,

Je m’aperçois qu’en toute bonne foi, je n’ai pas su réellement aimer.

 

Est-ce par l’effroi d’être abandonné ?

Est-ce par la crainte d’être encore rejeté ?

Est-ce par l’appréhension de tout recommencer ?

Est-ce, ô quelle triste vérité, tout simplement par lâcheté ?

 

Afin d’éviter de souffrir d’avoir tant fait souffrir,

Afin d’empêcher tellement de cœurs de sans cesse languir,

J’ai cru bon de garder pour toujours en moi ce terrible secret,

Qu’il vaut mieux rester seul dans ma vie, mais ça déjà tu le sais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Critique sur un spectacle particulier: Carte blanche de « Corps of walk » 1

Première partie :

Ce spectacle sera-t-il à la hauteur de mes attentes ou sera-t-il qu’une chimère sans grande valeur?

Bonjour,

J’écris ce présent article en deux phases, c’est-à-dire avant et après la représentation de Carte blanche de « Corps of walk ». Une telle formulation peut vous sembler étrange. Pourtant, il en est rien. En effet, ce sera la première fois de ma vie où j’assisterai à un spectacle artistique où la nudité sera certes à l’honneur, mais où le talent d’une troupe venant directement de la Norvège sera présenté à un auditoire de Québec. Un auditoire qui, j’en suis du nombre, est avide de voir la nudité faire un avec la danse moderne.

Et quand j’écris « faire un avec la danse moderne», il ne faut pas y voir à une quelconque allusion avec ce que l’on peut voir dans nos clubs de danseuses. Ces derniers répondent, que l’on veuille ou non, à une clientèle type tandis que ladite troupe axe leur travail sur un axe d’un tout autre ordre. Bien entendu, il n’est pas dans mon optique de justifier ou de dénigrer l’un ou l’autre. À chaque personne de choisir ce qu’elle croit qui lui convient le mieux. C’est ce que l’on appelle avoir la liberté de choix.

Je reviens sur le sujet de mon article qui est simplement une critique d’un spectacle qui aura lieu ce mardi à la salle Louis-Fréchette au  Grand Théâtre de Québec. La plupart des critiques artistiques en ont une opinion plutôt favorable, surtout du fait que la nudité soit présentée de manière à la voir de moins en moins afin de permettre aux spectateurs et aux spectatrices de se concentrer sur les différentes thématiques projetées au fil du temps.  Est-ce le cas? Je pourrai vous répondre une fois que j’aurai assisté à la prestation.

179600_10151337146862523_1045045782_nDe plus, je suis assez ignorant dans le domaine de la danse moderne. Devrais-je le prendre pour un handicap face à des personnes qui en possèdent une expertise solide? Je ne le crois pas puisqu’une telle ignorance m’incitera à ouvrir davantage mes cinq sens: L’ouïe pour capter la musique qui se présentera à mes oreilles à l’état brut. La vue qui cherchera à voir cette œuvre comme un petit enfant qui visitera pour la première fois de sa vie un parc d’amusement. Le toucher puisque mon corps sentira la consistance des lieux, des sièges, des allées qui m’amèneront jusqu’à ma place que me procurera mon billet acheté à grand prix. Après tout, débourser un montant de 65.00$ est tout de même assez dispendieux. L’odorat car , croyez-le ou non, nous percevons les subtilités de notre milieux d’abord et avant tout par notre faculté olfactive. Et le goûter dans tout çà? me direz-vous. Je vous laisse deviner ma réponse.

Bref, le spectacle sera-t-il à la hauteur de mes attentes ou sera-t-il qu’une chimère sans grande valeur? Pour être franc avec vous, je suis ouvert à tout ce qui sera fait puisqu’avoir la chance d’assister à un tel événement ne m’arrivera guère souvent dans ma vie.

C’est à suivre…