Archive | novembre 2020

Incertitudes

 

Incertitudes Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Incertitudes

 

Il est encore trop pour me coucher,

Car je risquerai à toutes heures me réveiller,

Seule en ma demeure, je suis toujours confinée,

Il en est du monde entier car nos dictateurs en ont décidé.

 

De bien belles paroles pour nous réconforter,

Que de mots savants pour mieux nous manipuler,

Que de vœux pieux pour devant l’inévitable nous rassurer,

Alors que bien des gens n’auront rien à manger ni pour se réchauffer.

 

J’avais jadis pris l’habitude,

Après le culte du dimanche d’aller au restaurant,

Situé à quelques pas de l’église où j’allais prier calmement,

Pour y prendre mon café et mon petit-déjeuner en toute quiétude.

 

Maintenant ce temps me parait si loin,

Quand je pense à ces jours devenus si incertains,

Reverrais-je bientôt les amoureux venir s’y trouver?

Reverrais-je encore toutes ces familles nombreuses y festoyer?

 

Dites-moi, quel mal avions-nous fait?

Quel horrible châtiment pour un quelconque méfait.

Car le plus cruel des sévices c’est d’être éloigné des gens,

Des gens que l’on aime tant amis que parents et leurs enfants.

 

Il me reste que mon chat pour compagnon,

Il me reste que les refrains de ces vieilles chansons,

Que je fredonne sur le drap écarlate abreuvé de mes larmes,

Car devant tant d’incertitudes, je ne peux que de déposer les armes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce verre de vin

Ce verre de vin Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Kaneda Katsuragi Modèle : Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/terms-862351477

Ce verre de vin

 

 

Seul, je ne savais que faire.

En cette soirée semblable à un enfer,

J’ai donc décidé de sortir dans un bar clandestin,

Quitte à me perdre sur le retour si tel est mon destin.

 

 

Un de ces bars interdits,

Depuis le début de cette pandémie,

Où tout en ces jours est devenu d’un tel ennui,

Où des couples ont rompu malgré un amour infini.

 

 

Portant en mon visage ce masque maudit,

Supportant cet imperméable pour me protéger de la pluie,

Je sortais donc de chez moi et j’allais vers ce lieu défendu,

En pensant à cette nouvelle prohibition, moi qui croyais avoir tout vu.

 

 

Je frappai à la porte close trois fois,

Le mot de passe alors l’on me demanda,

Que je garde le silence sinon je meurs sur-le-champ,

Qu’à cette voix, et par deux fois, j’ai répondu prestement.

 

 

Un bruit bien étrange m’annonça la bienvenue

En cet endroit où j’allais boire jusqu’à j’en sois repus,

Sur la piste de danse j’allais reprendre le goût de vivre,

Sur le plancher de bois j’allais enfin pouvoir sourire.

 

 

De loin, ta beauté, j’ai vite remarqué.

Mon verre, avec respect, envers toi j’ai levé.

À ma table, je t’ai invitée avec toute ma tendresse,

Car ton doux parfum avait rempli l’air avec délicatesse.

 

 

Je voulais tant te connaître,

Te voir danser ainsi me faisait renaître,

En ce mois de novembre où tout semble s’endormir,

J’avais enfin trouvé une raison de croire que bientôt tout allait finir.

 

 

Que de nouveaux jours allèrent arriver,

Que nous pourrons enfin de nouveau s’aimer,

Que nous pourrons simplement se toucher et s’enlacer,

Que ce temps de grande solitude sera bientôt terminé.

 

Pour ce soir, c’est avec toi que je veux danser.

C’est en ta compagnie que je veux vraiment tout oublier,

N’aie aucune crainte, ma présence, je n’oserai jamais imposer.

Père et mère, tu peux me croire sur parole, m’ont bien éduqué.

 

 

Je resterai là sans dire un mot et bien sagement,

À attendre que tu acceptes ce verre de vin,

Ce verre de vin à l’arôme tellement divin,

Que je t’offre malgré l’absence de mes mains.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pour terminer le mois de novembre en beauté

Réalisations photographiques Phylactère

Pour terminer le mois de novembre en beauté

Bonjour tout le monde,

Il est vrai que l’année 2020 a été digne des pires montagnes russes pour bon nombre d’entre nous. En effet, l’arrivée surprise de la pandémie laquelle a amené les instances gouvernementales à instaurer des mesures sanitaires inhabituelles et à imposer des périodes de confinement jusqu’alors inconnu pour la grande majorité d’entre nous. Va pour les mesures sanitaires puisque des vies en dépendent, mais pour ce qui est du confinement cela est une autre paire de manches. En effet, ce dernier a très certainement eu un impact négatif chez plusieurs personnes d’avantage sensibles à la solitude et à l’isolement que d’autres.  Il va sans dire que nous agissons différemment face aux événements inhabituels. Certains vont y voir une période de reprise en mains tandis que d’autres vont plutôt ressasser des idées lesquelles sont loin d’être réjouissantes.

Il y en a même qui découvriront des souvenirs enfouis quelque part et qui leur feront vivre une certaine nostalgie. Mais, attention! La nostalgie, comme dit si bien la philosophe Fara, ‘’ … c’est se souvenir qu’hier on a vécu.’’ Et, effectivement, nous nous rendons compte que la vie a pris un temps d’arrêt, un moment de répit, pour se distancer des futilités du monde moderne tout en nous faisant découvrir les événements les plus importants de nos vies, ceux qui nous ont permis de grandir, d’évoluer et devenir un être tout autre.

Parfois, c’est l’une de nos connaissances qui découvre un souvenir d’un événement que l’on a vécu ensemble et qui décide, par gentillesse, de le partager avec nous. Rien de plus facile à l’ère de l’Internet et des services de courriels accessibles à presque tout le monde. C’est un fait que nous vivons pour le meilleur et pour le pire au sein d’un village global.

Voilà donc que j’ai reçu par courriel deux belles photos prises à l’occasion d’une séance réalisée par la photographe Phylactère et votre humble serviteur. Une séance de nudité artistique a eu lieu dans son studio situé à Montréal Vous vous doutez bien toute la joie qui m’a envahi dès que je les ai reçues. Et pour cause puisque d’une part, c’est à la fois un honneur et un plaisir d’avoir pu travailler avec ce photographe reconnu mondialement nos seulement dans ce domaine mais également dans celui du yoga cachemirien, dont elle est une véritable experte, et dans celui du modèle vivant dont elle est assidue depuis plusieurs années.

Passionnée par ces domaines, elle écrit des articles au sein d’un webmagazine régulièrement. Des articles dans lesquels elle partage sa vision de ces réalités de manière approfondie en y apportant des éléments propres à ses expériences. D’ailleurs, j’ai eu l’idée de mettre un lien en annexe afin de vous amener vers un de ses articles publiés dans ce webmagazine. Il va sans dire que j’ai obtenu son accord au préalable, et ce pour une question de respect tant personnel qu’intellectuel.

En résumé, il est vrai que l’année 2020 a été vécu en dents-de-scie par plusieurs d’entre nous. Mais, parfois, il arrive que de belles surprises nous arrivent et qui nous permettent de croire que l’avenir pourra être tout aussi beau qu’a été le passé. Après tout, comme disent les britanniques, demain est un autre jour.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Lien à suivre : In Spirit: The Body in Art : Never Apart

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Jenovaxlilith Assistée par Graham Dowdy Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/winter-862234062

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

 

Hiver! Hiver! Ô glacial hiver!

Où les flocons blancs voguent dans l’air,

Où règne un silence mystérieux dans la laiteuse forêt,

Recouverte de cette neige cachant la vie qui s’y trouvait.

 

Voyant que j’étais seule dans ma demeure,

Située à l’orée des bois en cette morne heure,

Revêtue en toute simplicité et de mes cheveux de feu,

J’ai parcouru un étrange sentier avec un cœur léger et l’esprit joyeux.

 

Pieds nus dans la soyeuse neige,

Car de quel animal craindre devais-je?

Ayant pour couverture les nuages gorgés de leurs flocons,

Qui bientôt tomberont avec le vent du nord pour compagnon.

 

Entourée par les arbres givrés,

Qui de ma beauté semblent admirer,

Branches fixées par la glace venue du néant,

De ce néant qui fera place à la vie une fois arrivé le printemps.

 

J’ai offert mon visage de satin,

Telle une prière récitée au petit matin,

De ces cantiques que l’on chantait autrefois,

De ces laudes psalmodiées dans les couvents tant de fois.

 

Ô toi là-haut, écoute-moi.

Entends mes paroles, qui que tu sois.

Sois indulgent pour ceux qui à toi se confieront,

Car la vie est tellement triste pour ceux qui me suivront.

 

Protège le pèlerin qui voyage sur les chemins,

Bénis l’âme de ceux qui ne cessent de tendre la main,

Soutiens les gens de bonne volonté de construire un monde meilleur,

Mais avant, fais que cet hiver soit clément à partir de cette heure.

 

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai besoin de caresses

J’ai besoin de caresses Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-need-caress-862223158

J’ai besoin de caresses

 

J’ai besoin de caresses,

J’ai tant besoin de tendresse,

Besoin de partager, d’exister et d’aimer,

Besoin de croire en la vie, en l’avenir et d’éternité.

 

Surtout en ces jours de délaissement,

Où tout est sujet à un confinement,

Qui dure depuis trop longtemps,

Et qui rend fous tant de gens.

 

J’ai besoin d’entendre tellement de mots d’amour,

De voir de ces films d’aventure qui en valent le détour,

D’écouter avec grande passion quelques magnifiques mélodies,

Qui célèbrent à profusion les plaisirs et les joies de la vie.

 

J’ai besoin de sentir le parfum de nos verts sapins,

Qui peuplent nos forêts recouvertes d’un mystérieux drap de satin,

De cette neige blanche qui couvre d’un voile pudique les vierges contrées,

Afin de les protéger contre ces gens aux haches tellement bien affûtées.

 

J’ai besoin d’entendre le rire des enfants,

Et de leurs parents des mots si réconfortants,

De voir les vieux couples se promener en se tenant la main,

Et de croire qu’il y aura toujours un meilleur lendemain.

 

J’ai besoin de cajoleries,

De ressentir en mon être cette vie,

Cette vie qui demande qu’à exploser,

À déborder d’un amour trop longtemps réprimé.

 

En ces derniers jours de novembre,

Où le froid mordant gèle mes frêles membres,

Je ressens en moi ce désir de m’endormir jusqu’au printemps,

Et de me réveiller au son des oiseaux jouant de leurs airs gaiement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada