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Viens me combler de ta chaleur

Viens me combler de ta chaleur
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Viens me combler de ta chaleur

 

Que tu es belle,

Dans les rayons du soleil,

Une vraie beauté sans pareil,

Que puis-je dire sinon une vraie merveille.

 

Je peux ressentir la chaleur,

De ton corps lorsque tu n’as pas peur,

Quand tu es en confiance dans le creux de mes bras,

Quand je te dis des mots d’amour et de tendresse tout bas.

 

Viens plus près ô ma chérie,

J’ai quelque chose à te confier,

Avant de partir vers un pays étranger,

Un secret que tu devras garder pour la vie.

 

Je ne crains pas de travailler,

Car je veux de notre enfant et toi mon amour,

Subvenir à vos besoins maintenant et ce pour toujours,

C’est la plus grande leçon que mon défunt père m’a enseigné.

 

Je ne crains pas la mort,

Car la craindre est le pire des torts,

Mais ce que je crains par-dessus tout mon trésor,

C’est que vous soyez loin de moi dans mes tourments les plus forts.

 

Voilà quel est mon seul secret,

Voilà quel est mon plus grand regret,

C’est que tu seras si loin de moi mon cœur,

Mais pour le moment viens me combler de ta chaleur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce monde n’est pas réel

Ce monde n'est pas réel
Photographer: David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/This-world-is-not-real-821344076

Ce monde n’est pas réel

 

Quelle triste nuit,

Que je viens de passer,

Je n’ai fait que soupirer et rêver,

Rêver de toi toute la nuit seul dans mon lit.

 

Essayant de prononcer ton nom,

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun son,

Désespéré, je ne savais que faire pour me sortir de cet enfer.

Je te voyais danser dans les nuages blancs tout là-haut dans les airs.

 

Ce que tu étais belle enveloppée de ce tissu noir,

Tellement magnifique que j’avais de la misère à le croire,

Désirant seulement aller te rejoindre j’étais prêt à m’ouvrir les veines,

Pouvais-je imaginer pouvoir vivre sans toi ma fille, ma déesse, ma reine?

 

Mon âme voulait aller te rejoindre tout là-haut,

Là-haut dans les cieux où tout est pur et où tout est beau.

Pourquoi es-tu partie sans moi ? Pourquoi avoir pris cette route ?

Tant de questions sans réponses ! Voilà ce qui en mon âme le déroute.

 

Jamais plus je ne pourrai te serrer dans bras,

Te serrer dans mes bras pour te rassurer face à tes peurs,

Sécher avec délicatesse tes larmes de peine peu importe l’heure,

De jour et de nuit, tu savais qu’en tout temps tu pouvais compter sur moi.

 

Je me souviens le jour où tu es née,

Dans le creux de mes mains, je t’avais réchauffée.

Pendant que ma tendre épouse recevait les derniers sacrements,

Ta mère que j’avais tant aimée rendit l’âme en m’offrant notre enfant.

 

Je t’ai vue grandir tout en te donnant ce que j’ai pu,

Avec patience, je t’ai enseigné ce qu’est la vie comme je l’ai vue.

Je sais fort bien que j’étais loin d’être riche et encore moins parfait,

Mais de mon amour paternel toujours je t’ai comblée, voilà ce qui en est.

 

Et puis, un jour un charmant jeune homme tu as rencontré.

Dans cette grande ville où faire tes longues études tu y étais allé.

Tu m’avais sollicité la permission d’aller passer les fêtes en sa compagnie,

Voyant briller un tel éclat de bonheur dans tes yeux : Bien sûr! Je t’ai dit.

 

Il n’y a pas plus noble bonheur pour un père de voir sa fille enchantée,

D’avoir enfin trouvé l’être cher avec qui elle pourra fonder un foyer,

Je sais bien que tu as tenu ta promesse de faire toujours attention,

Et que tu prendras sur le chemin du retour tes précautions.

 

Chaussée glissante, pluie trop abondante !

Ta joie était peut-être, dans tes pensées, trop présente.

Celle de passer les vacances avec ton amoureux, ton chéri.

Tout comme moi qui, devant ta joie, avait si rarement souri.

 

Mais peu après minuit, le téléphone sonna.

Une voix d’un gendarme triste nouvelle m’annonça,

Votre fille a raté la courbe au bout de la route en cet nuit sombre,

C’est alors que tout autour de moi devint qu’une lourde pénombre.

 

Maintenant que tu es parti pour toujours loin de ce monde irréel,

Depuis ce jour fatidique tout autour de moi semble si cruel mais si réel,

Mes amis, sachez qu’il n’y a pas pire douleur dans le cœur d’un père,

Ni pire souffrance que celle de perdre sa fille unique, ô quel goût amer!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Avant que ne s’éteigne la vie en moi

 

Photo réalisée par Phylactère Séance photo du 2 décembre 2019

Avant que ne s’éteigne la vie en moi

 

C’est assez ! C’est assez !

Pourquoi tant de cœurs blessés?

Tant de murs sont érigés et de ponts détruits,

Il serait si aisé de vivre malgré nos différences en harmonie.

 

Tant de haine, de peur et de cris de guerre

Au nom de ces dieux qui nous mènent en enfer

De ces prophètes de malheur qui veuillent votre bonheur,

Qui portent des masques afin de cacher leurs visages de menteurs.

 

On retrouve en chacun d’eux,

Que des hypocrites, des voleurs et des peureux,

Et qui craignent les gens aux cœurs purs et vertueux,

Encore davantage les familles où les enfants sont heureux.

 

J’aimerais tant voir cette bonne nouvelle,

À la Une de tous les journaux : Une paix éternelle

Avant mon heure venue et que je me dirige vers le cercueil,

Car je sais bien que cette heure n’est pas si loin que je le veuille.

 

J’ose espérer que je ne serai pas porté en bière,

J’ose croire que je ne serai pas enterré sous la terre,

Que je lirai une si belle nouvelle dans tous les journaux,

Et là je pourrais enfin partir en paix dans un monde si beau.

 

Mais d’ici-là, ce que je veux voir ce sont quelques sourires

C’est d’entendre chansons d’amour, des éclats de joie et de rires,

C’est de serrer avec tendresse dans le creux de mes bras une femme,

Avant que ne s’éteigne tout doucement la vie en moi telle une flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est à gauche

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

C’est à gauche

 

Bonjour mes chéries, bonjour mes amies,
Quel plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui,
Ne soyez pas gênées, mettez-vous à l’aise, je vous en prie,
Cela fait tellement longtemps de ne pas avoir posé nu un midi.

 

Il est vrai que venir dans cette classe est pour moi une première,
Voilà pourquoi je suis arrivé dans votre ville depuis avant-hier,
Afin de pouvoir visiter vos riches musées et fréquenter autres lieux,
Et des auberges de haute gastronomie pour combler quelques creux.

 

Merci infiniment de votre chaleureux accueil,
Et de vos dessins et croquis qui seront dans mon recueil,
Afin de m’inspirer grandement dans mes récits et mes poèmes,
De mes écrits dont plusieurs gens en ce monde les aiment.

 

Comme vous pouvez le constater,
Je suis un homme à l’allure drôlement constituée,
Heureusement, dame nature, membre viril a gracieusement préservé,
Je le vois bien par vos sourires espiègles à tel point vous en êtes étonnées.

 

J’ai toutefois quelque chose à vous raconter,
Un secret, une anecdote, une indiscrétion à vous relater,
Votre local est tellement difficile à trouver,
Qu’il m’en est fallu de peu pour me perdre pour la journée.

 

Mais, une jeune et jolie dame à l’accent fort prononcé,
De mon chemin, avec joie dans ses yeux, elle m’a tout indiqué,
C’est à gauche, encore et encore à gauche, m’a-t-elle répété,
Puisqu’elle est ici, je veux de ma première pose, la lui dédier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Hésitante

Hésitante
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Hésitante

 

Qu’est-ce qui ne va pas ?
Ton silence est si lourd à supporter,
Veux-tu encore de moi ? Moi, qui ne fais que t’aimer.
Je ne peux vivre dans cette incertitude qui me rend si las.

 

Ne te souviens-tu pas de nos rires ?
Ne te souviens-tu pas de nos tendres sourires ?
Quand nous naviguions enlacés sous le pont des soupirs,
Un de ces voyages d’amoureux ! Un de mes plus beaux souvenirs.

 

Ton regard m’alarme,
Je crains même de verser des larmes,
Des larmes de douleurs qui feront place aux larmes de joie,
Alors que nuit et jour je ne vivais que pour toi.

 

Pourquoi es-tu tellement hésitante ?
N’avions-nous jamais fait l’amour sous une tente ?
Sous la pluie battante qui dansait gaiment sur la toile,
Avec des gestes de passion se remémorant la nuit et ses étoiles.

 

Ne sois pas craintive !
J’allumerai en toi la flamme vive,
De mon ardeur je te comblerai avec affection,
De ma virilité, tu seras encore satisfaite avec attention.

 

Ne reste pas là !
Ne sois pas comme çà !
Viens ! Viens chérie ! Viens vers moi !
Ne vois-tu pas que ma main je tends vers toi ?

 

Tu es belle comme au premier jour,
Où, avec amour, je t’avais joué un tour.
Un tour de magie, un tour avec bienveillance.
Ce que nous étions heureux, j’en ai encore souvenance.

 

Oui, je sais que le temps passe.
Que je me fais vieux et j’en passe.
Mais faire ton bonheur est mon seul dessein,
Pour se faire, je te protègerai dans le creux de mes mains.

 

Place-toi devant moi,
Que j’immortalise cet instant,
Cet instant mémorable dans le temps,
Par un simple, mais si précieux, cliché sous mon toit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada