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Où regardes-tu ?

Ou regardes-tu
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Où regardes-tu ?

 

Depuis le temps qu’on se connait,
En me souvenant de tous les coups qu’on faisait,
Des coups d’enfants et d’adolescents pas bien méchants,
Que l’on se racontait à voix basse pour ne pas inquiéter nos mamans.

 

Je me rappelle bien la cabane en bois,
Que tu avais construite pour toi et moi,
Afin de s’y réfugier lors des forts vents et des orages,
Qui nous faisaient toujours un peu peur vu notre jeune âge.

 

Les chauds étés se sont vite écoulés,
Les feuilles d’automnes se sont vites envolés,
Les neiges du blanc hiver ont vite fondu aux printemps arrivés,
Qui annoncèrent la saison où tout allait après une longue attente ressusciter.

 

C’est ainsi que tu es devenu un homme beau et vigoureux,
Que je prenais plaisir à me blottir dans ses bras pour le rendre heureux,
C’est ainsi que je suis devenue une femme belle et à tes yeux agréable à regarder,
Que tu prenais plaisir, une fois blottie dans tes bras, comme tu l’aimes lui chuchoter.

 

Nous nous sommes longtemps fréquentés,
Tu as toujours su à chaque jour me respecter,
Tes gestes de pure tendresse sans cesse je les ai appréciés,
Mes actes d’amour dans notre lit chaque nuit librement je te les ai donnés.

 

Mais, je m’aperçois qu’il y a depuis quelques temps quelque chose d’étrange.
Tu ne m’appelles plus comme jadis mon amour, ma chérie, ni mon ange.
Aurais-je fait de quoi qui aurait pu te blesser, te meurtrir, te peiner ?
Une simple réponse suffirait amplement pour me réconforter.

 

Nous avions tant de projets et de rêves à accomplir,
Maintenant je ne sais pas quoi penser et ça me fait tant souffrir,
Face à notre avenir, nous avions la même vision vers l’horizon nu.
Mais maintenant dis-le moi franchement : « où regardes-tu ? »

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Quel sera ton destin !

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Un regard vers la rivière Richelieu de la Montérégie

Quel sera ton destin !

 

L’autre jour, 

J’ai longé un parcours, 

Sur le bord d’une rivière, 

Dont m’avait parlé grand-mère.

 

Je me souvenais de ses paroles, 

Qui me rappelèrent certaines paraboles, 

Remplies de sagesses maintenant occultées, 

Par tant de gens trop occupés à perdre leurs étés.

 

C’est alors que je me suis souvenu, 

Comme la vie est belle ! M’a-t-elle souvent dit. 

Celle qui a affronté bien des temps interdits, 

Et qui pourtant se tenait debout face à l’inconnu.

 

Elle naquit à une époque de grande noirceur, 

Où régnèrent que des superstitions et des peurs, 

Où curés et conjoints controlèrent âme et corps, 

Et de les purifier par la crainte de l’enfer  brûlant l’or.

 

Sois bon envers toi, 

Et de ta vie tu en seras le roi. 

Sois tendres envers les nécessiteux, 

Ainsi tu auras la bénédiction des cieux.

 

Sois indulgent envers ton prochain, 

Car nul ne sait comment sera fait son chemin. 

Sois fier de ce que tu fais de beau et de bien, 

Car c’est grâce à tes actes que se construira ton destin.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Planète

 

Planète

 

On pourrait l’imaginer Éternellement féconde,
Ma planète à moi si blonde,
On pourrait l’imaginer À voir mûrir ses étés,
Prête à moissonner le monde,
Elle est faite pour fêter Malgré tous les bleus des âges,
Ma planète aux cent visages,
Elle est faite pour fêter Et pour se voir caresser
Par les yeux d’un paysage.

 

Qui pourra la réveiller Neuve d’air et de lumière,
Ma planète à nous la terre,
Qui pourra la réveiller De cette endormie, volée
 À la création entière,
Il faudra la liberté Vite alors le temps nous presse,
La planète est en détresse,
Il faudra la liberté Pour tuer nos lâchetés,
Et lui rendre sa jeunesse.

 

De

 

Ghislaine Lavoie

Québec (Québec)

Canada

Je veux boire à tes lèvres.

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Je veux boire à tes lèvres.

 

Mon amour, je veux boire à tes lèvres,

Tu es dans mes pensées dès que je me lève,

De la douceur de ta bouche, je veux me désaltérer,

Car sans toi, mon âme solitaire ne fait que s’assécher.

Malgré les années qui sont passées, en mon cœur tu y as toujours été,

Comment pourrait-il en être autrement ma chérie? Tu es ma déesse enchantée.

Avec toi, le monde s’est ouvert à mes yeux tant par sa diversité que par ses beautés,

Nos âmes vibrèrent à l’unisson durant ces automnes, ces hivers, ces printemps et ces étés.

De vieux sages affirment que l’amour véritable transcende les âges,

Que seuls les êtres authentiques savent mettre leur confiance en gage,

Et que tôt ou tard, seuls ceux qui aiment vraiment se retrouvent ensemble,

Pour se découvrir à nouveau tels des éternels adolescents, il me semble.

C’est pourquoi, en vérité je te le dis aujourd’hui,

L’amour que j’ai pour toi est le bien le plus précieux dans ma vie,

Quelle est la source inépuisable qui donne un sens profond  à mon existence?

C’est de toi et de toi seule à qui boire à tes lèvres me rappelle le bonheur de mon enfance.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada