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Sur le vif

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Sur le vif

 


Fraîche et seule
Simple comme les tilleuls
Seins encore fermes de mes temps
Du temps de mes premiers amours de mes amants

 


M’appuyant sur mes fragiles doigts
Qui me servirent jadis à satisfaire mon corps
À découvrir les plaisirs de la chair précieux tel de l’or
Et maintenant que ferais je sans celui que j’aime, que ferais je sans toi?

 


Femme magnifique on me dit souvent
Le serais-je encore avec le sablier du temps?
Car nul d’entre nous n’y échappe petit et grand,
Nul n’est oublié par la faucheuse même pas les puissants

 

 

Voilà pourquoi j’ai décidé d’être présente
Car un jour ou bien une nuit je serai absente
Être toute immobile telle une sirène sur un récif
Être là pour vous permettre d’immortaliser mon corps sur le vif

 

 

De

 

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Échouée

 

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Photo : Gerhart Thompson Source : https://voyageonirique.com/2018/01/09/echouee-3/

 

Échouée

 

Sous le chaud soleil,

Malgré ce vent qui n’a pas de pareil,

En y cherchant ma respiration perdue la veille,

Je suis étendue sur le rocher telle une sirène toute belle.

 

Que m’est-il donc arrivé ?

Souvenirs d’un navire par la mer balloté,

Quelques vagues froides et un silence horrible,

Malgré ces cris d’effroi et ces bruits si terribles.

 

Me tenant nue sur le pont,

Ne craignant point Neptune et son don,

De rendre la mer si furieuse mais aussi calme,

Soumise j’étais prête à lui rendre ma si précieuse âme.

 

Pourtant ma beauté me protégea,

Bien doucement, dans ses bras, il m’emporta.

Vers ce pays mirifique et ces incroyables berges,

Il m’y déposa avec la fragilité que l’on accorde à une vierge.

 

Présentée telle une offrande sur ce rocher,

J’attends  mon amour qui viendra m’embrasser,

Pour me soutirer de mon sommeil si nébuleux si agité,

Oui ! Ô mon Dieu ! Ô mon amour ! Je suis à toi. Viens me combler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Beauté de la mer! Toi qui éveilles les passions.

Beauté de la mer

Beauté de la mer! Toi qui éveilles les passions.

 

Marin perdu sur une mer inconnue,

Qui ne sait quoi dire, quoi penser, alors il se tue.

Une vague le mena tout doucement sur les bords du rivage.

Pour y découvrir la douceur de ton visage.

 

Marin éprit d’une si grande beauté,

Qui ne veut point la brusquer.

Simplement la regarder en espérant un sourire,

Et de son cœur émana un long soupir.

 

Marin confus sur une île d’Éden,

Ne fit qu’une prière sans en oublier son amen.

« Mon Dieu! Faites qu’elle me sourit » Lui demanda-t-il alors.

Car cela lui était plus précieux que de l’or.

 

Sirène aux yeux remplis de tendresse,

Ne voyez-vous pas son désir de vous faire des caresses?

De vous remercier de lui avoir sauvé la vie,

Et de vous, son âme en est épris?

 

Sirène aux cheveux bleus!

Que votre sourire est gracieux.

Il est un cadeau des Cieux,

Et il est si précieux.

 

Sirène de cette contrée inexplorée,

Je voudrais tant la visiter avec vous à mes côtés.

Accordez-moi votre douce main,

Je vous promet d’en prendre soin.

 

Ô sirène! Belle sirène!

Je voudrais tant que tu sois ma reine.

Ta voix résonne telle la voix d’un ange,

Et ravive en cette vie toute mon espérance.

 

Beauté de la mer! Beauté au de-là des terres!

Toi qui éveilles les passions!

Amène-moi dans ton royaume pour que jamais nous en sortions.

Quelle est envers toi mon humble prière!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un seul mot

 

Un seul mot

Ce dimanche restera, aussi longtemps que soufflera en moi un vent de  vie, dans la partie la plus tendre de ma mémoire.

Mémoire d’un homme, tels ses semblables, qui craint la plus cruelle des solitudes, non pas celle du corps mais de l’âme.

Une simple parole a fait de ma vie sans issue, tel un vulgaire bagnard dans sa sombre geôle, un petit Paradis où mon esprit a retrouvé l’espoir.

Avant d’entendre ces divines paroles, je ressemblais tel un Ulysse écrasé sous un soleil aride et perdu dans un océan de larmes sur lequel il ne savait que faire de ses rames.

 

Ai-je bien entendu, ô ma délicate sirène, ces quelques mots qui ont guéri telle une cure de jouvence dans mon fort intérieur tous les maux?

D’être maintenant entré dans ta vie, c’est ce que tu m’as avoué avec une prodigieuse simplicité.

Mais, ne sais-tu donc pas qu’à l’instant même où mon regard se porta sur toi, tu avais emporté ma ferveur vers la félicité? Rassure-toi, ce n’est point un péché.

Aucune femme connue avant toi n’a reçu tout le respect que j’éprouve à ton égard, je te le jure devant tous les Dieux vivant tout là-haut.

 

Je te dis à mon tour ce mot rempli de tendresse et qui se veut être une preuve, ô combien modeste, de mon entière reconnaissance.

Merci à toi! Merci à la vie ! Merci à ma destinée! Je te dis mille fois un sincère merci. Et ce, jusqu’à l’infini.

Tu es l’unique entre toutes les dames de ce monde si beau et si magnifique qui m’a dit ces mots jamais entendus depuis ma naissance.

Toi aussi tu fais partie de ma vie, une vie qui est maintenant un havre de paix, car je suis heureux de t’avoir pour amie.

Combien de fleurs pourraient exprimer avec justesse toute ma gratitude à une déesse de ton envergure?

Je préfère te le dire avec ces vers puisqu’ils viennent, en passant par la douceur de ma plume, du tréfonds de mon cœur.

Respect et admiration sont à jamais pour toi, crois-moi chère amie, sur tous les livres saints je le jure.

Un seul mot a transformé d’une douceur incroyable ma fatalité et  je poursuis désormais ma route sur le chemin du bonheur.

Marchant avec des pas légers sur les chemins enneigés, ma tristesse de jadis n’est plus que l’ombre d’un souvenir.

Des piétons me regardent d’un air hébété se posant la question de l’origine d’une démarche si élancée accompagnée d’un large sourire.

Et d’un plaisir presque coupable, je leur réponds avec mes yeux que la vie est bonne puisque j’ai une magnifique amie et qu’elle m’est très chère.

L’amitié ne coûte rien même si elle vaut son pesant d’or mais de tous les trésors de la vie, c’est celui qu’aucun Dieu ne peut ravir à l’humanité entière.

 

Oui, ce poème est mon présent que je t’offre avec de nobles pensées et en toute modestie.

Certes, il peut te paraitre peu de chose devant tous les joyaux de la terre.

Mais, chaque mot écrit a été choisi avec une grande précaution afin qu’il puisse toujours te plaire.

Je te le présente car tu m’as donné le plus beau des cadeaux: la foi en la vie.

 

De

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada