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La simplicité a souvent meilleur goût

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Rechercher l’harmonie entre la beauté et l’excellence.

La simplicité a souvent meilleur goût

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je dois reconnaître que la vie coule bien tranquillement à l’image d’une rivière se préparant à accueillir l’hiver canadien. En effet, j’accueille la vie comme elle vient avec amour, patience et espérance. L’amour en la vie, la patience au quotidien et l’espérance en l’avenir. Voilà ce qui motive mon humble existence.

Bien des gens rêves de devenir riches, populaires et voyager dans le monde entier alors que moi, je désire profiter de l’instant présent, être apprécié dans le domaine qui me passionne vraiment, c’est-à-dire la nudité artistique et, enfin, découvrir ma belle province qu’est le Québec. La terre qui m’a vu naître et qui, à moins d’un imprévu majeur, me verra rendre le dernier soupir. Attention ! Je ne dis pas qu’il y a en moi l’absence de projets. Bien au contraire ! Mais devant l’inconnu face à notre époque, je préfère être modeste dans mes attentes. Serait-ce une question de prudence ? C’est fort possible.

img_20180915_161410256215794692612413.jpgQuoiqu’il en soit, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné c’est que la simplicité a souvent meilleur goût. Combien de gens ignorent apprécier la vie comme elle est, avec ses hauts et ses bas, avec ses surprises et parfois avec ses déceptions, avec les espoirs et les rêves inachevés sans omettre bien d’autres aspects de l’existence humaine ? C’est une réalité indéniable : Nul d’entre nous ne peut savoir ce dont l’avenir sera fait. Mais, nous pouvons tous contribuer à notre bonheur actuel en y apportant notre contribution.

Là encore, faisons attention de croire que je ne donneLe pélerin aucune importance à l’avenir. Ce serait à la fois superflu et honteux d’affirmer une telle chose. Superflu par le simple fait que nos ancêtres ont cru en un avenir meilleur pour leurs descendants et ce, travaillant souvent pour ne pas dire toujours d’arrache pieds dans des milieux hostiles. Honteux de ne pas reconnaître notre responsabilité à l’égard du monde que nous laisserons aux générations futures et, par conséquent, d’accorder toutes priorités aux actions positives afin de leur éviter de vivre dans un monde invivable. C’est à mon avis une question de logique pure.

En résumé, la simplicité est devenue au fil du temps la pierre angulaire de mon existence. Une simplicité où il m’est tout de même permis de rechercher l’harmonie entre d’une part, la beauté en toutes choses et, d’autre part, la réalisation de l’excellence dans le monde qui m’entoure. Croyez-moi sur parole ! Une telle possibilité existe. Il suffit d’ouvrir grand les yeux et de prendre le temps en prenant tout son temps. Je vous souhaite de le découvrir par vous- mêmes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les avantages d’un atelier

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Séance de nudité artistique très intime qui a eu lieu à Montréal le 15 septembre 2015

 

Les avantages d’un atelier

Bonjour tout le monde,

Je profite du froid automnal qui s’abat dans ma belle région pour vous parler d’un aspect bien particulier de ma passion en tant que modèle vivant pour des ateliers en arts. Il est à noter que je fais bel et bien référence aux ateliers et non pas aux écoles d’arts. La raison d’être d’une telle spécification réside dans le fait qu’il sera ici question des différents aspects plutôt positifs au sein des ateliers. En effet, sans vouloir rabaisser les séances au sein des écoles d’art, celles qui ont lieu lors des ateliers possèdent des avantages plutôt intéressants.  Je retiendrai les trois plus importants d’entre eux, et ce dans un souci d’alléger le présent article.

Le premier avantage est la facilité d’établir un lien intime entre les personnes présentes. En effet, il est plus aisé de s’intéresser aux individus qui sont venus souvent de très loin pour participer auxdites séances. Je pense, à titre d’exemple, à la professeure d’anglais de Toronto qui avait profité de son séjour dans la métropole du Québec pour réaliser quelques dessins à partir de mes prestations. Vous avez sans aucun doute deviné que votre humble serviteur a longuement discuté avec l’artiste-amateur même si nos échanges dans les deux langues officielles ont été loin d’être approfondies. Quoiqu’il en soit, nos rires momentanés ont rendu notre discussion fort agréable. L’humour est gage de bon succès dans les rapports humains. D’ailleurs, elle m’a été une aide précieuse dans ma préparation.  Une aide qui s’est poursuit à quelques reprises. Le deuxième avantage réside dans la capacité d’expliquer plus en détails non seulement chacune des poses choisies en cette occasion, mais aussi leur origine. Certes, une image vaut mille mots. Parfois, certains mots peuvent aider à saisir davantage ce que le modèle vivant désire faire vivre parmi les artistes. Voilà pourquoi j’apprécies les ateliers puisque, contrairement aux cours de dessins dans les écoles d’art, c’est le modèle vivant qui « contrôle » le tout. Il est à la fois la pierre angulaire, le maître d’oeuvre et l’objet d’étude de la prestation. Il va de soi qu’il doit en tout temps tenir-compte des attentes des artistes tout en s’adaptant à leurs niveaux professionnels ou amateurs.

Ce dernier point est crucial dans le bon déroulement d’un atelier. En effet, la capacité d’adaptation du modèle vivant est fondamentale pour un tel événement. Chaque artiste possède son expérience, sa vision inhérente du corps étudié, sa compréhension de la nudité et, fait non négligeable, l’aisance à l’égard du modèle nu. Ce qui ressort encore plus lorsque celui-ci est quelque peu, disons-le avec franchise, « atypique ». Enfin, le dernier avantage est la possibilité d’offrir une prestation plus intimiste des poses choisies. Reconnaissons-le ! Certaines postures ne pourraient en aucun cas être réalisées dans les classes de dessins de niveau collégial ou bien universitaire. La liberté de mouvement est de plus en plus restreinte au fil de la notoriété des institutions d’enseignement.

En résumé, on perd d’une main ce que l’on gagne de l’autre. Les écoles d’art offrent bien des avantages pour favoriser la rigueur et le développement de créativité parmi leurs élèves, mais au prix de la perte de liberté. Pour leur part, les ateliers favorisent une marge de liberté non négligeable chez leurs participants en mettant l’accent sur ce que le modèle vivant désire offrir tandis que dans  le cas plus haut ce sont les consignes de l’enseignant qui ont préséance sur presque tout.

Je vous remercie pour votre assiduité.

À bientôt !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un aspect historique peu développé

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Cacher ce sexe que je ne saurais voir

Un aspect historique peu développé

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, c’est sous une canicule incroyable que je parcours le web à la recherche de sujets susceptibles d’être repris, avec mention des sources, au sein de mon blogue artistique. Une telle recherche est utile pour deux aspects précis.

En premier lieu, rendre ce blogue aussi intéressant que possible en lui accordant une diversité dans ses publications. En second lieu, il s’agit aussi d’une question d’opportunité puisque de tels articles sur la nudité artistique ne sont pas légion en ce monde. Ce qui est déplorable tenant-compte de toute la pornographie qui pollue le web. Comme quoi la noblesse est chose de plus en plus rare en ce monde où le mal a remplacé le bien et la médiocrité prit la place de l’excellence.

Une telle réflexion m’est venue à l’esprit en lisant ce texte dont le sujet est, je l’écris avec un petit sourire aux lèvres, la vision du pénis dans l’art de la Grèce antique. Une Grèce qui a influencé de manière sans équivoque le monde occidental en lui inculquant ses plus belles lettres de noblesse. Une influence qui a aussi une importance plus que considérable dans l’élaboration de la théologie catholique laquelle demeure la pierre angulaire de toutes doctrines chrétiennes dignes de ce nom.

Je vous souhaite une agréable lecture.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi les héros des statues grecques ont-ils un si petit pénis ?

Par Marion Guyonvarch 

Source : https://www.beauxarts.com/grand-format/pourquoi-les-heros-des-statues-grecques-ont-ils-un-si-petit-penis/

Ce n’est pas la taille qui compte, certes. Il n’empêche que le contraste entre les corps musclés des héros grecs et leurs attributs nous a intrigués. Enquête, parmi les feuilles de vignes, sur une question bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Ne mentez pas, vous vous êtes forcément déjà posé cette question. Alors que tous ces magnifiques éphèbes sculptés dans le marbre affichent une musculature impressionnante et des abdominaux en béton, alors qu’ils sont l’image même du corps parfait et de la virilité dans toute sa splendeur, ils ont tous un petit sexe (en tout cas plus petit que la moyenne). Oui tous : que ce soit le Kouros de Kroisos, qui date de l’époque archaïque vers –540, ou le Diadumène du sculpteur Polyclète réalisé au Ve siècle, les statues grecques – et leurs cousines romaines qui les ont prises pour modèle – sont invariablement dotées d’un petit zizi qui semble bien ridicule en comparaison avec leur stature d’Apollon. Aucune n’échappe à la règle. Mais pourquoi diable cette particularité physique ? Les Grecs avaient-ils alors un plus petit sexe qu’aujourd’hui ? Non, évidemment.

La réponse à cet étrange phénomène est bien plus simple : ces statues ne font qu’exprimer sous une forme idéalisée les canons de beauté de leur époque. Dans la civilisation grecque, la nudité est célébrée. « Elle est à la fois héroïque et athlétique », résume Flavien Villard, doctorant en histoire grecque à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des questions de sexualité dans la Grèce antique. Les Grecs font beaucoup de sport, s’entraînent nus, concourent nus. Le fait de se couvrir pour faire du sport est même vu comme une forme de barbarie. Les statues de nus, qui ne sont pas exposées dans les maisons mais en extérieur, ont vocation à célébrer ce culte du corps. « Elles montrent le corps masculin dans toute sa force et sa puissance », confirme Flavien Villard.

Le corps de ces statues est donc sublimé, idéalisé… quitte à tricher un peu ! « Si l’on observe attentivement ces sculptures, on voit par exemple qu’il y a plus d’abdominaux ou moins de côtes que dans l’anatomie réelle, poursuit Flavien Villard. C’est un corps idéal, pas réel qui est représenté. Pour le sexe, c’est la même chose, il est volontairement de plus petite taille que la moyenne et au repos. » Le petit zizi fait donc partie intégrante de l’idéal esthétique de l’époque.

Petit mais costaud

Ce goût pour les petits pénis s’explique par la vision qu’ont les Grecs de la virilité. Dans la civilisation grecque, l’homme doit être rationnel, intelligent, contrôlé, capable de dépasser son animalité. Il est la raison qui domine le désir. « Or, un pénis imposant est vu comme l’indice d’une sexualité exacerbée, d’une personnalité tournée vers le sexe, incapable de contrôler ses pulsions, raconte Flavien Villard. Pour les Grecs, cette frénésie sexuelle, cette dimension animale est un attribut féminin. L’homme, au contraire, doit être dans la maîtrise de soi. » Un sexe au repos, de petite taille, est donc le signe visible qu’on contrôle ses émotions et ses pulsions. Qu’on est un homme, un vrai, civilisé, rationnel, gouverné par son intelligence et sa sagesse et capable de s’investir pour la Cité.

À l’inverse, les gros pénis en érection – ceux-là même que notre société érigent en symbole de la puissance virile aujourd’hui – sont alors réservés aux satyres, aux créatures animales, aux barbares, aux esclaves… Bref, à tous ceux qui ne sont pas civilisés et sont gouvernés par la folie et la luxure.

Pour résumer, un petit pénis est un signe d’intelligence, de contrôle de soi et de virilité. Le dramaturge Aristophane le dit d’ailleurs sans ambages au Ve siècle avant J.-C. dans sa pièce Les Nuées : « Si tu fais ce que je te dis, et si tu y appliques ton intelligence, tu auras toujours la poitrine grasse, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, les fesses charnues, le pénis petit. Mais si tu t’attaches à ceux du jour, tu auras tout de suite le teint pâle, les épaules petites, la poitrine resserrée, la langue longue, les fesses petites, les parties fortes, des décrets à n’en plus finir. »

Cet idéal du petit sexe va survivre aux Grecs. Exporté chez les Romains, on le retrouve ensuite à la Renaissance, quand les artistes remettent les canons de l’Antiquité au goût du jour et se réapproprient la nudité (qui avait quasiment disparue au Moyen Âge). Le célèbre David de Michel-Ange, réalisé au tout début du XVIe siècle, a lui aussi un tout petit zizi… Mais même riquiqui, pas question pour l’Église d’accepter de voir les sexes exposés. À partir de 1530, elle oblige à recouvrir d’un voile de pudeur – des feuilles de figuier ou de vigne, déjà utilisées au Moyen Âge dans certaines représentations d’Adam et Ève – les parties génitales des statues et des nus dans les tableaux. Cachez ce (petit) sexe que je ne saurais voir… 

Réflexion personnelle sur la nudité artistique

Réflexion personnelle sur la nudité artistique

Bonjour tout le monde!

Aujourd’hui, je vous fais part de ma réflexion personnelle sur la nudité artistique en m’appuyant sur une extraordinaire, et le qualificatif est tout

Rolland St-Gelais & Sandra Caissy
Rolland St-Gelais & Sandra Caissy

à fait approprié, vidéo réalisée par le Camping Deveze située en France. Pourquoi donc utiliser une telle vidéo dans un article qui parle de la nudité artistique? Selon moi, elle témoigne de manière indirecte ce à quoi consiste une telle nudité: à savoir accepter d’être ce que l’on est, qui l’ont est et, surtout, de ne pas craindre les regards d’autrui sur notre corps. En effet, ce sont-là les trois conditions essentielles à la nudité artistique.

Bien des gens croient à tord que la perfection physique est un pré requis à la nudité. Ce qui est absolument faux. Bon! Je l’admet, un corps nu parfait est toujours plus agréable à regarder qu’un corps atteint d’une quelconque difformité. Or, ce n’est pas la perfection qui rend le modèle intéressant, mais davantage de ce que j’appellerai « l’historique » de ce corps. L’acceptation de sa situation est donc un élément fondamental pour devenir un modèle nu. Il en est de même du naturisme puisque l’objectif sous jacent est d’en arriver à une telle acceptation.

Autre point d’importance réside dans le fait de savoir qui l’ont est et, par conséquent, d’en arriver à connaître nos limites. Il peut être très agréable de poser nu devant un(e) artiste, à la condition que la complicité et le respect mutuel soient à la base de la séance, mais le « plaisir » est d’autant plus accru lorsque nous savons jusqu’où nous sommes prêts d’aller. Vous trouvez peut-être que le mot « plaisir » est un peu déplacé dans ce contexte? Rassurez-vous! Il est tout à fait approprié étant donné que le « plaisir » doit, et c’est mon humble opinion, être à la base de notre existence terrestre. Et qui dit droit au plaisir, dit aussi respecter le droit de l’autre. Bref, prendre pleinement conscience de notre fort intérieur et de savoir le faire respecter par ses pairs est la pierre angulaire de la nudité artistique.

Pour ce qui est de la question de la crainte liée aux regards d’autrui, dernier point fondamental à résoudre une fois pour toute avant de poser nu, il est impératif d’accepter qu’il en soit ainsi. Toutefois, un peu comme ce que les adeptes du naturisme vivent dans les centres spécialisés, les regards nous paraissent être totalement différents de ce que nous sommes habitués de subir au quotidien. En résumé, les regards inquisiteurs sur nos « différences », pourtant si omniprésents dans la société,  cèdent leur place à la recherche de cet autre qui existe bien au de-là du premier coup d’œil à l’occasion d’une séance artistique.

La vidéo présentée ci-dessus m’a beaucoup aidé à rédiger cet article étant donné que d’une part, la vision du corps nu est similaire dans le domaine artistique et celui du naturisme et que, d’autre part, la liberté absolue est de mise dans les deux cas. Autrement dit, la philosophie du vivre et laisser-vivre est à la base d’une nudité artistiquement saine.

Bravo au Camping Deveze pour cette superbe vidéo!

Roland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada