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Grosse surprise

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Grosse surprise

 

Il arrive parfois dans la vie.

Que tout va de travers, quoi que l’on fasse.

Que parfois, tous nos projets virent aux désastres.

On a l’impression que tout a contre soi un parti pris.

 

Mais, on doit sans cesse croire en soi et ne pas désespérer.

Il faut se rappeler que Rome ne s’est pas construite en un jour.

Et que la chance arrive tôt ou tard à celui qui sait attendre son tour.

Que notre soif d’être aimé trouvera en son temps la source pour la désaltérer.

 

C’est ainsi que je suis retourné, en ma demeure, à la fin de la journée.

Un jour de labeur digne de la période du plus ignoble asservissement.

Il y a ces instants où tout semble se diriger vers le néant inexorablement.

Une impression de travailler dans un bagne comme un pauvre forcené.

 

Un délire vécu les yeux grands ouverts entre deux tasses de café noir.

Un cauchemar tel des films d’horreur que j’ai fait en pleine réalité.

Que pouvais-je bien faire pour sortir de ce tourbillon, pour m’en libérer ?

En ces moments de morosité, en Dieu et aux anges, je n’ose pas y croire.

 

Mais, contre toute attente, un présent attendait mon arrivée.

Un cadeau soigneusement préparé pour une occasion bien spéciale.

Car, j’avais oublié que c’était mon anniversaire. Chose peu banale !

Ma seule raison de vivre était là, ma tendre bien-aimée !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je m’offre en cadeau

Je m’offre en cadeau Poème de Rolland Jr St-Gelais Modèle Atsuko Photo par Alain

Je m’offre en cadeau.

 

Ô mon tendre chéri,

Accepte ce présent, je t’en prie.

C’est le don que je te fais en cette veille,

De cette fête tant célébrée pour ses merveilles.

 

Une fête où les amoureux énoncent leurs promesses,

De ces fiançailles prononcées avec des baisers et des caresses.

Qu’ils soient seuls ou entourés par leurs parents et amis,

Témoins de leurs amours en cette sainte nuit.

 

En cette veille de Noël, je ne savais pas quoi t’offrir,

J’ai alors pensé à quelque chose qui m’a fait sourire.

Un cadeau totalement gratuit, mais qui est le plus précieux,

De réaliser le plus grand désir à mon cher amoureux.

 

Je t’offre mon corps dans une telle désinvolture.

Ne dit-on pas que rien n’est plus beau que la plus simple parure?

Ne sois surtout pas gêné de me voir avec autant d’audace.

Que nos plaisirs soient accompagnés par des gestes salaces.

 

Prends-moi comme il te plaira.

Dès cet instant, je suis entièrement à toi.

Viens vers moi, ô, mon merveilleux amour !

Unissons-nous et que notre passion dure toujours!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Prenons un verre

Prenons un verre Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Let-s-have-some-wine-896410636

Prenons un verre

 

Prenons un verre,

À la santé de notre terre,

Pour le temps qu’il nous reste,

Le temps de retourner notre veste.

 

Buvons un verre de ce bon vin,

En ne pensant pas trop à demain,

Serons-nous en ce monde ce soir?

Festoyons avant qu’il soit trop tard.

 

Enlaçons-nous tendrement,

Embrassons-nous amicalement,

Sachons tourner les pages des journaux,

Pour conserver tout notre moral bien haut.

 

Un verre de vin n’est point un péché,

De l’instant présent, il faut en profiter.

Allons! Buvons! Mon très cher ami.

Ce moment est un cadeau de la vie.

 

Cessons de chercher tout ce qui ne va pas,

Trouvons la beauté qu’il y a en toi et moi,

Rien en ce monde ne pourra être irréprochable,

Mais, un peu d’amour et d’amitié le rendra supportable.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Otohimé

Otohimé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle par Atsuko Poème inspiré de la mythologie nippone

Otohimé

 

Lorsque j’étais enfant,

J’adorais lire des histoires,

De ces récits jusqu’à tard le soir,

De ces légendes sur les mers et sur les océans.

 

Il y en a une parmi celles-ci,

Qui est restée en ma mémoire,

Et qui, parfois, reflète en moi, tel un miroir.

Qui en des temps de solitude me vient à l’esprit.

 

Une déesse vivait jadis dans les profondeurs des eaux,

Ayant pour compagnes de nobles créatures remplies de bonté,

Une d’entre elles fut, par un pêcheur, de son filet, libérée.

Elle s’en alla raconter à Otohimé à propos de ce geste si beau.

 

Sachant cela, Otohimé invita celui-ci dans son palais.

Où il pourrait rester aussi longtemps qu’il le voudra,

Homme modeste, y être pour quelque temps, il accepta.

Car sa femme et ses enfants seuls à ses yeux comptaient.

 

D’une âme si belle en un être humain, Otohimé s’étonna.

Après avoir vécu dans son palais sept jours et sept nuits,

Il demanda à la déesse l’autorisation de retourner chez lui.

Elle lui offrit un cadeau avant qu’en sa maison il retournât

 

« Prends cette boîte mon ami,

Ouvre-là seulement lorsque ton cœur,

Lorsque ton âme sera envahie par la tristesse et la peur,

Dès l’instant que tu l’auras ouverte, loin de toi seront tes soucis. »

 

Après avoir fait ses adieux,

Il monta à bord de son embarcation,

Il navigua vers une ancienne destination,

Une terre qui lui sera étrangère et sous de nouveaux cieux.

 

Aussitôt qu’il a mis les pieds à terre,

Tout lui était étrange, tant les êtres et les lieux.

Qu’était-il donc arrivé à ses amis, les jeunes et les vieux?

Point de quai de pêcheurs en son village devenu maintenant un enfer.

 

Il se demanda où était sa famille,

Qu’étaient devenus son épouse et ses enfants?

Tous le fuyaient en le dévisageant sans ménagement,

Ne savaient-ils pas qu’il avait navigué sans arrêt des milles?

 

Rempli d’une grande tristesse,

Il s’assit avec prudence sur le bord de la grève,

Se souvenant des paroles d’Otohimé comme dans un rêve,

Sortant alors la boîte de son sac avec une minutieuse délicatesse.

 

Il se rappela alors ces belles paroles,

Ouvrir cette boîte lorsque son âme et son cœur,

Tous les deux feront face à la désolation et à la frayeur,

Une fois ouverte, une nuée entoura l’homme telle une auréole.

 

Aux nouvelles télévisées,

On annonça la découverte d’un corps,

Un inconnu qui était depuis longtemps mort,

Fait étrange ! Il portait des vêtements de sept siècles passés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En entrant dans l’eau

En entrant dans l’eau Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

En entrant dans l’eau

 

Durant mes dernières vacances d’été

Je suis allé dans une belle villa pour m’y prélasser

Dans une région que je ne connaissais guère, mais si ensoleillée

Afin de me reposer loin des bruits et des tumultes de la grande cité.

 

 Une villa entourée de sapins verts et de bouleaux robustes

Qui, ma foi, ornaient ces bois de leur présence tels des bustes

Calme de la forêt parfois entrecoupé du chant des oiseaux

Qui me rappela que près de ce lieu coulait un ruisseau.

 

Un ruisseau qui abreuva les êtres vivants qui s’y trouvèrent

Des écureuils espiègles, aux petits suisses, qui avec joie gambadèrent

Silence bienfaiteur dont me fit grâce mère Nature telle une faveur

Afin de me ressourcer en oubliant les jours et les heures.

 

Aussitôt entrée en ma demeure

Aussitôt, mise nue pour mon plus grand bonheur

À l’abri des regards indiscrets, inutile de jouer la vierge offensée

Tout fut mis à sa place tant dans le salon que dans ma chambre à coucher.

 

Un verre de vin à la main pour bien commencer mes vacances

J’ai fait jouer une chanson d’un vieux vinyle pour bouger les hanches,

Car rien de tel qu’un vinyle pour écouter les chansons de ma jeunesse

Une époque où la joie de vivre était en nos cœurs l’unique maîtresse.

 

J’ai rempli ma piscine pour agrémenter ma soirée

Car parcourir des kilomètres m’a rendue très fatiguée

Un peu de luxe n’est point un crime en ces temps difficiles

Où tout, en un instant, en un moment, nous fuit ou se défile.

 

Glissant lentement dans cette eau accueillante

Je constate alors comme les étoiles étaient brillantes

Des étoiles qui semblèrent sourire pour me souhaiter la bienvenue

Pendant qu’elles admirèrent le fait que je sois simplement nue.

 

C’est en entrant dans l’eau

Que je compris comme ce temps est beau

Un temps que je dois apprendre à vivre au présent

C’est le cadeau le précieux que je me suis fait jusqu’à maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada