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Quelques rappels de base

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Quelques rappels de base

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà que cela fait maintenant plusieurs années que je suis modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts. Il s’agit non seulement d’une profession mais aussi d’une véritable vocation pour votre humble serviteur. J’ai eu la chance de poser nu pour des groupes composés de gens de tous les âges, provenant de tous les milieux et appartenant à tous les groupes ethniques et, je peux l’imaginer, pratiquant diverses coutumes religieuses.

D’ailleurs, c’est ce qui m’a permis de m’ouvrir de plus en plus à la diversité qui compose la société québécoise. Une société où le respect et le droit à la différence constituent les pierres angulaires des rapports entre les individus qui la composent. C’est là un élément qui fait l’envie d’un grand nombre de personnes vivant dans plusieurs pays où le respect et le droit à la différence sont absents de manière plus ou moins visible.

Ce qui m’amène à vous présenter quelques règles de base dans le domaine de la nudité artistique. Lesdites règles que vous trouverez ci-dessus constituent le stricte minimum que l’on se doit de respecter à chacune des prestations où les services d’un modèle vivant est requis pour l’étude du dessin, plus particulièrement du corps humain. Retenons que le modèle vivant, de par sa nudité, offre un service tout à fait spécial dont peu de gens oseraient le faire pour des raisons  qui leur sont bien personnelles.

J’invite donc les étudiants et les étudiantes en arts qui devront travailler avec des modèles non seulement de prendre note de ces quelques règles de base, mais également de partager avec ses pairs le présent article afin de les sensibiliser davantage. Bien des modèles vivants vont seront reconnaissants. J’en suis convaincu.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vivre tout simplement

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Vivre tout simplement

Bonjour tout le monde,

Je désire revenir sur les questions que plusieurs personnes me posent concernant ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers d’arts. Outre les réponses précédemment développées que j’ai données aux questions, il m’est apparu à l’esprit que la réponse fondamentale est tout de se sentir vivre tout simplement.

20171129_133508Il est vrai que j’éprouve en maintes occasions cette sensation de vivre. J’ai, à titre d’exemples, les nombreuses balades en nature où il m’est possible de sentir l’air pur remplir mes poumons, entendre le rire des enfants et assister à un spectacle de groupes musicaux ainsi que de sentir la chaleur de ma chatte lorsqu’elle se blotti contre moi. La liste serait quasi sans limite.

Or, poser nu possède une aura assez particulière puisque d’une part, je me dois d’être préparé mentalement afin de me donner des pistes de travail, oui poser nu est bel et bien un travail que l’on doit en tout temps prendre au sérieux, et d’autre part, prendre en considération la catégorie d’âge des personnes qui y seront présentes. En effet, je ne peux tout de même pas utiliser de prime abord les mêmes types de poses nues devant des étudiants et étudiantes de niveau collégial que devant des artistes oeuvrant dans le domaine depuis de nombreuses années.

Là encore, je dois faire preuve de jugement car chaque séance est20171110_101223 particulière. Par exemple, je me souviens de la grande ouverture d’esprit des étudiants et étudiantes du collège de Sept-Îles en octobre et novembre dernier. Une ouverture d’esprit qui se manifesta de manière graduelle au fur et à mesure du déroulement des séances. Il va de soi, et vous le savez déjà, qu’il m’est un devoir de demander en début de séance de m’informer de tout malaise possible face à l’une ou l’autre de mes poses afin de me permettre une plus adaptée au groupe. C’est tout simplement une question de respect. Est-il utile de vous rappeler que le respect est à la base même de mon éthique de travail ?

20171129_145522Effectivement, on ne pose pas nu de manière irréfléchie. Poser nu relève d’une réflexion maintes fois faites souvent longtemps à l’avance. Quels types de poses dois-je privilégiées ? Pourquoi celles-ci plus que les autres ? Par lesquelles dois-je commencer et quelles choisir pour la fin de la séance ? Avec ou sans ma prothèse ? Sur quel thème devrais-je mettre l’accent ? Mais, avant toute chose, comment devrais-je me présenter au groupe dès mon arrivé ? Comme on dit si bien au Québec : On n’a pas une seconde chance pour faire une première impression. Quoiqu’il en soit, être authentique est toujours de mise. Après tout, nous sommes entre adultes, consentants et informés de la raison même de notre rencontre.

Chose étonnante ! Les poses les plus appréciées par les artistes20171129_135406 relèvent surtout de l’improvisation. En effet, j’utilise très souvent mon imagination en m’inspirant de mes lectures sur divers sujets dans les quotidiens pour réaliser certaines poses. J’ai, à titre d’exemple, les témoignages de certaines personnes au sein d’un courrier du cœur publié quotidiennement dans un journal fort populaire au Québec. Lesdits témoignages portèrent notamment sur  la non-volonté de certaines personnes de se libérer d’une relation amoureuse toxique sous prétexte de pouvoir profiter d’une qualité de vie « enviable » à  la fois au plan financier et au plan matériel. Or, il n’y a rien de pire que de se complaire dans son malheur et rien de plus ardu que de se libérer d’une relation dite « amoureuse » dans laquelle notre  intégrité physique, morale et psychologique est en danger de  manière permanente. Et, selon vous, avec quel objet ai-je réalisé mes poses nues pour illustrer de telles situations ? Tout simplement avec la ceinture bleue de ma robe de chambre. Comme quoi l’improvisation est sans contredit une pièce fondamentale dans mon cheminement.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Toute bonne chose a une fin

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Toute bonne chose a une fin.

Bonjour tout le monde,

Je vous annonce que je serai de retour à Québec ce lundi. J’ai eu la chance incroyable d’avoir vécu une très belle séance de nudité artistique qui a eu lieu à Sept-Îles ce vendredi 10 novembre.

Les étudiants et étudiantes étaient certes assez jeunes, tout de même des adultes, mais ils ont de beaucoup de talent et un GRAND coeur.

Portez-vous bien !

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Sept-Îles (Québec)

Canada

Ce n’est que partie remise.

Désolé

Ce n’est que partie remise.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison automnale vous soit agréable. Pour ma part, je vais vraiment très bien tant au plan de la santé que de ma passion en tant que modèle nu, sans oublier celles de la poésie et de la photographie. D’ailleurs, l’automne est une saison extraordinaire pour la réalisation de photos de qualité exceptionnelle. Les mille couleurs, la luminosité unique en son genre et la fraîcheur qui annonce la venue de monsieur Hiver accordent à cette saison une beauté réellement incomparable.

IMG_20171006_155913_664Sous un autre d’idée, je vous avais annoncé dans l’un de mes précédents articles que j’irai de nouveau à Sept-Îles afin de poser nu pour le département de l’enseignement des arts du C.É.G.E.P. de l’endroit. Malheureusement, je suis dans l’impossibilité de me rendre à Sept-Îles pour la simple raison que la famille de l’un de mes frères où je restais ne pourra pas me recevoir durant mon séjour. Par respect pour sa famille, vous comprenez que je désire garder confidentielle la raison même de cette impossibilité. Qu’à cela ne tienne, ce n’est que partie remise.

Qui plus est ! Je serai toujours disponible pour la session prochaine. Tout ceci ne m’empêchera pas de composer des articles sous formes de proses ou de poésie à partir des photos des oeuvres réalisées par les étudiants-es en art dont j’ai eu le privilège, et aussi l’immense honneur, de travailler en leur agréable compagnie.

Merci de m’avoir lu !

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rencontre avec des modèles …

 

 

Rencontre avec des modèles qui acceptent de poser nus lors des ateliers à la Maison des associations

Transposée dans le domaine de l’art, la nudité se déleste des préjugés qui lui collent à la peau. Elle devient alors un support, un moyen d’expression qui créé une symbiose entre l’artiste et son modèle.

«Trop souvent dans l’esprit des gens, la nudité est assimilée à la sexualité. Mais quand on dessine, on est très loin de ça. » Président de l’association de l’Atelier de modèle vivant du Saint-Amandois, Cyrille Auvity propose des cours de dessins à partir de modèles, hommes ou femmes, nus.

« C’est un nu naturel »

Cette démarche artistique suscite souvent la curiosité du grand public. « Quand on parle de modèle vivant, on a régulièrement des regards interloqués, curieux et des remarques qui renvoient à la sexualité. » Des réactions qui sont pourtant à l’opposé d’une réalité artistique où modèles et dessinateurs entrent dans une démarche commune guidée par le respect.

« Je n’ai jamais entendu une seule blague grivoise, confie Cyrille Auvity qui est également dessinateur. C’est beaucoup plus respectueux que sur une plage. Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle. »

Christian Dehaene, modèle masculin depuis une vingtaine d’années, confirme cette notion d’union.

« Le nu, c’est secondaire. Être modèle, c’est être un acteur qui parle avec son corps. Quand on pose, il faut avoir une expression, un mouvement pour communiquer avec les artistes. Le visage doit être en adéquation avec le corps. Il y a une expression qui passe, c’est très important. » Si certains modèles posent occasionnellement, Christian Dehaene en a fait son métier, s’imposant une bonne hygiène de vie. « Il faut être très physique, confie le modèle. Je suis spécialisé dans la pose longue debout. Les appuis comptent beaucoup, c’est très technique, il ne faut pas avoir de crampe. »

Tatouage, piercing, bronzage, hématomes, etc., il s’interdit toutes traces étrangères sur le corps. Quant à la gêne de poser nu, il avoue ne pas la ressentir. Au contraire. « Je suis plus à l’aise nu qu’habillé. C’est un nu naturel. Je suis dans mon élément. »

Une aisance pas forcément donnée à tout le monde, comme en témoigne Nathalie Bauche, qui a posé nue pour la première il y a deux ans. « Au début, on a très chaud, on est très gêné, relate la quadragénaire. Après, on est dans le bain, on arrive à se mettre à l’aise, les positions viennent naturellement. » En posant nue, la Saint-Amandoise ressent une grande liberté et arrive à prendre davantage conscience de son corps. « À la fin de la séance, je suis émue de me voir sur une toile. On voit son corps autrement que sur une photo. »

Des modèles saint-amandois, Cyrille Auvity n’en trouve que peu. « Dans les petites villes comme la nôtre, c’est un peu compliqué car tout le monde se connaît. Les personnes qui seraient intéressées ont peur de se retrouver face à des gens qu’ils connaissent. » La compensation financière de 20 euros de l’heure pour les modèles de l’Atelier saint-amandois peut parfois les motiver à franchir le cap.

« Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle »

« J’ai parfois des étudiants en BMA (Brevet des métiers d’art au lycée Jean-Guéhenno NDLR) qui ne sont pas de Saint-Amand. » Quant à l’âge et aux critères physiques requis pour être modèle, il n’y en a pas. « Tout est intéressant à dessiner, confie Cyrille Auvity. Les critères physiques de la beauté tels qu’on les connaît aujourd’hui ne sont finalement pas très appropriés pour le dessin. Une fille très mince n’est pas facile à dessiner, il n’y a pas de formes, les ombres ne s’accrochent pas dessus. »
Marion Lapeyre

Source : http://www.leberry.fr/saint-amand-montrond/loisirs/art-litterature/2017/10/16/rencontre-avec-des-modeles-qui-acceptent-de-poser-nus-lors-des-ateliers-a-la-maison-des-associations_12591525.html

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu?

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ?

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Cela fait plusieurs années que je suis modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers pour artistes amateurs et professionnels et, pourtant, il y a un sujet sur lequel je n’ai pas encore élaboré. Il s’agit dans son ensemble de répondre à cette question existentialiste : que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ? Autrement dit, le fait de poser nu pour de tels endroits m’apporte-t-il quelque chose de bien précis qui enrichie d’une manière ou d’une autre mon existence ? Pour répondre à cette question, je me réfère à une discussion téléphonique que j’ai eu dimanche avec mon père. Veuillez noter que ce dernier reste très loin de la ville de Québec où je vis puis maintenant plus de vingt ans.

Oui, il m’arrive quelques fois de lui parler de mes cours séjours faits à Montréal dans le cadre de mes activités en tant que modèle nu. Il va de soi qu’il n’est pas nécessaire d’entrer dans les moindres détails, mais en glisser quelques mots semble l’intéresser tout en le rassurant que j’apprécie ce que je fais. Et, comme il le dit lui-même, faire un tour de temps à autres à Montréal change le mal de place. Or, nous avons discuté d’un événement qui a eu lieu au cours de mon enfance lequel m’avait passablement perturbé et je m’étais promis qu’un jour la vie me donnerait l’occasion de prendre une digne vengeance.

Bref, mon père et moi avions discuté lorsque ma défunte mère et moi étions allés à mon inscription d’école au début du mois de septembre en 1971. Le directeur d’école nous avait fait entrer dans son établissement scolaire par une entrée inaccessible pour les autres élèves, comme si j’étais un monstre dont il fallait les soustraire de leurs regards, afin de nous annoncer une nouvelle. Une nouvelle qui allait prendre la forme d’un coup de lance dans le cœur de ma mère. En effet, il l’informa qu’il ne pouvait pas m’accepter du fait que ma situation physique allait perturber certains élèves issus de classes aisées. Jamais de ma vie, l’humiliation se fit sentir dans les moindres parcelles de ma tendre mère. Vous pouvez me croire sur parole !  

Inutile de vous raconter le chemin du retour. Toutefois, la vie a fait en sorte que j’ai pu accomplir tout le contraire de ce que l’on avait prédit. Non seulement, j’ai complété un parcours académique fort remarquable mais, de surcroît, mon travail en tant que modèle nu pour les écoles d’arts et les ateliers pour artistes professionnels et amateurs a fait mentir le directeur de cet école. Non seulement, mon corps est loin d’être un phénomène que l’on devrait éliminer des yeux du public, mais il peut être considéré comme ayant un potentiel inouï pour la réalisation d’œuvres d’arts.

Bref, nonobstant le fait que mes expériences de modèle nu a favorisé la rencontre de gens formidables, de voyager un peu partout en province et de permettre de prendre en photos plusieurs des œuvres, lesquelles ont été utiles pour la rédaction de quelques-uns de mes articles, faites par des artistes ou bien des étudiants en arts et de parfaire mon savoir-faire dans ce domaine, il y a un élément en particulier qui en ressort. C’est que j’ai réussi à faire mentir ce directeur d’école. Quelle belle riposte de ma part !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

De belles retrouvailles !

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De belles retrouvailles !

Bon début de semaine tout le monde,

Comment allez-vous ? Comment s’est passé votre week-end ? Avez-vous pratiqué des activités qui vous passionnent ou bien êtes-vous simplement resté bien au chaud loin de cette grisaille qui accable le Québec depuis quelques jours ? Si vous restez dans un pays ou le soleil est votre quotidien, sachez qu’un bon nombre de mes citoyens, moi le premier d’entre eux, vous envient de vivre dans une pareille situation. Vous êtes bénis par les dieux. Sachez-le !

new-image13Revenons maintenant aux choses sérieuses ! Je désire partager avec vous mon expérience vécue mercredi le 15 février au sein de l’école d’arts et d’animation de l’U.Q.A.T. satellite Montréal. Toutefois, c’est davantage l’aspect humain qui sera au cœur du présent article sans omettre certains côtés d’ordre plutôt technique. Bien entendu, l’aspect humain est la pierre d’angle de tout mon travail en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où mes services y sont requis, mais il est aussi impératif de posséder un bon répertoire de poses lequel peut être assisté par une bonne imagination servant à s’adapter au public qui assiste à mes prestations. Bref, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine et où il n’y a peu de place à l’erreur. N’ayez crainte ! L’erreur est humaine et comme les gens pour qui je pose nu le sont également, une compréhension mutuelle est toujours possible. Après tout nul est parfait en ce monde si imparfait.

J’ai pris l’habitude d’arriver une ou deux journées dans la ville où ont lieu mesnew-image26 prestations afin d’une part, me familiariser avec les lieux ou bien d’y redécouvrir des endroits qui ne m’étaient pas tellement connus jusqu’à ce jour et, d’autre part, y trouver une quelconque source d’inspiration pouvant servir lors de mes poses devant le groupe pour lequel mes services sont sollicités. En effet, il est pour moi plus que nécessaire de m’imprégner de ce qui anime la ville où se trouve l’école d’arts afin de ressentir tout ce qui l’anime, la fait vivre et, parfois, ce qui peut l’émouvoir. Rappelons-nous que chaque ville possède une âme qui lui est spécifique laquelle est, un peu à l’image du « Leviathan » du philosophe Thomas Hobbes, formée de la multitude des gens qui la compose.

cropped-new-image8.jpgC’est ainsi qu’il m’est possible de me faire une petite idée de ce que je pourrai ou non offrir comme poses. C’est un fait que mes positions seront différentes si elles sont faites devant un groupe d’étudiants en arts sous la supervision de leur professeure que si elles sont accomplies devant un groupe de gens disons-le franchement plus avancés en âge. Ce qui est tout à fait normal. N’est-ce pas ?! Après tout, il s’agit de faire preuve de ce que l’on appelle au Québec du « gros bon sens ».

En ce qui concerne ma prestation de nudité artistique qui a eu lieu mercredi le 15new-image7 février au 8e étage de l’édifice situé sur la rue John F. Kennedy où se trouvent les locaux du département satellite de l’U.Q.A.T. à Montréal, force m’est d’admettre que l’ensemble s’est très bien déroulé. L’accueil que me firent madame D.-H, et ses élèves, leur ouverture d’esprit et la belle entente qui régnait dans le local prévu pour ma prestation ont été sans contredit des éléments positifs au bon déroulement du cours. Toutefois, une question me turlupine l’esprit depuis mon retour à Québec et elle se rapporte à savoir si vous connaissez en quoi consiste un tel déroulement. D’ailleurs, sachez que le déroulement des séances auxquelles je participe peuvent sensiblement être différentes les unes des autres. Tout doit être adapté au milieu environnant. Ne pas en tenir compte risque de mettre dans l’embarras l’ensemble des participants. C’est là un principe à toujours retenir en tout temps et en chaque lieu.

new-image8J’ai donc décidé de vous présenter de manière certes sommaire en quoi peut bien consister le déroulement d’une séance de nudité artistique où mon public-cible est composé d’étudiants et d’étudiantes en arts, et ce sous l’œil attentif de leur professeure dévouée en ce mercredi 15 février. Il est important de retenir que tout est fait avec un respect de part et d’autre et que la recherche de l’excellence est le fondement même de notre séance. Voilà pourquoi une longue série d’échanges entre la professeure et moi-même a été faite bien avant notre rencontre afin d’un côté, connaître le temps de travail qui sera requis pour la journée et d’un autre côté, les thèmes susceptibles d’intéresser les élèves qui seront présents en cette occasion. Savoir où l’on va, du moins en avoir une petite idée, est un avantage indéniable dans un tel domaine.

new-image5Mon arrivé pour la séance a toujours lieu environ une demi-heure avant le début. Ce qui nous permet à la professeure et à votre humble serviteur d’établir les derniers points à retenir pour ma prestation. C’est ainsi que plusieurs informations sur le groupe m’est fourni afin de pouvoir m’adapter aux élèves qui porteront leurs regards sur ma nudité absolue qui leur est offerte avec une grande générosité. Qui plus est ! Un local est prévu pour que je puisse me préparer, ce qui signifie que je dois y enlever mes vêtements et me recouvrir de ma robe de chambre rouge et veiller à ne rien oublier pour les heures à venir. Il va de soi que, si cela s’avère utile, la professeure peut donner un coup de mains pour enlever mes vêtements. N’oublions pas que le temps alloué pour ma disposition est tout de même assez limité.

Une fois bien préparé, je suis invité par la professeure à l’accompagner au local oùnew-image4 les élèves m’attendent avec hâte afin de pouvoir travailler avec un modèle qui possède un savoir-faire indéniable dans le nu artistique. Que dois-je faire dès les premiers instants où mes pieds foulent ce lieu d’apprentissage ? Vous l’avez sans doute deviné, j’opte pour faire une présentation brève mais essentielle de ma personne mais aussi de mon parcours dans ce domaine auprès des élèves. C’est ainsi que je les réconforte de ma situation physique en leur démontrant qu’en premier lieu, je suis là pour les aider à se perfectionner dans leurs champs d’étude et, en second lieu, que nous sommes des êtres humains ayant tous besoin les uns des l’autre pour vivre. Par conséquent, la gêne n’a aucune raison d’être en ce lieu. Aider et apprendre avec un souci total de respect ! Voilà les seuls motifs de ma présence en leur sein.

new-image12Le thème central que votre humble serviteur a voulu présenter aux élèves présents au cours se rapportait aux arts martiaux dont j’ai eu la chance de pratiquer pendant de nombreuses années au sein de l’une des plus grandes fédérations de karaté au Québec. C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser avec l’accord de la professeure un de mes katanas, sabres japonais propres aux samouraïs, dans quelques-unes de mes poses. Les élèves ont semblé avoir apprécié une telle option de ma part puisque plusieurs des plus beaux dessins ont été faits durant ces poses. Après tout, un art est un art qu’il soit martial ou bien académique. Le dessin qui vous est présenté ci-dessus prouve la véracité de mes propos. Toutes mes félicitations à son auteur.

Il va de soi que l’improvisation est toujours de mise lors de mes séances de nuditénew-image6 artistique. Ceci favorise une originalité presque sans limite chez les élèves à la recherche de créativité. C’est ainsi que la professeure adepte d’équitation et passionnée par les chevaux a amené quelques accessoires servant à ses démonstrations lors de spectacle où elle y participe en tant que cavalière et une musicienne accomplie. À mon plus grand plaisir, certains des accessoires m’ont bien fait rire puisqu’ils ont suscité en moi quelques remarques qui ont amusé, voire épaté, la galerie. Je pense, à titre d’exemples, au violon et à la cravache dont le premier a réussi à tenir sur mon épaule tout en jouant quelques notes, fausses soit dit en passant, et le second qui m’a amené à poser la question, avec bien entendu une pointe d’humour, à la professeure si je devais mimer une scène du célèbre film du nom de « cinquante nuance de gris ». Ceci a bien amusé les élèves en salle.

new-image11Une chose doit absolument être retenue de mes prestations artistiques surtout lorsqu’elles ont lieu devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts de premier cycle universitaire. Rester soi-même en tout temps est un pré requis à la bonne marche des séances et ce peu importe ce qui peut arriver. Je pense à une anecdote qui est arrivée durant le cours. En effet, cela faisait déjà plusieurs minutes que le cours était déjà commencé lorsqu’une élève arriva en retard et entra en salle afin de prendre une des rares places encore disponibles. Elle devait passer devant l’estrade où je me trouvais et ses yeux étaient à égalité avec une partie de mon anatomie que je crois être inutile de vous expliquer de quoi il s’agit. Je me rappelle avec un certain amusement du regard furtif qu’elle porta à cet endroit précis tout en poursuivant son chemin jusqu’à sa place avec un petit sourire au coin de ses lèvres et des joues bien rouges . J’ai fait exactement comme si rien avait eu lieu. Et pourquoi donc ? La réponse est simple : c’est parce qu’en effet rien de grave ou de répréhensible n’avait eu lieu. Nous étions simplement des êtres humains avec des capacités et des limites présents en un lieu précis. Devrions-nous alors faire abstraction du caractère propre à notre appartenance sexuelle ? Bien sûr que non ! Ici, l’essentiel est de garder en mémoire que l’apprentissage de l’art était la pierre angulaire de notre présence en salle.

En résumé, cette journée a été une occasion formidable de renouer avec une vision, que je qualifierais volontiers, d’académique sans pour autant omettre l’aspect humain propre à toute séance de nudité artistique digne de ce nom. Oui, ce furent vraiment de très belles retrouvailles qui ont enrichi non seulement votre humble serviteur, mais aussi les élèves qui sont venus assister le cours. Au plaisir de les revoir un de ces jours !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada