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Toute bonne chose a une fin

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Toute bonne chose a une fin.

Bonjour tout le monde,

Je vous annonce que je serai de retour à Québec ce lundi. J’ai eu la chance incroyable d’avoir vécu une très belle séance de nudité artistique qui a eu lieu à Sept-Îles ce vendredi 10 novembre.

Les étudiants et étudiantes étaient certes assez jeunes, tout de même des adultes, mais ils ont de beaucoup de talent et un GRAND coeur.

Portez-vous bien !

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Sept-Îles (Québec)

Canada

Ce n’est que partie remise.

Désolé

Ce n’est que partie remise.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison automnale vous soit agréable. Pour ma part, je vais vraiment très bien tant au plan de la santé que de ma passion en tant que modèle nu, sans oublier celles de la poésie et de la photographie. D’ailleurs, l’automne est une saison extraordinaire pour la réalisation de photos de qualité exceptionnelle. Les mille couleurs, la luminosité unique en son genre et la fraîcheur qui annonce la venue de monsieur Hiver accordent à cette saison une beauté réellement incomparable.

IMG_20171006_155913_664Sous un autre d’idée, je vous avais annoncé dans l’un de mes précédents articles que j’irai de nouveau à Sept-Îles afin de poser nu pour le département de l’enseignement des arts du C.É.G.E.P. de l’endroit. Malheureusement, je suis dans l’impossibilité de me rendre à Sept-Îles pour la simple raison que la famille de l’un de mes frères où je restais ne pourra pas me recevoir durant mon séjour. Par respect pour sa famille, vous comprenez que je désire garder confidentielle la raison même de cette impossibilité. Qu’à cela ne tienne, ce n’est que partie remise.

Qui plus est ! Je serai toujours disponible pour la session prochaine. Tout ceci ne m’empêchera pas de composer des articles sous formes de proses ou de poésie à partir des photos des oeuvres réalisées par les étudiants-es en art dont j’ai eu le privilège, et aussi l’immense honneur, de travailler en leur agréable compagnie.

Merci de m’avoir lu !

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rencontre avec des modèles …

 

 

Rencontre avec des modèles qui acceptent de poser nus lors des ateliers à la Maison des associations

Transposée dans le domaine de l’art, la nudité se déleste des préjugés qui lui collent à la peau. Elle devient alors un support, un moyen d’expression qui créé une symbiose entre l’artiste et son modèle.

«Trop souvent dans l’esprit des gens, la nudité est assimilée à la sexualité. Mais quand on dessine, on est très loin de ça. » Président de l’association de l’Atelier de modèle vivant du Saint-Amandois, Cyrille Auvity propose des cours de dessins à partir de modèles, hommes ou femmes, nus.

« C’est un nu naturel »

Cette démarche artistique suscite souvent la curiosité du grand public. « Quand on parle de modèle vivant, on a régulièrement des regards interloqués, curieux et des remarques qui renvoient à la sexualité. » Des réactions qui sont pourtant à l’opposé d’une réalité artistique où modèles et dessinateurs entrent dans une démarche commune guidée par le respect.

« Je n’ai jamais entendu une seule blague grivoise, confie Cyrille Auvity qui est également dessinateur. C’est beaucoup plus respectueux que sur une plage. Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle. »

Christian Dehaene, modèle masculin depuis une vingtaine d’années, confirme cette notion d’union.

« Le nu, c’est secondaire. Être modèle, c’est être un acteur qui parle avec son corps. Quand on pose, il faut avoir une expression, un mouvement pour communiquer avec les artistes. Le visage doit être en adéquation avec le corps. Il y a une expression qui passe, c’est très important. » Si certains modèles posent occasionnellement, Christian Dehaene en a fait son métier, s’imposant une bonne hygiène de vie. « Il faut être très physique, confie le modèle. Je suis spécialisé dans la pose longue debout. Les appuis comptent beaucoup, c’est très technique, il ne faut pas avoir de crampe. »

Tatouage, piercing, bronzage, hématomes, etc., il s’interdit toutes traces étrangères sur le corps. Quant à la gêne de poser nu, il avoue ne pas la ressentir. Au contraire. « Je suis plus à l’aise nu qu’habillé. C’est un nu naturel. Je suis dans mon élément. »

Une aisance pas forcément donnée à tout le monde, comme en témoigne Nathalie Bauche, qui a posé nue pour la première il y a deux ans. « Au début, on a très chaud, on est très gêné, relate la quadragénaire. Après, on est dans le bain, on arrive à se mettre à l’aise, les positions viennent naturellement. » En posant nue, la Saint-Amandoise ressent une grande liberté et arrive à prendre davantage conscience de son corps. « À la fin de la séance, je suis émue de me voir sur une toile. On voit son corps autrement que sur une photo. »

Des modèles saint-amandois, Cyrille Auvity n’en trouve que peu. « Dans les petites villes comme la nôtre, c’est un peu compliqué car tout le monde se connaît. Les personnes qui seraient intéressées ont peur de se retrouver face à des gens qu’ils connaissent. » La compensation financière de 20 euros de l’heure pour les modèles de l’Atelier saint-amandois peut parfois les motiver à franchir le cap.

« Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle »

« J’ai parfois des étudiants en BMA (Brevet des métiers d’art au lycée Jean-Guéhenno NDLR) qui ne sont pas de Saint-Amand. » Quant à l’âge et aux critères physiques requis pour être modèle, il n’y en a pas. « Tout est intéressant à dessiner, confie Cyrille Auvity. Les critères physiques de la beauté tels qu’on les connaît aujourd’hui ne sont finalement pas très appropriés pour le dessin. Une fille très mince n’est pas facile à dessiner, il n’y a pas de formes, les ombres ne s’accrochent pas dessus. »
Marion Lapeyre

Source : http://www.leberry.fr/saint-amand-montrond/loisirs/art-litterature/2017/10/16/rencontre-avec-des-modeles-qui-acceptent-de-poser-nus-lors-des-ateliers-a-la-maison-des-associations_12591525.html

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu?

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ?

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Cela fait plusieurs années que je suis modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers pour artistes amateurs et professionnels et, pourtant, il y a un sujet sur lequel je n’ai pas encore élaboré. Il s’agit dans son ensemble de répondre à cette question existentialiste : que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ? Autrement dit, le fait de poser nu pour de tels endroits m’apporte-t-il quelque chose de bien précis qui enrichie d’une manière ou d’une autre mon existence ? Pour répondre à cette question, je me réfère à une discussion téléphonique que j’ai eu dimanche avec mon père. Veuillez noter que ce dernier reste très loin de la ville de Québec où je vis puis maintenant plus de vingt ans.

Oui, il m’arrive quelques fois de lui parler de mes cours séjours faits à Montréal dans le cadre de mes activités en tant que modèle nu. Il va de soi qu’il n’est pas nécessaire d’entrer dans les moindres détails, mais en glisser quelques mots semble l’intéresser tout en le rassurant que j’apprécie ce que je fais. Et, comme il le dit lui-même, faire un tour de temps à autres à Montréal change le mal de place. Or, nous avons discuté d’un événement qui a eu lieu au cours de mon enfance lequel m’avait passablement perturbé et je m’étais promis qu’un jour la vie me donnerait l’occasion de prendre une digne vengeance.

Bref, mon père et moi avions discuté lorsque ma défunte mère et moi étions allés à mon inscription d’école au début du mois de septembre en 1971. Le directeur d’école nous avait fait entrer dans son établissement scolaire par une entrée inaccessible pour les autres élèves, comme si j’étais un monstre dont il fallait les soustraire de leurs regards, afin de nous annoncer une nouvelle. Une nouvelle qui allait prendre la forme d’un coup de lance dans le cœur de ma mère. En effet, il l’informa qu’il ne pouvait pas m’accepter du fait que ma situation physique allait perturber certains élèves issus de classes aisées. Jamais de ma vie, l’humiliation se fit sentir dans les moindres parcelles de ma tendre mère. Vous pouvez me croire sur parole !  

Inutile de vous raconter le chemin du retour. Toutefois, la vie a fait en sorte que j’ai pu accomplir tout le contraire de ce que l’on avait prédit. Non seulement, j’ai complété un parcours académique fort remarquable mais, de surcroît, mon travail en tant que modèle nu pour les écoles d’arts et les ateliers pour artistes professionnels et amateurs a fait mentir le directeur de cet école. Non seulement, mon corps est loin d’être un phénomène que l’on devrait éliminer des yeux du public, mais il peut être considéré comme ayant un potentiel inouï pour la réalisation d’œuvres d’arts.

Bref, nonobstant le fait que mes expériences de modèle nu a favorisé la rencontre de gens formidables, de voyager un peu partout en province et de permettre de prendre en photos plusieurs des œuvres, lesquelles ont été utiles pour la rédaction de quelques-uns de mes articles, faites par des artistes ou bien des étudiants en arts et de parfaire mon savoir-faire dans ce domaine, il y a un élément en particulier qui en ressort. C’est que j’ai réussi à faire mentir ce directeur d’école. Quelle belle riposte de ma part !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

De belles retrouvailles !

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De belles retrouvailles !

Bon début de semaine tout le monde,

Comment allez-vous ? Comment s’est passé votre week-end ? Avez-vous pratiqué des activités qui vous passionnent ou bien êtes-vous simplement resté bien au chaud loin de cette grisaille qui accable le Québec depuis quelques jours ? Si vous restez dans un pays ou le soleil est votre quotidien, sachez qu’un bon nombre de mes citoyens, moi le premier d’entre eux, vous envient de vivre dans une pareille situation. Vous êtes bénis par les dieux. Sachez-le !

new-image13Revenons maintenant aux choses sérieuses ! Je désire partager avec vous mon expérience vécue mercredi le 15 février au sein de l’école d’arts et d’animation de l’U.Q.A.T. satellite Montréal. Toutefois, c’est davantage l’aspect humain qui sera au cœur du présent article sans omettre certains côtés d’ordre plutôt technique. Bien entendu, l’aspect humain est la pierre d’angle de tout mon travail en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où mes services y sont requis, mais il est aussi impératif de posséder un bon répertoire de poses lequel peut être assisté par une bonne imagination servant à s’adapter au public qui assiste à mes prestations. Bref, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine et où il n’y a peu de place à l’erreur. N’ayez crainte ! L’erreur est humaine et comme les gens pour qui je pose nu le sont également, une compréhension mutuelle est toujours possible. Après tout nul est parfait en ce monde si imparfait.

J’ai pris l’habitude d’arriver une ou deux journées dans la ville où ont lieu mesnew-image26 prestations afin d’une part, me familiariser avec les lieux ou bien d’y redécouvrir des endroits qui ne m’étaient pas tellement connus jusqu’à ce jour et, d’autre part, y trouver une quelconque source d’inspiration pouvant servir lors de mes poses devant le groupe pour lequel mes services sont sollicités. En effet, il est pour moi plus que nécessaire de m’imprégner de ce qui anime la ville où se trouve l’école d’arts afin de ressentir tout ce qui l’anime, la fait vivre et, parfois, ce qui peut l’émouvoir. Rappelons-nous que chaque ville possède une âme qui lui est spécifique laquelle est, un peu à l’image du « Leviathan » du philosophe Thomas Hobbes, formée de la multitude des gens qui la compose.

cropped-new-image8.jpgC’est ainsi qu’il m’est possible de me faire une petite idée de ce que je pourrai ou non offrir comme poses. C’est un fait que mes positions seront différentes si elles sont faites devant un groupe d’étudiants en arts sous la supervision de leur professeure que si elles sont accomplies devant un groupe de gens disons-le franchement plus avancés en âge. Ce qui est tout à fait normal. N’est-ce pas ?! Après tout, il s’agit de faire preuve de ce que l’on appelle au Québec du « gros bon sens ».

En ce qui concerne ma prestation de nudité artistique qui a eu lieu mercredi le 15new-image7 février au 8e étage de l’édifice situé sur la rue John F. Kennedy où se trouvent les locaux du département satellite de l’U.Q.A.T. à Montréal, force m’est d’admettre que l’ensemble s’est très bien déroulé. L’accueil que me firent madame D.-H, et ses élèves, leur ouverture d’esprit et la belle entente qui régnait dans le local prévu pour ma prestation ont été sans contredit des éléments positifs au bon déroulement du cours. Toutefois, une question me turlupine l’esprit depuis mon retour à Québec et elle se rapporte à savoir si vous connaissez en quoi consiste un tel déroulement. D’ailleurs, sachez que le déroulement des séances auxquelles je participe peuvent sensiblement être différentes les unes des autres. Tout doit être adapté au milieu environnant. Ne pas en tenir compte risque de mettre dans l’embarras l’ensemble des participants. C’est là un principe à toujours retenir en tout temps et en chaque lieu.

new-image8J’ai donc décidé de vous présenter de manière certes sommaire en quoi peut bien consister le déroulement d’une séance de nudité artistique où mon public-cible est composé d’étudiants et d’étudiantes en arts, et ce sous l’œil attentif de leur professeure dévouée en ce mercredi 15 février. Il est important de retenir que tout est fait avec un respect de part et d’autre et que la recherche de l’excellence est le fondement même de notre séance. Voilà pourquoi une longue série d’échanges entre la professeure et moi-même a été faite bien avant notre rencontre afin d’un côté, connaître le temps de travail qui sera requis pour la journée et d’un autre côté, les thèmes susceptibles d’intéresser les élèves qui seront présents en cette occasion. Savoir où l’on va, du moins en avoir une petite idée, est un avantage indéniable dans un tel domaine.

new-image5Mon arrivé pour la séance a toujours lieu environ une demi-heure avant le début. Ce qui nous permet à la professeure et à votre humble serviteur d’établir les derniers points à retenir pour ma prestation. C’est ainsi que plusieurs informations sur le groupe m’est fourni afin de pouvoir m’adapter aux élèves qui porteront leurs regards sur ma nudité absolue qui leur est offerte avec une grande générosité. Qui plus est ! Un local est prévu pour que je puisse me préparer, ce qui signifie que je dois y enlever mes vêtements et me recouvrir de ma robe de chambre rouge et veiller à ne rien oublier pour les heures à venir. Il va de soi que, si cela s’avère utile, la professeure peut donner un coup de mains pour enlever mes vêtements. N’oublions pas que le temps alloué pour ma disposition est tout de même assez limité.

Une fois bien préparé, je suis invité par la professeure à l’accompagner au local oùnew-image4 les élèves m’attendent avec hâte afin de pouvoir travailler avec un modèle qui possède un savoir-faire indéniable dans le nu artistique. Que dois-je faire dès les premiers instants où mes pieds foulent ce lieu d’apprentissage ? Vous l’avez sans doute deviné, j’opte pour faire une présentation brève mais essentielle de ma personne mais aussi de mon parcours dans ce domaine auprès des élèves. C’est ainsi que je les réconforte de ma situation physique en leur démontrant qu’en premier lieu, je suis là pour les aider à se perfectionner dans leurs champs d’étude et, en second lieu, que nous sommes des êtres humains ayant tous besoin les uns des l’autre pour vivre. Par conséquent, la gêne n’a aucune raison d’être en ce lieu. Aider et apprendre avec un souci total de respect ! Voilà les seuls motifs de ma présence en leur sein.

new-image12Le thème central que votre humble serviteur a voulu présenter aux élèves présents au cours se rapportait aux arts martiaux dont j’ai eu la chance de pratiquer pendant de nombreuses années au sein de l’une des plus grandes fédérations de karaté au Québec. C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser avec l’accord de la professeure un de mes katanas, sabres japonais propres aux samouraïs, dans quelques-unes de mes poses. Les élèves ont semblé avoir apprécié une telle option de ma part puisque plusieurs des plus beaux dessins ont été faits durant ces poses. Après tout, un art est un art qu’il soit martial ou bien académique. Le dessin qui vous est présenté ci-dessus prouve la véracité de mes propos. Toutes mes félicitations à son auteur.

Il va de soi que l’improvisation est toujours de mise lors de mes séances de nuditénew-image6 artistique. Ceci favorise une originalité presque sans limite chez les élèves à la recherche de créativité. C’est ainsi que la professeure adepte d’équitation et passionnée par les chevaux a amené quelques accessoires servant à ses démonstrations lors de spectacle où elle y participe en tant que cavalière et une musicienne accomplie. À mon plus grand plaisir, certains des accessoires m’ont bien fait rire puisqu’ils ont suscité en moi quelques remarques qui ont amusé, voire épaté, la galerie. Je pense, à titre d’exemples, au violon et à la cravache dont le premier a réussi à tenir sur mon épaule tout en jouant quelques notes, fausses soit dit en passant, et le second qui m’a amené à poser la question, avec bien entendu une pointe d’humour, à la professeure si je devais mimer une scène du célèbre film du nom de « cinquante nuance de gris ». Ceci a bien amusé les élèves en salle.

new-image11Une chose doit absolument être retenue de mes prestations artistiques surtout lorsqu’elles ont lieu devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts de premier cycle universitaire. Rester soi-même en tout temps est un pré requis à la bonne marche des séances et ce peu importe ce qui peut arriver. Je pense à une anecdote qui est arrivée durant le cours. En effet, cela faisait déjà plusieurs minutes que le cours était déjà commencé lorsqu’une élève arriva en retard et entra en salle afin de prendre une des rares places encore disponibles. Elle devait passer devant l’estrade où je me trouvais et ses yeux étaient à égalité avec une partie de mon anatomie que je crois être inutile de vous expliquer de quoi il s’agit. Je me rappelle avec un certain amusement du regard furtif qu’elle porta à cet endroit précis tout en poursuivant son chemin jusqu’à sa place avec un petit sourire au coin de ses lèvres et des joues bien rouges . J’ai fait exactement comme si rien avait eu lieu. Et pourquoi donc ? La réponse est simple : c’est parce qu’en effet rien de grave ou de répréhensible n’avait eu lieu. Nous étions simplement des êtres humains avec des capacités et des limites présents en un lieu précis. Devrions-nous alors faire abstraction du caractère propre à notre appartenance sexuelle ? Bien sûr que non ! Ici, l’essentiel est de garder en mémoire que l’apprentissage de l’art était la pierre angulaire de notre présence en salle.

En résumé, cette journée a été une occasion formidable de renouer avec une vision, que je qualifierais volontiers, d’académique sans pour autant omettre l’aspect humain propre à toute séance de nudité artistique digne de ce nom. Oui, ce furent vraiment de très belles retrouvailles qui ont enrichi non seulement votre humble serviteur, mais aussi les élèves qui sont venus assister le cours. Au plaisir de les revoir un de ces jours !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tout est dans le regard.

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Tout est dans le regard.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous pouvez profiter de la saison automnale et de toutes ces couleurs rougeâtres qui1610783_1695685847329185_6872979167668565969_n embellissent les forêts. Ici, au Canada, nos forêts sont tout simplement magnifiques même si une bise froide annonce la venue de l’hiver. Que voulez-vous?! Chaque saison possède son charme qui la rende unique à nos regards excités d’y découvrir toutes les subtilités qui s’y cachent. Oui, nos regards sont d’une extrême importance en ce qui a trait à la recherche de toute la beauté qui existe en ce monde. Il y en est ainsi de l’univers, de la nature et de tout ce qui nous entoure. Il va de soi que le corps, ce véhicule qui nous permet d’entrer en relation avec l’autre, ne fait pas exception à la règle.

Qu’on le veuille ou non, le corps que nous avions au moment de notre naissance était totalement nu. Une nudité qui est vécue de manière plus ou moins quotidienne. Est-il utile de vous rappeler que nous prenons notre douche entièrement nus? Certaines nudités sont davantage acceptées au sein de notre société, et ce, pour des motifs sociaux ayant été inconsciemment ou non influencés par des valeurs judéo-chrétiennes. Lesdites valeurs sont nobles et dignes de mention. Après tout, elles ont été utiles pour la fondation de l’Europe et du monde occidental, incluant l’Amérique du nord. La compassion et l’entraide prônées selon les principes évangéliques ont permis l’émergence d’hôpitaux et d’une multitude d’œuvres de bienfaisance.

Mais, qu’arrive-t-il de la nudité? Quels sont les points-de-repère qui justifient qu’une œuvre quelconque soit qualifiée d’obscène ou digne d’intérêt artistique? Où s’arrête la vulgarité et où commence une œuvre d’art? Et, peut-on faire un amalgame de toutes les formes de nudité? Bref, quelle est donc la pierre angulaire sur laquelle la nudité possède ses lettres de noblesse? Cette dernière question résume à la perfection le thème central du présent article.

11807534_10153404557290733_5438429884558262964_oAprès mûrs réflexions sur mon expérience en tant que modèle nu, je peux affirmer avec une quasi-certitude que tout réside dans le regard que l’autre porte sur le corps nu. La nudité devant la lentille d’un photographe ou bien devant un groupe d’étudiants-es en arts ou bien encore devant un artiste-peintre professionnel ou amateur n’a strictement rien de mal en soi. Certaines poses prises par le modèle peuvent être plus explicites que d’autres, j’en ai fait moi-même l’expérience, alors que d’autres seront qualifiées de plus conventionnelles. Certaines formes de nudité seront davantage appréciées que d’autres. En résumé, les possibilités en cette matière sont presque infinies.

Deux facteurs doivent être prises en considération dans le domaine de la nudité artistique. Primo, ce que l’artiste cherche à présenter est ce qu’il voit, non pas comme le commun des mortels, mais comme celui qui vit une émotion ou si vous préférez ce qu’il a ressentie avec le modèle lors de leur séance. L’artiste et le modèle sont d’abord et avant tout des êtres humains sexués. C’est un fait à ne jamais oublier. Secundo, il y a aussi ce que l’artiste et son modèle vivent en interaction au moment même de leur séance. D’ailleurs, je me souviens très bien de la séance qui a eu lieu11235251_676422929152119_142811643_o au mois de mai avec un photographe extraordinaire du nom de Jérôme Bertrand. Combien de photos avons-nous réalisées avant de dénicher la perle rare, celle qui allait permettre la création d’une série à laquelle elle sera la pierre maitresse? Je n’ose même pas y songer, ne fût-ce qu’un seul instant. Quoiqu’il en soit, la photo retenue a donné lieu à une série qui a dépassé nos attentes. En effet, elle a été présentée au sein d’un magazine artistique fort populaire à Montréal.

Un fait demeure! Cette photo a possiblement choqué quelques personnes pour qui il est prohibé de faire une quelconque image du Christ sur la croix et encore davantage de s’en inspirer pour réaliser une série portant sur la célébration eucharistique. Encore-là, deux réactions extrêmes ont pu surgir au sein des personnes qui ont eu l’opportunité de voir une telle publication. Nous avons, d’un côté, ceux qui y ont vu un réel blasphème envers le Christ alors que de l’autre côté, nous y retrouvons ceux qui y ont déniché une œuvre digne de mention, loin d’être condamnable.

Quels seraient donc les points-de-repère qui justifient qu’une œuvre quelconque soit qualifiée d’obscène ou digne d’intérêt artistique? Justement, il n’y a rien d’autre que le regard manifesté envers le corps du modèle nu. Attention! Je ne fais en aucun temps un quelconque lien avec à la pornographie. Loin de moi l’intention de mixer ces deux champs qui sont, reconnaissons-le d’emblée, aux antipodes l’un de l’autre. Je le dis et je le répète: tout est dans le regard. Un point, c’est tout. Bon! Il est tout de même vrai que l’expérience, la qualité du travail et le sérieux manifesté tant par l’artiste que le modèle ne sont guère à dédaigner, mais là-encore, le regard sera toujours le fondement de toute critique.

11701187_983457705039337_6955082830692781123_nOù s’arrête la vulgarité et où commence une œuvre d’art? Difficile à dire. En effet, chaque artiste et chaque modèle nu possède ses propres critères auxquels ils ne franchiront jamais les barrières. En ce qui me concerne, la dignité du modèle nu doit demeurer une prérogative dans chacune des séances de nudité artistique. Fort heureusement, et Dieu merci, le respect à mon égard a toujours été présent à mon endroit de la part de toutes les personnes avec qui j’ai eu la chance de travailler. C’est-là une chose à laquelle je serai toujours reconnaissant toute ma vie.

Enfin, peut-on faire un amalgame de toutes les formes de nudité? Je ne le pense pas. Il y a une nudité qui devra toujours restée prohibée; celle qui cherchera à rabaisser l’être humain au rang de l’animal. Le corps nu ne devrait jamais être utilisé comme un simple outil, notamment dans le domaine publicitaire. Il en est de même de toute utilisation abusive du corps, et ce pour quelque motif que ce soit. Par contre, la nudité peut être qualifiée de noble surtout s’il s’agit de nudité artistique. Ici, je sais très bien de quoi je parle. Jamais de toute mon expérience je n’ai eu à supporter une quelconque remarque désobligeante à mon endroit lors d’une séance de nudité artistique. Jamais, non plus, je ne me suis gêné à prendre telle ou telle pose car je savais à l’avance que les regards envers mon corps nu allèrent être respectueux envers celui-ci.

En résumé, tout est une question de perception. Une perception qui tire sa source dans le regard de l’autre et de soi envers soi-même. En d’autres mots, je suis plus que ce que je veux montrer et ce que vous voyez de moi. Il en est de même pour vous, fort probablement. Oui, le regard est la pierre angulaire du corps nu car, avouons-le sans aucune honte, le corps nu c’est vraiment magnifique.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pleinement humain

« Bravo Rolland! Vous êtes généreux et courageux, un vrai artiste comprenant les artistes. »

Samuelle Ducrocq-Henry Prof. d’arts U.Q.A.T.-satellite Montréal

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Pleinement humain

Bonjour tout le monde,

Vous savez aussi bien que moi qu’il existe au cours de nos vies des évènements qui nous marquent pour longtemps, et dans certains cas pour toujours. En ce qui me concerne, plusieurs évènements de ma vie ont été, vous en doutez certainement, loin d’être rigolos. Je pense notamment au rejet qu’un directeur d’école a eu à mon égard en me refusant l’accès à son établissement scolaire du niveau du primaire sous prétexte que ma situation physique allait perturber certains élèves issus de la haute société. À cela s’ajoute l’assassinat de l’un de mes frères aînés à l’occasion d’une émeute qui a pour origine la grève du front commun intersyndicale de 1972. Je pourrais rajouter encore bien d’autres éléments à ma liste.

Toutefois, et Dieu merci!, j’ai eu la chance de vivre des expériences fantastiques lesquelles m’ont permis de devenir un homme comblé par la vie tout en étant conscient qu’il est loin d’être qu’une pauvre victime de l’existence. Parmi lesdites expériences, l’on a qu’à penser aux nombreux sports que j’ai pratiqués, aux sorties entre amis durant mes expériences de jeunesse, aussi folles les unes que les autres, aux multiples voyages effectués tant en Europe qu’aux États-Unis sans oublier mon pays; le Canada. À cela viennent s’ajouter plusieurs articles de journaux où je fis la “Une”, et ce tant dans les médias du Québec qu’en Europe. Bien entendu, mes relations amoureuses font partie de mes plus beaux souvenirs même si, trois fois hélas, l’une d’entre elles se termina dans une douleur indescriptible tant pour votre humble serviteur que pour la femme que j’ai le plus aimée dans ma vie. Mais, comme dit un vieil adage; « Le regret est un vain sentiment : L’essentiel est d’aller toujours de l’avant sans se retourner en arrière, si ce n’est que pour éviter de refaire les erreurs du passé. » Parole de grande sagesse!

12200452_10208456182107114_1033381321_n (3)De plus, je peux avouer avec un plaisir énorme que l’année 2015 a été jusqu’à maintenant l’une des plus belles de toute ma vie. Une année où j’ai pu exercer ma passion pour la nudité artistique de manière tout à fait satisfaisante. Hé oui! Cela fait déjà plus de trois ans que je pose nu pour des artistes amateurs ou professionnels ou encore pour des écoles d’arts. Ce qui m’a amené à faire la connaissance de gens remarquables au grand talent artistique. Des gens au cœur d’or, et qui ont une vision de la vie peu commune au sein de la société actuelle. Cependant, c’est surtout cette année où j’ai eu l’occasion de développer au maximum mon talent dans ce domaine bien particulier qu’est la nudité artistique. Un domaine dont ma passion augmente au fil de mes prestations réalisées avec un sens du professionnalisme fort aiguisé. Une passion qui m’a amené à faire le trajet Québec-Montréal à maintes reprises. Parmi mes multiples périples, celui de la semaine du 2 au 6 novembre restera gravé dans mon cœur tellement ce fut réalisé avec un succès presque incroyable.

Ceci m’amène à vous parler d’une expérience qui se déroula dans les locaux de l’université du Québec en Abitibi-Témiscamingue satellite de Montréal. Une expérience que j’ai vécue en tant que modèle nu dans le cadre d’une séance de nudité artistique qui se déroula en deux périodes successives de trois heures chacune. Une séance qui m’a permis d’une part, de constater jusqu’à tel point les artistes-peintres en herbe possèdent un talent artistique indéniable et, d’autre part, de constater jusqu’à tel point la jeunesse actuelle est à la fois belle et riche. Une beauté qui réside avant toute chose dans son authenticité face à cet « autre » qui se trouve devant elle. Une richesse qui réside de par son ouverture sur le monde afin d’y découvrir tout ce qui est beau, noble et digne de respect sans omettre le devoir de dénoncer, et selon les moyens mises à sa disposition, les affres qui jalonnent l’existence humaine.

Mais, revenons à ladite journée du 3 novembre où j’ai pu mettre à contribution mon talent de modèle nu au12204681_10208456193347395_1349257437_n (2) grand plaisir des étudiants et des étudiantes en arts de l’U.Q.A.T.-satellite Montréal. Voulant profiter du soleil magnifique qui surplombait la belle métropole du Québec, j’ai pris tout le temps nécessaire afin de me rendre dans ses locaux. « Rien ne presse lorsque nous devons bien faire ce qui doit être fait. » Voilà le mot d’ordre qui m’anime en tout temps. Prendre un bon petit-déjeuner, être propre de la tête aux pieds, avoir tout ce qu’il faut pour me sustenter jusqu’à l’heure du souper et posséder une serviette ainsi qu’une robe de chambre pour me couvrir lorsque cela sera nécessaire. C’est tout ce qu’il me fallait pour débuter cette journée de travail avec grand entrain.

Je suis donc arrivé aux locaux quelques minutes avant l’heure prévue afin de me familiariser avec les lieux et de faire la connaissance, du moins de visu, avec certains des étudiants avec lesquels je passerai l’après-midi. Dès l’heure du rendez-vous arrivée, j’ai fait la rencontre de la professeure qui sera la directrice des futures séances. Une pédagogue qui a su diriger les deux groupes respectifs avec une main de fer dans un gant de velours. J’ajouterai, si vous me le permettez, qu’elle est aussi une dame vraiment magnifique et avec un charme indéniable. C’est tout à son honneur.

Après les salutations d’usage, elle se dirigea vers le local où ont eu lieu lesdites séances afin d’une part, de donner ses directives aux élèves et, d’autre part, de les prévenir de ma venue imminente. Pendant ce temps, je me devais de me préparer en enfilant un costume du XIIIe siècle pour la première partie du cours.

Ici, quelques mots explicatifs doivent être dits afin de faire comprendre parmi les nombreux lecteurs le12200475_10208456190307319_1418107598_n (2) déroulement de cette séance à laquelle j’ai participée. La première chose à retenir, c’est toute l’importance que j’accorde à une présentation somme toute sommaire de ma personne auprès des élèves. Ceci a pour objectif primo, de désamorcer un quelconque malaise pouvant se manifester au sein du groupe, et secundo, de leur faire prendre conscience que je suis leur semblable avec ses forces et ses faiblesses, ses rêves et ses aspirations face à la vie. Croyez-moi sur parole! J’ai atteint ce double objectif. La seconde chose que vous devez vous souvenirs c’est que la partie introductive du cours était ni plus ni moins qu’une période de réchauffement où les élèves ont dessiné votre humble serviteur qui portait pour l’occasion un costume rappelant le XIIIE siècle. Une période qui m’a été également fort utile pour me plonger graduellement dans le bain de la nudité absolue, sans gêne et sans vulgarité. Enfin, la période où la nudité artistique est mise de l’avant occupe environ le trois-quarts de toute la séance. Il va sans dire que j’apprécie beaucoup le fait que la professeure guida avec une minutie impeccable la succession des poses que je devais prendre au fil de ses directives. Mais, attention! Elle a su tenir compte de mes capacités physiques lesquelles m’ont étonné sans cesse étonné.

Que puis-je écrire concernant les positions réalisées durant ladite séance? Tout d’abord, que le tout a été réalisé avec un soin méticuleux où le respect se manifesta au sein de toutes les personnes présentes en salle de cours. Ensuite, une certaine longueur d’ondes très positive est apparue entre les élèves et moi, et ce dès les premières secondes où j’ai enlevé mes vêtements. Oui, je suis fier de mon corps et de chacune des parties qui le constituent puisqu’ils renferment une beauté qui leur est unique. Une beauté à découvrir avec amour et simplicité. Enfin, c’est là où, à mon grand étonnement, j’ai repris conscience de toute l’humanité qui réside au sein de la jeunesse. Une jeunesse qui est, contrairement à ce que l’on nous présente au sein des médias de masse, belle, rayonnante et magnifique.

IMAG0965Quelques mots doivent être écrits sur le déroulement de la séance proprement dite, ou plutôt sur mon implication à chacune des poses que je devais exécuter. Bien que la professeure m’orienta dans les poses élaborées pour la séance, je m’exécuta avec confiance sachant bien que j’étais entre bonnes mains. Les poses, je parle ici de nudité, étaient élaborées afin de permettre à chacun des élèves de travailler leurs coups de crayon en mettant l’accent sur l’amélioration graduelle dans les tableaux respectifs. D’ailleurs, j’ai été ébahi par le talent de chacun d’entre eux. Fait intéressant à retenir! Une fois, je m’étais dirigé vers l’une des étudiantes en place pour lui demander de bien vouloir me donner son œuvre artistique tellement celui-ci m’avait touché. Ce qu’elle a accepté de faire avec un sourire angélique.

J’ai bien aimé la quiétude des lieux pendant le déroulement de la séance proprement dite. Une quiétude qui a favorisé le sérieux du travail effectué par tous les participants. Une quiétude qui a été agrémentée par une douce mélodie tout le long de ladite séance. Fait cocasse à retenir! Une des chansons de Céline Dion joua alors que je me prélassais couché sur le sofa pendant une pose de nudité artistique de longue durée. Cela ne vous fait pas penser à un film très populaire relatant une tragédie maritime survenue au début du XIX e siècle? Je me suis bien amusé. C’est le moins que je puisse dire.

Bien qu’il soit vrai que l’ensemble de la journée de nudité artistique ai été assez longue, je dois reconnaitre12207754_10208456190427322_1979300797_n (2) que l’accueil chaleureux des étudiants et des étudiantes, sans omettre celui de leur professeure, a rendu le tout fort agréable. Poser nu pendant plus de six heures est, vous pouvez en être convaincus, un exploit digne de mention. Mais, s’agit-il réellement d’un exploit? Je vous répondrai qu’il en est rien. Bien au contraire!

En résumé, cette double séance de nudité artistique a été pour moi l’occasion de vous prouver, encore une fois, à la fois toute la passion et le sérieux que je mets dans cet art. Un art qui favorise un nouveau regard sur mon corps nu. Certes nu, mais pleinement humain. Humain tout comme chacun et chacune d’entre vous. Un être humain ayant vécu une vie somme toute magnifique avec ses hauts et ses bas. Mais, qui n’en a pas en ce monde?

C’est à suivre…

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada