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Réaliser une pose, faire vivre des émotions

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Votre humble serviteur: RollandJr St-Gelais de Québec

 

Réaliser une pose, faire vivre des émotions

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529J’espère que vous passez un bel été. Pour ma part, je dois dire que ce fut vraiment très bien. En effet, j’ai eu la chance d’aller voir mon père qui vit dans la belle ville de Matane en Gaspésie, de visiter différents lieux de ma belle province qu’est le Québec, notamment la Montérégie et voir un lieu de culte d’une importance plus que considérable dans l’histoire du premier peuple fondateur du Canada, c’est-à-dire les Canadiens français. Vous avez sans aucun doute deviné qu’il s’agit de la basilique Notre-Dame de Montréal. Une question m’est venue à l’esprit en visitant ce haut lieu de pèlerinage du catholicisme : « Pourquoi un tel endroit suscite-t-il tant d’émotions chez les visiteurs, qu’ils soient de simples touristes ou bien des catholiques voulant faire un acte de dévotion à Notre-Dame? »

Personnellement, j’opterais pour trois causes possibles  qui doivent être présentées en interrelation avec ma  passion de modèle vivant pour des écoles d’arts. Soyez rassurés! Nulle est mon intention de me comparer, ne fut-ce qu’une seconde, avec la splendeur des lieux et encore moins avec la notion de sainteté qui s’y rattache. C’est à mon avis faire preuve de modestie que d’éviter une quelconque comparaison entre mon travail de modèle vivant et l’art présenté en cet endroit. J’oserai pourtant cette comparaison. C’est ce que je vous invite à découvrir maintenant.

En effet, il y a trois causes qui peuvent être mises enIMG_20180817_181059_552 interrelation avec ma passion de modèle vivant. La première étant tout d’abord, l’intention de faire vivre des émotions chez le spectateur. C’est d’ailleurs la principale caractéristique du domaine des arts. Faire vivre des émotions parce que l’être humain vit avant toute chose à la fois grâce et par celles-ci. L’amour, la crainte, l’envie, la peur et bien d’autres font de celui-ci un être doué de raison et qui dépend fondamentalement de ses émotions. De telles émotions si elles ne sont pas analysées, à l’image du tamis qui retient l’ivraie du bon grain de manière à lui éviter tout débordement, risquent tôt ou tard de projeter l’individu vers le côté sombre de son âme. Il peut s’agir d’un individu seul ou d’une collectivité. L’histoire regorge d’exemples qui démontrent la véracité de mes propos.

IMG_20180816_153940_712En ce qui me concerne, l’objectif fondamental recherché est de réussir à faire ressortir une émotion lors de chacune de mes poses réalisées en classe. Une émotion qui se retrouve tant chez votre humble serviteur que chez les étudiantes et les étudiants en arts. Il en est de même pour toutes les personnes avec qui je travaille. Certes, mon corps est loin d’être celui d’un Apollon mais, c’est là où réside sa principale qualité, il possède une histoire qui lui est propre. Une histoire que je tente par tous les moyens mis à ma disposition par les responsables des groupes, de transmettre de façon à la fois humaine et positive. Parfois, certaines occasions suscitent le fou rire au sein des groupes. Ce qui prouve que l’objectif recherché a été atteint.

Ensuite, l’ambiance qui émane des lieux saints estIMG_20180817_180936_371 d’une importance indéniable. Une telle ambiance peut amener le spectateur à se recentrer sur lui-même. N’est-ce pas le rôle des lieux de culte? Amener le pèlerin à faire une introspection avant de poursuivre son chemin? Par ailleurs, le chemin qui se trouve en chacun de nous est souvent jalonné de détours sinueux, parfois cruels, quelques fois agréables et bien souvent insoupçonnés. C’est la rançon de la vie.

Il en est de même de l’endroit où se déroule une séance de nu artistique. C’est-à-dire que l’ambiance doit amener à la réflexion. Un peu comme si les artistes présents, qu’ils soient professionnels ou amateurs, transcendent l’endroit pour se réfugier au plus profond d’eux-mêmes. Quelle est donc leur réflexion? Quelles pensées ont-ils? Que vivent-ils en parcourant leur chemin intérieur? Quel est donc leur jardin secret? Des questions pour lesquelles seuls les artistes possèdent la réponse. Et, croyez-moi sur parole, il est bien qu’il en soit ainsi.

Je me rappelle une anecdote à ce sujet. Voilà plusieurs années, j’ai participé en tant que modèle vivant à un atelier libre. Une participation non planifiée puisque la  modèle qui devait se présenter avait eu un empêchement majeur. Voyant l’occasion et voulant bien faire, j’ai proposé à la responsable mes services. Elle a donc demandé aux artistes présents si cela les dérangerait de prendre pour modèle un homme vivant avec un handicap physique apparent. Ils lui répondirent par la négative. Bon! Je reconnais qu’une telle question m’avait quelque peu indisposé surtout si l’on pense à l’image de tolérance que véhicule le milieu artistique. Cependant, j’ai préféré ne pas en faire un plat puisque ma candidature impromptue a été acceptée.

L’ambiance qui a régné tout au long de ladite séance fut extraordinaire. Je voyais bien par les regards des artistes sur mon corps nu et fragilisé une série de questions, une curiosité légitime et la recherche d’un je-ne-sais-quoi, qu’il y avait un effort de concentration au plus profond d’eux. Une telle concentration fut facilitée par la diffusion d’une douce mélodie durant la séance. Oui, je me suis laisser aller sans aucune retenue.

Oui, j’ai laissé libre court à ma créativité. Oui, j’ai assumé pleinement ma virilité sans gêne mais aussi sans la rechercher. Oui, j’ai été l’être que je suis: un être humain à la fois physique et spirituel. Chose étrange! J’ai ressenti la même ambiance lors de ma visite en ce lieu extraordinaire qu’est Notre-Dame de Montréal et ce, dès les premières notes de la cinquième symphonie de Jean-Sébastien Bach jouée à l’orgue. Ce fut tout simplement angélique.

Enfin, réaliser une pose c’est entreprendre l’émotion vécue dans son instantanéité. Être émotionnellement présent afin de transmettre au spectateur ce que l’on désire donner. Ne l’oublions pas, il s’agit de donner un peu de soi, parfois même de se donner bien au-delà de ce que l’on voulait à première vue. Pour se faire, une intériorisation de nos sentiments est fortement efficace surtout lorsqu’un jeu de mouvements est envisagé particulièrement lors de séances photos.

Ce fut notamment le cas lors de ma dernière séance vécue avec la formidable Phylactère Raina de Montréal.* En effet, la mise en place de mouvements plus ou moins rythmés, coordonnés ou bien recherchés est un élément fort apprécié dans la réalisation des photos. Or, et c’est intéressant à retenir, le résultat final a été tout à fait exceptionnel. Comme quoi, vivre ses émotions sans nécessairement les rechercher est un facteur important dans le domaine du nu artistique. En était-il ainsi lors de la réalisation des œuvres d’arts religieux? J’en suis plus que convaincu. Et vous? Qu’en pensez-vous?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

* Des articles concernant la séance vécue le 14 août dernier avec Phylactère Raina seront publiés prochainement. C’est à ne pas manquer.

Invitation !

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La Croisée – Exposition des finissants en Arts visuels

11 mai – 17 maiCégep de Sept-Îles

Invitation !

Bonjour à mes amis et amies de la grande région de Sept îles, je vous invite à venir assister à un vernissage de fin de session des étudiants et étudiantes du C.E.G.E.P où seront présentés quelques tableaux où j’ai eu la chance d’être modèle nu.

Alors venez nombreux afin d’encourager la relève artistique.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une petite expérience fort heureusement rarissime

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Dessin intitulé  » En toute détente  » réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Une petite expérience fort heureusement rarissime

Il m’est déjà arrivé durant une séance de nudité artistique où j’ai pris une pose quelque peu semblable à celle-ci qu’une certaine, mais involontaire, réaction masculine a eu lieu devant une classe d’étudiants et d’étudiantes en arts. Fort heureusement, le tout s’est déroulé avec quelques sourires en coin chez plusieurs d’entre eux (elles) et sans trop faire d’histoire. Après tout, un modèle vivant est avant tout chose être humain dans la plénitude existentielle. N’est-ce pas ?!

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec 

Un aspect oublié d’une séance : Faire confiance

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Séance de nudité artistique au Mont-Tremblant 25/02/18

 

Un aspect oublié d’une séance :

Faire confiance 

Bonjour tout le monde,

20180225_091527J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. De mon côté, j’ai vécu bien des émotions lors de mon périple dans la ville de Montréal et dans la belle région des Laurentides. J’y ai rencontré des gens fantastiques, et parfois cons. J’y ai aussi fait des activités auxquelles jamais de ma vie je ne pouvais m’y attendre. À cela s’ajoutent des gestes de bonté qui ont permis à votre humble serviteur de croire qu’il y a une parcelle divine chez l’être humain. Oui, on peut encore pouvoir faire confiance envers l’Homme même si ladite confiance peut être ébranlée à maintes occasions. Ceci m’amène à vouloir parler d’un aspect oublié lors d’une séance de nudité artistique et qui est de faire confiance.

En effet, il est impensable qu’une séance de nudité artistique puisse se20180225_120700 réaliser en l’absence d’une confiance entre les participants. Cette confiance doit prendre racine dans la compréhension que chaque personne présente, incluant le modèle nu, possède des qualités, des défauts, des forces, des faiblesses, des talents qui lui sont propres et une expérience de vie bien intime. Tout ceci influence d’une manière ou d’une autre sa vision du modèle qui se trouve devant lui. C’est un fait indéniable que nous percevons le monde qui nous entoure avec le bagage que la vie nous a légué, pour le meilleur et pour le pire. Je dois avouer que pour un nombre important des gens vivant sur cette planète, la vie a été loin d’être une sinécure. 

En ce qui me concerne, et c’est là mon humble opinion, j’appréhende20180225_093221 rarement le déroulement de séances de nudité artistique puisque d’une part, elles se font suite à des invitations offertes par des regroupements d’artistes de grand renom ou bien elles se déroulent au sein d’écoles ou d’ateliers où je me suis déjà présenté. Il va de soi que mes attentes peuvent varier selon le nombre d’années d’expérience de l’artiste pour qui je pose. Par exemple, les étudiants en arts aussi talentueux puissent-ils être ne peuvent rivaliser avec un artiste chevronné possédant plus de trente ans d’expérience. Ce qui ne signifie en aucune façon que les étudiants ne peuvent me surprendre. Bien au contraire !

Bref, il est une vérité indéniable que la confiance est un pré requis absolu non seulement pour le bon déroulement de la séance mais avant toute chose pour qu’elle puisse avoir lieu. Il en est ainsi pour chacune des séances auxquelles j’ai participé et ce, depuis le début de ma carrière. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour vous donner une idée …

 

Pour vous donner une idée …

Bonjour tout le monde,

Je vous écris directement de Montréal où je participe à diverses activités en tant que modèle vivant (nu intégral) au sein d’une école d’art de niveau universitaire et lors d’une séance de shiwari  en compagnie d’une photographe  professionnelle et elle-même pratiquante de cet art venu du pays du soleil levant. Un art rempli de mystères puisque l’on y fait presque toujours référence dans des scènes sadomasochistes dans des  films érotiques. Ce qui n’est pas forcément le cas. Toutefois, je reviendrai  sur ce sujet quand ma collègue et amie m’aura fait  parvenir les  photos prises lors de notre séance de  cette après-midi. Une séance haut en couleurs. Croyez-moi sur  parole !

20180219_173349_HDR1Sous un autre d’idée, j’aimerais vous parler de ma dernière séance de nudité artistique qui a eu lieu ce lundi 19 février au sein du cours offert par madame Samuelle D.H. À vrai dire, je n’ai que des éloges à formuler à l’égard des étudiants et des étudiantes qui ont assisté à ma prestation. Et quelle belle prestation où les élèves se vouèrent corps et âmes afin de se perfectionner dans  leurs champs d’étude. Chaque pose a été réalisée avec un soin professionnel de la part de votre humble serviteur. Qui plus est ! chaque travail fut accompli  sous l’œil attentif de la professeure qui prodigua conseils, suggestions, recommandations avec diplomatie et doigté. Qualités que tout enseignant digne de ce  nom doit impérativement posséder afin d’accomplir son devoir d’éducateur envers ses élèves.

Pour ma part, je suis  heureux d’avoir été « l’objet d’étude » dans le cadre de ce cours universitaire. C’est un fait ! Je suis bel et bien un « objet d’étude » lorsque je pose entièrement nu dans un cadre d’une formation académique. En effet, chaque  parcelle de mon corps, de son unicité, de sa fragilité, de sa force et de sa masculinité est vue, analysée, perçue et retransmise sur le  papier servant de support de travail pour les élèves. Point de honte d’être nu devant ces personnes avides de découvrir une autre réalité de la vie. Bien au contraire !

Certes, la salle de cours était loin d’être la plus grande de toutes celles20180219_165652_HDR1 où j’ai pratiqué mon art jusqu’à maintenant. Cependant, l’intimité et la sobriété des lieux furent grandement appréciées par votre humble serviteur puisque d’un côté, les interactions entre les élèves et moi-même en ont été grandement facilitées et, d’un autre côté, l’espace de travail  était tout simplement adéquat pour mon bien-être durant mes  poses. Bien entendu, la supervision de madame Samuelle  D.-H., a été d’un grand secours pour le bon déroulement de la séance. Je conclues ce présent  article pour la remercier de sa confiance qu’elle a su me  manifester depuis les trois dernière années. Et, ce n’est pas fini.

Merci de  m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance de l’étude

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

L’importance de l’étude

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de discuter avec vous d’un élément fort important dans le domaine de la nudité artistique, et plus particulièrement, d’un aspect précis d’une séance de dessin. Un tel aspect est présent dans toutes les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis modèle vivant. Il s’agit de l’étude proprement dite du modèle vivant en tant que sujet de travail. Il va de soi qu’une telle étude revêt de la même importance tant pour les artistes professionnels que les amateurs ou encore les étudiants dans les écoles d’arts.

Un modèle vivant est avant toute chose un sujet d’étude.

Les personnes présentes en salle sont là pour étudier tout de lui, et ce avec un regard ressemblant presque à celui d’un aigle. Quelles sont les formes qui lui sont spécifiques ? Quelles postures prend-t-il ? Comment mettre sur papier non seulement ce qu’ils voient mais aussi ce qu’ils ressentent chez le modèle vivant ? Au fait, que peut-il bien ressentir ? Quelles sont ses particularités physiques et, surtout, comment vit-il avec ? Est-il bien dans sa peau ? Que de questions les études du modèle vivant les artistes devront répondre !

Pour ma part, j’adapte mes premières poses selon le degré d’expérience des personnes en salle. Vous comprendrez sans aucun doute que le degré de difficulté augmentera en fonction de l’expérience qu’ont les artistes avec qui je travaille. Toutefois, pour ce qui est des étudiants en arts, j’opte très souvent pour des poses couchées, sans prothèse, au tout début de mes prestations. Lesdites poses se feront graduellement debout avec ou sans prothèse afin de leur donner la “chance” d’apprivoiser mon corps.

Il y en va un peu autrement dans le cas où je pose pour des artistes d’expérience. Dès le début, les poses sont déjà plus élaborées quoique présentées de manière progressive. Qui plus est ! Il est plutôt rare que je remets ma robe de chambre lors d’ateliers professionnels afin de donner l’opportunité aux artistes d’étudier d’avantage mon aisance physique. Tout ceci constitue une aide précieuse pour eux lors de leurs premiers coups de crayon. Coups de crayon qui sont souvent les préludes à des œuvres souvent remarquables. Bref, aucune séance de nudité artistique digne de ce nom ne peut être vécue pleinement sans avoir étudié au préalable le sujet.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Et pour le 19 février prochain ?

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Et pour le 19 février prochain ?

 » Wow! Une double séance de nudité artistique prévue pour le 19 février. Ce sera 6 heures de poses nu, et ce en compagnie d’étudiants et d’étudiantes en arts au sein d’une académie universitaire à Montréal. « 

De votre ami RollandJr St-Gelais de Québec

P.S. Qui va assister au match des Canadiens de Montréal jeudi le 22 février au Centre Bell ? C’est moi.

Le bon déroulement d’une séance

Le bon déroulement d’une séance

Bonjour de nouveau tout le monde,

J’espère  que le cours de votre semaine se passe bien. Pour ma part, il me semble d’être dans un état de grâce depuis quelques temps. En effet, je sens en moi un bien-être intérieur rarement vécu ces dernières années. Un bien-être qui tire son origine par une remise en question de mes valeurs, de mes attentes face à la vie et, surtout, à ce que je désire réellement tout en mettant l’accent sur ce que j’ai besoin pour m’accomplir.

12202353_10208456182267118_843604177_nChose étonnante, je ressens un tel bien-être à chacune de mes séances de nudité artistique. Pourquoi donc ? Me direz-vous ? Quels seraient les éléments qui procurent une telle quiétude lorsque je pose nu, et ce que ce soit dans un cadre d’un atelier en arts ou bien pendant une session en classe face à des étudiants et des étudiantes ? Je vous répondrai qu’il s’agit pour votre humble serviteur d’une part, d’un instant où l’harmonie entre mon esprit et mon corps est, à l’image du soleil à son zenith, à son maximum. Rien ne vient interférer dans la communion entre ces deux composantes de mon être que sont mon physique et mon corps astral. Et, d’autre part, il m’est loisible de réaliser les positions où la beauté, il est vrai si particulière, de mon physique sera mise en avant-plan. Chose pas toujours évidente à faire lorsque je fis mes premiers pas dans ce domaine.

Toutefois, je ne  me rappelle pas de vous avoir décrit à quoi consiste le bon20171110_101223 déroulement d’une séance de nudité artistique. Comment je fais mon entrée ? Que puis-je réaliser ou non devant une classe d’étudiants et d’étudiantes en arts ? Quelles sont les limites que je m’impose pendant lesdites poses, et surtout pourquoi je me les impose ? Quelles sont les étapes d’une séance de nudité artistique pour qu’on puisse la qualifier de réellement académique ? Et, c’est possiblement la question la plus importante entre toutes, quelles sont les poses choisies pendant une telle séance ? Des questions que je me dois de répondre de manière franche et en toute honnêteté. Puisque j’ai décidé de réaliser quelques vidéos explicatives au sein de mon blogue artistique afin d’un côté, agrémenter mes publications et, d’un autre côté, offrir une interaction plus conviviale entre vous et votre humble serviteur, voici donc la troisième vidéo.

N’hésitez pas à écrire des commentaires ou encore à communiquer avec moi à mon adresse email professionnelle que voici : modelevivantaquec@live.ca Je vous répondrai dans les plus brefs délais.

Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

L’avant-séance !

L’avant-séance !

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon coeur que vous allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous tous et vous toutes. Pour ma part, ma vie est fantastique. En effet, je prends la vie du bon côté et m’occupe assidûment de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Qui plus est ! Mes préparations pour la séance de nudité artistique qui aura lieu à Montréal le 19 février prochain vont bon train.

En effet, une telle séance se prépare longtemps à l’avance afin d’être apte à toujours offrir le meilleur de soi aux étudiants et aux étudiantes qui y assisteront. Faut-il vous rappeler que le professionnalisme est, et sera toujours, de mise dans un tel domaine ? Je dirais même qu’un modèle vivant (nu intégral) doit en tous temps être plus attentifs aux attentes que l’on a envers lui que dans n’importe tel autre domaine.

Ce qui est tout à fait normal. D’une part, il faut retenir que les idées préconçues négativement envers un tel champ d’activités sont légions. D’autre part, le nombre de personnes qui savent exactement de quoi il est question sont rarissimes en ce monde. Monde où la pornographie semble malheureusement régner faisant du corps humain, et en l’occurrence la nudité, une viande à consommer.

Merci de votre attention.

Bonne écoute !

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

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©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.