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Une certaine corrélation

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Merci à ma correspondante Paul Jean pour ce partage

Une certaine corrélation

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous. De mon côté, il y a quelques projets qui prennent formes de manière graduelle pour les semaines à venir. Lesdits projets m’amèneront à faire la rencontre des gens œuvrant dans le domaine des arts. Ce qui est plus particulièrement le cas de la photographie. Toutefois, comme lesdits projets sont encore qu’au stade embryonnaire, un voile mystérieux, je dirais même un voile pudique, doit être placé afin de préserver l’intérêt chez mes fidèles lecteurs.

Ceci ne m’empêche pas de rechercher des œuvres mettant en vedette la nudité artistique notamment celles susceptibles de porter un jugement sur la réalité qui nous entoure au sein de notre monde actuel. C’est ainsi que mes dialogues avec des gens ayant les mêmes passions que les miennes m’ont donné la chance de découvrir une photo d’un goût particulier, pour ne pas dire humoristique.

Personnellement je trouve qu’une certaine corrélation existe entre la liberté d’expression, l’accès à la connaissance (sous quelque forme que ce soit) et la nudité artistique dans la présentation d’une telle photo. L’histoire tend à démontrer qu’en règle générale, toutes les dictatures s’efforcent par tous les moyens imaginables et inimaginables, souvent ces derniers, à détruire ces trois axes de la liberté de conscience. Nous n’avons qu’à prendre pour exemple l’utilisation du terme de «art dénaturé» si cher aux nazis pour légitimer la pensée unique. C’est-là que mon humble opinion.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée vraiment pas comme les autres

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Une journée vraiment pas comme les autres

 

Une journée vraiment pas comme les autres

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien durant votre weekend. Ici, au Canada, c’est le long congé de la fête du travail. Comme vous l’avez sans doute deviné, nous calquons souvent nos journées fériées sur celles des Etats-Unis puisque d’une part, nos relations commerciales et économiques sont intimement liées avec ce qui a lieu chez Oncle Sam et que, d’autre part, notre histoire est tout simplement imbriquée avec celui de notre voisin immédiat. N’oublions pas que nous avons également en commun la frontière la plus longue au monde. Pas étonnant qu’un vieil adage affirme ceci ;  » Les Etats-Unis ont la grippe mais c’est le Canada qui éternue. « 

857518Qu’à cela ne tienne, je vous parle dans ce présent article de ma dernière expérience vécue durant mon bref séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal. Une expérience axée sur un domaine en parallèle avec celui de modèle nu et qui pourtant, croyez-moi sur parole, n’a strictement rien en commun. C’est bel et bien deux visions de la nudité opposées l’une à l’autre. Ce qui ne m’empêche pas, comme bien d’autres modèles nus tant masculins que féminins, d’être un sujet d’études ou de performance pour toute personne qui oeuvre dans le monde de la nudité artistique. Mon expérience avec la charmante Pénélope vécue jadis dans une chambre d’hôtel en plein cœur du centre-ville de Montréal est sans contredit la plus belle preuve que l’on peut en certaines occasions outrepasser l’art stricte de la nudité artistique en lui donnant un cachet purement érotique sans pour autant verser dans la vulgarité. L’exposition intitulée  » Festival d’art érotique de Montréal  » est sans contredit un incontournable à voir absolument dans le futur pour toute personne oeuvrant dans le monde du nu artistique et/ou érotique.

C’est ainsi, pour en revenir à cette journée exceptionnelle, que j’aiIMG_20170902_094553_687 décidé de visiter, et ce en en deux temps, une exposition axée sur l’art érotique. Qu’attend-t-on par érotisme ? Que pouvons-nous y découvrir sous le regard des auteurs ? Que pouvons-nous y percevoir avec nos sens ? Que voulons-nous y toucher avec nos propres yeux afin de se faire une idée, certes approximative, de l’évolution de l’érotisme au cours des âges ? Fait amusant, l’un des responsables de cette exposition m’a dit en référence avec ladite évolution que « chaque société a fait sa propre découverte, autrement dit redécouvre à sa façon, de la sexualité selon les critères propres au temps qui lui était alloué. » Bref, la nudité érotique est, à l’instar de la nudité artistique, tributaire de la société dans laquelle elle existe. Dis-moi comment tu vois ta nudité et ta sexualité, il y aura de fortes chances que je te dis dans telle époque tu vis. « 

IMG_20170902_071642_929Bref, j’ai passé toute la journée de ce vendredi à Montréal afin de mieux apprécier l’ensemble des oeuvres qui y étaient présentées. Toutefois, il m’est impératif de vous informer que ladite journée s’est déroulée en deux temps bien distinctes. En premier lieu, une bonne partie de mon après-midi fut consacrée à prendre le pouls des oeuvres choisies pour cette occasion. Que pouvais-je bien y trouver et dans quelle ordre ? Quels étaient les sous-thèmes liés à l’érotisme ? Étaient-ce le sadisme ou le masochisme ? Étaient-ce plutôt le fétichisme ou encore une vision plus perverse de la sexualité, voire le côté sombre qui réside, sans aucune exception possible, en chacun d’entre nous ? Je vous répondrai, et ce avec un plaisir à la fois coupable mais tellement délectable, que j’y ai retrouvé à peu près de tout. En second lieu, je suis retourné sur les lieux, un peu comme le ferait un pervert pour se délecter de voir les badauds être à la fois scandalisés et curieux face à une quelconque perversion aussi odieuse puisse-t-elle être, à l’occasion d’une double projection de films, sous formats de bobines, qui passèrent jadis de mains à mains afin d’éviter la censure au sein d’une Amérique puritaine. God bless America !

Quelles sont mes impressions d’une telle exposition ? Je vous répondsIMG_20170902_094842_736 en développant ces trois aspects précis et qui sont l’originalité de ladite exposition, la beauté des oeuvres exposées et  des thématiques inhérentes dans chacune des salles dédiées à cette exposition. Je dois dire à mon grand regret, et même si il m’est aisé de comprendre l’importance de préserver les droits d’auteurs, qu’il m’a été dans l’impossibilité de prendre des clichés de manière directe des oeuvres. Ce qui ne m’a guère empêché de réaliser soit des prises de vue d’ensemble ou encore des gros plans de certaines parties des oeuvres afin d’éviter tout manquement professionnel à l’égard des artistes qui ont participé à une telle exposition.

En ce qui concerne l’originalité d’une telle exposition, force m’est de constater qu’elle ne manque pas de panache. En effet, tout y est réalisé pour permettre aux nombreux visiteurs tant de sexe masculin que de sexe féminin de se sentir véritablement à l’aise en parcourant les cinq salles. Celles-ci ont d’ailleurs la particularité de monter d’un cran dans le degré, est-ce le bon terme à utiliser ?, de perversion sexuelle. Par exemple, la douceur de la licorne y est présentée à l’entrée alors que  la salle dédiée au sadomasochisme se trouve bien loin. Enfin, c’est là mon humble impression. Comme disent si bien les Suisses ;  » je dis çà ou je ne dis rien. »

IMG_20170902_094729_207Pour ce qui est de la beauté des oeuvres, elle y est présente en chacune d’entre elles. Tantôt, on y voit des oeuvres à caractères plutôt classiques et d’autrefois, la liberté de création se trouve accrue de manière, si j’ose m’exprimer ainsi, exponentielle. Chose étrange, et Dieu merci je ne suis pas le seul à avoir remarqué un certain élément, la présence d’oeuvres où le sexe masculin est présenté dans toute sa splendeur est quasi absente. Ce qui n’a guère exclu la chance incroyable de déceler quelques oeuvres dignes de mention parmi les créations exposées. Je pense notamment à une oeuvre précise où l’artiste semble s’être inspiré de l’image du bouc de Lucifer pour le réaliser. Qui plus est le phallus y est présenté avec grand soin.

Finalement, la thématiqueIMG_20170902_095000_017 des salles est aussi un élément qui a rendu ma visité tout à fait agréable. Que de richesses artistiques ! Que de créations aussi fantastiques les unes que les autres ! Quelle variété dans les oeuvres choisies !  D’ailleurs, et c’est là une preuve que la sexualité peut devenir une source incroyable d’inspiration, tout objet semble pouvoir devenir une interprétation d’une sexualité plus ou moins débridée ou tout simplement, disons-le avec honnêteté, hors normes ou encore sortie des sentiers battus. Autre preuve que la sexualité est à la base de nombreuses interrogations à la fois d’ordre morale et d’ordre de l’éthique non seulement propres à chaque époque mais aussi à chacun d’entre nous. En passant, je me suis quelque peu amusé en m’imaginant voir Sigmund Freud analyser chacune de ces oeuvres en essayant de comprendre le fonctionnement de pensées de leurs auteurs lors de leurs créations et, pourquoi pas ?, des réactions des personnes présentes à cette exposition. Bien évidemment votre humble serviteur ne fait pas exception à la règle.

IMG_20170902_065924_583En résumé, il est vrai que cette journée est loin d’être comme les autres. En effet, partir de Québec en autocar pour assister à une telle exposition et revenir dans la nuit relève d’une véritable passion pour la nudité sous toutes ses formes. Certes, j’y ai trouvé de véritables chefs-d’oeuvres dignes de mention. J’y ai aussi fait la rencontre de personnes réellement uniques dans leurs façons d’aborder et, par ricochet de vivre leurs sexualité et d’affronter leur nudité. Mais au-delà ces faits, le plus important c’est de constater jusqu’à tel point les libertés de conscience, d’expression et de circulation constituent le fondement d’une véritable société libre et démocratique. Qui plus est ! Sexualité et liberté vont de pairs dans les méandres de l’histoire.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une facette méconnue de la nudité : la pratique du yoga (suite)

Une facette méconnue de la nudité :

la pratique du yoga (suite)

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, je dois reconnaître que la vie est belle. En effet, je m’aperçois de la chance incroyable que j’ai de vivre dans un pays où la liberté de conscience, de religion et d’opinion sans compter toutes celles liées à la démocratie existent et sont garanties au sein même de la Constitution. D’ailleurs, vient s’ajouter à cela la capacité non seulement d’expérimenter ma passion en tant que modèle nu, sans oublier la poésie et la photographie, mais aussi d’approfondir mes recherches dans ce champ de prédilection.  Je vous ai déjà présenté un vidéo sur un outil de travail particulier en lien avec la nudité lequel est nul autre que le yoga.

C’est ainsi que mes recherches sur un tel sujet se poursuivent de manière occasionnelle. Or, je viens tout juste de dénicher  cette magnifique vidéo dans laquelle deux jeunes yogis nous présentent certaines positions de yoga susceptibles d’être pratiquées en tenue d’Adam. Je devrais plutôt écrire en tenue d’Ève dans le cas présent. Certes, il existe bien d’autres vidéos sur un tel sujet mais celle-ci a l’avantage de présenter la professeure et son élève. Encore une fois, et Dieu merci, la simplicité, le respect et la beauté même de cette vidéo lui enlève toutes formes potentielles de vulgarité.

Bref, c’est avec plaisir que je partage avec vous ma nouvelle découverte.

Merci infiniment de votre visite et bon visionnement.

Bonne continuité de semaine !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La beauté de la nudité en nature

La beauté de la nudité en nature

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, j’ai passé une journée extraordinaire en compagnie de gens formidables. Des gens soucieux de leur patrie, de leur nation, de leur langue et de leur identité. Je partage leurs inquiétudes face à tout ce qui est susceptible de détruire tout ce que nos ancêtres ont construit d’arrache-pied au fil du temps.

New Phototastic Collage 3Oui, j’aime ma patrie car c’est sur cette parcelle de terre que je suis né, où je vis et que, fort probablement, je serai enterré. Oui, j’aime ma nation car c’est en elle et par elle que je me reconnais. Une nation qui a su relever des défis quasi insurmontables malgré une situation géopolitique, qui a été jusqu’à aujourd’hui et pour les années à venir, loin de lui être favorable. Oui, je suis fier de ma langue car elle est riche  tant de mots que d’expressions pour exprimer ce que l’on voit, ce que l’on ressent et ce que l’ont est réellement.

Oui, je suis fier de mon identité canadienne-française car elle regroupe12705448_1731267483771021_3433353519302731544_n à elle seule deux cultures extraordinaires. D’abord, la culture canadienne qui a été façonnée par le milieu géographique et, fait à ne jamais sous-estimer, les relations d’entraide avec les peuples autochtones qui étaient là bien avant nous. Ensuite, la culture française qui est restée, si vous me permettez d’utiliser une telle expression, dans nos gènes en dépit des siècles d’occupation britannique et de ruptures plus ou moins complètes avec la mère-Patrie. Ici, ce qui est amusant à remarquer c’est la complémentarité qui existe entre ces deux cultures.

En effet, la culture française est portée incontestablement sur la liberté de conscience, fruit de la Révolution française alors que la culture canadienne tire ses racines, c’est le moins que l’on puisse dire, de la présence de la nature. Nature et liberté de conscience ! Quelles réalités qui se complètent à merveille. N’est-ce pas ?! Voilà pourquoi l’idée de vous présenter une si belle vidéo m’est venue en mon esprit. Une vidéo qui démontre à la perfection que la beauté de la nudité se reflète à la perfection au sein même de la nature laquelle est source ultime de notre identité à tous et à toutes.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une simple présentation!

Rolland St-Gelais

Rolland St-Gelais

Une simple présentation!

Introduction

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai décidé de rédiger une présentation sommaire de mon parcours de vie et de vous dévoiler quelques-uns de mes nombreux intérêts qui agrémentent mon quotidien. À vrai dire, je réponds à la suggestion d’une de mes amies qui désire en savoir plus sur votre humble serviteur. Bien entendu qu’il n’est pas question ici d’élaborer longuement sur le parcours de mon existence terrestre, mais bien plutôt de vous permettre de savoir qui je suis afin de mieux saisir toute la complexité de ma passion pour le domaine artistique dont notamment, mais pas uniquement, la nudité. Enfin bref, voici qui je suis en … quelques mots.

Qui suis-je ?

Je m’appelle RollandJr St-Gelais. Natif de la belle région de la Côte-Nord, plus précisément de Sept-Îles, fils cadet d’une famille de cinq enfants. Mes origines ancestrales sont à la fois normandes, aquitaines et écossaises. Bref, je suis un Québécois typique qui a grandi au sein d’une famille bien ordinaire, mais composé de gens extraordinaires.

Mon lieu de naissance a connu une grande période de prospérité au cours des années 1955 à 1970 et ce, surtout grâce à l’extraction du minerais de fer dans les mines du Grand Nord du Québec. On y retrouve en ce moment même un port de mer, des fonderies, une aluminerie, quelques industries de pèche et un centre touristique estival assez bien reconnu au plan tant national qu’international. En d’autres termes, cette ville pourrait être qualifiée de véritable petit Paradis terrestre n’eurent été les baisses de température pouvant aller jusqu’à -40 C et parfois même -45 C en hiver.

Ma famille est merveilleuse et je ne voudrais jamais l’échanger pour une autre car nous avons su nous serrer les coudes dans les moments d’adversité tout en savourant les temps les plus beaux que la vie nous offrait. Comme tout le monde, ma vie fut remplie de hauts et des bas.

Mais, au fait ! Quand ma vie débuta-t-il réellement ? Elle débuta vers le début du premier trimestre de grossesse de ma tendre mère qui ne se douta pas un seul instant du terrible drame qui allait influencer le cours de ma destinée. Et pour cause car je suis l’une des nombreuses victimes du terrible médicament tristement célèbre sous le vocable de la thalidomide qui fit des ravages dans presque tous les pays du bloc occidental et même en Afrique et dans certains pays d’Orient et d’Europe de l’Est. Je suis né le 24 mai 1962 vers les 20h00 à l’hôpital Ste-Anne de Sept-Îles. Il me manquait à la naissance la langue, les deux mains, l’avant-jambe gauche et une bonne proportion de mon pied droit sans oublier l’absence de mon menton. La thalidomide avait fait un véritable chef-d’œuvre. Ne croyez surtout pas que ma vie est triste et que je m’apitoie sur mon sort. Il en est rien. C’est ainsi que j’ai passé les quatre premières années de ma vie dans deux institutions à vocations fort différentes.

Dès ma naissance, le médecin de Sept-Îles avait refusé à ma mère de voir son rejeton en lui affirmant qu’il serait à jamais confiner dans un hôpital pour enfants arriérés mais, le plus terrifiant dans cette histoire, c’est qu’il recommanda à mon père de raconter à celle-ci que j’étais décédé peu de temps après ma naissance et de m’oublier. Mais, Dieu merci, il refusa d’obtempérer à leurs suggestions. Néanmoins, devant le peu de ressources disponibles à cette époque, ils durent se résoudre à me placer dans cette institution située dans la municipalité de Baie-St-Paul tout près de Québec. Ce fut un mal pour un bien! Les religieuses de l’endroit ont entrepris de me sauver la vie : Que d’heures elles passèrent à me nourrir aux compte-gouttes, à me bercer, à soigner les moindres plaies qui se formèrent sur mes bouts de bras etc. Ce sont elles qui décidèrent de me baptiser du même prénom qu’un de leurs pensionnaires de l’endroit qui fait cocasse portait le même prénom que mon père : Roland.

Chose étrange : Les médecins de Sept-Îles avaient volontairement omis de déclarer ma naissance aux autorités gouvernementales. Celles-ci avaient écrit aux médecins de l’hôpital de Baie-St-Paul afin de se renseigner à mon sujet. Heureusement, ils réussirent à régler mon cas évitant ainsi à mes parents de faire de la prison pour ne pas m’avoir rapporté au plan légal. Petite question : N’avait-il pas plutôt été les médecins de Sept-Îles à être accusés de négligence envers un enfant qui bien malgré lui dérangeait un peu trop ? On ne peut certes pas revenir dans le passé, ce qui ne m’empêche guère de me poser cette question bien légitime. Ce fut environ un an après ma naissance que ma défunte mère fut capable de me voir pour la toute première fois. Toutefois, elle fit un détour à la Basilique Ste-Anne-de-Beauprés afin de Lui demander la réalisation d’un de ces deux requêtes. Primo, de venir me chercher si je devais être confiné dans une institution pour retardés mentaux ou, secundo, de me donner la chance de mener une vie digne d’être vécue. Je Le remercie de m’avoir laissé le second choix. Bref, ma mère a finalement vu son poupon depuis le tout début de sa vie. Elle trouva que malgré les nombreuses carences physiques, il était tout de même joli avec ses beaux grands yeux et qu’il était doué une intelligence peu commune. Mais, faute d’argent, elle a été obligée de m’y laisser et elle alla rejoindre ses autres enfants et son conjoint sur la Côte-Nord.

Pourtant, Dieu veillait au grain avec la collaboration d’un ange bien spécial en la personne de sœur Annette Ferland. Cette dernière décida que les choses n’allèrent pas en rester là. Elle suggéra au docteur de cette institution de communiquer avec l’illustre Gustave Gingras de l’Institut de Réadaptation de Montréal et avec les responsables de l’hôpital Ste-Justine pour enfants afin de faire quelque chose pour votre humble serviteur, surtout à une époque si cruciale de sa vie. Après de multiples appels téléphoniques et un nombre impressionnants de courriers, je fus admis au sein de l’I.R.M. en 1964 et un peu plus tard à l’hôpital Ste-Justine. Les spécialistes entreprirent une adaptation et un travail médical de grande envergure : Port de prothèses, opérations visant à construire mon menton avec mes côtes flottantes et la liste pourrait se rallonger.

Une fois leur exploit médical et de réadaptation accomplie, les membres de ma famille ont pu faire la rencontre de leur frère cadet. Je fus aussitôt accepté parmi les miens et participa aux bons, mais aussi aux moins bons coups, comme tous les enfants de leurs âges. Je ne peux pas passer sous silence une famille qui nous avait épaulés à cette époque. En effet, la famille Bijould et la mienne avaient entretenu des liaisons amicales tout à fait formidable.

Une enfance bien particulière

Pour ce qui est de mon insertion scolaire ? Je dois avouer que ce fut en dents de scie. D’une part, on ne savait pas où me placer et d’autre part, mon physique dérangeait les…autres parents. J’ai donc débuté mon primaire dans une école pour enfants fous même si de l’avis des spécialistes mon intelligence était supérieure à la moyenne. Mais mes parents ont su à force de se battre, et se débattre, me sortir de cet asile d’aliénés. Ceci dit, on me refusa une fois encore ma venue dans une école du réseau normal parce que ma présence risquait de perturber des enfants en provenance de milieux huppés. Je me souviendrai toute ma vie de l’humiliation qu’éprouva ma mère et des larmes qu’elle versa à notre retour à la maison. Quoiqu’il en soit, et j’ignore comment, mon père a réussi à me faire admettre dans une école située dans un autre quartier que le mien. Veuillez noter que les enfants n’ont jamais manifesté de la méchanceté à mon endroit. Ce sont plutôt les parents qui agirent souvent en hypocrisie envers les miens. Mon cheminement scolaire se déroula après cette période d’adaptation fort bien. Malgré mes multiples opérations, mes ajustements à mes prothèses ainsi que l’entraînement à parler sans langue, coupez-vous la langue et vous verrez de quoi je parle, ma vie se déroula à merveille. Si ce n’est d’un événement malheureux qui eu lieu le 11 mai 1972. Je me réfère ici à l’assassinat de mon frère Hermann lors de la manifestation intersyndicale. Pour faire une histoire courte : il se trouva au mauvais endroit à un mauvais moment. Son assassin fut condamné pour environ quatre ans mais il n’en fit même pas un an complet. Il est à noter que cet individu blessa gravement 31 autres personnes dont ma sœur unique.

Le temps de l’université !

Après avoir complété avec succès mon primaire, mon secondaire qui est l’équivalent du lycée et mon collégial, me voilà aux portes de l’université Laval de Québec. J’y vécu tout près de onze belles années où j’y ai rencontré pour la première fois un grand amour avec une jolie jeune dame de Montréal. Par respect pour elle, je refuse d’en dire plus si ce n’est qu’elle aura toujours une place dans mon cœur et ce, malgré toutes ces années. Il m’est arrivé bien des aventures durant ma vie universitaires. Parmi celles-ci, il y a la visite du pape Jean-Paul II à Québec en 1984, les nombreux reportages dans la plupart des grands quotidiens du Québec et à différents postes de télévisions. J’étais une vraie petite vedette. Je fis la connaissance de bonnes personnes avec qui je garde des liens amicaux depuis ce temps.

Il y a aussi mon adhésion au sein de la Fédération de karaté Yoseikan du Québec qui a favorisé la création d’amitié avec des gens hyper amicaux. Par exemple, j’ai très souvent l’occasion de rencontrer les gens avec qui je m’entraînais et avec qui nous avions à quelques reprises sortis au restaurant. C’est aussi plaisant lorsqu’une jolie dame vous aborde dans l’autobus et vous dit qu’elle a de très beaux souvenirs de vous. Comme vous pouvez vous en apercevoir, ma vie a été fantastique. Pourtant, j’ai été dans l’obligation de retourner à Sept-Îles afin d’être aux côtés de ma tendre mère qui n’avait que pour quelques temps à vivre. Elle décéda des suites du cancer des poumons le 16 juin 1996 à l’âge vénérable de 68 ans.

Mon retour à Québec s’est effectué de façon spectaculaire : Nouvel appartement obtenu grâce à une femme merveilleuse de Québec. Ma désintoxication contre l’alcoolisme avec maintenant plus de seize ans de sobriété, reprise d’études universitaires mais cette fois en théologie sans oublier mes autres formations en histoire, science politique et en communication publique.

Quels sont mes intérêts ?

Mes intérêts sont, à vrai dire, des plus variés. Outre les arts martiaux dont le karaté que j’ai pratiqué pendant de nombreuses années, je suis un passionné du hockey. Il va sans dire les Remparts de Québec et les Canadiens de Montréal sont mes équipes favorites. Il y a aussi le domaine politique qui m’intéresse beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer en différentes occasions quelques-uns des premiers ministres canadiens et québécois.

Pour ce qui est du domaine artistique, je vous avouerais que je suis un véritable cinéphile. En effet, j’adore plus que tout le cinéma tant québécois qu’étranger. Pour moi, le septième art constitue la possibilité de comprendre l’autre, cet « autre » souvent tant décrié dans les médias de masse, avec nos yeux. Bien entendu qu’un œil critique est de mise afin d’éviter une quelconque forme de propagande. Les lectures enrichissantes occupent une place de choix au sein mon champ d’intérêt puisque c’est dans la lecture que se trouve l’unique liberté de l’esprit. N’avez-vous pas remarqué que les systèmes dictatoriaux tentent de restreindre la liberté en orientant la lecture offerte à leurs citoyens ?

Une autre de mes passions, celle-ci est apparue un peu tard au sein de ma pérégrination terrestre, est d’être un modèle nu pour toutes les personnes qui désirent travailler avec un homme ayant, disons-le franchement, un corps non conforme aux critères de perfection physique établis dans nos société. Or qui dit « passion », dit aussi « noblesse »! En effet, je suis sans cesse à la recherche de la noblesse en chacune de mes poses qu’elles soient ou pas nues. Oui, la noblesse est le fondement dans chacune de mes poses. « Et pourquoi donc ? » me direz-vous.

C’est que, voyez-vous ? il m’a aisé de constater que plusieurs personnes ont de la difficulté à assumer leurs imperfections physiques. J’entends par « imperfection » tout ce qui ne cadre pas selon les critères de beauté véhiculés dans la plupart des médias de masse. Voilà pourquoi j’ai donc décidé d’être modèle nu pour des écoles d’arts soucieuses de présenter d’autres facettes de l’être humain. Il est vrai que l’on peut y retrouver toutes sortes de gens dans le domaine du modèle vivant : des corpulents, des petits, des très grands, des fortes tailles, mais presque jamais des personnes vivant avec un handicap physique apparent. Ce qui est, je l’avoue, mon cas. Je me suis alors dis que le fait d’être modèle nu à l’occasion de séances de peintures, et même de photographies, pourrait certes aider les artistes-peintres en herbe ou bien les futurs photographes à découvrir une toute autre vision de la différence physique.

On doit reconnaître que cela prend une certaine dose de courage et, pourquoi pas ?, un brin de folie pour avoir mené mon projet à terme. Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’agir de la sorte de manière libre et sans contrainte ? Qui plus est ! Mon objectif est à deux volets : Primo, aider les artistes à voir cet « autre » à la fois si différent, mais aussi si semblable à eux. Secundo, y découvrir de nouvelles facettes de la beauté qui peuvent à priori passer inaperçues au premier coup regard. Ceci écrit, vous pouvez me traiter soit de « con » ou bien de « stupide » et même de « marginal ». J’accepte avec un immense plaisir ces qualificatifs puisque ce sont avec ces derniers que l’on affubla souvent des gens qui ont fait avancer la société, et ce, à grand pas de géants.

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec mes idées. Néanmoins, devant la montée subtile de l’eugénisme dans nos sociétés actuelles, les meilleurs alliés qui peuvent combattre cette calamité sont, et le seront toujours, les … artistes. En effet, ce sont eux qui constituent le fer-de-lance contre toutes les politiques susceptibles de prôner l’élimination des plus faibles, des non-conformes et des « parias » au sein de la société.

Conclusion

Je reconnais d’emblée que ma présentation est possiblement longue, entre autre sur le parcours de mon existence terrestre, pour un texte de dédié à un article d’un blogue artistique. Cependant, je me devais de le rédiger ainsi afin de vous aider à mieux comprendre le fondement de ma passion pour l’ensemble des domaines artistiques dont notamment la nudité. Soyez rassurés-es ! La composition de poèmes est aussi l’une de mes très nombreuses ferveurs artistiques. Que puis-je dire de mes blogues sinon qu’ils touchent des sujets des plus divers allant du monde des arts à celui de mes opinions personnelles en passant par un érotisme où la beauté est, et sera toujours, de mise ?

En terminant cette présentation spéciale, je tiens à remercier mes parents d’avoir refusé les dires du médecin lorsque ce dernier leur a dit : « Votre fils n’a pas de main, pas de jambe, pas de langue. Il n’est qu’un infirme condamné à végéter dans un centre pour enfants arriérés d’où il en sortira jamais. Il ne me marchera, ni n’écrira ni ne pourra jamais communiquer avec qui que ce soit dans le monde. » Le moins que l’on puisse dire : C’est qu’il s’est trompé sur toute la ligne. N’est-ce pas ?!

Cordialement vôtre

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le modèle nu masculin

Le modèle nu masculin

Bonjour à vous,

Je désire aujourd’hui vous entretenir d’un sujet quelque peu tabou dans le domaine de la nudité artistique. Soyez rassurés! Il n’est nullement question de soulever un débat dans le présent article puisque le sujet est en soi des plus simples, si ce n’est des plus simplistes, dans l’art. Il s’agit en l’occurrence du modèle nu … masculin.

À vrai dire, trois éléments incitatifs ont procédé à l’élaboration d’un tel article. Chacun de ces  éléments, un peu à l’image des atomes qui sont à la base de la matière, est intiment imbriqué l’un à l’autre. En effet, renier l’un d’entre eux équivaudrait sans aucun doute à renier les autres et inversement.

Le premier de ces éléments se rapporte à la prépondérance du corps nu féminin dans l’utilisation de modèles. Pourquoi donc un tel engouement de la part des artistes? D’où provient leur intérêt envers cet « outil » pédagogique? Et, dernière question fondamentale à laquelle je tenterai de répondre selon mes capacités bien limitées, quelle image cela renvoit-il du modèle nu masculin au sein de notre société?

Le deuxième élément est l’influence, il va sans dire plus que néfaste, du phénomène de la pornographie dans le monde actuel pour qui l’acte d’un amour véritable entre deux personnes est malencontreusement devenu synonyme de sources de revenus et trop souvent d’une exploitation sans scrupule des plus démunis. Cela a-t-il une quelconque influence à l’égard de la nudité masculine dans le milieu artistique? Voilà une question qui mérite une réponse franche et sans aucune ambiguïté possible. C’est un fait indéniable que la pornographie, ce n’est que mon humble opinion, un peu au même titre que le nazisme la sacralité du corps nu. Il est donc plus que nécessaire d’y remédier une bonne fois pour toutes.

Enfin, tout semble indiquer que le monde artistique aurait plutôt tendance à se confiner à c523a96df5ba0e3d98c10374bee963c6l’utilisation du modèle nu masculin ayant un corps conforme aux critères de perfection physique présents au sein de la société. Que fait-on alors de la multitude des personnes qui ne répondent pas à ces critères? Sur quoi peut-on se baser pour dire qu’un corps est parfait alors qu’un autre ne l’est pas? Le domaine artistique ne doit jamais devenir l’instrument politique des gouvernements, et ce peu importe leurs couleurs, dans la promotion d’un groupe au dépend des autres.

L’instrumentalisation des arts par le IIIe Reich afin d’amener le peuple à accepter et à promouvoir ses orientations idéologiques est, et c’est triste à affirmer, un exemple parfait qui illustre bien mes propos. Bien entendu, je reviendrai sur le sujet dans le présent article.

C’est un fait! Les artistes ont un réel engouement à l’égard des modèles nus féminins. Une telle situation semble tirer son origine d’une part, de la facilité à peindre ou à dessiner l’ensemble du corps nu féminin, ce qui n’est pas toujours le cas pour certaines parties de l’anatomie masculine, et d’autre part, il faut tenir compte du vécu de l’artiste surtout s’il s’agit d’une femme. Qui plus est! Leur intérêt envers cet « outil » pédagogique se trouverait au sein de l’influence grecque dans l’histoire du nu artistique. Personnellement, j’ai un certain doute sur une telle supposition puisque l’on y retrouve bien entendu un grand nombre de sculptures qui représentent des corps nus masculins. 

Finalement, l’image du modèle nu masculin au sein de notre société apparaît être liée de près, je dirais même de trop près, à la sexualité. Or, il en est strictement rien. Est-il utile de vous rappeler qu’il est strictement interdit à un modèle nu masculin d’avoir une érection durant les séances de poses? Dois-je aussi vous mentionner que les rapports entre le modèle nu et les étudiants-es ou les artistes doivent se faire de manière respectueuse de part et d’autre? Voilà bien des preuves qu’il n’y a aucune connotation sexuelle dans le domaine du nu artistique. Ce qui ne veut tout de même pas dire que l’absence d’une certaine sensualité soit de mise. Bien au contraire! Mais, ce n’est guère le sujet de cet article.

Il va de soi que l’interdiction de toutes formes de lien envers la pornographie a une importance prépondérante à l’égard de la nudité masculine au sein du milieu artistique. L’influence principale, si il y en a une qui mérite d’être mentionnée est bien celle-ci,  consiste en la volonté de préserver le caractère sacré du corps nu.

En effet, aucune activité artistique ne peut avoir lieu si il n’y a pas d’emblée un code d’éthique lequel consiste à tout mettre en œuvre pour préserver l’intégrité physique du modèle nu tant masculin que féminin. Voilà pourquoi une entente de base doit être conclue, dans plusieurs cas cela peut être fait à l’amiable et c’est amplement suffisant, afin de délimiter les modalités des poses tant demandées que suggérées.

Je me souviens, en début de carrière, avoir signé une entente écrite avec un photographe érotique, un homme tout à fait remarquable envers qui j’éprouve un profond respect, afin de faire mes premiers pas au sein du site Meyhem. Le fait d’avoir signé une entente de travail m’avait beaucoup sécurisé. Et je ne l’ai jamais regretté. À vrai dire, je me sens privilégié d’être entouré par des gens extraordinaires dans un tel domaine. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour plusieurs des personnes qui désirent faire une percé dans le nu artistique.

Enfin, et pour répondre à cette problématique cruciale, que fait-on de la multitude des personnes qui ne répondent pas à aux critères de beauté, de perfection et d’exemplarité corporelle? Ne pas en tenir compte consiste ni plus ni moins à rejeter une proportion non négligeable d’une partie importante de la population du globe terrestre. Vous ne me croyez pas?! Promenez-vous dans les rues de votre quartier et vous constaterez par vous-mêmes de la véracité de mes propos. Tout ceci a pour résultat qu’il est plus que nécessaire de se questionner, et de manière très approfondie, ce sur quoi on peut réellement se baser pour affirmer qu’un corps est parfait alors qu’un autre ne l’est pas. Il est bien évident que les pressions sociales ont un rôle prépondérant dans de tels critères d’où l’importance d’un esprit critique bien aiguisé afin d’y faire face de manière convenable.

En résumé, l’instrumentalisation des arts telle que véhiculée par les têtes dirigeantes du IIIe Reich, mais aussi par l’ensemble des régimes totalitaires du XXe siècle, doit être évitée à tout prix. Il en va non seulement de l’intégrité des arts mais aussi du respect inhérent à la déclaration des droits et des libertés. Le droit d’être tout simplement va de paire avec le bien-être face à sa nudité et à celle de l’autre.

Et vous?! Qu’en pensez-vous?


Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Qui? Quoi? Pourquoi? Comment?

Qui? Quoi? Pourquoi? Comment?

Bonjour à vous chers-ères amis-es!

Aujourd’hui, je désire répondre à quatre questions bien simples, et ce, en lien avec mon expérience de modèle nu qui, je le souhaite de tout mon coeur, sera entretenu dans les temps à venir. En effet, j’ai vite remarqué qu’il y a une carence dans ma présentation à la fois personnelle et artistique. Une telle carence que je m’empresse de corriger avec grand plaisir. Voilà pourquoi, je suivrai un parcours directement en lien avec questions posées ci-dessus afin de favoriser une compréhension chez les artistes potentiellement intéressés-es par mes services.

Qui? C’est-là où réside la base de mon désir d’être un modèle nu. Non pas que je me considère plus important que n’importe qui d’autres, mais je sais ce que je suis et ce que je peux offrir à toutes personnes oeuvrant dans le monde des arts visuels, qu’elles soient professionnelles ou étudiantes. L’expérience fait partie intégrante de la culture et de la connaissance. N’est-ce pas?!

Qui? Cette interrogation renferme en elle-même un mystère qui doit être dissipé: Je suis à la fois différent et semblable à vous. Différent par ma situation physique causée par les deux comprimés de la Thalidomide que ma défunte mère absorba en début de grossesse lorsqu’elle était enceinte de moi. Semblable du fait que je vis comme chaque être humain, c’est-à-dire avec mes rêves et mes espoirs, avec mes moments de folie et de sagesse, avec mes désirs et mes frustrations.

« Qui? » fait indubitablement référence à l’âme qui habite ce corps si unique. Un corps qui a servi de cobaye mais dont sa force lui a permis de se relever pour prouver au reste de l’humanité qu’il sera encore longtemps dans ce monde pour lui prouver qu’il est beau, noble et fantastique. Beau parce qu’il a été bien entretenu par la pratique régulière d’exercices et par une sobriété totale depuis maintenant plus de quatorze ans. Noble parce qu’il sait se faire respecté en toutes circonstances sans pour autant verser dans l’arrogance. Fantastique par la dextérité avec laquelle il se déplace et accomplit des tâches que bien des gens ont de la difficulté à réaliser avec tous leurs membres.

Quoi? Ce corps mérite d’être vu et présenté avec des yeux autres que ceux appartenant au monde médical ou légal. Ce corps peut être perçu autrement que ce qu’il est, c’est-à-dire celui d’une victime de la Thalidomide. J’ai à titre d’exemple une vidéo dans laquelle un artiste, lui-même victime de ce médicament, avait réalisée avec d’autres victimes. Ces dernières avaient été présentées en groupe dans leurs plus simples apparats. Or, je m’insurgerai de tout mon être devant un tel phénomène de foire puisque cet homme avait encore une fois transposé la ghettoïsation des personnes handicapées.

Quoi? Ce corps est plus que ce qu’il est à première vue. Il est parfait dans son imperfection, dans ses limites et n’as donc pas besoin d’être à son tour mis en position de marginalité. Il est bien avec ce qu’il a et comme il est. Acceptez-le de le voir ainsi et non pas de le placer dans une catégorie que je qualifierais de « spéciale ».

Pourquoi? Primo, j’adore communiquer avec autrui et je ne me gêne pas pour le faire.  C’est ainsi que j’entre facilement en relation avec les gens qui m’entourent, même si parfois, cela m’a causé quelques petites surprises fort désagréables. Secundo, je ne connais pas vraiment ce qu’est la gêne en soi. Serait-ce parce que je me devais de faire les premiers pas pour ne pas être laissé de côté en des circonstances précises de mon existence? Serait-ce plutôt par un souci de vouloir plaire ou tout simplement parce que mes parents me montrèrent l’exemple en agissant de cette façon? Je suis convaincu qu’il y a un peu de toutes ces raisons qui ont façonné ma personnalité.

Pourquoi donc aimer poser nu en tant que modèle? Ce à quoi je répond par ceci: communiquer, se mettre au diapason avec l’autre, faire reculer les barrières sociales qui causent plus souvent qu’autrement l’émergence de tabous et favoriser une meilleure connaissance des différences présentes dans nos sociétés ainsi que, par le fait même, enrichir lesdites sociétés par l’ouverture des artistes face à de nouveaux horizons. Rappelez-vous que les artistes sont les garants de la liberté de conscience, rempart ultime contre tous les régimes dictatoriaux, et que sans eux, toute démocratie est menacée de se retrouver dans les limbes.

Comment? En posant nu et sans flafla! Être soi-même, sans cet appareillage que l’on m’affuble depuis peu de temps après ma naissance. J’avoue qu’il m’est bien utile pour vaquer à mes occupations et que ma qualité de vie serait grandement diminuée sans l’apport plus que considérable de leur utilisation. Pourtant, ces prothèses sont des ajouts à mon corps qui doit un moment ou l’autre sans défaire. Par exemples, prendre un bain, dormir, faire l’amour ou tout autre instant intime doit se faire sans ces prothèses.

Comment? En donnant aux artistes cette opportunité de voir cette réalité, c’est-à-dire « ma réalité », dans le plus profond de mon intimité.

En terminant cet article, je met à votre disposition mon adresse e mail afin que vous puissiez communiquer avec moi.

Bien entendu, vos commentaires seront toujours les bienvenus.

Portez-vous bien!

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

e mail: modelevivantaquebec@live.ca