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Ange blessé

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Photo: LEONID MOCHULSKY

Ange blessé

 

Ange ou femme,

Qui ravive la flamme,

En ces jours incertains,

Où semble régner le Malin.

 

Tes craintes sont légitimes,

Tes pensées sont tellement intimes,

Tes peines et douleurs si nombreuses,

Face à cette foule tout autant ténébreuse.

 

Femme nue,

Femme tombée des nues,

Ange meurtrie ou bien déchue,

Devant tant de cruauté, qui l’aurait crû ?

 

Tu as décidé de te couper les ailes ?

Et de ne plus chanter comme une hirondelle ?

Alors viens près de moi mon amour, ma toute belle.

Je saurai te caresser avec douceur ma chère tourterelle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voici une belle dame !

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Avec la permission de Noble Roro de Paris (France)

Voici une belle dame !

 

Voici une belle dame,

Voici une magnifique femme,

Qui aime allègrement jouer aux dames,

Près d’un foyer où dansent des flammes.

 

Une dame aux seins nus,

Et que les saints tombent des nues,

En admirant sans gêne ces jolis ces jolis seins,

Pendant qu’elle fait ses dévotions à Dieu et à tous les saints.

 

Une dame d’une époque éloignée,

Où les gens savaient encore aimer avec doigté,

En ce temps-là, point de honte d’être nu devant une foule,

Car de cette nudité on la respectait sans en perdre la boule.

 

Une dame est allongée sur le sofa,

Généreuse de sa poitrine telle une diva.

Ô belle dame d’un temps malheureusement révolu,

Permettez-moi d’être à vos côtés pendant que je suis nu.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Inspiration pour le peintre

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Merci infiniment à Jerzy pour sa permission Source : http://lequebecois1962.deviantart.com/art/Inspiration-for-the-painter-691037702

Inspiration pour le peintre

 

Poser nu,

C’est transcender son vécu,

C’est devenir source inépuisable de vie,

C’est offrir son corps par amour et pour une question de survie.

 

Poser nu,

C’est être soi tout simplement,

C’est parvenir  à l’équilibre de son corps librement,

C’est harmoniser son esprit avec la réalité et avec ses vues.

 

Poser nu,

C’est être inspiration,

C’est savoir mettre corps et âme au diapason,

C’est s’habiller de sa peau offerte par les dieux sur les nues.

 

Poser nu,

C’est dans le silence faire des étreintes,

C’est être pour un instant l’inspiration pour le peintre,

C’est oser provoquer les nouveaux regards quand on est vu.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Monnaie du pape

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Photo: Jérôme Bertrand

Monnaie du pape

 

Pièces d’or ou bien d’argent,

Convoitées en tous pays et bien des gens,

Vous valez votre pesant d’or pour ces âmes perdues,

Qui ont de leur vivant tué tant de pauvres victimes souvent nues.

 

Humble maison prière était celle du Père,

Brigands en tous genres vous en avait faite leur repère,

Médailles bénies et indulgences plénières vous représentez,

De ces fidèles ayant foi en vos icônes et chapelets sans cesse récités.

 

Est-ce là source du message chrétien ?

Promulgué en terres saintes par un nazaréen ?

Modeste charpentier travaillant le bois de ses mains usées,

Qui d’avoir dérangé l’ordre établi sera sur ce même bois crucifié.

 

Pour quelques pièces d’argent,

Ce tendre maître de Jacques et de Jean,

De la trahison aussi cruelle nul n’y échappe,

Voilà pourquoi existe tel un souvenir : la monnaie du pape.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis la sorcière

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Je suis la sorcière

 

Je suis celle qui vous envoûte,
Je suis celle qui pervertit votre belle âme,
Et ce peu m’importe que vous soyez homme ou femme,
Et encore davantage, croyez-moi mes amis, ce que cela me coûte.

 

Vous craignez ma beauté,
Mais encore plus ma grande nudité,
Amants d’un soir, approchez-vous de mon lit,
Maîtresses d’une nuit, je serai celle qui comblera vos envies.

 

Oui, craignez-moi car je suis belle.
Oui, affrontez-moi car je suis fière d’être nue,
Même les anges du Ciel ne peuvent que tomber des nues,
Et venant au creux de mes bras ensorcelés, je leur arrache les ailes.

 

Je suis celle dont vous ne pouvez vous passer,
Tellement est grand votre désir de me caresser,
Je suis celle qui est damnée aujourd’hui comme hier,
Simplement parce que je serai maintenant et à jamais la sorcière.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Nuit de jadis! Nuit au Paradis!

 

Nuit de jadis! Nuit au Paradis!

 

Te souviens-tu de cette nuit-là?
Où nous nous sommes rencontrés.
Nos yeux nous invitèrent à commettre ce péché,
Et tu m’emmenas doucement chez-toi.

 

Deux âmes en peine dans ce bar malfamé.
Situé nul part dans ce monde de perdition,
Sans dire un mot, nous nous regardions.
Deux êtres de chair qui ne cherchèrent qu’à aimer.

 

Tu me souriais tendrement avec un éclat dans tes yeux,
Je te répondais avec un plaisir presque coupable.
Ton charme et ta beauté? Y résister, j’en étais incapable.
Je ressentais notre désir commun de s’unir tels des dieux.

 

Mon corps si brisé mais tellement humain,
Tu le voyais si différemment de tous les autres.
Voilà pourquoi, tu voulais être mon hôte.
Et sans gêne aucune, tu me tendis la main.

 

Tu m’as avoué bien candidement lorsque tu me vis nu,
Que j’étais ton unique source de bonheur,
Et que peu importe ce que le monde pouvait penser à cette heure,
Tu désirais ardemment m’apporter au plus haut dans les nues.

 

Ton lit devenait l’instant d’une nuit,
Le lieu de communion de nos âmes.
Et dans lesquelles se consumèrent dans les flammes,
Nos passions inavouables et nos pires folâtreries.

 

J’aimerais tant revivre la nuit où toi et moi avions fait l’amour.
J’aimerais tant ressentir la douceur de mes lèvres sur ton cou.
Depuis tout ce temps, je pense encore à toi jusqu’à en devenir fou,
Malgré ce temps qui passe, tu seras dans mon cœur pour toujours.

 

de

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô feu qui crépite allègrement!

Au feu qui crépite allégrement!

Au feu qui crépite allégrement!

Ô feu qui crépite allègrement!

 

Un peu de chaleur réconforte les cœurs de ces amoureux fidèles.

Il leur est futile pour exprimer leur tendresse de faire mille ribambelles.

Une main déposée avec précaution sur une épaule épuisée,

Peut en éloigner toutes les tracasseries de la journée.

Nulle parole n’est importante dans les yeux des amants.

Puisque leurs âmes s’entrelacent déjà sans aucune retenue,

Bien avant les corps débarrassés de leurs vêtements,

Tels des chérubins, ils sont portés avec allégresse vers les nues.

 

Au doux feu qui crépite dans le foyer garde en moi la flamme d’aimer.

Digne feu qui éclaire ce lieu d’amour et de coupables péchés,

Contemple dans le silence nos jeux interdits par la morale,

Même si dans notre fort intérieur, cela nous est bien égal.

 

Dans ce haut-lieu insoumis aux valeurs ancestrales là où notre union se consumera,

Divin feu, tel un holocauste devant l’Éternel, nos péchés inavouables tu effaceras.

Plaisirs coupables! De faire l’amour à celle que j’aime, je n’en ai pas d’amertume.

Plaisirs d’une nuit! Que mes mots de tendresse soient portés tels des écumes.

 

Dans le silence de ma vie, je l’avoue, pour toujours je t’aimerai.

Dans le parcours de ma destinée, c’est un fait, que pour toi j’existerai.

Ce doux feu dans le foyer de mon âme, il y sera à jamais, crois-moi.

Je le jure devant Dieu et les hommes, en aucun cas il ne s’éteindra.

 

Je ne crains ni le mépris des humains et encore moins le rejet.

Tel un preux chevalier, je le sais très bien, ma vie est une véritable saga,

Voilà pourquoi devant ce feu, avec respect je te verrai comme tu es.

Et de mon côté, je te le jure, mon corps entier te sera dévoilé.

 

Admirer dans la quiétude de la nuit tes yeux adorables,

Caresser avec une volupté délinquante ta peau de satin.

Embrasser avec une vénération angélique, tes lèvres désirables.

Oui, c’est la volonté de Dieu ; notre ultime destin.

 

Nous garderons nos étreintes, ces doux souvenirs, secrètes mon amour.

Ces moments de plaisirs charnels, derrière le rideau de la pudeur, ils resteront.

Ces événements sont si intimes, si glorieux, si profonds.

Que dame moralité en réclame la discrétion de l’aveugle et du sourd.

 

Oh feu, mon bel ami! Tu peux maintenant t’endormir.

Car à ma bien-aimée, j’ai rendu un digne hommage.

Je lui ai fait éprouver, sans vouloir me vanter, plus de mille plaisirs.

Il est plus que tard, le soleil se lève et c’est bien dommage.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada