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J’attends le soleil

J’attends le soleil Poème par Rolland Jr St-Gelais DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’attends le soleil

 

Cela fait plusieurs jours,

Que je compte à rebours,

Comptant les jours de ton retour,

Quand reviendras-tu, mon tendre amour?

 

Le ciel est toujours gris,

Aussi sombre que mon esprit,

Même si grâce à toi je porte la vie,

Et qu’avec toi, ô chéri, rien ne soit fini.

 

C’est pourtant le temps des vacances,

De ces rires, ces plaisirs et de l’abondance.

Qui me fait désirer revivre ma tendre enfance,

Quand mes parents vivaient une belle romance.

 

J’attends encore et encore depuis mon arrivé,

Dans ce patelin de ce coin de pays où je suis née,

Près du ruisseau où nous nous sommes rencontrés,

De ce ruisseau où tu m’avais avec délicatesse embrassée.

 

Mais, c’est maintenant un temps lointain.

Et je m’ennuie en ces jours sans chansons ni refrains.

J’attends le soleil malgré ce temps brumeux et incertain,

Telle une future mère je dépose sur mon ventre ma délicate main.

 

Je protège ainsi notre enfant,

En pensant qu’un jour il sera grand,

De la pluie et du soleil, il connaîtra assurément.

Et de notre amour, nous lui donnerons aveuglément.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La cueillette de la lavande

La cueillette de la lavande Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture au couteau par Maryse Veysseyre de la France

La cueillette de la lavande

 

Je me souviens de mon patelin

Où je vivais lorsque j’étais tout jeune gamin

Un modeste village de ma douce et belle France

Un village où circulait une senteur de belle romance.

 

Je parcourais avec curiosité les quelques rues de mon village

En y apercevant des gens de tous les milieux, de tous les âges

De ces jeunes amoureux enlacés et de ces gens esseulés

Aux personnes, du bistro de la place centrale, bien attablées.

 

C’était un humble patelin comme on en voit en mon pays

De ce pays aux régions diverses mais qui ont une seule patrie

De ces régions aux accents parfois rudes, parfois chaleureux

Mais qui sont peuplées de gens tout aussi fiers que valeureux.

 

Mais ce que j’aimais par-dessus tout de mon hameau

C’était de voir ces gens cueillir les lavandes par un temps si beau

Un souvenir qui me revient dans mon cœur rendu usé avec le temps

Le temps qui fuit quand je pense à l’époque où je n’étais qu’un enfant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Exprimer une émotion

Par Lyvie Llonatelli
 » Son conjoint pour modèle  » Réalisation artistique par Lyvie Llonatelli.

Exprimer une émotion

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un excellent début de semaine annonciatrice de la chaleur printanière et d’un été qui, espérons-le, nous sera accessible afin de nous faire oublier la situation que nous vivons actuellement. Mais, d’ici-là, gardons le moral.

Ensuite, je dois avouer que le fait de ne pas avoir de contrat de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts me chagrine puisque d’une part, cela me donnait une raison pour sortir de mon patelin et d’autre part, de faire la rencontre de gens intéressants. Oui, je l’avoue, je suis quelque peu casanier de tempérament au grand plaisir, semblerait-il, de ma belle princesse Goldy.

Enfin, une telle réalité est pour moi l’occasion de découvrir des œuvres de nudité artistique tout à fait remarquables. Certaines de ces œuvres sont présentées au sein de groupes d’artistes sur le réseau social Facebook tandis que d’autres sont partagées sur le site DeviantArt. Quoiqu’il en soit, il est impératif à mes yeux de demander la permission des auteurs avant d’utiliser leurs œuvres dans la rédaction d’articles dans mon blogue. C’est pour moi une question à la fois légale et de respect à leur endroit.

La découverte de certaines œuvres m’a souvent tellement interpellé que mon désir de connaître leur raison d’être n’a eu de cesse. Dis autrement, je voulais savoir ce qui a amené l’artiste à les réaliser, à les faire et les créer. Trois verbes qui n’ont pas tout à fait la même connotation. En effet, on peut réaliser une idée, on peut faire une chose quelconque, mais créer implique à la fois son âme et son cœur dans les moindres gestes que nous faisons pour donner vie à cette création. Un peu à l’image de Dieu dans le livre de la Genèse, un artiste est un être divin dans son essence même puisqu’il crée à partir des choses invisibles pour le commun des mortels. Il tire du néant ce que nous tenons pour réel. Ce qui est encore plus le cas lorsque l’œuvre a pour origine la nudité.

Comme le dit si bien Lyvie L. dans notre entretien à propos de son œuvre : « Je voulais créer une ambiance. Ambiance relative à mon émotion du moment. (…) J’emploie mon propre langage, comme champ d’exploration de mes émotions. » Créer, émotions et langage propre vont donc de pairs dans toute œuvre artistique surtout lorsque la nudité y est le sujet. Oui, je sais bien que je me répète mais il est crucial de bien saisir toute l’importance de cette idée afin de mieux comprendre ce qui va suivre.

Mais qu’en est-il de l’intégralité du corps nu, en particuliers celui de l’homme, dans la présentation de celui-ci ? Est-il possible de le percevoir comme un être à la fois doué de raison et un être sexué, surtout dans un cadre artistique ? Devra-t-il plutôt rester dans un monde angélique, un monde purement spirituel ? Quoi de mieux que de partager avec vous l’opinion de Lyvie L. afin d’y répondre de manière plus adéquate ? Après tout, la vision de l’artiste, notamment lorsqu’elle est une femme, est ici d’une importance fondamentale. Et comme elle le dit si bien : « Le fait que ce soit une femme qui exprime le corps masculin, donne une autre dimension à la lecture. Je serais un homme, on lirait différemment, c’est sociétal (puisque) les questions de genre interpellent les esprits. »

Mais quelle est sa pensée à l’égard des parties intimes de l’homme ? Doit-on le cacher ? Et dans le cas ou dans l’autre de la réponse, quelles sont à la fois sa philosophie et son éthique de travail ? Ce à quoi elle répond en ces termes : Il est « … important de représenter le corps dans sa première expression. Sans camouflage et néanmoins sans idée de voyeurisme. (Par conséquent) Le sexe masculin est rarement représenté dans l’oeuvre en général. Comme s’il s’agissait d’un tabou. On se permet dans ce contexte, de représenter la femme, mais jamais l’homme. Comme si cela était provocateur d’un trouble profond, d’un dérangement. Ouverts ou non. Je ne crois plus utile de cacher aujourd’hui. »

Toujours selon l’artiste interrogée, voilà la raison pour laquelle la représentation du phallus possède également une place, en soi sa place, dans une création artistique. Qui plus est, une telle place déloge les idées préconçues au sein d’un acquis désuet. Certes, la sensualité apparait qu’on le veuille ou non. Toutefois, elle conclut son analyse par une question que je qualifierais d’essentialisme puisqu’elle réfère à l’essence même de la réalité. Une réalité qui existe avant même les regards portés sur elle. Une question qui résume bien l’idée de l’artiste est celle-ci : « mais est-ce vraiment de l’érotisme que de montrer en toute simplicité et innocence. » Dans ce cas-là, « … seul le lecteur traduit à sa façon. »

Pour conclure le présent article sur la représentation des parties intimes, je me réfère aux propos tenus par Lyvie L. sur ce sujet. Selon elle toute serait une « … question d’éducation et d’ouverture sur (…) une certaine différence artistique qui pour autant ne plonge pas dans la pornographie. » L’objectif serait, si j’ai bien compris sa vision des choses, de simplement exprimer une émotion vécue dans une ambiance précise.

Je remercie cette artiste d’avoir si chaleureusement accepté de collaborer à la réalisation de ce présent article. Je remerciement bien entendu chacun et chacune de mes abonnés-es pour leur fidélité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Jouant nue à la guitare

Jouant nue à la guitare
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Jouant nue à la guitare

 

Jouant nue à la guitare,
Un air, une chanson de joie,
Un refrain qui animera nos pas,
En cette soirée qui je crois finira tard.

 

N’entends-tu pas cette mélodie?
Qui provient du plus profond du pays,
Un air de fête, un air de plaisir et d’amour,
Qui tourne autour de nous et dans les veines parcourt.

 

Une guitare qui appartenait à mon père,
Qui parcourait les villes et villages avec ma mère,
Et moi assise sagement sur ses genoux je fredonnais,
Un air magnifique qui au profond de mon coeur m’imprégnait.

 

Une guitare à la couleur dorée,
Un instrument que j’ai longtemps joué,
Qui possède des courbes à m’en faire rêver,
Et un manche qui à quelque chose me fait penser.

 

De ma main je caresse chacune de ses cordes,
Pour en faire sortir de belles notes tout en ordre,
Et de mon autre main, je les effleure avec prudence,
Afin d’écouter avec grande attention une si tendre romance.

 

Assis-toi et ne dis rien,
Écoute simplement ces refrains,
Que chantèrent les gens de mon patelin,
Qu’à mon tour je te ferai connaître jusqu’au matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une activité inattendue

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Une activité inattendue

Bonjour tout le monde,

J’ai le plaisir de vous annoncer que je serai modèle nu dans le collège que j’ai fréquenté jadis lorsque je vivais au nord du Québec. En effet, j’ai fait mes cours de niveau collégial dans l’établissement communément appelé dans le jargon de l’enseignement du Québec C.E.G.E.P. de Sept-Îles. J’y ai passé trois belles années avant de débuter mon cheminement universitaire à Québec.

Laurence BoulayJe dois ici remercier madame Laurence Boulay, que l’on voit sur la photo ci-jointe, qui y enseigne les arts visuels pour son entière confiance dans mon professionnalisme dans le domaine du modèle nu. C’est à la fois un honneur et un plaisir de poser nu pour son groupe d’étudiants et d’étudiantes. Qui plus est ! Cela va me faire revivre de beaux souvenirs en retournant en quelques occasions dans cette ville où j’y suis né. Il va de soi que des photos seront prises à l’occasion desdites séances pour d’éventuelles publications au sein de mon blogue artistiques. Et, entre vous et moi, quoi de mieux que de retourner dans son patelin où nos racines se trouvent afin de démontrer que parfois, que le dicton voulant que « nul n’est prophète en son pays » soit erroné ?

Lieu ? C.E.G.E.P. de Sept-Îles

Dates ? Les 29 sept. 06 et 20 oct. et 3 novembre 2017

Heures ? De 9h00 à 11h00

Merci de m’avoir lu et à bientôt

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada