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Bon appétit

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Bon appétit

 

Bon appétit,

Prenez tout votre temps,

Que votre plaisir dure longtemps,

Je vous souhaite bonne dégustation, les amies.

 

J’attendais ce moment,

Vous ne pouvez pas vous imaginer comment.

Ce moment que je croyais être irréalisable certainement.

Prenez une place! Mettez-vous à l’aise! Soyez installée confortablement.

 

Que votre désir de vous abreuver,

À même ma fontaine de jouvence, soit réalisé.

Prenez tout le temps qu’il le faudra pour me déboutonner,

Et je vous en prie, de votre imagination, vous pouvez, utiliser.

 

Que ce moment soit parmi vos plus beaux souvenirs,

Qui un jour fort lointain vous fera certainement sourire,

Et, souvenez-vous de ceci, il faut avant tout vivre avant de mourir.

Il n’y a pas plus grand drame en ce monde que de mourir avant même de vivre.

 

Que la saveur de ma semence agrémente vos palais,

Et que cet instant de rêve demeure en vos esprits à jamais,

Bon appétit mes amis! De votre faim, le combler, je le ferais.

Que votre soif soit étanchée! Voilà ce qui avec passion, me comblerait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La véritable richesse

La véritable richesse par CapitaPerdu
La véritable richesse Texte de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Kris-in-Seductive-Reading-845298299

La véritable richesse

Qu’est-ce que la véritable richesse? Excellente question. En ce qui me concerne, avoir la capacité de lire ce qui nous plaît, ce qui nous gratifie, ce qui nous enrichie est la seule véritable richesse digne de ce nom. Lire pour évoluer ou pour le plaisir? Je répondrai à cela, un peu des deux. Car sans le plaisir de lire, point de savoir possible.

Je me rappelle, petite anecdote bien personnelle, d’une interview que ma défunte mère et moi-même avions eu lors d’une émission de télévision fort populaire au tournant des années 1980-1990. Une émission dans laquelle les invités racontèrent leurs expériences de vie liées à des situations soit rares ou bien peu enviables. Le tout présenté de manière à la fois humaine et empreinte de sympathie sans pour autant verser dans le mélodrame.

Bref, je me souviens que ma défunte mère avait affirmé que mon père et elle-même désiraient plus que tout j’aime la lecture afin de ne jamais connaître l’ennui. Ce qui est là une vérité indéniable puisque lire est la clé qui permet l’ouverture de la porte de l’imagination, de la connaissance et ultimement de l’échange avec autrui. Un échange basé sur un respect de ce qui est cet autre devant soi. Cet autre qui a tant à nous offrir tout comme nous en avons aussi à lui offrir.

Or, la lecture est la base de toutes connaissances en ce monde. Bienheureux est le peuple qui a pour souverain lequel a le souci de l’éduquer afin de lui permettre d’évoluer et d’apporter les changements propices à son bien-être tant présent que futur. Mais, quel grand malheur au peuple qui est dirigé par un despote qui n’a qu’un seul objectif, celui de garder le garder dans l’ignorance.

Et quoi de mieux de mettre à l’index des livres qui ne sont pas conformes à la doctrine, à la politique ou bien à l’idéologie des gouvernants, voir même à des courants de pseudo pensées actuels? L’histoire regorge d’exemples de telles situations. L’on a qu’à prendre pour exemples, les régimes totalitaires communistes, fachistes et même les groupuscules sectaires qui limitent la transmission du savoir au sein de leurs adeptes.

Je ne serai jamais assez reconnaissant envers mes parents de m’avoir inculqué le goût de lire. Un plaisir qui titille les papilles gustatives de mon palais imaginaires de façon extraordinaire. Il ne se passe jamais un jour où l’ennui frappe à ma porte car je suis trop occupé à lire pour lui répondre.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà la question !

Pourquoi
Pourquoi ? Voilà la question ! photo réalisée par G.B., d’Allemagne deviantArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Why-832815043

Voilà la question !

Pourquoi ?  Voilà une question qui revient souvent à nos esprits tout au long de notre vie. Question que l’on se pose depuis notre plus tendre enfance. Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Pourquoi pas ? Pourquoi est-ce comme-ci ou bien comme ça ? Question qui parfois peut nous amener à nous surpasser lorsque nous voulons connaître la réponse. Une réponse parmi tant d’autres. Une réponse qui peut soi nous apporter une certaine sérénité ou bien nous écraser par la douleur d’apprendre la vérité. C’est ainsi que nous le voulions ou non.

Pourquoi ? Question qui nous force à croire qu’il y a une cause à tout. Mais, dans les faits, bien des réalités peuvent ne pas avoir de causes. Les réalités sont là comme elles le sont. Un point, c’est tout. Certains naissent dans l’opulence et son élevés avec une cuillère d’argent dans la bouche et passe leurs existences dans des palais tandis que d’autres ne font qu’affronter un destin digne des plus grands romans d’horreur. Pourquoi ? Question aux réponses tant philosophiques que théologiques: Jeu cruel de la vie ! Volonté de Dieu ! Expiation du péché originel ! Loi du karma !

Pourquoi ? Ceci implique une volonté d’atteindre une sagesse de celui qui pose cette question. Une volonté qui peut tout aussi bien l’amener au bord de la folie ou du désespoir. Folie de ne jamais être contenté de la réponse trouvée. Désespoir d’avoir trouvé celle qui le désillusionnera. Pourtant, c’est cette même volonté qui peut parfois l’inciter à se surpasser, à percer les mystères de l’existence, de la nature et de la vie. Volonté d’aller toujours vers l’avant. 

Pourquoi ? Voilà la question qui fait de l’être humain un animal pas comme les autres. En effet, l’être humain est un animal. Mais, un animal doué de raison. Enfin, j’ose croire pour la majorité de ceux et de celles qui composent l’humanité. Une raison qui le pousse à atteindre des sommets invisibles tout en lui permettant de créer et de se recréer perpétuellement. De créer ce qui existait déjà dans son imagination. Un peu à l’image d’une sculpture sur bois dont le sculpteur ne fait que d’en extirper les moindres détails. Une raison qui lui permet de se recréer car ce qu’il est actuellement est souvent aux antipodes de ce qu’il a été jadis et de ce qu’il sera dans le futur. C’est ce que nous appelons l’évolution même si dans certains cas elle peut être plutôt négative. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est comme ça. 

En terminant cette missive, je dois répondre à cette question : Pourquoi ai-je écrit un tel texte au sein de mon blogue. Je vous réponds que j’ai été inspiré par le titre même de cette magnifique photo de G.B. lequel est avec Rick B. l’un de mes amis et collaborateurs d’Allemagne. Une photo qui a fait surgir en mon esprit une autre question sous-ajacente à la première : Pourquoi pas ?

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Tu as perdu

Tu as perdu
« Tu as perdu » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Tu as perdu

 

Désolé chéri,
J’ai gagné le pari,
Tu passeras toute la nuit,
Avec moi dans mon douillet lit.

 

Mais à voir tes yeux scintiller,
Je crois plutôt que tu en es comblé,
Car de ce moment précis longtemps tu rêvas,
Ne dis pas le contraire car je vois bien ton sourire béat.

 

Tu voulais faire un pari aussi enfantin,
À croire que de le perdre tu le souhaitais bien,
Un pari que tu te doutais bien je remporterais haut la main,
Car comme dit si bien le proverbe :  » Jeux de mains, jeux de vilains. « 

 

Depuis qu’on se connait, ne savais-tu pas déjà ?
Que l’on ne joue pas à ce genre de jeux avec moi.
Tu voulais me mettre au défi de boire ce vin délicieux,
Sans verser une seule goutte de ce liquide si doux, si précieux.

 

Pari tenu avec un plaisir surprenant voir inattendu,
Car, peut-être qu’au fond de moi, j’étais un peu tendue.
Mais où as-tu pris ce vin d’Ambroise et de la lointaine France?
Car mon palais, en savourer davantage, ce désir se transforma en démence.

 

Quoiqu’il en soi, mon amour, j’ai bel et bien gagné.
Quoiqu’il en soit, mon chéri, tu as bel et bien perdu.
Toi et moi nous passerons ensemble la nuit tout nus,
Et tu me feras ce que je veux, ce que je te demanderai.

 

Car les grands honneurs
Sont réservés pour les vainqueurs,
Mais, tu sais bien que tu n’as pas à avoir peur,
Puisque pour moi compte ce moment de bonheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada