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Mon père

Mon père


Homme souvent méconnu,

Au sein d’une société qui se tue,

Souffrant dans le silence de voir engloutir,

Ses plus beaux romantiques souvenirs.


Être de chair souvent adulé,

Et qui par ses enfants est tant aimé,

Homme condamné à une fin naturelle,

Attendant de retrouver son épouse toute belle.


Être éphémère et si fragile,

Qui s’occupa de ses fils et de sa fille,

Homme qui lui avait aussi jadis une mère,

Voilà qui est cet homme, qui est mon père.


De


Rollandjr St-Gelais

En voyage à Matane en Gaspésie au Québec au Canada

Du matin jusqu’au soir

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Du matin jusqu’au soir

 

Hé !  Mon ami !

Ne t’en vas pas, je t’en supplie.

Je revois sans cesse défiler devant moi ma vie,

Adulé par les foules et maintenant devant elles je suis pris.

 

Pris dans cette chair de pierre,

Moi, l’humble successeur de St-Pierre,

Qui a parcouru pays lointains et vu divers gens,

En y ayant semé paroles d’amour et dénoncé bien des tyrans.

 

Mais, que suis-je devenu maintenant ?

Objet de curiosité pour vous mes tendres enfants ?

Relique d’un empire de jadis qui ne fait que s’effondre simplement ?

Voyez-vous ?, mon cœur d’amertume est rassasié abondamment.

 

Allez ! Passez votre chemin,

Pour moi, il n’y a pas de lendemain,

Que mes souvenirs de ces périples d’espoir,

Maintenant, je suis bien seul du matin jusqu’au soir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu te tiens devant le monde.

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Tu te tiens devant le monde.

 

Brave louve,

Toi qui es loin du Louvre,

Témoin des époques de la Rome glorieuse,

Sans oublier des foules meurtries par la vie furieuse.

 

Attendant le temps voulu,

Où tu reprendras ta vie dévolue,

Tu feras périr tous ces gens de leur arrogance repus,

En épargnant de par leur pureté de coeur tes enfants nus.

 

Relève-toi de tes cendres,

Dans les flammes des enfers fais-les descendre,

Ceux qui bafouent ta mémoire sans gêne et sans honte,

Car depuis la nuit des temps et à jamais tu te tiens devant le monde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si j’avais des ailes…

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Si j’avais des ailes …

 

Ton silence me faire dire ceci,

Et parfois, malgré moi, me fait agir ainsi,

Ton silence me faire écrire simplement cela,

Sur une feuille que le vent finalement emportera.

 

Sous le regard médusé de la foule,

Qui attend béatement que la vague la refoule,

Sur la grève froide par une nuit d’hiver du temps passé,

Ou bien sur la douceur d’une plage par une chaude journée d’été.

 

Que puis-je dire de ton silence ?

Qu’il me rappelle les fantômes de mon enfance ?

Silence qui me transperce au plus profond de mon âme,

Me rappelant cette triste réalité : Je ne suis qu’un homme.

 

Parcourant mers et mondes,

En leur offrant quelques fois ma nudité tant aimée,

Serait-ce pour me perdre d’avantage ou me retrouver ?

Et de par leurs yeux, je me laisse caresser par d’invisibles ondes.

 

J’admire les multiples créations,

Me tenant droit devant elles comme un lampion,

Y admirant avec joie toute leurs perfections

En y cherchant avec crédulité la moindre imperfection.

 

Me souvenant sans cesse avec un sourire,

Cette pensée qui m’accable tel le malin qui prend plaisir,

Qu’il y a autour de mon être voué à une existence temporelle,

Cette chose mystérieuse dont je m’évaderai si j’avais des ailes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô mes fesses !

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Ô mes fesses !

 

 

Ô mes fesses,

Ce que je vous aime.

Vous êtes tendres comme de la crème.

Quel plaisir suave ai-je lorsqu’on vous caresse.

 

Fesse gauche ?

Ou bien fesse droite ?

Elles ne tolèrent aucune main moite,

Encore moins celle de la dame qui de tous temps fauche.

 

Fesses de petits bonheurs,

De ceux que l’on n’oserait pas confesser,

Surtout par la crainte de recevoir une fessée,

Et, ô tel scandale, de ces curés faire tout leur malheur.

 

Voici mes fesses bien tendres et dodues,

Et, croyez-moi, elles ne sont point pour les cocus,

Même si devant vos yeux elles adorent se pavaner dénudées,

Elles savent vraiment qu’elles sont ce point dorées.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis Dieu ! Je suis le Diable !

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Je suis Dieu ! Je suis le Diable !

 

Je suis Dieu,

Et plus que tout je te veux,

Mais, comme un seul homme je suis aussi le Diable,

Tendant mes mains vers le sablier du temps où coule son sable.

 

Lumineuse journée,

Où on entend le cri de vie de tous ces nouveaux-nés,

Sombre nuit où resplendit la croix du Fils de l’homme au Calvaire,

Entendant les gémissements des âmes perdues sur le chemin de l’hiver.

 

Je suis Dieu et le Diable,

Aimer d’amour et rempli de haine, j’en suis capable.

Souffrir d’avoir trop aimé et se replier d’une inviolable carapace,

Afin de me prémunir de ces gens sans scrupule et de tous ces rapaces.

 

Du haut des cieux,

Je vous jugerai sans détourner mes yeux,

Et avec délice et sans remord dans les flammes infernales,

Je vous y jetterai en festoyant lors de mes noces automnales.

 

  De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le pied du Diable

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Le pied du Diable

Parcourant le monde,

Rencontrant ici et là gens petits et grands,

Sur des mers calmes ou enragées en les naviguant,

Parfois en volant de tes ailes sombres sur les sinueuses ondes.

Fixant les peuples riches,

Tu les tenteras  jusqu’au dernier pour qu’ils trichent,

Leur apprendras cette terrible leçon que bonheur n’est point avarice,

Et bien des sottises tu les amèneras à accomplir avec coupable délice.

Ô pied fourchu,

Toi qui longe les sombres rues,

Cherchant âmes damnées en Enfer pour les y amener,

En évitant toutes les églises et leurs puissants et hauts clochers.

Pied du Diable cornu,

Envoûtant ces tendres femmes nues,

Va ! Continue sans cesse ta longue route,

Car Dieu seul, pour toujours et à jamais, tu redoutes.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada