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La poitrine de Joséphine

La poitrine de Joséphine.
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

La poitrine de Joséphine

 

Tiens ! Pour terminer cette soirée.
Où vous sembliez avoir aimé me dessiner,
J’ai une anecdote si amusante à vous raconter,
Qui vous fera rire. Soyez tous rassurés !

 

Ne vous avais-je point parlé de ma mère ?
Et de mon père parti au front et mort à la guerre ?
Ne vous avais-je point raconté de ma lointaine cousine ?
Ensemble nous avions souvent des discussions assez coquines.

 

Elle et moi passions souvent le temps à comparer nos corps,
Afin de savoir lequel allait susciter des hommes leurs regards.
Je suis blonde aux yeux bleus alors qu’elle était si mignonne et si rousse,
Je suis frêle et toute menue alors qu’elle avait une de ces frimousses.

 

Mais une chose nous avait réunies dans notre candeur,
Une richesse qui nous incitait de ne jamais avoir peur,
Car nous avions ce merveilleux point en commun,
Que les hommes allèrent admirer tout un chacun.

 

De nos seins fermes, nous en étions si dignes.
De ces seins parfaits qui ressemblèrent à une vigne.
À ma chère et magnifique Joséphine je dédie cette pose,
Veuillez me pardonner si pour terminer, j’ose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me sens bien

Se sentir bien
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je me sens bien

 

Aujourd’hui, je me sens bien.
Libre de mes mains et de mon corps,
Car j’ai appris que la vie vaut vraiment de l’or.
Je me sens bien dès que je suis dans mon bain.

 

Dans mon bain chaud où je pense à mes nombreux amants,
À ceux que j’ai dépucelés au grand malheur de leurs mamans,
À ceux qui me désirèrent mais qui ignorèrent comment me plaire,
De perdre à jamais leur candeur au risque de se retrouver en Enfer.

 

Au Diable les œuvres de chair,
J’ai décidé d’être libre comme l’air,
Car où serai-je demain ? Que deviendrai-je en l’avenir ?
Aujourd’hui, j’ai décidé d’être là et heureuse et de la vie en sourire.

 

Cheveux mêlés sur mon visage,
Je me fais un plaisir coquin et pas très sage,
En relisant mes aventures d’un soir lors de mes voyages,
De tous ces hommes aussi bien les jeunes que ceux avancés en âge.

 

J’ai rarement attendu,
D’être devant mes amants nue,
Car confiance de mon charme féminin,
Je savais comment les avoir dans ma main.

 

Femme fatale,
Femme avec une emprise totale,
Sur mes concubins tant comblés par mon habileté,
À faire l’amour sans gêne, ni retenue et d’un air si enjoué.

 

Je me sens bien et je ne regrette rien,
Car nul ne sait vraiment si je serai là demain,
Une seule chute suffit pour définitivement tout quitter,
Quitter ce monde que j’ai finalement réussi à apprivoiser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Arbre de vie

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Arbre de vie

 

Arbre de vie,

Illuminé par le soleil,

Toi qui resplendis de ces merveilles,

Source d’immortalité que même les dieux envient.

 

Quel est donc le secret de cette éternité,

Qui réside en ta sève remplie d’une tendre pureté?

Toi qui grandis en un jardin d’Eden sur cette terre boréale,

Aux abords de notre majestueux St-Laurent aux allures fluviales.

 

Ô bel Arbre! Toi, aux feuilles dorées,

À cette auguste parure tellement colorée,

Que nul empereur ne pouvait songer à en être couronné,

Que les César de ce monde auraient, j’en suis sûr, tant apprécié.

 

Laisse-moi cueillir,

Tes précieuses pépites d’or afin de m’enrichir,

Avant que viennent les vents d’hiver mes joues embraser,

Et d’admirer ta si belle candeur, je ne saurais pas m’en lasser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ici et maintenant

New Image1Ici et maintenant

Que puis-je dire de ma lointaine enfance, de sa folie et de sa candeur ?

En ces temps où tout me faisait rire et où rien ne me faisait peur ?

De la tendresse maternelle et de la protection paternelle,

Où dans la vie j’ai appris à voler telle une hirondelle.

De la chaleur du foyer familial où fratrie était gage de bonheur,

Où l’on s’appuyait dans la joie comme dans le malheur,

Des chicanes y naquirent mais bien éphémères,

Sous la bienveillance de notre mère.

De mon adolescence naquit le goût de découvrir la terre,

Encouragé avec prudence par la sagesse de mon père,

Contempler toute la diversité de ces peuples variés,

Serait-ce pour y déceler une femme à marier ?

Voir toute la richesse incommensurable de cette précieuse vie,

Accomplir avec docilité mon destin jusqu’à ce qu’il soit fini,

Assumer mes choix bons et mauvais comme de raison,

Devenir homme libre et fonder ma propre maison.

Voyant arriver à petits pas dame vieillesse avec ses cheveux blancs,

Coût pénible à payer pour qui veut vivre plusieurs ans,

 En témoignent rides et chevelure clairsemée,

Et souvent la perte d’êtres chers et aimés.

Grande vérité que peu importe la richesse que possède l’être humain,

Cela ne vaut rien si perdre son âme est son souci chaque matin,

Bien acquis avec labeur ne pourra éloigner l’heure fatidique,

Où devant l’Éternel il paraîtra au moment critique.

Alors à quoi bon rêver à mes futilités de mon lointain passé ?

À songer aux femmes si belles que j’aurais aimé embrasser ?

À imaginer toutes ces mystérieuses chimères venues du néant ?

Si je ne peux vivre en toute simplicité l’« Ici et maintenant ».

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada