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Que passent les nuages

Que passent les nuages

 

Photo par Viktoria de Québec

 

Que passent les nuages

 

Contre vents et marées,
Toujours ainsi depuis que je suis né,
En moi résident l’ombre et la lumière,
Me transportant parfois vers les cieux ou en enfer.

 

Chaque jour je me réveille,
Pour parfois accomplir des merveilles,
Chaque nuit, d’épuisement total je m’endors,
Sans trop me demander si j’ai eu raison ou tort.

 

Chaque jour avance l’heure de mon départ,
Voilà pourquoi je vis avant qu’il ne soit trop tard.
Petits péchés mignons j’ai avec grand plaisir accompli,
En amenant avec moi quelques belles inconnues dans mon lit.

 

J’ai certes fait des erreurs,
À chaque jour, à chaque heure.
Les assumer, parfois j’en ai eu peur,
S’avouer simple humain nous ramène à une torpeur.

 

Cette torpeur du temps qui passe sur un fil,
Et de nos retours sur nos vies souvent défilent,
Ce que nous aurions aimé tant faire bien autrement,
Même si nous savons si bien qu’il en est impossible assurément.

 

Passent les jours du passé,
Passent les chemins de notre destiné,
Passe lentement le temps éphémère de nos âges,
Devant les jours de soleil ou de pluie que passent les nuages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Libération

Libération
Superbe dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Libération

 

 

Journée de travail
Où rien de bon ne vaille
De tous ces gens vides de sens
Je me passerais bien de leur présence

 

Heureusement, je suis enfin chez-moi
Où m’attend mon matou et un peu mon roi
Ce gros matou au pelage tellement doux
Qui vient me saluer avec son poil roux

 

J’ai pris mes appels du jour
Il n’y avait rien comme toujours
Prenant mon repas du soir seule dans le noir
Avant que je sois trop fatiguée ou
bien trop tard

 

M’ayant fait couler un bon bain
Je caresses mes précieuses mains
En m’en allant dans ma chambre, mon repaire.
Où avec des amants choisis je m’envois en l’air

 

J’enlève mes vêtements du haut
Comme je trouve mes seins fermes et beaux
De mes seins qui font le désir de mes amants dans leurs soupirs
Que j’entends à chaque fois qu’ils les titillent avec de langoureux respires

 

Puis vinrent les vêtements du bas
Qui me révèlent un chemin caché mais bien là
De ma culotte que je retire avec grand plaisir
Car de son oppression, j’en ai assez de tant souffrir

 

Ah je me sens vivre un moment digne d’une publication
De ce moment écrit dans la France libérée
Et avec elle une grande partie de l’humanité
C’est à mon tour de vivre une véritable Libération.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée pas comme les autres

15-06-2018(p)

Par Gérard Teillot de la France

Une journée pas comme les autres

 

Les jours passent inlassablement,

Mais, pouvons-faire autrement ?

Tout débute par le levé du soleil,

Qui se rend-compte de cette merveille ?

 

De pouvoir vivre une journée de plus ?

De profiter de sa santé et d’être repu ?

De pouvoir marcher, rire et surtout aimer ?

N’est-ce pas ce à quoi nous sommes destinés ?

 

Être libre d’être tout simplement,

Sans se soucier qu’à notre heure,

Celle qui nous fait pourtant si peur,

Que nous retournerons vers le néant.

 

En cette journée pas comme les autres,

C’est avec grand plaisir que vos hôtes !

Vous présentent dame délicate et si jolie,

Voici donc votre modèle : la fille du vendredi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Présente ou absente

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Magnifique dessin réalisé par Eri Kel de la France

Présente ou absente

 

Sagement, devant vous, je suis là.

Bien vivante, pourtant sans faire de pas,

Montrant fièrement mon corps fait de chair,

Sans oublier ma belle poitrine libre comme l’air.

 

Je vous regarde entrain d’admirer ma nudité,

Je connais votre envie votre rêve de me voir dénudée,

Et bien, c’est fait pour votre plus grand plaisir et aussi le mien.

Car bien que je sois prude et religieuse en mon âme cela ne vaut rien.

 

Oui, toute cette malheureuse bondieuserie ne vaut rien et encore moins.

Si de mes prières je ne peux remercier le Ciel de ma beauté les doigts joints.

Voilà pourquoi de corps nu et d’esprit pur je suis encore et toujours présente.

Oubliant pour quelques instants ces questions existentielles qui me hantent.

 

Le temps d’un soupir presque imperceptible,

D’un mot, d’une phrase ou d’un bruit à peine audible.

De mon sexe caché par mes mains parfois sages, parfois coquines.

Je ne peux hélas satisfaire votre curiosité à savoir si elles sont si fines.

 

Peut-être par une chaude journée ou encore mieux par une fraîche nuit,

J’inviterai l’un, ou pourquoi pas l’une, d’entre vous dans mon modeste lit.

Pour venir y dessiner des lignes de tous genres sur ma peau douce comme du satin,

Comme un prélude à un jeu interdit par cette morale nous condamnant à un triste destin.

 

Oui, c’est un fait indéniable et peut-être avec un plaisir coupable.

Que pendant où vous dessinez avec vos pinceaux sur vos vierges toiles,

Moi je rêve d’être avec vous sous le ciel d’été par une nuit aux mille étoiles.

Présente en apparence ! Mais tellement absente par tant de désirs inavouables.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le vieil homme…

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« Le vieil homme… »

 

Montant les marches péniblement,

Le dos courbé tourné de tous ces gens,

Se remémorant du temps de ses tendres amours,

Qui lui donnaient raisons de vivre et joies à chaque jour.

 

N’ayant point honte de sa nudité,

Témoin de sa lointaine et noble virilité,

Qu’il partagea avec dames en leurs contant fleurette,

Ha! Ce qu’il aime se souvenir comment elles étaient si coquettes.

 

Regardant de ses yeux fatigués,

L’eau de ce bassin brassée par tant de gens agités.

Ne sachant que faire de bien de cette seconde d’accalmie,

Brisée par quelques rires de ses rares et imaginaires amis.

 

Se souvenant de ses vacances d’autrefois,

Où tout était possible ! Où tous avaient la foi !

De son enfance mystérieuse et de sa  jeunesse brumeuse,

Qui firent place à la fleur de l’âge éphémère en sa mémoire ténébreuse.

 

S’appuyant sur la rampe,

En guise de canne, en guise jambe.

Affrontera-t-il cette eau qui lui glacera les os ?

De ses os jadis couverts d’une peau caressée en des temps plus beaux.

 

De cette main maternelle,

Qui fut remplacée par celles plus sensuelles,

Jours s’écoulant sans cesse amenèrent inlassablement,

Son cortège de rides et de cheveux perdus inévitablement.

 

Allons ! Se dit-il alors.

Je suis bien vivant. Voilà mon trésor !

Que cet instant soit celui du plus grand plaisir,

Car, bien que je sois vieil homme, je désire encore vivre.

 

Poème de RollandJr St-Gelais
Dessin de Eri Kel

Entre tes mains !

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Entre tes mains !

 

Coucou mon amour !

Viens près de moi sans faire de détour !

Ne vois-tu pas ma hampe se gonfler de désir ?

À ta seule vue quel mystérieux délice et quel grand plaisir !

 

Colle-toi près de moi !

Car tu es maintenant ma reine,

Et de ma sève coule à jamais en mes veines,

Je serai jusqu’à la fin des temps ton valet même si je suis ton roi.

 

Ne me fais pas languir !

N’entends-tu pas mes soupirs ?

Ne vois-tu pas mes torrents de larmes ?

Devant la grâce de ta beauté j’ai baissé les armes !

 

De ta langoureuse respiration,

Je la suivrai sans crainte à l’unisson,

Point de mots ! Ton silence suffit pour parler,

Point de sons ! La douceur de tes lèvres savent s’exprimer.

 

J’ai perdu jadis mon cœur,

En voulant détruire tous ces vauriens,

C’est en cette nuit que je le trouve entre tes mains,

Serait-ce une grâce des archanges dans le céleste chœur ?

 

Œuvre parfaite et si grandiose !

Puis-je seulement un seul instant rêver ?

D’être si c’est ma destiné pour l’éternité être à tes côtés ?

Toi ma belle ! au risque que je rende l’âme, dis-le-moi : ose !

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être heureux

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Être heureux

 

Être heureux,
C’est tout ce que je veux,
En ce jour et non pas demain,
Voilà pourquoi je m’y mets à deux mains.

 

Ce n’est pas sorcier,
Il faut savoir toujours la vie apprécier,
Ne pas s’en faire et ce en tous temps,
Avoir un peu l’âme d’un enfant.

 

Être là tout simplement en ce moment,
Savoir que l’on ne vit pas éternellement.
Faire avec grand plaisir un peu le fou,
Embrasser celle que j’aime dans le cou.

 

Être heureux dans ma nudité,
Sans pour autant passer ma vie dénudé.
Tendre mes bras à ceux qui ont besoin d’être aimés,
Serait-ce là ma vraie raison de vivre depuis que  je suis né?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse