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Ils tentaient de tutoyer les nuages

Ils tentaient de tutoyer les nuages Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Ils tentaient de tutoyer les nuages

 

Par un dimanche d’hiver,

Je me promenais dans un champ,

Tout en chantant un refrain gaiement,

À travers les sapins blancs et verts.

 

Entendant le vent se manifester,

Dans les arbres si majestueux,

Contemplant cet instant savoureux,

Alors que la neige tournoya avec légèreté.

 

Levant les yeux vers le ciel couvert,

Par un vieux manteau gris et lourd,

Sous lequel avec torpeur hibernent les ours,

J’ai compris alors que maintenant c’est mon tour.

 

Tournant avec assurance mes pas vers ma demeure,

Je longeais les souches avant que vienne la tombée de la nuit,

De cette nuit noire où seul le ruisseau se manifeste par son bruit,

Je me dirigeai vers ma cabane de bois pour échapper à cette heure.

 

Une cabane de bois que seuls savent faire les gens de mon pays.

Pays de neige d’un blanc immaculé et d’étendue à perte de vue.

Découvert par des gens, de la lointaine Europe, par la mer, venus.

Avec peine, je pressais le pas face au vent et la poudrerie.

 

Arrivé en ma modeste chaumière,

Je fis avec grande joie mon humble repas,

Quelques ingrédients suffiront pour mon pâté chinois,

Sans toutefois oublier le plus important, réciter une prière.

 

Assis devant le chaud fourneau allumé,

À ce que j’allais bien pouvoir faire, j’ai songé.

De ces arbres qui jadis faisaient ma fierté vu leur vénérable âge.

Maintenant morts de fatigue à force d’avoir essayé de tutoyer les nuages.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Assis sur un banc de bois

Assis sur un banc de bois Photo et poème de Rolland Jr St-Gelais

Assis sur un banc de bois 

 

Prendre le temps 

L’apprécier très longtemps 

Car nul ne sait ce que demain sera

Journée d’automne à celle d’hiver cédera 

 

Au gré du vent 

Au gré du présent 

De cette fraîcheur d’automne 

Qui nous saisit d’un instant monotone 

 

De l’enfance qui était là 

Voilà semble-t-il un moment déjà 

Laissant place à la vieillesse solitaire 

Qui, devant les passants, ne peut que se taire 

 

Le temps qui hélas défile 

De ces souvenirs des jolies filles 

De ces pensées qui effleurent mon esprit 

Me faisant comprendre comme la vie sans cesse file 

 

Assis sur un banc de bois 

La fatigue hélas me prend dans ses bras 

Levant avec douceur mes yeux vers le ciel bleu 

Je revois une femme dont j’étais jadis amoureux

 

Amoureux un jour 

Amour qui dure toujours 

Car que serais-je sans cette femme 

Qui dans le silence de mon cœur m’enflamme?

 

Assis bien sagement 

Je médite silencieusement 

Sur le sens de ma vie de ma destinée 

De mes histoires qui me feraient plaisir de vous raconter

 

Me restent d’elle que de vagues souvenirs 

Qui me rappelle que je pouvais vivre 

Vivre d’amour et d’espoir 

Avant que vienne le soir 

 

Le soir de mon humble existence 

Sans me faire une quelconque remontrance

Que je me rende compte que tout est éphémère 

Sauf l’amour qui guérit bien des maux et bien des guerres

 

De 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada