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Je suis seule à la Saint-Valentin

Je suis seule à la Saint-Valentin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-lonely-870295534

Je suis seule à la Saint-Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin.

Je suis seule depuis le petit matin,

Depuis que tu es parti prendre le train,

Je prends mon café et j’essaie de ne penser à rien.

 

Ce qui est loin d’être facile,

En ces temps où tout semble difficile,

Où le temps d’aimer en secret sans cesse défile,

S’aimer comme des amants loin des yeux de cette file.

 

Cela fait maintenant deux ans que nous nous voyons en secret,

Toi l’homme à la chevelure d’argent et à l’éclat parfait.

Moi la femme remplie de cette jeunesse qui te plaît,

Quel drôle de couple loin des regards indiscrets!

 

Nous avons passé la nuit à faire l’amour,

Même si tu avais juré à ta femme fidélité pour toujours,

Telle étrange sensation de bien-être de sentir cette chaleur en moi,

Quand tu me pénètres de ces forces vives qu’il y a en toi.

 

Que de mots d’amour tu me chuchotes à l’oreille,

Qui me transportent dans un univers rempli de merveilles,

Sentant tes doigts parcourir tout le long de mon corps,

À la recherche inlassable d’un mystérieux trésor.

 

Te présentant cette zone défendue,

Car je sais à tel point tu aimes ainsi me voir nue,

Avec tout mon amour, je te laisse aller à tes pulsions.

Ainsi nous vivons avec l’immoralité consumée notre passion.

 

Quelle imagination débordante,

Pour accomplir cette posture satisfaisante,

De ces mouvements répétés jusqu’à la jouissance,

Qui comble à la perfection cette belle nuit de romance.

 

J’aurais tant aimé te serrer toute la journée,

Mais bien sûr, tu as cette autre femme à aimer,

Cette femme qu’au pied de l’autel tu as épousée,

Ce beau jour de la Saint-Valentin, avec elle tu vas le passer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

L’abandon

Abandon
L’abandon Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Abandonment-842132367

L’abandon

Il faut parfois savoir abandonner pour se ressourcer, se retrouver et surtout apprendre à s’aimer. Laisser derrière soi les pierres lourds qui nuisent à notre épanouissement, à notre liberté et notre devenir. Tel le papillon qui sort de son cocon, quelques instants peuvent suffire pour sécher nos larmes accumulées par tant de désillusion. Tel l’être seul et nu sur le bord d’une rivière, quelques rayons de soleil suffisent pour le consoler, le réconforter et le réchauffer.

L’abandon n’est point une honte que l’on transporte avec soi, une tare qui s’inscrit inexorablement dans nos gènes et, encore moins, une démonstration de lâcheté. C’est le don que l’on dépose aux pieds de la vie. La preuve ultime d’humilité que l’on fait avec soi et avec l’univers. C’est reconnaître à la fois notre faiblesse et, d’une manière étrange, de notre force. Notre faiblesse face à ce qui est, mais aussi notre force face à ce qui pourrait être. Un devenir où tout est possible et qui pourra sans cesse être renouvelé.

Je dépose ce qui me nuit, ce qui m’empêche d’aller vers les autres et vers moi-même. Je donne sur l’un des bancs du chemin de ma vie, de ma destinée afin de mieux avancer. Avancer avec un coeur léger, avec une âme libérée, avec un esprit en paix avec l’univers. Pouvoir me dire : En quoi cette pierre m’a-t-elle été utile pour mon bonheur ? Et par un moment de lucidité, décider sans regret, ni hésitation, la déposer sans violence mais avec calme et sérénité.

RollandJr St-Gelais de Québec Canada

 

 

Que vois-tu?

Que vois-tu
Que vois-tu ? Photo par spitting-to-windward https://www.deviantart.com/spitting-to-windward/art/The-Nipple-in-the-looking-glass-837911934

Que vois-tu ?

 

Femme ésotérique,

Quelles sont tes formules magiques?

Pour apaiser les cœurs craintifs en ces temps incertains,

De ces gens qui redoutent même de prendre un enfant par la main.

 

Femme au regard pénétrant jusqu’à l’âme,

De nos âmes angoissées et épuisées par tant de larmes,

Femme de grande beauté et au sein soigneusement présenté,

Tu ne dis point de mots et pourtant tout sera dit, tout sera expliqué.

 

Raconte-nous ce qui s’est passé,

Raconte-nous ce qui est réellement arrivé,

Raconte-nous comment en sommes-nous arrivé là,

Raconte-nous comment maintenant et à l’avenir corriger nos pas.

 

Tu tiens en ta main tellement de secrets,

Des secrets cachés depuis que l’univers est,

Dans cette boule de cristal, tu y vois le futur assurément.

Y vois-tu le passé de tout un chacun? Je l’imagine certainement.

 

Belle femme tout de noir vêtu,

À la peau délicate et au corps menu,

Main possédant à son doigt du plaisir un anneau,

Un anneau d’or et miraculeux guérissant tous les maux.

 

Dis-nous ce que l’avenir nous réserve,

Peut-être les Dieux souhaitent que tu en préserve,

Mais, je vois dans tes yeux tellement d’amour à donner,

De désirs à combler que de ces mauvais augures tu sauras nous en protéger.

 

Alors, dis-moi ce que bon te semblera.

Car le désir de vivre est si fort au fond de toi,

Que par la puissance de tes sorts tu sauras nous éloigner,

Nous protéger de toutes ces calamités, de ces si nombreux dangers.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une vision féminine sur une partie de l’anatomie masculine

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« L’homme ! » Peinture acrylique par Fa Ph de la Suisse

Une vision féminine sur une partie de l’anatomie masculine

Bonjour tout le monde,

Vous le savez peut-être déjà mais la vie fait souvent bien les choses. En effet, je désirais trouver un sujet original afin de faire sourire quelques-uns, je devrais plutôt écrire quelques-unes, de mes abonnés. Un désir qui a surgi à la suite d’une profonde réflexion face à tout ce qui nous arrive actuellement. Pourquoi ne pas publier un article sur un thème, toujours en lien avec la nudité artistique, qui permettrait de faire sourire mes fidèles abonnés? Chose plus facile à dire qu’à réaliser à première vue!

Fort heureusement, l’univers a répondu à l’appel de votre humble serviteur en me faisant découvrir tout à fait par hasard une réalisation artistique digne d’être acclamée par ceux et celles qui s’intéressent au domaine intimement lié à ce blogue, et ce depuis sa création. En effet, c’est en prenant mon petit-déjeuner en ma modeste demeure que j’ai fait la découverte d’une œuvre réalisée par une artiste-peintre de la ville de Lausanne en Suisse. Une œuvre remarquable tant pour la douceur que pour la vision propre à cette artiste.

À vrai dire il m’était impossible de passer outre devant un tel travail.92025929_684062712343301_7724362441198403584_n C’est pourquoi j’ai demandé à Fa Ph l’honneur de me permettre de publier ce chef-d’œuvre au sein de mon blogue artistique. Un honneur qu’elle a eu l’amabilité d’accepter. Mais, pourquoi donc un tel honneur de publier une telle peinture sur mon blogue, me diriez-vous? Je vous répondrai sans aucune gêne qu’il est rarissime que cette vision de cette région de l’anatomie masculine soit présentée de manière aussi noble et gracieuse, surtout à une époque où la pornographie omniprésente dans nos sociétés de consommation le montre comme un outil de domination envers l’autre, lui enlevant ainsi son caractère sacré.

C’est un fait indéniable. Cette partie de l’anatomie masculine, tout comme celle de l’anatomie féminine, possède une sacralité comme tout le reste du corps humain. Une sacralité qui a été quelque peu galvaudée par la diffusion de la pornographie, surtout depuis l’avènement de l’Internet. (1) Fort heureusement, il existe quelques artistes qui ramènent les choses à l’ordre, si je peux utiliser cette expression, en réalisant des œuvres sur divers supports visuels.

J’ai eu la chance de discuter avec l’artiste en question laquelle a apporté un éclaircissement sur sa vision de cette partie de l’anatomie masculine. Une vision que je qualifierais à la fois d’originale et d’amusante. Une originalité du fait que le nu classique ne lui plait pas trop. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, de trouver le corps d’un homme magnifique. Elle aime la sensualité qui s’en dégage et que, selon ses dires, que nous pouvons tout montrer sans qu’il y ait une connotation pornographique. Bref, que ce soit tout simplement beau. Une affirmation appuyée par le fait qu’elle a en sa possession une collection de nus.

À cela s’ajoute, comme je l’ai précédemment écrit, une vision amusante chez cette artiste. En effet, n’allez pas croire qu’elle voit cette partie de l’anatomie masculine avec un œil sévère. Bien au contraire !

92133904_10222792596547721_209156858546487296_oPar exemple, à la question un peu stupide à savoir lequel des deux modèles anatomiques a-t-elle préféré immortaliser? (2) Ce à quoi elle m’a répondu ; « j’ai aimé les deux… le circoncis était mon premier et le mon tableau préféré de tous ce que j’ai réalisé. Cependant, j’ai eu beaucoup de plaisir à faire l’autre car il y a beaucoup plus de travail au niveau des détails. » Il est facilement compréhensible en regardant la minutie des détails de cette peau présente dans le dessin au sein de ce paragraphe que la maîtrise de la technique est très exigeante. Une exigence nécessaire pour rendre ce morceau, pour employer l’expression utilisée par l’artiste elle-même, beau à ses yeux.3

En résumé, comme la vie fait parfois bien les choses. Non seulement, j’ai pu faire la découverte d’une œuvre d’art digne de mention mais j’ai aussi fait la rencontre, du moins virtuelle, d’une artiste au grand talent. Une artiste vivant aux pays des Helvètes. Un des plus beaux pays au monde, après le Canada bien entendu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Merci aussi à Fa Ph pour sa permission.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

  1. N’allez pas croire que je veux être moralisateur. Chacun est libre de faire ce qu’il veut et avec qui il le veut à ces deux conditions. Primo, que ce soit entre adultes consentants et, secundo, et que cela ne nuise en aucune façon au bien-être du prochain.

  2. Vous comprenez qu’il s’agit de celui qui possède ou non un morceau de peau protectrice.

  3. En effet, c’est un morceau qui a des spécificités indéniables. C’est le moins qu’on puisse dire.