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En feuilletant

En feuilletant Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1750-902694396

En feuilletant

 

En feuilletant quelques revues,

J’ai alors compris comme passe le temps.

Un concept inventé pour définir les heures et les ans.

Alors que j’étais en ma modeste maison toute nue.

 

Ces magazines si étranges, dans lesquelles,

Se trouvèrent de bien charmantes demoiselles.

J’avais aussi posé dans mon plus simple apparat.

Bien des hommages de la haute société cela m’amena.

 

J’ai parcouru les plus belles pages,

Dans lesquelles étaient photographiées,

Des dames de mon pays et celles de lointaines contrées,

Aux visages si gracieux que l’on ne pouvait guère deviner leur âge.

 

Écoutant le vent d’hiver souffler avec force,

Je me suis mise à rêver longuement de ces séances,

Pour lesquelles, j’ai voyagé dans ma belle France.

Allant de la région des Ardennes jusqu’en Corse.

 

Quels beaux souvenirs je revis en cet instant.

Quelles gens, d’une extraordinaire beauté, j’ai rencontrés.

Hommes et femmes, si attachant, dans mon lit j’ai amené.

Des gestes de tendresse, avec générosité, nous nous sommes donnés.

 

Parmi ces femmes avec qui j’ai succombé à la luxure,

J’ai voulu conserver d’elle un magnifique souvenir.

Elle m’a fait grâce de son plus beau sourire,

Sur une toile que j’ai accrochée au mur.

 

En parcourant tous ces magazines,

Je revis en songes quelques aventures.

Qui me rappelle mes nombreuses pensées impures.

Des fantasmes insaisissables, telle une fumée si fine.

 

Ô, quel temps précieux à mes yeux!

De ces jours et de ces nuits à faire envier les saints,

Ces êtres qui du haut des cieux ne rêvent qu’à me titiller les seins.

Une belle époque que je désire ardemment revivre, tel est mon vœu.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que nous puissions rêver ensemble

Que nous puissions rêver ensemble Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Let-s-dream-together-894226757

Que nous puissions rêver ensemble

 

Je pense souvent,

À ce que nous avons tant vécu,

À ce que nous avons tellement connu,

À ce que nous avons fait en ce merveilleux temps.

 

Des souvenirs de jouvence,

De cette période en ma mémoire,

Pas si lointaine, en mon âme, si j’ose croire.

Où nous étions à peine sortis de l’adolescence.

 

Où toi et moi avons parcouru mers et monde,

En écoutant des accents voguant sur les ondes.

De ces accents qui enrichissent la vie du fait de leur présence,

Nous les découvrons avec un cœur rempli de simplicité de l’enfance.

 

Il me semble qu’il n’y pas si longtemps,

Nous nous prenions la main en marchant,

Le cœur léger en ayant le monde à découvrir,

J’avais trouvé un grand trésor en ton beau sourire.

 

Un trésor d’une valeur inestimable,

Qui remplissait ma vie d’un bonheur incomparable,

La source d’eau d’une pureté et d’une fraîcheur inégalées,

Qui faisait de mon existence un jardin de fleurs aux couleurs si variées.

 

Maintenant que le sommeil vient me trouver,

Dans ce grand lit, je vais seul, mon corps y déposer.

Dans la froideur de cette nuit solitaire, de tout mon être, je tremble.

Dans mes songes, viens me trouver, que nous puissions rêver ensemble.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

J’attendrai

J’attendrai Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/50-00223-893734799

J’attendrai

 

J’attendrai,

En quoi j’espèrerai?

Pourquoi, je souhaiterai?

Mais, j’attendrai, ça je le sais.

 

J’écouterai les tic-tacs de l’horloge,

Dont les secondes sans cesse délogent,

Celles qui passent dans le couloir vers une loge,

Qui transmettent leurs secrets sous leurs noires toges.

 

Que le temps me paraît être d’une langueur,

Une langueur sans pour autant que je pleure,

Car, qui sait ce que seront les prochaines heures,

De mes pensées succèderont des songes bien meilleurs.

 

J’attendrai comme ça sans raison,

Dans le confort mélancolique de ma maison,

En appuyant ma tête sur ma main sans autre façon,

Cherchant en ce jour automnal en cette vie une leçon.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Es-tu Ève ?

Es-tu Ève ? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/and-I-used-to-be-Eve-887473422

Es-tu Ève ?

 

Écoute-moi, ô femme étrangère.

Entends ma supplique, mon humble prière.

Réponds-moi, je t’en conjure, ô ma très chère.

Viens-tu d’une contrée de paix ou d’un pays en guerre ?

 

Rarement, mes yeux ont vu un corps si menu.

Tu es belle comme un ange descendu des cieux.

Je n’ai jamais eu la chance d’admirer une telle beauté,

D’une femme qui possède une silhouette si bien sculptée.

 

Es-tu le fruit de mon incontrôlable imagination ?

Es-tu l’une de mes nombreuses hallucinations ?

Pourquoi as-tu franchi les terres de toutes ces nations ?

Serait-ce pour semer en mon esprit une telle confusion ?

 

Tu me rappelles Ève et son bien étrange récit,

La source de tous nos malheurs et de nos maladies,

Depuis le jour où elle fit manger à Adam le fruit interdit,

Qui acquiesça à sa demande, car ébloui par sa beauté infinie.

 

Toi que je vois en cet instant précis,

Toi, qui en mes songes, je suis à ta merci,

Toi, pour qui l’espace d’un souffle, je perds l’esprit

Laisse-moi te prendre dans mes bras, je t’en prie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Attendre, maintenant encore et toujours

Attendre, maintenant, encore et toujours Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Waiting-882918331

Attendre maintenant, encore et toujours

 

Il est minuit moins le quart,

Oui, je m’aperçois comme il est tard,

Seule et perdue dans mes vagues pensées,

Je me questionne sur ma pauvre destinée.

 

Étais-tu vraiment mon âme sœur?

Celle qui allait calmer mes peurs?

Ou bien un être de court passage,

Qui laisse en mon cœur un triste présage.

 

Ayant pour m’éclairer une faible lumière,

Éclairée par une lampe que m’a léguée ma mère,

Tout en étant recouverte par le manteau de l’ombre,

Qui cache partiellement mes seins d’une drôle de pénombre.

 

Assise calmement sur une chaise de bois,

D’un bois qui me fait penser à cet homme mis en croix

Tellement cette lance me perce le cœur avec cruauté,

Par celui qui me disait vouloir vivre avec moi pour l’éternité.

 

Quel tissu de pieux mensonges,

Brisant à jamais tous mes rêves et mes songes.

Attendre maintenant, encore et toujours,

Après un impossible amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada