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Les mains m’ont toujours fasciné

Les mains
Très beau dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Les mains m’ont toujours fasciné

 

Les mains,

Quel heureux destin,

Pour celui qui par grâce les a,

Comme pour celui qui par grâce ne les a pas.

 

Mains blanches si usées et si expertes,

Mains tellement alertes, Mains de la couturière,

Quelles soient d’une jeune et belle célibataire,

Ou bien celles d’une vénérable grand-mère.

 

Mains de paix ou de guerre,

Mains qui essuient les chaudes larmes,

Versées pour les fils tombés sous les armes,

Des larmes qui coulent sur les joues des mères et pères.

 

Les mains peuvent parfois parler,

Poings fermés prêts à venger à frapper,

Mains tendues vers le prochain pour l’aider,

Poings levés au ciel devant tant d’injustice et d’adversité.

 

Les mains peuvent si bien construire,

Les mains peuvent aussi bien tout détruire,

Elles font tout ce dont on leur demande de faire,

Elles obéissent aux cœurs de chair ou bien de pierre.

 

Oui, les mains m’ont toujours fasciné.

Qu’elles soient jeunes ou dans la fleur de l’âge,

Elles nous ont laissé les œuvres des grands sages.

Elles témoignent à l’humanité la présence de la divinité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Où étais-tu passée?

Où étais-tu passée
« Où étais-tu passée? » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Où étais-tu passée?

 

Ô ma belle muse,
Toi que rien n’amuse,
Je m’inquiétais tant pour toi,
Car depuis si longtemps tu es tout pour moi.

 

Te savoir être perdue en forêt,
Avait fait ressurgir en moi un terrible secret,
Une histoire qui hante ces bois beaux et ensorcelés,
Et où se cachent des nymphes ayant une grande beauté.

 

Sachant que tu possèdes encore ta virginité,
Elles t’auraient certainement envoûtée avec leurs paroles,
Leurs paroles douces comme du miel afin que tu deviennes folle,
Folle de leurs charmes incroyables que leur avaient donnés une divinité.

 

Comment pouvais-je t’avertir?
Sans te cacher la vérité ni te mentir?
Car bien de jeunes femmes se font faites enlacées,
Dans leurs pièges au grand désespoir de leurs fiancés.

 

Mais je t’ai enfin trouvée sur cette pierre,
Sur laquelle j’y ai gravé un symbole kabbalistique,
Afin que tu puisses t’y réfugier et te protéger par une formule magique,
Que m’avait appris par cœur et par esprit mon bien-aimé défunt père.

 

Maintenant que tu es là,
Unissons-nous de chair et d’âmes,
Afin d’éloigner de toi ces êtres vils et infâmes,
Offrons-nous l’un à l’autre pour conjurer le sort qui obnubile ces bois.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Figé dans le temps

Figé dans le temps
Dessin réalisé à la faculté des arts visuels de l’U.Q.A.C.

Figé dans le temps

 

Bras tendrement croisés,
Jambes délicatement pliées,
Regard dirigé posément vers le néant,
Posé là et ne craignant rien assurément.

 

Entendant les crayons danser sur le papier,
Sur le papier tellement excité de perdre sa virginité,
Voyant les artistes faire quelques pas par-ci et d’autres par-là,
Jetant des coups d’œil à gauche, puis à droite, en haut puis en bas.

 

Tenir ferme ma position,
Tel un soldat fidèle à son bataillon,
Ne bougeant pas d’un poil, ni d’un battement de cils.
À moins de contempler l’espace d’un moment une jolie fille.

 

Telle une statue de l’Antiquité,
Immobile sur son socle depuis une éternité,
Semblable à une lointaine et mystérieuse divinité,
Découverte par des gens de la vie tellement dégoûtés.

 

Je ne connais point ni péché ni vertu,
Car de ce corps inerte, tout a disparu.
Tant ses pensées pures ou impures moururent
Dès l’instant où les gens, ordre de se taire, ils reçurent.

 

Figé sur son modeste coussin,
Ayant de son attitude pris en main,
Figé dans le temps ! Figé dans le présent !
Qu’est-ce le temps pour celui disparaîtra inévitablement ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Corps de déesse

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Avec la permission de Katarzyna B. de l’Italie (Modèle nue)

Corps de déesse

 

 

Femme à la peau blanche,

Solide tel un rocher sur tes hanches,

Debout et fière sur le pied inébranlable du destin,

Répondant aux prières et aux offrandes avec les gestes de tes mains.

 

Jambe croisée pour cacher aux humains ta virginité,

Celle que tu préserves à celui qui  sera ton égal pour l’éternité,

Impassible face aux faux-dieux qui tentent par le mensonge usurper ta divinité,

De ta puissance tu en tires force et gloire pour l’humanité.

 

Déesse aux seins généreux,

Qui nourrissent tes guerriers valeureux,

Afin de les rendre maintenant et à jamais courageux,

Abreuve ton humble serviteur et étanche sa soif pour le rendre heureux.

 

Regarde avec bienveillance tes dévots,

Écoutes leurs prières qui vont vers toi là-haut,

Vierge des guerrières ! Vierge toujours combattante !

Viens au secours de tes disciples face à la tempête battante.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada