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Corps de déesse

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Avec la permission de Katarzyna B. de l’Italie (Modèle nue)

Corps de déesse

 

 

Femme à la peau blanche,

Solide tel un rocher sur tes hanches,

Debout et fière sur le pied inébranlable du destin,

Répondant aux prières et aux offrandes avec les gestes de tes mains.

 

Jambe croisée pour cacher aux humains ta virginité,

Celle que tu préserves à celui qui  sera ton égal pour l’éternité,

Impassible face aux faux-dieux qui tentent par le mensonge usurper ta divinité,

De ta puissance tu en tires force et gloire pour l’humanité.

 

Déesse aux seins généreux,

Qui nourrissent tes guerriers valeureux,

Afin de les rendre maintenant et à jamais courageux,

Abreuve ton humble serviteur et étanche sa soif pour le rendre heureux.

 

Regarde avec bienveillance tes dévots,

Écoutes leurs prières qui vont vers toi là-haut,

Vierge des guerrières ! Vierge toujours combattante !

Viens au secours de tes disciples face à la tempête battante.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Être ou ne pas être ?

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Être ou ne pas être ?

 

Être ou ne pas être ?

Quelle est la question !

Disait ce noble du pays d’Albion.

J’en doute au risque de mal paraître.

 

Depuis longtemps j’y réfléchis,

Comme ferait un sage qui malgré lui,

Malgré le temps qui passe et qui s’enfuit,

Et voyant le fait accompli, il constate qu’il vieillit.

 

Il revoit le parcours de sa vie,

Rencontre en esprit ces anciens amis,

Aujourd’hui disparus dans le monde de l’oubli,

Enfouis dans le sable mouvant du sablier aux grains infinis.

 

Quelle serait donc le but de l’existence ?

Bien des philosophes en y songeant perdirent patience.

Être pour soi ou bien pour autrui et ne faire que de paraître ?

Seule vérité est de s’assumer depuis le jour qui nous a vu naître.

 

Pourtant ce n’est certes pas ce soir,

Où je boirai, malgré mon désir, dans cette coupe amère,

Cette coupe pour laquelle tant de nations se firent la guerre,

Une coupe si mystérieuse me rappelant le Christ buvant le ciboire.

 

Ô question aux sciences occultes,

À quelle divinité devrais-je rendre un culte ?

Ah ! Et puis ? Pourquoi donc sans faire puisque demain,

Cet autre jour qui deviendra hier voilà notre sort et notre destin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô toi, le Christ qui sera sur la croix !

 

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Poème dédié à mon ami J. Vaillancourt (moine)

Ô toi, le Christ qui sera sur la croix !

 

 

 

Ô toi, le Christ qui sera sur la croix,

Croix lourde de tes frères et sœurs en l’humanité,

Corps meurtri par les coups de fouets que l’on t’a donné,

Fais revivre en tes disciples leur foi qu’ils ont depuis la Galilée en toi.

 

 

 

Tu offriras bientôt ton corps nu,

Telle une offrande pure pour ceux qui en toi ont cru,

Heureux ceux qui croient en leurs cœurs sans jamais te voir,

Bienheureux ceux qui goûteront ton précieux sang dans le ciboire.

 

 

 

Divinité faite de chair et de sang,

Homme ayant connu amour fraternel pareillement,

Pleinement homme et tout autant Dieu ? Tel devait être ton tourment !

Bonne parole semée ! Sagesse prononcée ! Au gré du temps, au gré du vent.

 

 

 

Ta mission de sauver les hommes se fera,

En mourant tel un criminel sur une croix de bois,

Bois de chêne ! Arbre qui deviendra le nouvel arbre de vie,

Vie d’amour du Père et de son fils bien-aimé en communion de l’Esprit.

 

 

 

De

 

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne serai toujours qu’un mal-aimé

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Ce mal-aimé !

 

Je suis ce mal-aimé,

Même si je vous ai nourris,

Vous avez bu mon lait blanc et rit,

Rire de bonheur dès le moment de la tété.

 

Symbole par excellence de la féminité,

Je n’ai que faire de vos stupides divinités,

Ce globe dans l’abîme de l’adolescence se forme,

Signifiant que mon corps plein de vie se transforme.

 

Hommes avides dans leurs regards,

Et parfois même quelques femmes d’arts,

Le délice des amants et l’envie de prétendants,

Sachez me caresser au gré du temps et au fil des ans.

 

La douceur pulpeuse de ma peau,

Vous fait saliver en donnant à la bouche l’eau,

De votre langue gourmande vous titillez mon mamelon,

En se gavant de ma rondeur sans gêne tel un vilain polisson.

 

Point de honte ! Point de haine !

Allez-y aux convives jusqu’au profond de mes gênes !

Pour vous qui me prenez avec vos doigts si fébriles et si agités,

Moi fais pour l’amour et pour la vie, je ne serai toujours qu’un mal-aimé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’homme libre

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L’homme libre

Bonjour tout le monde,

J’ai eu la chance voilà maintenant quelques semaines de poser nu pour une artiste-peintre de la ville de Québec. Une artiste-peintre fort sympathique et qui possède beaucoup de talent dans son domaine de prédilection. Nous avons travaillé ensemble un certain dimanche en après-midi alors que le soleil automnal brillait de tous ses feux et que les couleurs des feuillages s’annoncèrent de façon bien modeste aux yeux du commun des mortels. Nous avons convenu de travailler sur deux positions totalement opposées, c’est-à-dire l’une debout et l’autre couché. Rien ne cacher, mais rien n’exhiber! Explorer chacune des facettes de ce corps, de mon corps, comme un trésor à découvrir par les yeux de l’artiste-peintre! Et, finalement, vivre l’instant présent comme si nous fêtions la nouvelle saison. Voilà les trois leitmotiv qui fondèrent le déroulement de notre séance, avouons-le d’emblée, haut en couleurs.

Cette peinture reflète à la perfection ce que je suis au plus profond de moi: L’homme libre! Libre de croire, libre d’exprimer ou non ses opinions politiques, libre de se réaliser pleinement dans ce qui me plaît, libre d’aimer ou de rester indifférent, libre dans sa liberté. Oui, je suis libre de croire en un Dieu, de croire en une idéologie plus qu’une autre, de croire que tout ce que je vois dans les médias de masse doit être prise avec un grand recul afin de pouvoir jouir d’un esprit critique face à tout ce qui m’entoure. Oui, je suis libre de croire en l’homme et, corollairement en la femme. Je suis libre de croire qu’ils sont égaux en droit, en devoir et en dignité humaine. Par conséquent, rien au monde ne peut leur enlever ce fondement que je qualifierais de sacré.

Oui, je suis libre d’adhérer à une idéologie qui convient à mes valeurs et à ma façon d’être sans pour cela renier le droit commun en vigueur dans la société à laquelle je vis. D’ailleurs, c’est cette même société qui me donne cette latitude au sein de ma liberté. Souvenons-nous que notre liberté s’arrête-là où celle de l’autre commence. Par conséquent, nul ne peut me forcer de raconter pour qui je désire voter tout comme il ne peut m’interdire de le faire. Cette liberté est la pierre angulaire de la démocratie.

Oui, je suis libre de ne pas adhérer à tout ce que les médias de masse rapportent et même de chercher de l’information par mes propres moyens. La connaissance et la capacité de varier les sources d’informations sont des polarisateurs de la recherche de la vérité. De sa vérité! Connaître, savoir, analyser et tenir sa propre conclusion est gage de sa propre émancipation face aux coups du destin.

Oui, je suis libre de croire en l’homme et en la femme. Ils sont égaux en tous points. Ils sont mes frères et sœurs dans l’humanité ayant les mêmes espoirs, les mêmes craintes, les mêmes doutes, les mêmes besoins et les mêmes questions dont les réponses sont presque à l’infinie. Chaque homme et chaque femme ressente ce besoin d’aimer et d’être aimé. Et, savez-vous quoi?, je ne fais pas exception à la règle.

Je crois, en terminant cet article, au sacré inhérent au plus profond de soi. En effet, il y a une part fondamentale de divinité en chacun d’entre nous. Cependant, il m’apparait intéressant de reprendre les propos de l’artiste-peintre sur sa vision de la divinité. Question de lui rendre hommage!

Bref selon Ma.-J. : «… la divinité est universelle. Tout et rien lui appartient. Elle donne et elle reprend en pesant la justice divine. Elle fais des procès en silence, elle éclaire par sa lumière, elle libère la prison de l’ego. De plus, elle ouvre et tend la main, elle dépossède celui qui a pris le mauvais chemin. Elle replace l’ordre d’après la roue avec sa moue. C’est si simple! Mais, voyez-vous?, il faut un peu d’expériences pour savoir ce que l’on dit.» Voilà bien une noble vérité…. la vraie liberté ne peut s’acquérir que par l’expérience de la vie.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

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Ne plus me réveiller!

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Ne plus me réveiller!

 

Ce tendre rêve de toi que je fis dans mon éternelle solitude,

Qui vient me réconforter dans ce monde en une infinie décrépitude.

De ta sensuelle beauté qui vient dans mon sommeil pour me hanter,

Et hélas, je ne peux à mon réveil m’en passer à ne plus pouvoir chanter.

 

Belle de mes rêves! Belle pour qui mon cœur soupir!

Belle qui me faisait, à chacun de tes regards de tendresse, sourire.

Belle de mes vingt ans déjà, en mémoire d’homme que je suis, si lointain.

Belle de ce temps perdu à jamais et pour lequel il n’y aura jamais de lendemain.

 

« La vie est une enseignante sans pitié. » Dit-on!

« Car elle enseigne la leçon après l’avoir vécue. » Avec raison!

Impossible de retourner le sablier du temps de nos jours comptés,

Voilà le véritable enfer voulu pour nous par toutes ces divinités.

 

Temps qui passe dont mes erreurs à jamais sont gravées pour toujours,

Temps qui ne revient pas pour te dire à tel point tu seras à jamais mon premier amour.

Dieu de miséricorde, envoies-moi dans le pays des songes je t’en supplies.

Contempler la beauté et respirer le parfum de celle que j’ai aimée, je t’en pries.

 

Bien des femmes j’ai, dans ma modeste vie, appréciées.

Bien des femmes j’ai, dans mon humble existence, admirées.

Mais, je le jure devant le Tribunal céleste, aucune je n’ai tant aimée.

Aimée à en perdre la raison à ne plus savoir telle était ma destinée.

 

Temps d’une époque à jamais révolue dans ma vie qui un jour prendra fin.

Tel est la volonté des Dieux sur le mont Olympe si lointain.

Que chaque souffle d’immortel s’arrête à son heure venue.

Et que leur rêve fou en une possible immortalité tombe des nues.

 

Hommes de toutes les contrées! Prêtez vos oreilles à ce qui suit!

Mortels de tous les pays sous le ciel! Écoutez bien cette vérité qui en moi reluit

Sachez dire en des mots sincères venant du profond de votre âme à votre premier amour,

Combien elle est et restera précieuse à vos yeux à jamais et pour toujours.

 

Ô mon Dieu! Savoir qu’elle est maintenant heureuse cela me suffit.

Ô mon Dieu! Envois-lui un ange près d’elle lorsqu’elle dormira la nuit.

Qu’il lui donne pour moi en silence sur ses lèvres un doux baiser,

Un baiser pour lui exprimer à tel point mon cœur pour elle s’est embrasé.

 

Ne plus me réveiller! C’est ce que j’aurais souhaité en cette froide nuit d’hiver.

Ne plus me réveiller! Je pouvais simplement t’aimer, ainsi prenait fin mon calvaire.

Ne plus me réveiller! Car je vivais dans ce Paradis que l’on appelle l’amour.

Ne plus me réveiller! Car chaque jour qui passe me rappelle mes écarts si lourds.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada