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Il suffit parfois de la simplicité

 

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Avec la permission de Halford de Russie

Il suffit parfois de la simplicité

Bonjour tout le monde,

J’entre directement dans le vif du sujet afin de rendre le présent article conforme au thème développé par votre humble serviteur. Un sujet qui est … la simplicité dans le domaine de la photo de la nudité artistique. C’est un fait que les séances de photos où la nudité est de mise peuvent être réalisées à peu près dans n’importe tel contexte, à m’importe tel lieu et à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit.

Or, toutes ces possibilités de lieux et de moments semblent nous faire oublier que, outre l’imagination pour mener à bien une telle séance, la simplicité des poses y est un élément non négligeable. En effet, plusieurs artistes, qu’ils soient peintres ou bien photographes ou encore sculpteurs, semblent mettre de côté l’aspect premier de toute nudité artistique digne de ce nom. C’est bien beau de vouloir créer sous des angles recherchés mais il est primordial de bien connaître l’aspect corporel du modèle vivant avant de procéder à une quelconque séance.

Bien connaître le corps du modèle implique trois éléments précis. Primo, prendre acte de l’aisance avec laquelle le modèle vivant aborde sa nudité. Par exemple, une gêne aussi minime soit-elle peut entraver sérieusement le travail. Secundo, l’aspect intime entre les participants est un facteur à ne jamais omettre tout au long de ladite séance. Ce qui implique de manière inexorable la complémentarité entre le modèle qui offre son corps et l’artiste qui le touche, avec respect faut-il préciser, avec ses yeux. Et tertio, avouer le cas échéant que les résultats peuvent être différents de ce que l’on souhaitait à priori. En effet, chaque artiste a atteint un degré de perfection qui lui est propre. Ce qui est souvent en lien avec son expérience et avec le milieu dans lequel lui et son modèle travaillent.

Je souhaite terminer cette missive en mentionnant cette citation de Coco Chanel sur la simplicité :  « La simplicité est la clé de toute élégance. » Quoi de plus simple que la nudité d’un modèle féminin et parfois masculin?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelques notes de douceur pour une beauté toute féminine

Quelques notes de douceur pour une beauté toute féminine

Rien à écrire ! Rien à dire ! Écouter simplement !

Un pur chef d’oeuvre photographique !

Un pur chef d’oeuvre musical !

Sincèrement vôtre RollandJr St-Gelais de Québec

Plénitude féminine

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« Plénitude féminine »  

Réalisation de Eri Kel de la France

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.

 « Chaque partie du corps humain est à la fois noble, chaste, pure et respectable. Il n’y a que dans les yeux de celui ou de celle que peut se trouver toute la perversion. » de RollandJr St-Gelais

Comme je vous ai expliqué dans mon article précédent, le résultat d’une séance où l’intimité du modèle vivant est bien visible diffère grandement si le support médiatique est soit un dessin, voire une peinture, ou encore une photo. Personnellement, ce que j’apprécie de ce dessin consiste en deux aspects précis. Le premier aspect consiste en la simplicité toute naturelle de la pose tenue par la dame. Naturelle et simplicité sont la base de toute pose nu digne de ce nom.  Le second aspect réside en la capacité fantastique du dessinateur de « donner vie » à son dessin. Un peu comme si il nous invitait à toucher avec nos yeux et à ressentir avec notre cœur. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec

Chemin de neige

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Crédit photo à mon amie Sonia  L. de Québec

Chemin de neige

« Chemin de neige! Chemin de rêve! Guide mes pas vers mon destin! Guide ma vie vers de magnifiques lendemains! »

de

RollandJr St-Gelais  de Québec au Canada

Pour bien terminer le mois de janvier

Pour bien terminer le mois de janvier

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Vous savez probablement déjà qu’il est fort possible qu’une séance de yoga entièrement nu ai lieu durant mon séjour dans la belle ville de Montréal, métropole du Québec, dans la semaine du 18 février prochain. Une telle séance devait avoir eu lieu au courant de l’été dernier. Malheureusement, une grave blessure à mon moignon m’avait empêché de vivre une telle expérience. Je m’étais alors promis que ce n’était que partie remise, et comme je suis d’un tempérament obstiné, une vraie « tête de cochon » comme on dit par chez-nous, je crois bien pouvoir tenir ma promesse.

En effet, il y aura bel et bien une séance de yoga nu pendant mon prochain séjour. Je ferai tout en mon pouvoir afin d’y assister en tant que participant. Il va de soi que je prendrai quelques photos de ma pratique dans l’optique de rédiger quelques articles au sein de mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Trois domaines qui me passionnent. Mais, d’ici-là, je vous offre une magnifique vidéo sur … la pratique du yoga entièrement nue. Quoi de plus beau pour terminer le mois de janvier en beauté ?

C’est à suivre …

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Harmonie

harmonie nudité et mer

Harmonie

Une photo très artistique où la nudité et la mer sont présentées de manière à la fois simple et harmonieuse. Merci à mon amie Paule Jean de la France pour cette photo. J’adore tout simplement.

RollandJr St-Gelais Québec (Québec) Canada

La beauté de la nudité féminine en plein vol

 

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Pour faire un peu différent Source : https://voyageonirique.com/2018/01/26/sexy-hotesse/

 

La beauté de la nudité féminine en plein vol

 

Des hélices
Astrojet, Whisperjet, Clipperjet, Turbo
A propos chu pas rendu chez Sophie
Qui a pris l’avion St-Esprit de Duplessis
Sans m’avertir

 

Alors chu r’parti
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu

 

J’ai été
Au sud du sud au soleil bleu blanc rouge
Les palmiers et les cocotiers glacés
Dans les pôles aux esquimaux bronzés
Qui tricotent des ceintures fléchés farcies
Et toujours ma Sophie qui venait de partir

 

Partie sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan American
Mais ché pu où chu rendu

 

Y avait même, y avait même une compagnie
Qui engageait des pigeons
Qui volaient en dedans et qui faisaient le ballant
Pour la tenir dans le vent
C’était absolument, absolument
Absolument très salissant

 

Alors chu r’partie
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan American
Mais ché pu où chu rendu

 

Ma Sophie, ma Sophie à moi
A pris une compagnie
Qui volait sur des tapis de Turquie
C’est plus parti
Et moi, et moi, à propos, et moi
Chu rendu à dos de chameau

 

Je préfère
Mon Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan American
Mais ché pu où chu rendu

 

Et j’ai fait une chute
Une kriss de chute en parachute
Et j’ai retrouvé ma Sophie
Elle était dans mon lit
Avec mon meilleur ami
Et surtout mon pot de biscuits

 

Que j’avais ramassé
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu

 

De

 

Robert Charlebois

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

 

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Photo ? Isabelle PALMMITESSA

 

Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

Par Isabelle PALMMITESSA

Source :https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-metier-de-barbara-modele-vivant-a-l-academie-des-beaux-arts-de-tournai?id=9799794

À l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, dans la classe de dessin de modèle vivant, il fait chaud. Et c’est normal. Les étudiants installés en arc de cercle regardent Barbara. A peine couverte par un léger drapé la jeune femme est quasi nue, immobile. La pose dure cinq minutes, elle pourrait être plus longue. C’est le professeur, François Tasiaux, qui fixe la durée. Pour le reste, pour la pause, c’est le modèle qui choisit. C’est pour cela que n’importe qui ne peut pas être modèle, ce n’est pas une question de physique mais bien de créativité: « Tout le monde peut être modèle à condition de bien connaître son corps, de pouvoir gérer son effort et d’avoir une certaine inspiration – explique le professeur -, ce qui manque chez certains modèles débutants c’est la créativité. Après trois poses, ils ne savent plus quoi faire ».

Barbara Louis, elle, ne manque pas d’idées. Elle alterne les poses debout, assise, avec un objet en main, avec ou sans drapé. A la moitié du cours, petit break pour permettre au modèle de se relâcher. Barbara enfile un peignoir, nous allons pouvoir faire connaissance.

36 ans, la voix douce, la jeune femme explique comment elle en est arrivée à choisir ce métier hors du commun. « J’ai posé pour la première fois à l’âge de neuf ans, pour un photographe, mais j’étais habillée… » précise-t-elle en riant. « Après j’ai eu d’autres expériences, positives, c’est ça qui mise en confiance et qui m’a donné envie de continuer. Et maintenant j’ai l’impression d’être complètement à ma place et d’être tellement heureuse dans ce que je fais que je n’ai pas envie de faire autre chose ».

55d0a9598215d0b61d296acb0aa32dd2-1514552584Passionnée d’art, la jeune femme est continuellement en recherche d’inspiration. Dans les livres, les musées, le cinéma: « Je suis moi-même dans une énergie de création, de dessin, de photo, je vais voir des expos… Parfois, quand je regarde un film chez moi, je fais un arrêt sur image, parce qu’il y a un mouvement que je découvre, je suis constamment en recherche ». Cet amour de l’art, la jeune femme l’affiche sur son corps, les magnifiques tatouages qu’elle porte sont autant de références aux artistes qu’elle admire.

Mais pourquoi faut-il poser nu? Une question à laquelle les dessinateurs répondent facilement: « C’est très important, c’est ce qui permet de progresser, c’est la meilleure façon de comprendre l’anatomie du corps humain, les articulations, les muscles, les proportions… explique un étudiant. Ces jeunes sont d’ailleurs reconnaissants et admiratifs face au travail de Barbara: « c’est difficile, il faut tenir longtemps, à l’examen d’entrée, elle a fait une pose de trente minutes – explique une jeune fille. On sent qu’elle a confiance, qu’elle s’assume pleinement, elle est là pour s’exprimer. J’admire cette liberté du corps. Et c’est beau » – ajoute une autre étudiante.

Mais n’y a-t-il jamais de malaise, de gêne face à ces jeunes gens et jeunes filles? « Lors des premiers cours, quand on ne se connait pas, à travers leur attitude et leurs regards, les élèves me renvoient le fait que je suis nue, raconte Barbara, il faut prendre le temps d’apprendre à se connaitre mais ça passe très très vite, il n’y a pas de gêne, sinon je ne pourrais pas faire ce métier ». D’ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, Barbara se décrit comme une femme pudique: « Je suis mal à l’aise quand je dois me déshabiller chez le médecin, je n’aime pas me mettre en maillot à la plage. Ici, c’est parce que c’est mon, métier, il y a une motivation, un but, une raison ».

Mais ce métier de modèle vivant est éprouvant pour le corps, il exige une bonne hygiène de vie. Barbara surveille son alimentation, fait du yoga, consulte régulièrement un ostéopathe. Ce corps est son outil de travail, elle doit en prendre un très grand soin.

Ô désir ! Ô quel plaisir !

 

 

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Modèle ? La magnifique Sandrine C. Photographe ? Terry Faruch

 

 

Ô désir ! Ô quel plaisir !

 

Désir !
Ô quel plaisir !
De te savourer !
De te déguster !

 

Te pénétrer de ma langue suave,
Allant s’échouer au plus profond de toi telle une épave,
Coller mes lèvres sur les tiennes qui seront miennes,
Et de tes lèvres seront caressées par celles qui deviendront tiennes.

 

Écartes-toi comme il le faut,
Te faire jouir ! C’est ce qu’il y a de plus beau.
Laisse-moi fouiller avec tendresse dans ton château divin,
Permets-moi de m’enivrer de ton nectar tel un délicieux vin.

 

Je goûte cette excellente potion,
Afin de te préparer à te satisfaire par notre union,
Embrassant ici et là ! Titillant ton bouton d’amour avec soin,
Attendant ton ordre ton souhait d’être prise tellement tu en as besoin.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada