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Une question d’équité

12-08-2018f(p)

Dessin d’un modèle masculin par Gérard Teillot 

Une question d’équité

Enfin, un dessin de nu masculin où le sexe de l’homme est présenté avec respect comme toutes autres parties de son anatomie. Bravo pour le dessin!

RollandJr St-Gelais de Québec

Mes seins

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Dessin par Noble Roro de la France

Mes seins

 

Mes seins vénérés,

Tels des saints sans cesse priés,

Par des hommes les mains jointes,

Ou encore occupées à des choses moindres.

 

Mes seins à la peau basanée,

Qui a fait le délice de nouveaux-nés,

Et qui maintenant attendent la douceur des doigts,

De ceux de mes nombreux amis et amants de bon aloi.

 

Allez-y! Gâtez-vous mes chéris!

Savourez-en jusqu’à plus soif le nectar exquis,

Admirez la rondeur de ces magnifiques mamelons,

Léchez-en leur pourtour pour votre plus grande satisfaction.

 

Point de plaisir là où il y a de la gêne,

Alors aussi bien en profiter si on est destiné à la Géhenne.

Car à notre dernier souffle regret sera pour ce que l’on a pas fait,

Regrettant d’avoir agit selon l’hypocrite vertu, voilà l’ultime secret.

 

Vie bien amère pour l’âme en peine,

De constater qu’amertume coule dans ses veines,

Et qu’au soir de sa vie sur la route de ces mondes inconnus,

Prendre plaisirs interdits l’on a pas connu aux moments venus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le roman inachevé

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Avec la permission de Sandrine C. Crédit photo : Jean Picselle

Le roman inachevé

J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines, 
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines,
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre,
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant, 
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre,
Que serais-je sans toi que ce balbutiement …

Attache-moi

 

 

 

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Magnifique dessin de Gier De Gier pour un poème érotique

Attache-moi

 

Attache-moi

Je suis toute à toi

Je serai ta soumise

Car tu as remporté la mise.

 

Tu es mon seul maître

Celui qui m’apprendra à être

À être si belle comme il se doit

Et j’obéirai à ton regard et à tes doigts.

 

Pour ton plus grand et intime plaisir

Je saurai comment avec pudeur souffrir

Point un mot ne sortira de ma bouche dorée

Si ce n’est que mon désir de t’embrasser.

 

Je suis maintenant ton humble esclave

Attendant tes lèvres sur ma peau telle de la lave

Je garderai le silence pendant tes remontrances

Savourant parfois tes douces paroles remplies de romance.

 

Tu seras mon être divin

Qui me fera boire un mystérieux vin

Fait de raisins d’amour et de passion

Que nous savourons sans modération.

 

Je le fais par un pur amour

En t’offrant ma peau de velours

Viens! Prends-moi dès cet instant

Je n’en peux plus depuis trop longtemps.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Amour sauveur

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Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les deux amants

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Par Juste Angèle

 

Les deux amants

 

Cette nuit, j’ai oublié mon âge et mon passé,

Lorsque tu t’es approchée de moi pour te faire caresser.

Ah comme la vie était si belle en cette nuit inoubliable,

Même si nous avons fait quelque chose de condamnable.

 

Oui je le sais que trop bien,

On nous le répète sans cesse et pour un rien.

Notre amour est interdit par cette populace avide de scandales,

Alors qu’en réalité, par le simple fait de nous aimer il n’y a pas de mal.

 

Mais, que veux-tu mon amour ?

Toi qui me rends si heureux en ces tristes jours.

Toi qui as su mettre sur mes lèvres un peu de baume,

Sur mes plaies et mon cœur blessé par la cupidité des hommes.

 

Puisque la vie est si sacrée,

Pourquoi alors ne pouvons-nous pas nous aimer?

Nous aimer avec passion dans le silence de cette chambre,

Où flotte une odeur d’encens de jasmin et des murs de couleur ambre.

 

Dis-moi, ô ma chérie!

Oui, mon âme sans toi languit,

Quelle serait ma raison de vivre et d’exister?

Si tu n’étais pas désormais et pour toujours à mes côtés.

 

Le temps de la romance est terminé,

Il a fait place à celui de la haine et pour l’éternité.

Et pourtant quoi de plus beau que deux êtres qui s’enlacent?

De deux amants qui dans la passion du moment s’embrassent?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Viens me rejoindre

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Par Angelique Gomez-Deschamps

 

Viens me rejoindre 

 

Allons! Ne reste pas là

Viens je t’en prie vers moi

De quoi as-tu peur mon ami?

Allons! Prends le temps de sourire à la vie.

 

Le soleil est haut

Il fait tellement beau

Le vent est bon et si chaud

Allez! Enlève tout comme il faut.

 

Avec moi, point de fausse pudeur

Car je désire vivre sans avoir peur

De quitter cette vie sans avoir vécu

Vécu avec ma liberté et souvent nue.

 

Fais comme moi et détends toi!

Ici, être heureux est le seul acte de foi

Voilà pourquoi je t’invite le sourire aux lèvres

Car j’aimerais bien être en ce jour une nouvelle Ève.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada

À quoi penses-tu?

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Un chef-d’oeuvre réalisé par Noble Roro de la France

À quoi penses-tu?

 

À quoi penses-tu?

Pour que subitement, tu t’es tu?

Devant moi, tu me racontas ta journée,

Pendant que je prenais plaisir à te dessiner.

 

Ai-je dit un mot qu’il ne fallait pas?

Aurais-je froissé ton âme au fond de toi?

Si c’est le cas, pardonne-moi ma toute belle,

Car, grâce à toi, ma vie est devenue une merveille.

 

Que tu sois devenue au fil des jours mon modèle,

Et au fil du temps à mes yeux une charmante demoiselle,

Mais au cours de nos nuits torrides, tu devins ma tendre muse,

Pour être franc avec toi et un peu avec moi, tout cela en moi m’amuse.

 

Allons! Puisque nous devons continuer, continuons!

Avec quelques coups de crayons et envers toi ma seule passion,

Celle de rendre véritable hommage à la plus noble de toute féminité,

Ton corps nu, maintenant, à jamais et je t’en fais serment pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’entre-deux guerres

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Magnifique dessin de Gérard Teillot

L’entre-deux guerres

 

Dans ce temps-là, les femmes étaient belles tout simplement.

À cette époque où tout était permis assurément,

Pour les amoureux et les amants,

Avec un cœur gaiement.

 

On ne se souciait guère,

D’une possible nouvelle guerre,

Car des souvenirs de jadis nous n’avions que faire,

Et les larmes firent place aux rires aussitôt passé cet hier.

 

Les dames coquettes de Paris,

Étaient aussi jolies que celles de la Normandie,

Croyez-moi, c’est moi qui vous le dis mes chers amis.

Sans oublier celles du nord et bien entendu du chaud Midi.

 

À que ces années folles, ces années vingt!

Aussi enivrantes et joyeux que du bon vin,

Que je ne peux en y pensant un seul instant me taire,

En revivant dans mes pensées de jeunesse aux années de l’entre-deux guerres.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dos

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Dessin par mon ami Eri Kel de la France

Dos

 

Vous savez quoi?

Je suis qu’une femme, moi.

Pas une héroïne de bande-dessinée.

De père et de mère je suis simplement née.

 

Étant jeune, je suis allé à l’école.

Où j’ai rencontré un garçon, un pot de colle.

Plus tard, lorsque je fréquentais le collège.

Où je devais décider mon métier mais qu’en savais-je?

 

Et puis un jour,

J’ai connu le grand amour.

Celui que l’on rencontre une fois dans sa vie,

Pour une question bizarre je l’ai connu une nuit.

 

Noces riches et majestueux gâteau

Ce que j’étais belle, ce qu’il était beau

Invités comblés et parents tellement heureux

De voir leurs enfants chéris voler sur de nouveaux cieux.

 

Nous avons fondé grande famille

Maisonnée simple aimant la camomille

Garçons espiègles et fillettes pas toujours sages

Voilà le début de ce qui semblait être un doux voyage.

 

Et puis vint la terrible guerre

Je m’en souviens comme si c’était hier

Celle tant voulue par un tout petit petit caporal

Un être assoiffé de grande puissance et si immoral.

 

C’est ainsi que furent enrôlés mes fils chéris

Qui quittèrent mon petit coin tranquille de Paradis

Pour s’engloutir dans l’enfer loin de leurs père et mère

Afin de combattre un homme qui allait devenir célèbre, un certain Hitler.

 

Fils furent tués aux combats

Mes larmes allègrement je versas

Que je versais encore bien des fois

Lorsque j’ai perdu mon mari, mon amour, mon roi.

 

Aujourd’hui, je revois les jours de jadis.

Alors je deviens, vous comprenez, bien triste.

Car je me rappelle d’avoir prié pour leurs âmes là-haut.

Que pouvais-je faire autrement sinon d’en avoir plein le dos?

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada