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Enchaînée à une table de bois

Enchaînée à une table de bois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo tirée de la collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-999375520

Enchaînée à une table de bois

 

Je t’ai fait venir,

Pour assouvir mon seul désir.

Celui de te dompter comme il se doit.

En t’enchaînant avec fermeté à une table de bois.

 

La tête résolument appuyée sur le banc.

Je te dévisage dans tes inutiles larmoiements

Tu remarqueras que j’ai découvert tes superbes seins,

Pour les rendre accessibles librement à mes mains.

 

J’ai tout de même pris soin d’en choisir une prudemment,

Afin de considérer l’honneur et le respect dû à ton rang. 

Elle a été fabriquée d’un pur argent qui convient à ta beauté.

Une féminité rarissime à cette époque remplie de vulgarité.

 

Tu es maintenant captive de mes pensées.

Un lieu où tu peux pleinement t’abandonner.

Tu ne peux pas échapper de cet endroit de supplices.

Là où tu apprécieras mon savoir-faire avec délice.

 

Lève tes yeux bleus vers mes fesses.

Tu meurs d’envie de leur faire des caresses.

Tu désires les embrasser avec tes lèvres dilatées,

Gorgées de sang tellement tu en as rêvé. 

 

Peut-être, je m’assoirai sur ton angélique visage.

Mais, pour cela, tu devras en tout temps être sage.

Tu humeras ainsi le bouquet de mon intimité

Que j’ai pour toi légèrement parfumé !

 

Je te regarde avec une sincère compassion,

Tu as tant besoin d’une vraie correction.

Voilà pourquoi tu es incapable de bouger.

La bienséance, je penserai à t’inculquer.

 

Tu ne pourras jamais de cette geôle t’enfuir.

Je saurai avec un amour maternel te punir.

Désormais, nous sommes tout à fait solitaires.

Attends-toi que tu subiras ma sainte colère.

 

Sois rassuré ! Je te ferai couler un bon bain.

Dès que je sentirai comme tu en auras besoin.

Je t’y amènerai, ô, chérie, le moment venu.

Nous y serons toi et moi entièrement nues.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Isabelle

Isabelle Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Spitting-to-Winward Source : https://www.deviantart.com/spitting-to-windward/art/Isabel-999289846

Isabelle

 

Je chanterai pour toi une chanson si belle,

À l’image de ta légèreté, telle qu’une hirondelle.

Je choisirai les mots les plus doux pour manifester,

Toute mon admiration sans limites envers ta féminité.

 

Je composerai avec ma plume un poème,

Simplement pour te dire comme je t’aime.

Je déposerai à tes pieds les plus jolies fleurs.

Je serai près de toi pour te protéger chaque heure.

 

Donne-moi un ordre et j’obéirai sans discuter.

Le moindre de tes désirs, avec plaisir, je l’exaucerai.

Comment pourrais-je te refuser quoi que ce soit ?

Car, depuis que je t’ai croisée, mon cœur bat que pour toi.

 

Ô, chère Isabelle! Ne me quitte pas, je t’en prie.

Reste avec moi, je t’en supplie, pour le reste de ma vie.

Je te jure l’entière fidélité jusqu’à la fin de mes jours.

Tu es, depuis l’instant que tu m’as souri, mon seul amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Te voir ainsi

 

Te voir ainsi

 

C’était déjà la nuit.

Je te croyais endormie.

Pendant que j’écoutais du Peter Gabriel.

En pensant comme j’ai la chance d’avoir une femme si belle.

 

Il est vrai que la vie n’est pas toujours un jardin de fleurs.

Nous devons à l’occasion affronter nos craintes, nos peurs.

Apprendre à se relever chaque fois que nous tombons.

Avancer sans cesse au-delà le lointain horizon.

 

Faire fi de nos blessures.

Espérer une main qui nous rassure.

Tendre la nôtre à plus faible que soi,

Et, peut-être, lui offrir avec joie un repas.

 

Les heures sont passées sans m’en apercevoir,

Les aiguilles m’indiquent en silence qu’il se fait tard.

Déposant mes écouteurs sur la table du salon, je t’entends gémir.

Je me rappelle comme il m’est agréable de donner du plaisir.

 

J’entre dans la chambre sur la pointe des pieds.

Dès que j’y suis, ton corps sculpté, je peux que l’admirer.

J’en ai le souffle coupé par l’expression de ton visage.

Serais-je transporté à une nouvelle époque, un autre âge ?

 

Comme je te désire plus que tout en cet instant précis.

Mais, devant un tel spectacle, je retiens mon envie.

Préférant te caresser avec mes yeux enflammés,

Par une posture remplie de sensualité.

 

Je le jure sur mon âme, te voir ainsi.

Amplement, en mon cœur, cela me suffit.

Chaque tache de rousseur ressemble à une étoile.

Laisse-moi te rejoindre avec ardeur et montons les voiles.

 

Avant que l’astre du jour commence à pointer le bout de son nez.

Je souhaite toute mon affection, avec douceur, te manifester.

À quoi bon aux êtres humains de vivre une existence vide ?

Car, leur essence serait à la fois sans saveur et insipide.

 

Fais-moi, je t’en prie, une place à tes côtés !

Je te comblerai comme jamais de mes suaves baisers.

Coller mes lèvres sur ta bouche est un privilège incomparable,

Pour lequel, devant un tribunal, je plaiderai, sans retenue coupable !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Cravache et menottes

Cravache et menottes Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo tirée de la collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/R5-55-998901189

Cravache et menottes

 

Sois sage, ô, ma petite sotte !

J’ai apporté pour toi mes menottes.

Je m’en servirai au moment favorable.

À cette séance qui te paraîtra si inconcevable.

 

J’attendais tellement longtemps,

L’instant où je te surprendrai sur-le-champ.

Dis-moi ! Croyais-tu t’en sortir avec tes cachotteries ?

Je t’avise que je ne suis pas née de la dernière pluie ?

 

Attends de voir ce que je te réserve pour la soirée.

Tes fesses, avec mes mains fermes, je te les réchaufferai.

À l’aide de ma cravache, tu recevras une belle correction.

Que jamais plus, tu n’oseras recommencer avec raison !

 

Ne savais-tu pas que j’exècre lorsqu’on me ment ?

Je te dompterai comme l’on dresse une jument.

Tôt ou tard, à chaque claquement de doigts,

Tu finiras bien par obéir comme il se doit.

 

Tu porteras pour cette session cette ceinture.

Celle qui te fera éprouver la honte la plus obscure.

Allez ! Avance bien lentement, ô, ma pauvre monture.

 Ressens sur ton dos le poids de mon corps à la beauté pure.

 

Compte les sifflements de ma verge qui fend l’air.

Tu recevras un coup bien mérité aux chiffres impairs.

Penche ta tête sans cervelle en guise de soumission.

Te corriger de cette manie, telle est mon ultime mission.

 

Sache que je suis ta maîtresse attentionnée.

De mon amour, et de ma bonté, je t’ai comblée.

Du plaisir charnel, avec toi, j’ai partagé, ô, ma chérie.

Dans mon lit, je t’y ai amené avec passion chaque nuit.

 

Tu me suppliais le soir pour recevoir,

Ta récompense en savourant mon nectar.

Que je versasse en grands jets dans ta bouche !

Aussitôt le rituel accompli, nous allions dans la douche.

 

Laissons les jugements pour les pénitents.

Ceux qui face à la mort se font tant de tourments.

Tu es mon esclave dans la luxure, le moindre des vices.

Ton plaisir trouve son origine dans mes habiles supplices.

 

Obéis à mes ordres, car tu es sous mon toit.

Crois-moi sur parole, je n’ai pas fini avec toi.

Ce n’est plus le temps d’avoir des remords.

Tu dois remettre entre mes mains ton triste sort.

 

Sois convaincue que je t’aimerais pour toujours,

Avec toi, je parcourais le monde sans détours.

Je ne calculerai pas le nombre des années.

Jusqu’à mon heure venue où je partirai.

 

J’ai apporté cravache et menottes.

Car, je souhaite raviver ton âme morte.

Souviens-toi, ô, ma chère, tu es tout pour moi.

Mon existence, ici-bas, serait tellement terne sans toi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un bouquet de fleurs séchées

Un bouquet de fleurs séchées Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo tirée de la collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/1950-107-998626898

Un bouquet de fleurs séchées

 

Je m’étais préparée,

Afin de passer une agréable soirée.

En compagnie de ma tendre bien-aimée.

Celle pour qui mon cœur s’était illuminé.

 

Nous nous sommes connues à l’époque du lycée,

Un lieu où notre affection naissante était bien gardée.

Chaque samedi, nous étions ensemble pour nos devoirs.

Tout en s’embrassant sans que l’on puisse nous voir.

 

Malgré les années, notre secret n’a jamais été dévoilé.

Les gens, de tous les temps, ont tant de préjugés.

Sans oublier que nous vivions dans une région,

Imprégnée par des valeurs de la religion.

 

Nous n’avions que faire du sacrement du mariage.

Une institution venue de l’époque d’un autre âge.

Symbole de la soumission de la femme,

Un être décrit n’ayant ni foi ni âme.

 

Dès que nous étions arrivées à la majorité,

Nous avons choisi d’assumer pleinement notre liberté.

Nos boulots nous permettaient de vivre confortablement.

Nous avions réussi à trouver un joli appartement.

 

Elle occupait un emploi de serveuse dans un restaurant.

Et moi, j’œuvrais dans un milieu quelque peu surprenant.

Quel plaisir indescriptible de nous retrouver à la fin de la journée,

Et de nos expériences éprouvées au gré des heures, les partager.

 

Portant, il y avait un petit je-ne-sais-quoi.

Qui m’inquiétait de plus en plus au fond de moi.

Elle se refermait dans un mutisme inhabituel.

Aurais-je causé une quelconque blessure à ma belle ?

 

Puis, une nouvelle à laquelle je ne m’y attendais guère.

Une missive était déposée sur la table de la cuisinière.

Elle était jointe d’un bouquet de fleurs séchées.

Or, son contenu allait pour toujours me briser.

 

Elle m’annonça qu’elle me quitta pour un homme.

Elle allait le retrouver dans le département de la Somme.

Quelle tristesse et quelle honte d’être rejetée pour un inconnu !

J’ai déversé toutes les larmes de mon corps alors que je suis nue.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada