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Que ce bonheur puisse éternellement te combler

Que ce bonheur puisse éternellement te combler (Bonne fête des pères) Poème de Rolland Jr St-Gelais

Que ce bonheur puisse éternellement te combler

 

 

 

Cela fera sous peu un mois que tu nous as quittés.

Vers un monde où tu verras toutes les personnes qui t’ont aimé.

Tu es maintenant avec ma tendre mère et mon défunt frère qui t’ont attendu.

Avec joie indescriptible, et dans un lieu de béatitudes, le moment venu.

 

Les bras tendus vers celui qui allait bientôt les rencontrer.

Tandis que dans le silence de mon cœur, j’ai simplement récité.

J’ai prononcé cette prière alors que tu écoutais ces doux mystères,

Que nous a enseigné depuis l’aube de notre foi, la sainte Église, notre Mère.

 

Quel mystère magnifique est celui de la résurrection !

Qui répond à la perfection celui de la divine incarnation.

Du Fils de Dieu qui est venu comme un être à la fois humain et divin.

Qui mettra un terme à nos craintes en établissant un règne d’amour sans fin.

 

Quel mystère incroyable est celui de l’ascension !

Qui nous fait découvrir la foi comme ultime raison.

« L’essentiel est invisible pour les yeux », disait Antoine de Saint-Exupéry.

C’est en toi Seigneur Jésus que se trouve la source infinie de la vie.

 

Quel mystère mystique est celui de la descente de l’Esprit saint !

Qui renouvelle notre foi, notre espérance et notre amour pour le prochain.

Du fait de sa présence silencieuse, il nous rafraîchit telle une brise légère.

Et nous rappellent tes sages paroles lorsque le Christ était sur cette terre.

 

Quel mystère vaste qu’est celui de l’assomption !

Qui unit Marie à son Fils qui nous a apporté la rédemption.

Puisses-tu, ô, papa adoré, être à jamais à leurs côtés.

Et pour tes nombreux descendants, sans cesse, intercéder.

 

Quel mystère unique est celui du couronnement de Marie !

C’est à toi, cher papa, que je pense lorsque je la prie.

Comme tu aimais réciter le rosaire après l’heure du souper.

Quelle chance incroyable que j’eusse de pouvoir t’accompagner.

 

Est-ce un miracle ou une pure coïncidence ?

Ne dit-on pas que la foi est à l’image de l’enfance ?

Tu avais décidé de partir une fois le rosaire récité.

Que ce bonheur puisse éternellement te combler.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que la lumière brille de nouveau

« Que la lumière brille de nouveau » Poème par Rolland Jr St-Gelais Dessin par Stephen Babin

Que la lumière brille de nouveau

 

Dans la nuit.

Où tout est dit !

Je me tais et je prie.

Une prière pour les âmes parties.

 

Une prière pour les âmes esseulées.

Pour tous ces cœurs blessés.

Pour tous ces estropiés.

Pour les affamés.

 

Assis en silence sur un banc.

Je contemple le marbre blanc.

Se trouvent ceux que j’aimais tant.

En mon cœur vibrent leurs chants.

 

C’est la nuit sacrée entre toutes les nuits.

Celle où tout tiré d’un long sommeil prend vie !

Une étincelle d’amour pour toujours reluit.

Celle qui, jamais dans une âme pure, finit.

 

C’est la nuit sanctifiée du ressuscité.

De celui qui, de sa vie, nous a donné.

C’est le temps de l’espérance partagée.

Celui de la victoire de la foi sur l’incrédulité.

 

Que dans vos cœurs règne le plus beau.

Que la lumière divine brille de nouveau.

Rappelez-vous cette vérité en ces mots :

« L’amour est le plus précieux des cadeaux ».

 

C’est le soleil levant où tout a été écrit.

C’est le nouveau jour où tout enfin reluit.

C’est l’ère de la création nouvelle en Jésus-Christ.

C’est la raison d’être de notre foi en la source de la vie.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le noir te va si bien

Le noir te va si bien Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/It-s-Clean-911570014

Le noir te va si bien

 

Il y a de ces femmes que jamais je n’oublierai.

Ces dames belles et fraîches comme le mois de mai.

Mais, il y en a une qui a gravé sa beauté en mon esprit.

Une qui m’a enchanté par son visage et par son corps si jolis.

 

Une femme de Paris, ville lumière de la douce France.

Et sa joyeuse java, un air qui chaque fois me déhanche.

Nous nous étions fixé depuis longtemps notre rendez-vous.

Dans un de ces clubs où l’on danse comme des fous.

 

Je m’étais soigneusement préparé pour passer une agréable soirée.

Propre comme sou neuf, habillé tel un prince et légèrement parfumé.

J’avais si hâte de te revoir en ce haut lieu où se rendait le Tout-Paris.

J’avais en mon intérieur une petite idée que j’allais être surpris.

 

Je savais, depuis tout ce temps que je te connais, la galerie, tu allais étonner.

Depuis le jour, où à tes parents, ton désir d’être modèle nu, tu leur as entonné.

Puis, j’ai attendu une voiture, de couleur sombre vêtue, rouler à toute allure.

Sur la route de cette ville vouée aux plaisirs, aux vices et à la désinvolture.

 

Elle ralentit doucement afin de préserver la beauté de sa passagère.

Qui arriva sur les bords du chemin tel un vaisseau venu d’une autre ère.

Dès ton arrivée et sans attendre, en un temps, trois mouvements, tu descendis.

Offrant à mes yeux un spectacle si extraordinaire qui m’a longuement ébloui.

 

Je n’avais jamais connu une femme si libre de toute ma vie.

Cette liberté si rarissime, tu la transpires chaque fois que tu me souris.

Ô, mon amour ! Si tu le veux, tu seras « mienne » comme je serai « tien ».

Ô, ma chérie ! Je dois te dire une chose : comme le noir te va si bien.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À tes côtés

À tes côtés Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1669-899403267

À tes côtés

 

En fouillant dans une armoire,

Lieu qui sert à raviver ma mémoire.

J’y ai découvert des photos d’une autre ère,

Une époque où je vivais avec mon père et ma mère.

 

Il y avait tant de photos de toutes les variétés,

Certaines m’ont fait rire, quelques-unes m’ont attristée.

La plupart d’entre elles m’ont rappelé de beaux souvenirs,

Fait étrange ! Une d’entre elles m’a fait tellement sourire.

 

Elle a été prise lors de notre voyage dans la ville de Paris,

Un séjour qui m’a fait découvrir comme tu es belle, ma chérie.

Nous avions parcouru les rues, vu tellement de gens.

Nous avions découvert des lieux si différents.

 

J’aimais entendre ta voix,

Alors que nous étions dans un café toi et moi,

Sur l’une des nombreuses terrasses qui jalonnèrent ces lieux,

Ces lieux où de pauvres bougres faisaient pour vivre de leur mieux.

 

Certains vendirent des cartes postales,

D’autres écrivirent des poèmes tant bien que mal,

Mais, parmi tous ces gens, un possédait un étrange appareil.

À ce que l’on disait à cette époque, il s’agissait d’une vraie merveille.

 

Je me suis approché d’un jeune homme.

J’ai demandé pour une photo, c’est quelle somme.

En lui expliquant que je souhaitais être photographiée avec mon amie,

C’était pour nous deux, la première fois que nous visitions une ville si jolie.

 

Portant alors son regard vers nous deux,

J’étais fort impressionnée par la douceur de ses yeux,

Des yeux bleus comme l’azur qui m’a transportée vers un monde pur.

Il répondit : « Avant de vous faire un prix, essayez-vous sur le banc près du mur. »

 

Ce que nous avons fait sans dire un mot comme il se doit.

Avec confiance, nous lui avons obéi à l’œil et au doigt.

J’avais placé mon bras sur tes épaules telle une voile,

Afin d’immortaliser cet instant sur une imaginaire toile.

 

Nos joues collées montraient notre profonde complicité,

Et, je le reconnais d’emblée, une si particulière amitié.

Quelques clichés réalisés faits par des mains expertes en deux temps,

Et quelques poses suggérées par notre hôte, nous avons fait en un mouvement.

 

Quand fut venu le temps de régler l’addition,

J’ai alors demandé, pour ce travail, combien nous lui devions.

Rien du tout, je vous offre cette photo, charmantes dames.

Car jamais de ma vie, je vous le jure, je n’ai vu de si belles âmes.

 

Avec délicatesse, il me tendit cette pièce précieuse,

Qui me rappelle maintenant comme j’étais avec toi heureuse.

Ce que je donnerais pour être en ce lieu en ce temps transportée.

La vie m’avait tellement comblée lorsque j’étais assise à tes côtés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai quelque chose à te dire

J’ai quelque chose à te dire Poème et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

J’ai quelque chose à te dire

 

Bonjour mon cher enfant,

Je m’adresse à toi qui es dans le néant,

Toi que je n’ai pas connu car la vie en a voulu ainsi,

J’ai tant de choses à te dire, à te raconter aujourd’hui.

 

Je ne sais ni par quoi commencer ni par quoi terminer,

Questions sans réponses parce que tu n’es jamais né.

Même si j’ai en moi-même tant de questions irrésolues,

Que je ne sais pas où commencer tellement je tombe des nues.

 

Nous vivons une drôle d’époque où les valeurs sont bafouées,

Où la bonté est une faiblesse et où est mise sur un piédestal la cruauté.

Une ère où aimer constitue un crime et tuer devient un point d’honneur,

Un temps où tout ce que je lis et je vois me fait à chaque fois un peu peur.

 

C’est un fait, je suis peut-être vraiment dans l’erreur?

Qu’à cela ne tienne à chaque fois que je pense à toi, je pleure.

Car je voulais te donner le meilleur ô mon cher enfant tant adoré,

Toi, l’être cher que je n’ai pas eu la chance d’avoir engendré.

 

Je revois ma vie défiler devant mes yeux fatigués,

Aucun mot du dictionnaire ne peut décrire l’amertume que j’aie.

Puisqu’en cette journée pourtant si belle et ensoleillée je me sens vieillir,

De tous les trésors que la vie peut offrir, le plus beau est un enfant à chérir.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada