Archives de tags | descendants

Entends mon cri, mon frère !

IMG_20181204_134254

Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Entends mon cri, mon frère !

 

Entends mon cri, mon frère !

N’entends-tu pas l’appel de notre sœur, la terre ?

Qui nous implore de mettre fin à son triste destin,

Qui nous exhorte de choisir maintenant un autre chemin.

 

Écoute cette parole de sagesse !

Que m’ont transmise les âmes remplies de tristesse,

De voir ce que nous avons fait de ces rivières et de ces mers,

De constater jusqu’à tel point vous avez préféré nous faire la guerre.

 

Discerne le sens de mes paroles !

Que m’ont données les esprits sacrés telle une obole,

Une offrande d’amour qui nous transformera pour toujours,

Qui pourra peut-être si nous le désirons façonner de meilleurs jours.

 

 

Entends ma voix pendant qu’il est encore le temps,

Le temps de transformer la fatalité de nos descendants,

Un avenir toujours possible enfoui au plus creux de nos mains,

Car nous avons encore le pouvoir de transformer nos lendemains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moi, l’africain !

47575716_10156147451592523_9100553143468425216_o

Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Seule devant cette cruelle évidence

11133757_10153255585508919_8173590784812071457_n

 

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

Seule devant cette cruelle évidence

 

Seule devant cette cruelle évidence,

De voir s’effacer les souvenirs de son enfance,

Des douces caresses de sa tendre mère,

De la voix réconfortante de son père.

 

Sachant qu’un jour ou une nuit,

Elle ira bientôt les rejoindre vers l’infini.

Sans oublier ses premiers amours longtemps interdits.

Qui lui donnèrent tant de plaisirs et de non-dits.

 

De son adolescence sous l’Occupation,

Dont souffrirent les enfants de la nation,

Jusqu’au jour béni de la grande Libération,

Que prit naissance en les terres divines d’Albion.

 

Puis vinrent les noces,

Et cette nuit où elle s’offrit à son époux,

Dans des ébats langoureux tels des fous,

Vécus par des êtres faits de chair, de sang et d’os.

 

Des nuits d’amour suivirent dans le temps,

Qui donnèrent naissance à de beaux enfants,

Qui firent fierté et honneur à ses entrailles,

Et à son époux bonheur d’avoir cette marmaille.

 

Puis vinrent le jour tant redouté,

Qu’ils allèrent à leur tour fonder leurs foyers,

Afin d’y répandre leurs amours à leurs enfants choyés,

Mais n’était-ce pas là leur ultime destiné ?

 

Puis le sablier du temps s’écoulant,

Elle vit partir son époux, son ami et son amant,

Dans ses bras fatigués après l’avoir soutenu,

Il est parti là-haut vers une terre inconnue.

 

Voyant grandir ses descendants,

Tout en les chérissant comme il se doit,

Elle comprit alors qu’ils vivaient sous d’autres lois,

Celles d’une autre époque loin de celles de jadis et d’antan.

 

Et pourtant elle ne redoute pas la fin de vie,

Car elle a su boire à la coupe jusqu’à la lie,

En savourant ses multiples saveurs en admirant ses couleurs,

Voilà pourquoi elle partira paix en son âme et joie en son cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Arbres en hiver

blanc hiver

Arbres en hiver

 

Arbres nus,

Je vous ai vus,

Affrontant le froid,

Avec ardeur et sans effroi.

 

Bravant le temps,

Debout contre les vents,

Témoins de notre belle histoire,

De ceux qui voulaient en ce pays croire.

 

De toutes éternités, vous êtes défectibles !

Votre sacralité n’est pourtant pas dans la Bible,

Hélas ! Car vous démontrez si bien, aux nations,

Que l’hiver est sans contredit la plus belle des saisons.

 

Arbres en hiver,

Qui êtes là aujourd’hui comme hier,

Arbres de nos ancêtres et de nos descendants,

Vous êtes beaux quand la neige vous couvre tels des diamants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous leur montrerons nos poings

New Image94

Nous leur montrerons nos poings

 

Au crépuscule de cette nouvelle ère,
Surgit tapi dans l’ombre un nouvel ennemi,
Ayant pour volonté de voler nos terres et détruire nos vies,
Aux portes de nos contrées, ils veuillent nous faire la guerre.

 

Un peuple décida de reprendre le glaive et le flambeau,
Ensemble, hommes et femmes levèrent boucliers bien haut,
Brandissant lances affûtées et étendards flottant aux vents,
Voulant lutter pour la liberté de leurs descendants.

 

Nation honorée de parler la belle langue de Molière,
Femmes remplies d’amour pour le renom de leurs mères,
Hommes remplis de fierté pour perpétuer le sang de leurs pères,
Leurs fils porteront le courage au cœur même de cette guerre.

 

C’est maintenant le temps de s’unir,
Afin d’assurer à nos enfants un meilleur avenir,
Et tous nos ennemis nous craindrons au plus lointain,
Car de corps et d’âme, nous leur montrerons nos poings.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Souvenez-vous de nos aïeuls

New Image47

Souvenez-vous de nos aïeuls

 

Poudrerie ! Virevolte cette neige !

Criez-moi votre nom ! Qui êtes-vous ? Vous entendais-je ?

Marchant d’un pas hésitant, mais avec un cœur si vaillant,

Que mes ancêtres me léguèrent pour aller toujours vers l’avant.

 

Poudrière de milliers de diamants !

Vers cette voix, je m’y dirigeai assurément.

Sans y prendre garde, je discernai une grande silhouette.

De sa bouche gelée par le vent sortit le chant d’une alouette.

 

« Je suis comme vous mon ami », lui répondis-je.

« Une âme perdue sur cette terre enneigée ? », lui dis-je.

M’offrant sa main secourable avec un sourire tellement radieux

Mes lèvres gercées par cette rafale ne purent que rendre grâce aux cieux.

 

Pays de quelques arpents de neige,

Comment sans animosité ni brutalité vous dirais-je ?

Que mes inquiétudes sont énormes pour nos descendants,

Qui n’ont point reçu les valeurs transmises par les bâtisseurs du vieux temps.

 

Pays des tempêtes infinies,

Nous y sommes maintenant et pour toujours.

Car dans nos veines coulent bravoure et force des ours,

Qui n’ont d’égales que la volonté immuable de ces loups unis.

 

Relève-toi mon cher ami !

« Maintenant, tu n’es plus seul », il me dit.

De cette brusque tempête hivernale, nous en sortirons,

Car bien des gens égarés et épeurés vers nous se joindront.

 

Frères et sœurs de sang !

Sang qui abreuva allègrement ce territoire,

Avec nos bras meurtris et notre sueur, nous défrichions ce terroir

Alors souvenez-vous de nos aïeuls pendant qu’il est encore temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Passé inconnu! Avenir perdu!

16487236_853126764789744_2404040577305020006_o

Passé inconnu! Avenir perdu!

 

Gens des nombreuses nations chrétiennes,

N’oubliez pas cette noble leçon qui est mienne,

Détruisez vos monuments lesquels deviendront vos cercueils,

Car aucun peuple digne de ce nom ne peut survivre sans ces recueils.

 

Crainte de voir plonger dans les limbes vos tendres souvenirs,

Où de vos torpeurs vous n’en sortirez jamais malgré tous les soupirs,

Détruisez mes amis vos édifices! Qu’en restera-t-il aux derniers jours?

De l’ignorance de vos origines vos ennemis en riront tels des troubadours.

 

Un peuple digne se reconnaît par l’amour de sa langue et de sa patrie,

Et des gens qui forment le pays avec fierté ne font qu’un en une belle fratrie,

Buvez autant que vous le souhaitez! Et vos descendants vous témoigneront,

D’avoir dilapidé leur héritage durement acquis par vos ancêtres à l’unisson.

 

Triste vérité de ces jours ensoleillés par la modernité,

Où n’a que valeur que gadgets et bien inutiles nouveautés,

Alors qu’il suffirait de quelques instants pour s’approprier ce temps qui vous est dû.

Nulle guérison possible des plaies du présent par un passé inconnu et un avenir perdu.

 

De

 

Rollandjr St Gelais

Québec (Québec)

Canada