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Es-tu Ève ?

Es-tu Ève ? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/and-I-used-to-be-Eve-887473422

Es-tu Ève ?

 

Écoute-moi, ô femme étrangère.

Entends ma supplique, mon humble prière.

Réponds-moi, je t’en conjure, ô ma très chère.

Viens-tu d’une contrée de paix ou d’un pays en guerre ?

 

Rarement, mes yeux ont vu un corps si menu.

Tu es belle comme un ange descendu des cieux.

Je n’ai jamais eu la chance d’admirer une telle beauté,

D’une femme qui possède une silhouette si bien sculptée.

 

Es-tu le fruit de mon incontrôlable imagination ?

Es-tu l’une de mes nombreuses hallucinations ?

Pourquoi as-tu franchi les terres de toutes ces nations ?

Serait-ce pour semer en mon esprit une telle confusion ?

 

Tu me rappelles Ève et son bien étrange récit,

La source de tous nos malheurs et de nos maladies,

Depuis le jour où elle fit manger à Adam le fruit interdit,

Qui acquiesça à sa demande, car ébloui par sa beauté infinie.

 

Toi que je vois en cet instant précis,

Toi, qui en mes songes, je suis à ta merci,

Toi, pour qui l’espace d’un souffle, je perds l’esprit

Laisse-moi te prendre dans mes bras, je t’en prie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout est une question de point de vue

Tout est une question de point de vue Photo par rasmus-art Texte par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/Beauty-in-Black-and-White-885222097

Tout est une question de point de vue

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison estivale se passe selon vos désirs et vos aspirations. De mon côté, je dois avouer que mon été est tout à fait magnifique. En effet, je profite du beau soleil en me promenant dans mon quadriporteur tout en rédigeant des articles au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la réflexion personnelle.

En parlant de réflexion personnelle, l’idée de rédiger un article sur la nécessité de mettre en relief l’ensemble des événements de notre vie m’a semblé importante en cette période de l’année. Une période où le calme des vacances, la quiétude des jours paisibles et le temps d’arrêt des activités incessantes de la routine quotidienne constituent sans nul doute un temps propice pour se reprendre en main. Se reprendre en main pour mieux respirer, pour mieux vivre et surtout pour orienter sa vie selon nos besoins, nos valeurs et nos attentes. C’est une occasion propre à l’être humain.

L’être humain est composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Un corps pour se manifester dans le monde matériel. Une âme qui est garante de sa conscience de ses décisions, de ses actes et des conséquences qui en découlent. Enfin, un esprit qui l’unit à ce tout universel, et ce, peu importe le qualificatif que l’humanité lui a donné au fil des âges et des époques. L’incarnation d’une âme immortelle dans un corps fait de chair et d’os, mais qui, par un privilège inouï, transcende l’espace et le temps par cet esprit rattaché à ce que je pourrais nommer de « Grand Esprit ».

Pourquoi alors craindre pour le futur ? Certes, nous sommes affublés par des nouvelles télévisées dignes des pires films d’horreur. Par ici, des glissements de terrain catastrophiques. Par là des épidémies mortelles, ou encore, la pandémie qui semble s’éterniser au fil des jours, des mois et même des années. Toutefois, pouvons-nous faire quoi que ce soit pour remédier à de telles situations ? Je ne le crois pas à l’exception de prendre soin de notre milieu environnant et de nos proches.

Personnellement, je crois que tout est une question de point de vue entre ce que nous voyons dans les nouvelles télévisées et ce qui nous entoure en tant que tel. Il serait bien, voire nécessaire, de se regarder dans un miroir et se dire ceci : « Que puis-je ou non faire face à ce que je vois et dans quelle mesure suis-je apte à le faire ou pas ? » Ces deux questions peuvent servir de garde-fou afin de préserver notre bien-être psychologique face à cet envahissement d’oiseaux de mauvais augure. C’est une réalité indéniable que nous soyons tributaires du monde dans lequel nous vivons. Toutefois, il faut faire une distinction d’une part, entre le collectif et, d’une part, l’individu. Nous sommes responsables de notre réalité collective, mais nous sommes aussi limités individuellement dans nos capacités d’action. Ici, l’essentiel c’est de trouver un juste milieu qui permettra un équilibre entre ces deux réalités.

Avouons-le ! Tout est une question de point de vue.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Bannis du paradis

Bannis du paradis Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Taken-out-of-paradise-874100301

Bannis du paradis

 

Bannis du paradis,

Mais, qu’est-ce qu’il nous a pris?

D’avoir agi ainsi en ce jour qui devint la nuit,

Un geste, une désobéissance, un acte de pure folie.

 

Tous les fruits du jardin nous étaient alloués,

Nous pouvions en déguster leurs saveurs à satiété,

Nous pouvions nous promener comme bon nous semblait,

Au gré de la brise fraîche et du soleil qui de tous ses feux brillait.

 

Mais, quoi de plus captivant, de désobéir?

L’espace d’un bref instant, le temps d’un soupir.

Voyant la beauté de l’arbre qui resplendissait de ses feuillages,

Se souviendra-t-on d’avoir dégusté l’un de ses fruits à travers les âges?

 

Par mon charme irrésistible, j’invitai mon bel amant.

D’enfreindre l’interdit en croyant que tout sera comme avant,

Fruit défendu qui se laissa prendre par nos mains avec délicatesse,

À la saveur si mystérieuse nous a transportés vers l’extase de l’ivresse.

 

 Une ivresse qui nous amena dans un sommeil incompréhensible,

Qui a fait de nous des êtres à la fois si hargneux et si sensibles,

Débarrassés au plus profond de nous de cette pureté angélique,

Nous avons plongé dans le gouffre de la connaissance diabolique.

 

De mon homme adoré, je suis devenue une femme à convoiter.

De cet homme de confiance, il est devenu la cause de ma perplexité.

Notre union sans limites se transforma alors en des désirs inassouvis.

C’est alors qu’à ce moment précis que nous avons été bannis du paradis.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La reine des cœurs

La reine des cœurs Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/queen-of-hearts-870237751

La reine des cœurs

 

Je suis la reine des cœurs,

La reine qui sèche bien des pleurs,

De ces hommes qui ont été éconduits,

Par des amours irréels qui ont parsemé leurs vies.

 

Ne croyez pas que le cœur d’un homme ne souffre pas,

D’un amour qui est à jamais impossible et qui le fuit pas à pas,

Or, c’est dans les normes séculaires de toutes les sociétés,

Qu’on y affirme que l’homme ne doit jamais pleurer.

 

De ses larmes, pour toujours, il doit les cacher.

Tout en apprenant, dans le silence de son âme, à les sécher.

Cœurs souvent brisés par les soubresauts du destin,

Qui n’a de cesse de glisser entre les mains.

 

Entre les mains endoloris de tous ces valeureux amants,

Qui trouveront de leurs yeux ces femmes belles éternellement,

Que de soupirs sortent de ces hommes attendris l’espace d’un moment,

Des soupirs que je me hâte d’attraper aussi vite que dure cet instant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pandas

 

Pandas Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de La France

Pandas

 

Une fois, mes parents nous ont amenés au zoo.

Afin de nous montrer de nouveaux animaux

Dont on ne connaissait guère l’existence

Moi et mes chers frères durant notre enfance.

 

Il y en avait pour tous les goûts des petits et des grands

Allant du lion majestueux aux singes jouant tels des garnements

Des animaux en provenance de continents si lointains

Des kangourous d’Australie ou du pôle Sud avec quelques pingouins.

 

Même si j’étais quelque peu triste de leur sort

Car, à les enfermer ainsi, on leur faisait grand tort.

Quoiqu’il en soit, j’étais émerveillée par leur apparence.

Qui est restée gravée dans mes souvenirs d’enfance.

 

Parfois, du fait de ma curiosité particulièrement éveillée.

Des ressemblances avec les êtres humains, je le leur ai trouvé.

La tendresse innée d’une mère envers son bébé chéri

Dépasse les barrières de toute science accomplie.

 

C’est ainsi que j’ai découvert deux jolis pandas

Une mère panda qui serra son bambin dans ses bras

Appuyés sur des tiges de bambous judicieusement posées

Afin d’imiter leurs forêts qu’ils ont malgré eux quittées.

 

C’est depuis ce jour que mon amour pour les pandas se développa

Avec tout ce qui les concerne, je les collectionne avec joie.

Vu les années qui passent et mon manque d’espace

Je peins des tableaux et jamais je ne m’en lasse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada