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Je continuerai de …

Je continuerai de ...
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je continuerai de …

 

Aujourd’hui, j’ai décidé
De poursuivre mes rêves et ma destinée,
De reprendre enfin ma vie tel un nouveau-né,
Afin d’éviter de rejoindre le pays des regrets pour l’éternité.

 

Les pages de mon passé sont à jamais tournées,
Pour écrire des récits de ma nouvelle vie où je regarderai,
Assez de ces regrets, de ces chagrins et de ces funestes remords,
Tant que je serai en vie, nul est mon intention de nourrir le royaume des morts.

 

Ce jour est nouveau,
Car il est à mes yeux le plus beau,
J’ai décidé d’être pour toujours une femme affranchie,
Une femme libre de tous ces mensonges et toutes ces tromperies.

 

Malgré mes erreurs de jeunesse,
Celles qui en mon esprit me poursuivent sans cesse,
Celles qui m’ont enseigné l’art de l’empathie et de l’amour,
Puisqu’aucun être humain sur terre n’est parfait, et ce depuis toujours.

 

Je continuerai d’avancer sur ma route,
Avec mes erreurs, mes fautes, mes péchés et mes doutes,
Car c’est avec notre expérience et nos épreuves que l’on se construit,
Que l’on apprenne à s’élever, à se créer afin de mieux affronter la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Rêves-tu à moi ?

Rêves-tu à moi
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Rêves-tu à moi ?

 

Dis-moi, rêves-tu la nuit ?
Dis-moi, à qui penses-tu dans ton lit ?
Dis-moi, te sens-tu seule dans la noirceur ?
Dis-moi, de quoi pourrais-je te rassurer de tes peurs ?

 

Bien du temps sont passé,
Depuis que nous nous sommes quittés,
Mais, sans cesse, à toi à chaque instant j’ai pensée,
Ne sachant comment faire pour mes erreurs les réparer.

 

Les secondes me sont parues être des éternités,
Alors que j’aurais voulu tant dans mes bras te serrer,
Et sentir ton divin cœur battre à l’unisson contre le mien,
Que je t’aurais donné avenant le cas où cesse de battre le tien.

 

Les minutes sont devenues un véritable supplice,
Un cruel et lent poison versé dans un calice,
Dont chaque gorgée me brûle les entrailles,
À quoi bon vivre car rien ne vaille ?

 

Les heures s’écoulent dans une rivière de souffre,
Dans laquelle, avec désarroi, je m’engouffre,
Devrais-je mettre fin à ma souffrance ?
Pour moi qui erre en ce lieu d’errance.

 

Les jours émergent des profondeurs des enfers,
Car, loin de toi, ô mon amour, je ne sais que faire.
Passant mon chemin sur la route ineffable de la solitude,
Seul devant la vie ! Je ne pourrai pas vivre, c’est une certitude.

 

Les nuits sans toi dans mon palanquin,
À quoi bon espérer un meilleur lendemain ?
Car est perdue ma satisfaction d’être en cet univers,
Et que mon âme porte avec peine le feu impitoyable des fers.

 

Rêves-tu à moi, quelques fois ?
Partages-tu mon envie de te faire l’amour ?
De t’exprimer par des gestes de tendresse qu’un jour,
De voguer de nouveau sur de chaudes mers toi et moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Je vais vers demain

Je reprends des forces pour mieux combattre.

Je vais vers demain

 

Je marche avec entrain
En oubliant le passé
Le laissant aux trépassés
Car je vais vers demain.

 

La pluie peut bien tomber
Les intempéries vouloir me foudroyer
Toujours et à jamais je les affronterai
Car devant l’adversité mes poings seront levés.

 

Blessures du corps se guérissent avec un baume
Blessures du cœur se guérissent avec l’amour
C’est là l’enseignement des sages depuis toujours
Que la vie ma appris depuis de mon existence l’aube.

 

Oui, je poursuivrai ma route
Peu importe le prix que ça coûte
Car rien n’est plus forte en cette vie
Que notre volonté qui n’a pas de prix.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le moment venu

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Photo par Phylactère

 

Le moment venu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis dans mes derniers préparatifs pour mon cours séjour en Gaspésie où j’aurai la chance de passer quelques jours en la période des fêtes de Noël pour ensuite revenir à Québec afin d’accompagner mon ami pour les festivités du Jour de l’An. Cela fait beaucoup de chemin à parcourir en très peu de temps. Or, du temps ne se compte pas pour ce qui est de passer quelques bons moments avec ceux et celles que l’on aime.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACeci m’amène à vous parler d’un aspect un peu spécial au sein de ce présent article. À vrai dire, je désire répondre à une question existentialiste au sein de ma vie. Quel horizon vois-je lorsque je regarde le chemin franchi au cours de ma vie actuelle ? Je dirais que mon chemin ressemble beaucoup à une grande ville dans laquelle j’y ai rencontré des gens de tout acabit allant de formidables à moins, disons-le, glorieux. J’y ai expérimenté toutes sortes d’apprentissage allant des plus honorables jusqu’à beaucoup moins. Il y a certes eu des faits qui m’ont fait rire et d’autres pas. Sans oublier le bien que, je le souhaite ardemment, j’ai pu accomplir sans oublier les erreurs qui, je ne peux revenir en arrière, ont sûrement peiné bien des gens que j’ai aimés. Ainsi va la vie !

Il y a des quelques fois où je réfléchis sur le sens même de ma vie. Qu’ai-je donc raté ? Où aurais-je pu mieux faire ? Quels choix aurais-je du réaliser ou bien aurais-je du éviter ? Pourquoi ai-je choisi telle route au lieu d’une autre ? Que de questions ! Des questions à choix multiples où les réponses sont aussi valables les unes que les autres.

Il y a tout de même des éléments qui m’ont façonné deOLYMPUS DIGITAL CAMERA manière que je qualifierais d’indélébile. Je pense, à titres d’exemples, aux faits d’avoir été séparé de ma famille dès les premières années de mon enfance, à l’assassinat de l’aîné de la famille dans des circonstances  liées à l’histoire du Québec en 1972, d’avoir été présenté telle une bête de cirque dans un journal à sensation et ce, à l’âge de 10 ans sans oublier d’avoir été utilisé telle de la vulgaire marchandise par un bureau d’avocats (1) sans, élément important à retenir, n’avoir reçu la protection à  laquelle  je m’attendais de mes parents. Faut-il spécifier qu’ils ont été induits en erreur par ledit bureau d’avocats ?

À bien y penser, ce sont peut-être ces éléments qui expliquent en bonne partie ce que je suis devenu au plus profond de mon être. Fort heureusement, et j’en suis plus que persuadé, ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts, mon amour de la poésie en lien direct avec mon respect pour la langue française et mon intérêt particulier pour la photo sans omettre mon tempérament de mélomane ont fait de moi une personne loin d’être mauvaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAToutefois, et je terminerai cette missive sur ce point, l’élément fondamental qui anime tout ce que je suis est nul autre que ma foi en Dieu. Oui, je suis pleinement conscient de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes réussites, de mes capacités et de bien d’autres choses. Cependant, tout ce que je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma personne, c’est qu’il soit présent dans ma vie. Un peu à l’image de la modeste chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception où je me rends pour assister à la célébration eucharistique le dimanche lorsque je me rends à Montréal dans le cadre de mes activités artistiques. Les lumières de la métropole du Québec peuvent briller autant qu’elles le veuillent. La modeste croix au-dessus de la chapelle saura bien me faire signe le moment venu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Je me rappelle très bien où j’ai été forcé de me déshabiller dans le bureau d’avocats sans que l’on me demande un seul instant mon avis sur ce fait.

Ombre de moi-même

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Dessin réalisé le 15 septembre 2018 Montréal

Ombre de moi-même

« Je suis l’ombre de moi-même. Une ombre perdue sur la route sombre de mes sentiments blessés. Sentiment de ne pouvoir revenir en arrière. Je poursuis alors mon chemin à genoux rempli de chagrin. »

RollandJr St-Gelais de Québec

J’aimerais comprendre

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«Nous sommes tous plus ou moins attachés aux décisions prises dans notre lointain passé, à ce que nous avons été témoins, avons subis et avons fait subir, Nous aimerions parfois ne pas voir avec les yeux de notre âme ce qui nous entoure, ce que nous croyons être la vérité, ce que nous pensions être vrai. Nous avons tous les mains plus ou moins liés à nos souffrances actuelles, à celles que nous avons assistées dans le passé sans avoir pu faire quoique ce soit. C’est-là où réside tout le drame humain.» De RollandJr St-Gelais de Québec

J’aimerais comprendre

 

Il y a des fois au cours de la vie
Qu’il est nécessaire de se questionner
Afin de pouvoir continuer d’avancer
Et de devenir meilleur, c’est ainsi.

 

Ai-je toujours fait les bons choix ?
Excellente question, il va de soi.
Des choix furent bien et d’autres non.
Que nous le voulions ou le souhaitions.

 

Qu’aurait été ma destinée et ma route ?
Si elles n’étaient pas toujours semées de doutes.
Où en serai-je aujourd’hui ou bien cette nuit ?
Qui aurais-je connus ou croire connaître à l’infini ?

 

Drôle de pressentiment d’avoir un peu raté mon existence,
En cet instant où je me prépare à rejoindre le monde de la romance.
Qu’aurait pu être ma réalité actuelle en dépit de mes choix ?
Bien malin celui qui aurait réponse précise face à toutes ces voies.

 

Et comme dit une amie qui m’est chère :
Inutile de regarder toujours en arrière.
Car c’est devant soi que la route continue,
Voilà pourquoi les rétroviseurs sont bien menus.

 

Allons donc vers l’avant,
À petits pas qui deviendront grands.
Ce qui est fait a été fait pour la raison voulue,
En espérant meilleures décisions le temps venu.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Nuit blanche

 

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Source photographique : https://photonoirblanc.com/

 

Nuit blanche

 

Glissant dans mes draps de satin,
En souhaitant tant dormir jusqu’au petit matin,
Fatiguée ! Épuisée ! Par tant d’efforts et de chagrin,
Je ne voulais que renaître dans un doux sommeil avec entrain.

 

Mais, voilà !
Tu étais simplement là.
Dans mes pensées et dans mes songes,
Trottant dans ma tête telle un souris qui me ronge.

 

Pourquoi ne voulais-tu pas partir ?
Pourquoi étais-tu là à toujours me sourire ?
Tu étais beau tel l’astre du jour valsant dans le ciel,
Sans geste brusque, tu me fis découvrir mille merveilles.

 

Me transportant dans tes bras musclés,
Notre amour serait-il en fin de compte notre clé ?
Celle qui ouvrira la porte de notre destin, de notre route ?
Maintenant, je le sais. Je le crois et même je n’en ai aucun doute.

 

Ne tarde pas, Ô mon amour, à me revenir,
Car pour toi, Ô mon chéri, mon coeur soupire,
Je te sens tout en moi au plus creux de mes hanches,
Voilà la raison de tous mes fantasmes en cette nuit blanche.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un petit pas vers l’avant

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Un petit pas vers l’avant

 

Un petit pas vers l’avant
Quelques pas pour passer le temps
Poursuivre mon chemin bon an mal an
Aller droit devant contre gents et vents

 

Journée enfin terminée
Où une nuit qui vient de commencer
Pourquoi regarder cet hier en vain ?
Allons avec entrain vers la route de demain

 

Ainsi va la vie
Douceur de femme qui sourit
Parfum des fleurs qui m’enchante
Je marche gaiement pendant que je chante.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada