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De tes ombres

De tes ombres
De tes ombres Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par David Hobbs Modèle : JenovaxLilith

De tes ombres

 

Étendu sur les draps,

J’entends ta douce voix,

Qui me tire de mon sommeil,

Qui m’invite à voir une merveille.

 

En pleine nuit, sous la lune blanche.

Tu viens lentement vers moi et tu te déhanches,

Que de larmes mes yeux versent tels des torrents,

Des torrents qui apaisent mon attente depuis si longtemps.

 

Si longtemps, j’ai rêvé de te rencontrer.

Au fil du temps, j’avais même cessé d’espérer.

À quoi bon penser que tu voudrais venir me réconforter?

Moi, un simple homme, un pur inconnu, ce mal-aimé.

 

De tes ombres qui m’entourent langoureusement,

De tes ombres qui m’enveloppent tout doucement,

De tes ombres qui m’enferment bien lentement,

De tes ombres qui m’encerclent chaleureusement,

 

Étrangement, je ne les craignais point.

Si bien qu’avec joie, j’ai desserré mes poings,

Poings relâchés et cœur léger par la joie de te retrouver,

Tu étais là au milieu de ces ombres en train de me regarder.

 

Tu me regardais sans dire une parole,

La douceur de tes yeux valait mille paraboles,

Était-il utile de dire un seul mot pour comprendre?

Que tu étais là pour m’amener avec toi pour me prendre?

 

Ô mon amour, amène-moi.

Avec tes ombres, je veux être avec toi.

Avec tes ombres, vers l’éternité, je t’accompagnerai.

Ô mon amour, sur le chemin des damnés, avec toi je marcherai.

 

De tes ombres, je veux y pénétrer.

De tes ombres, je veux m’y engouffrer.

De tes ombres, avec toi pour toujours j’y serai.

Car sans toi, en cette misérable vie, jamais je n’y survivrai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En prenant mon café

En prenant mon café
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En prenant mon café

 

En prenant mon café,

Longuement j’ai pensé à toi,

Je me demandais si tu rêvais de moi,

Avec en prime de ma cigarette quelques bouffées.

 

Cela fait maintenant plusieurs jours que je suis confinée,

Chez-moi de jour comme de soir à chaque journée,

Je passe mes jours entièrement dénudée,

Sans gêne aucune tel un nouveau-né.

 

Pourquoi en serait-ce autrement?

Car de ma beauté, j’en suis fière assurément.

Je me souviens pour quelle raison tu m’as remarquée,

De ma beauté tu en fus si étonné que tu n’avais de cesse d’admirer.

 

Vers moi tu avanças d’un pas assuré,

Je voyais de loin ton jeu de séduction bien calculé,

Je ne m’en plains pas car te voir ainsi m’a tellement amusée.

Et, pour être franche avec toi, j’ai adoré te voir ainsi déambuler.

 

Je me suis laissée attendrir par tes mots d’amour,

Par tes compliments que tu me répétais souvent et toujours,

Car quelle femme en ce monde peut à une voix si masculine,

Rester de marbre tel un soldat soumis à une stricte discipline?

 

Maintenant que par ce confinement nous nous sommes éloignés,

Séparés l’un de l’autre par un mur tels de misérables damnés,

Je crois bien que notre amour s’est à jamais effacé,

En cette brumeuse matinée de ma triste destinée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans la noirceur

Dans la noirceur

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans la noirceur 

 

Il est tard et je me sens abandonnée, 

J’ai froid et je me suis perdue dans ce lieu, 

Serais-je en un endroit maudit par les dieux, 

Dont son existence est ignorée depuis que je suis née ? 

 

Non mais, que suis-je venue y faire ? 

Serait-ce l’entrée des enfers ? 

Serait-ce un lieu de damnation ? 

Pour les âmes des nations ? 

 

J’entends les voix des damnés, 

À moins que je sois devenue folle à lier, 

De ces voix qui vous glacent le sang, 

Vous rappelant vos fautes pour longtemps. 

 

Je ferme les yeux pour m’y échapper, 

Car je suis fatiguée de pleurer, 

J’aimerais simplement retrouver, 

Celui que j’ai tant en secret aimé. 

 

Où est le soleil et ses mille merveilles ? 

Sortez-moi de ce cauchemar que je me réveille, 

Où sont ceux qui étaient si chers à mes yeux ? 

Que sont devenus les gens heureux ? 

 

Où suis-je à jamais rendue ? 

Quel est dont le crime que j’ai commis ? 

Malgré mes erreurs je vous ai aimé mes amis, 

Je vous dis la vérité, celle qui est comme moi toute nue. 

 

J’ai tellement peur, 

Je ne sais pas quelle est heure, 

Où je sortirai de ce mensonge, de ce leurre. 

Méritais-je de me retrouver dans cette noirceur ? 

 

Dans cette lugubre obscurité, 

Ma peau y est brisée par la froideur, 

Maintenant et à jamais détruit est mon cœur, 

Car j’y retrouve la racine de mes craintes sans cesse dévoilée. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada