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Déesse échouée

Déesse échouée
« Déesse échouée » par Séléné Alsace Poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Déesse échouée

 

Debout et nue du haut des cieux,

Elle regarde et n’en croit pas ses yeux,

Que s’est-il donc passé sur cette terre tant aimée?

Œuvre par excellence créée par Zeus son père adoré?

 

Les hommes sont ainsi faits,

Le mal réside en eux dès leur respiration est,

Car quoiqu’en disent certains gens ignorants,

Qui espèrent en l’homme un peu de bonté aveuglément.

 

Pourtant, elle rêve qu’un jour ou peut-être une nuit,

Les hommes extirperont de leurs cœurs l’orgueil et l’envie,

Et voient leurs semblables faits de chair et d’amour de la vie,

Des êtres fragiles parcourant tels des vagabonds un chemin infini.

 

Infini en pensées habitées par de terribles chimères,

De ces idéaux, de ces religions, sources de toutes les guerres.

De ces richesses tant convoitées pour du plaisir bien éphémère,

Pour lesquelles, enfants ingrats vendirent leurs pères et leurs mères.

 

Dressée telle une statue de marbre,

Elle dévisage tous ces êtres que l’on appelle humains,

Mais qu’ils n’ont d’humains que l’apparence, c’est certains.

Car par leurs œuvres, ils valent moins que le plus petit des arbres.

 

Sentant monter en elle la marée montante,

Marée de larmes et de chagrin si envahissante,

Ces larmes de peine déversées sur la glaise branlante,

De son nuage où elle fut prise d’une douleur accablante,

 

Douleur atroce éprouvant jusqu’à son âme lancinante,

Lui transperçant le cœur telle une lame tranchante,

Tombant dans l’eau froide de l’océan tournoyant,

Elle se trouva engloutie par le vide du néant.

 

Transportée au gré des vagues sur le lointain rivage,

Vers une douce plage de sable si fin n’ayant pas d’âge,

Déesse échouée à la peau de rose sur le sol bleuté par les étoiles,

Se laissant protéger par la brise de la mer tel un pudique voile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Vraiment honoré

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Vraiment honoré Photo par John K. des États-Unis Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Metal-Rim-805590354

Vraiment honoré

Bonjour tout le monde,

J’espère que cette dernière semaine du mois d’avril se termine en beauté. Pour ma part, je dois avouer que je me sens comblé par la vie. En effet, mère nature me gâte avec les beaux rayons de soleil et l’émergence de bourgeons dans les arbres. Signent que le printemps commence à peindre le paysage de ses couleurs lesquelles donneront naissance à l’été. Une saison qui fera du bien à bon nombre de mes concitoyens ainsi qu’à votre humble serviteur. En effet, quoi de mieux que la naissance d’une saison par l’entremise d’une autre pour nous faire apprécier la diversité de l’existence ?

À propos de diversité, je suis vraiment honoré d’avoir eu la permission de John K. des États-Unis d’utiliser certains de ses ouvrages photographiques dans le cadre de ma semaine dédiée à la nudité artistique masculine mettant en vedette des modèles afro-américains. Des modèles qui possèdent un sens professionnel inouï et des caractéristiques physiques fort attrayant. Le tout donne des résultats des plus extraordinaires du point de vue visuel. C’est le cas notamment de la photo que j’ai choisie pour illustrer mon propos dans le cadre de cet article.

 Sur quels motifs ai-je favorisée cette photo plus qu’une autre ? Des motifs qui, faut-il le rappeler, étaient fort nombreux à la base ? C’est un fait que la subjectivité est inhérente dans le domaine des arts et, plus particulièrement, celui de la photo de nu. Certains gens aimeront tels ou tels détails alors que d’autres ne les rebuteront ou, pire encore, ne les remarqueront pas. Dit autrement, il y a autant de goût qu’il y a d’individus dans le monde. Là encore, c’est mon opinion sur le sujet.

Pour ce qui concerne les motifs de mon choix, je vous dirais qu’il y en existe trois majeurs. J’ai bien écrit majeurs puisque certains m’ont paru être bien secondaires et, par conséquent, n’ont pas été jugés dignes d’être retenus dans ma présentation. À l’image d’une horloge de grande qualité, les trois motifs forment un tout tellement uni que de les séparer briserait leur mouvement de manière irrévocable puisqu’une telle union existe que par et pour chacun d’entre eux. Bref, en enlever un seul rendrait inconcevable l’existence des deux autres.

La sensibilité est sans contredit le premier motif qui a retenu mon attention dès l’instant où mes yeux ont porté leur regard. Et pour cause puisqu’une telle sensibilité dans la pose même du modèle transparaît dans l’angle choisi par le photographe. En effet, un tel angle montre tout l’humanité du modèle. Une humanité qui contient tant de force, tant de faiblesse, tant de potentiel et tant impuissance.  Force devant l’adversité. Faiblesse devant les maladies. Potentiel qui se laisse découvrir au gré du temps et des expériences de la vie. Impuissance devant l’ultime ennemi qu’est la mort.

Le jeu formidable d’ombre et de lumière le faisant sortir du néant de manière progressive constitue le deuxième motif de mon choix. Un jeu qui démontre d’une part, la recherche de la perfection et, d’autre part, le savoir-faire indéniable sans omettre la grande passion de John K. pour ce type de photographie. L’on a qu’à penser un seul instant à l’utilisation du cercle métallique qui sépare de manière symbolique le modèle du photographe. Une telle séparation, semblable au confinement, ne reflète telle pas ce qui se passe actuellement dans nos sociétés et ce, depuis quelques temps déjà?

Enfin, la profondeur du regard est d’une valeur inestimable. Une profondeur qui, c’est encore mon humble avis, me fait penser à tous les êtres humains quel que soit leurs croyances, leurs systèmes de pensées, leurs visions de la vie et qui cherchent tant bien que mal à répondre à ces questions : Qui suis-je? D’où viens-je?  Où vais-je? Questions qui plus souvent qu’autrement possèdent autant de réponses qu’il y a eu de gens vivant sur cette terre.

Par ailleurs, une telle réalisation photographique soulève en moi une question rarement abordée au sein des publications en rapport avec la nudité artistique. Quelles sont les valeurs, les croyances et la philosophie que peut avoir tout modèle vivant? Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel point comme conclusion de cet article. Soyez rassurés! Loin est de moi mon intention de vous laisser sur votre faim. Bien au contraire puisqu’il s’agit du sujet de mon prochain article.

Bref, je suis vraiment honoré d’avoir obtenu la permission d’utiliser certaines des photos réalisées par John K., dans le cadre de la rédaction de mes articles. Une rédaction qui répond à un besoin fondamental chez moi, celui d’amener toutes personnes sérieuses à admirer la noblesse chez le modèle nu masculin, et de surcroît, afro-américain. Je suis persuadé qu’il en est de même chez un bon nombre de mes abonnés.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

De meilleurs jours viendront

De meilleurs jours viendront
De meilleurs jour viendront Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique par Okphoto Modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mortuary-835396983

De meilleurs jours viendront

 

De meilleurs jours viendront,

Et de nouveau nous nous embrasserons,

Sous les arbres du jardin, nous nous enlacerons,

En écoutant mille oiseaux chanter à l’unisson.

 

Cette absence est que passagère,

Telle une grippe tout à fait saisonnière,

De ta crainte, je t’en prie, n’en sois pas prisonnière,

Car les jours de l’avenir seront tels ceux de nos lointains hier.

 

Après la pluie vient le beau temps! Dit-on.

Quand il y a de la vie, il y a de l’espoir! Avec raison.

Pouvoir simplement contempler ta pure beauté !

Voilà ce qui met en mon cœur un peu de gaieté.

 

Oui ! Ça va bien aller.

Et pour toujours, je t’aimerai.

Et en dépit de ton départ, dans mes pensées,

Tu y resteras maintenant, à jamais et pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

En lisant

En lisant
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En lisant

 

En lisant tranquillement,

Dans mon lit et nue parfaitement,

Un album que j’ai cherché très longtemps,

Je me suis rappelé comme j’étais heureuse en ce temps.

 

Un temps qui fuit comme le sable du sablier,

Quand j’y pense, ce que j’en suis tout étonnée.

Car jamais je n’aurais songé que le nombre des années,

Allait emporter les souvenirs de mes amants que j’ai pourtant aimés.

 

Telle la languissante note d’un majestueux violoncelle,

J’entends leurs voix mielleuses me répéter comme je suis belle,

Dans les boîtes de nuits où nous allions danser jusqu’aux petites-heures,

Folies de jeunesse ! Folies de tant d’ivresse ! Tant d’innocence et sans peur.

 

Jeux dangereux des aventures d’un soir où j’étais une réelle experte,

Car à chaque fois, je remportais le premier prix sans jamais connaître la défaite.

J’aimais me risquer à ce jeu car je n’avais que faire de cette époque bacchanale,

Et puis, entre vous et moi, ma destinée était loin d’être vraiment banale.

 

Ne craignant ni dieux, ni diables, ni anges, ni démons.

Je faisais tout mon possible sans nuire à autrui comme de raison,

Profiter de la vie, travailler avec honnêteté et surtout jouir le plus souvent.

Voilà mes raisons de vivre car j’étais satisfaite de peu de choses évidemment.

 

Et puis les printemps sont passés tel un vent sur les champs de blé,

Et puis les étés sont passés tel le sacré bréviaire et ses plus belles prières,

Et puis les automnes sont passés telles des feuilles aux pieds des arbres tombées,

Mais je me rends compte que malgré tout loin est de mon corps le froid hiver!

 

Je n’ai point de regret de cette vie de volupté,

Et si les cieux le veuillent bien, avec plaisir je le ferai.

Car nous savons tous que la vie est semblable qu’à un bout de file,

Alors, et sans nuire à notre prochain, profitons-en avant qu’elle se défile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada