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Étends-toi près de moi

Étends-toi près de moi Photo par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Lay-next-down-to-me-867812542

Étends-toi près de moi

 

Bonjour chéri,

J’ai quelque chose à te dire,

Un aveu qui va te faire certes souffrir,

Voilà pourquoi j’ai voulu t’amener en ce lieu aujourd’hui.

 

Fais comme moi! Mets-toi nu si cela te plaît.

Car nous serons seuls en ce jour d’automne en cette forêt,

Seuls les arbres aux feuilles multicolores seront témoins de mes aveux,

De ces aveux qui au plus profond de mon cœur étaient si langoureux.

 

  Dès maintenant, je te quitte à tout jamais,

Oui, je sais bien que notre amour est loin d’être parfait.

Mais je me rends-compte, ô combien, nous sommes si différents,

Toutefois, se laisser en bon terme il en est encore le temps.

 

Tu sais, tu n’es pas une mauvaise personne.

Même si parfois c’est étrange comme tu raisonnes.

Tu as cette expérience tellement unique de la vie,

Et qui fait l’envie de tes quelques rares amis.

 

Tu adores ta précieuse liberté,

Sans pour cela, ton amour pour moi, renier,

Mais parfois, je me demande à quoi rime notre aventure,

Si je ne peux pas avoir confiance envers toi afin de bâtir un futur.

 

Étends-toi près de moi et souviens-toi de cet instant pour toujours,

J’aimerais pour une dernière fois que nous fassions l’amour,

C’est que j’aimerais avoir de cette rencontre un tel souvenir,

Qui me réconfortera les soirs de solitude dans mes soupirs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Aujourd’hui, j’ai décidé

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Aujourd’hui, j’ai décidé.

 

Aujourd’hui, j’ai simplement décidé.

De prendre le temps et de tout oublier,

De vivre avec sérénité le moment présent,

De cet instant qui ne restera pas longtemps.

 

Aujourd’hui, je ne pense plus qu’à mon bonheur

J’écouterai la musique jusqu’aux petites heures

J’oublierai ce tumulte qui empoisonne,

Mon existence qui en moi résonne.

 

Aujourd’hui, je coupe mes liens,

Pendant que je fais couler un bon bain,

Je me glisserai avec lenteur dans les bulles de savon,

Pour cette journée, je prendrais grand soin de ma raison.

 

Aujourd’hui, j’ignorerai même l’existence même du covid.

De tout ce qui l’entoure, qui n’est dans le fond que du vide

Je relaxerai en prenant soin de mon âme et de mon corps,

Je me faufilerai entre mes draps de satin si jamais je m’endors.

 

Aujourd’hui, je regarderai avec joie la neige tomber,

Qui tel du sucre blanc, sur les arbres, ira les saupoudrer.

Car, voyez-vous, j’en ai vraiment assez de ces nouvelles,

Qui me fait oublier jusqu’à tel point la vie peut être belle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Paysage enneigé

Paysage enneigé Par Maryse Veysseyre Poème de Rolland Jr St-Gelais

Paysage enneigé

 

Je me souviens,

De ce pays lointain,

Où je suis né et j’ai grandi,

Un pays tout blanc nommé la Russie.

 

Je suis né dans un village près de la Volga,

Comme nous étions fiers en ce temps-là,

Mes frères étaient de valeureux soldats,

Mes parents s’occupèrent tout ce temps de moi.

 

Que de beaux souvenirs !

Qui me font encore sourire,

Quand je marche dans le sentier blanc,

À chaque hiver qui revient tous les ans.

 

J’entends le vent souffler,

Souffler dans les branches enneigées,

Des arbres qui recouvrent nos modestes maisons,

Dans lesquelles sortent en chœur de vieilles chansons.

 

Des chansons d’amour,

Des amours et des peines de toujours,

Aux paroles transportées par des douces mélodies,

Qui voguent à travers les plaines vides de l’oubli.

 

Je suis un enfant de la Mère-Patrie,

Une patrie riche d’histoires à l’infini,

Parmi ces histoires, il y en a une qui est la plus belle,

C’est celle que me raconte les vents de ma contrée éternelle.

 

C’est un conte mystérieux, avec grand regret.

Que le vent m’a fait promettre de le garder secret,

Car pour le comprendre il faut écouter le vent d’hiver,

Le vent de ce paysage enneigé, protégé à jamais des Enfers.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une chaise abandonnée

Une chaise abandonnée poème de Rolland jr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre

Une chaise abandonnée

 

Je suis si seule dans cette forêt clairsemée

Sous les arbres qui laissent le soleil me réchauffer

Je me remémore le temps de jadis, le temps d’autrefois.

Où dans une modeste chaumière j’ai entendu bien des voix.

 

Des voix de joie, des voix de peine, des voix d’enfants et des voix de sottes gens.

Que dire de tous ces pas qui sans cesse se baladèrent sur le plancher tremblant?

De ces pas d’étrangers venus trouver du réconfort avant de poursuivre leur chemin

De ces pas de vieilles connaissances venues souhaiter bonne journée dès le petit matin.

 

J’ai vu bien des gens tellement heureux d’avoir gagné ce qu’ils ont misé

Et, ceux qui bien tristes, ont tout perdu en un éclair en une seule tournée

Des soirées à jouer aux cartes et à boire du vin jusqu’à tard le soleil levé

Et puis? Qui suis-je vraiment pour me permettre, de ces gens, les juger?

 

Bien des jeunes amoureux un peu gênés se sont embrassés

Aux yeux de leurs parents respectifs parfois un peu embarrassés

Des amoureux qui ont quitté la chaleur du nid où ils ont grandi

Pour à leur tour établir leur foyer avec un bonheur pour toute la vie.

 

Les années sont si vite passées et les modes ont tellement changé

D’une chaise bienveillante à une chaise insignifiante, je suis passée.

Au rebut, sans gêne aucune mes maîtres m’ont littéralement délaissée.

Maintenant, je suis une chaise abandonnée qui avait pourtant tant aimé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Une femme admirant le paysage

Une femme admirant le paysage Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Veysseyre de la France

Une femme admirant le paysage

 

Jadis lorsque je n’étais encore qu’une gamine

Mes parents me disaient souvent que j’avais bonne mine

Quand nous venions à notre modeste cottage passer tout l’été

Je profitais de l’occasion pour parcourir les sentiers avec curiosité.

 

Car, belles choses, je découvrais chaque fois que j’y allais

Vous ne me croiriez pas, ce que j’ai découvert, si je vous le racontais

Les arbres avaient si grandi alors qu’à l’automne ils étaient si petits

Lorsque la première neige de l’hiver les avait de son manteau ensevelis.

 

Me promenant au gré du temps et de la chaude saison

En mon esprit, vint y surgir une drôle de question

Reviendrais-je en ces lieux lorsque j’aurai à mon tour grandi?

Y penserais-je lorsqu’un époux j’aurai choisi et une famille établie?

 

Car nul ne sait en ce monde de quoi sera fait son avenir

Aux premières larmes d’un enfant naissant succède le dernier soupir

Tout peut arriver à la vitesse d’une étoile filante dans le firmament

Santé et jeunesse font place à la maladie et à la vieillesse malheureusement.

 

Les années sont passées tel un coup de tonnerre et en un éclair

Diplôme avec mention honorable! De leur fille, mes parents étaient fiers.

Fiers de la femme belle et charmante que je suis devenue

Grande joie en leurs yeux émerveillés! Quel bonheur j’ai vu.

 

Enseignante en art, tel est mon choix de carrière.

L’art du pinceau j’ai enseigné tant aux enfants qu’aux mères

Voir se développer avec passion bien des talents cachés

Qui me demandèrent qu’à être avec précaution dévoilés.

 

Ayant aimé en secret une femme

À qui j’aurais tant aimé exprimer ma flamme

J’ai choisi de faire comme si rien n’était vu ce monde si incertain

Mieux être chez-moi pour ne point cacher mes larmes de mes mains.

 

Je suis devenue avec le temps si sage

Que pour préserver cet amour impossible en gage

J’ai retenu en mon cœur cet ultime secret d’un autre âge

Je ne suis maintenant qu’une femme admirant le paysage.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada