Archives de tags | Dessin

Aphrodite

Aphrodite Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Cloviscorax Modèle est Alixia Source : https://www.deviantart.com/cloviscorax/art/Lady-A-Aphrodite-II-748192431

Aphrodite 

 

Ma splendide Aphrodite,

Quel monde si fade et hypocrite,

Dans lequel péniblement nous passons,

D’exister, simplement nous essayons.

 

Cela faisait longtemps que je voulais te le dire.

Ton sourire, ta beauté et ta féminité me font vivre.

Que serait-ce sans ton appui dans ma vie ?

Une âme égarée sur le chemin de l’infini.

 

Sache que tu es toujours dans mes rêves,

Imaginant embrasser avec tendresse tes lèvres,

Elles possèdent la volupté de la pulpe d’un fruit du terroir.

Sentir ta présence à mes côtés dès la venue de la fraîcheur du soir.

 

Ce que j’aimerais être à la place de tes mains.

J’explorerai avec attention ta chevelure d’airain.

Tu en feras de même avec mon enveloppe charnelle.

C’est ainsi en cet instant que ma vie deviendra si belle.

 

Nos corps n’auront plus aucun secret pour nous deux.

Nous vivrons de notre passion selon la loi des cieux.

Que peut-on trouver de plus lyrique en cet univers ?

Qu’une déesse de son halo inspirant ces quelques vers.

 

Je souhaiterais tant être la plume qui immortalisera.

Sur le papier vierge calé sur le chevalet fait de bois,

Les contours tracés de ton corps sublime de femme,

De ton être à la fois sensible et tant de charme.

 

Que la chaleur du projecteur réchauffe les parcelles,

De ta chair fraîche d’où émerge la pureté telle l’hirondelle.

Garde cette position jusqu’à ce que je termine mon dessin.

Serait-ce là, de la part des idoles de l’Olympe, notre destin ?

 

Comme tu es ravissante lorsque je découvre ce dos.

Il y a un on-ne-sait-quoi de fantastique et de beau.

Tu es un modèle formidable ! Ô, ma charmante Alixia.

Sache que pour toi seule, mon cœur à jamais battra.

 

Aphrodite ! Déesse des royaumes helléniques.

De ces amazones aux aventures si héroïques,

Raconte-moi l’une de tes histoires d’amour,

Elle restera en ma mémoire pour toujours.

 

Dans le silence de cette pièce insonorisée,

Avec toute mon attention, je vais bien discerner.

Chacune des légendes divulguées par tes paroles,

Elles seront aussi précieuses que des paraboles.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Fille se regardant dans le miroir

Fille se regardant dans le miroir Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin au pastel sur papier aquarelle rehaussé de gouache par Aatheone Source : https://www.deviantart.com/aatheone/art/Girl-looking-in-the-mirror-796046630

Fille se regardant dans le miroir

 

Je suis une fille aussi rousse que l’était ma mère,

Qui a épousé un homme dévoué tel devrait être un vrai père.

De descendance écossaise, je porte un nom celtique.

Lequel me fait penser à des histoires épiques !

 

Mon esprit est vivace comme l’éclair.

Mon corps témoigne des randonnées en plein air.

Élevée à la campagne et éduquée à la foi protestante,

Ma fougue face à la vie est depuis toujours des plus étonnantes.

 

Oui, il est bien vrai que je passe des heures devant la glace,

À regarder mon visage refléter celui de ma mère en face.

À me remémorer le récit où elle a connu son époux,

Celui qui allait en devenir un amoureux fou.

 

Elle avait rencontré ce bel homme lorsqu’il était soldat,

D’un contingent militaire arrivé d’une terre très loin là-bas.

Un pays peuplé d’Amérindiens vivant sur de vastes étendues.

Une vierge contrée de forêts et de plaines étalées à perte de vue. 

 

Après ces années de sang, de sueur et de larmes.

Tant les vainqueurs que les perdants déposèrent les armes.

Vint l’époque de la libération et l’annonce d’ère nouvelle,

C’est alors qu’il demanda avec joie la main à sa belle.

 

Aussitôt le mariage célébré et les noces consommés.

Ils partirent en Amérique fonder un original foyer.

Malgré tout leur effort, ils ont eu que moi pour enfant.

Mais, à leurs yeux de parents tendres, c’était bien suffisant. 

 

J’ai été entourée de tellement de délicates affections.

« Toujours croire en soi » était leur ultime leçon.

Chérir chaque temps la vie et remercier Dieu pour celle-ci,

Sans oublier de tendre généreusement la main aux démunis. 

 

Chaque fois que je me regarde avec attention dans le miroir.

Surtout après avoir pris la douche, si bienfaitrice, du soir,

J’imagine avec plaisir le jour formidable où à mon tour,

Je découvrirai ce que l’on appelle le grand amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je serai obéissante

Je serai obéissante Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par aatheone Source : https://www.deviantart.com/aatheone/art/Sketchbook-Page-4-934461634

Je serai obéissante

 

Bonsoir !

Enfin, c’est le soir.

J’en rêvais depuis si longtemps.

Cela m’avait pris tellement de temps.

 

Devais-je accepter ta proposition ?

En moi résonnait cette question.

J’avais si envie de vivre cette expérience.

Oui, je suis bel et bien sortie de l’adolescence.

 

Devenue femme complète, belle et fraîche telle une rose.

J’ai si souvent, en mon âme, répété : « est-ce que j’ose ? »

Et puis, j’ai finalement pris mon courage à deux mains,

Afin d’être immortalisée sur un noble parchemin.

 

Après tout, nous serons entre femmes.

Tu me verras avec les yeux d’une grande dame.

Je pourrais enfin me dire que j’ai affronté mes craintes.

D’être dans mon plus simple apparat sans pour autant me plaindre.

 

Vas-y ! Prends ton crayon ! Ô, ma belle et tendre amie !

Tu peux réaliser à ta guise tous les dessins et les croquis.

J’ai foi en ton talent extraordinaire pour préserver,

L’intensité inusitée en ce lieu, en cet étrange atelier.

 

J’obtempèrerai à tes ordres, à tes volontés, à tes instructions.

N’oublie pas que ce sera pour moi ma toute première leçon.

S’il te plaît, sois indulgente envers moi, en tes rares exigences.

Je suis tout de même un peu gêné malgré les apparences.

 

Je serai sans cesse obéissante,

Comme le serait une attentive étudiante.

Après tout, c’est toi l’artiste et moi le modèle.

Tu seras la magicienne qui greffera sur mon corps des ailes.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dandy

Dandy Poème de RollandJr St-Gelais Peinture réalisée par mon ami Noble Roro de la France

Dandy

 

J’ai rencontré un mec,

Qui est venu explorer le Québec.

Un touriste, pas comme les autres.

En bon citoyen, je me devais d’agir en hôte.

 

J’ai fait sa connaissance à l’un de nos nombreux cafés.

Sur la rue Saint-Jean que j’adore bien ratisser.

Comme je suis clairvoyant de part nature.

J’ai vu qu’il avait une drôle de parure.

 

Je lui ai posé mille questions,

Sans aucune mauvaise intention.

C’était la première fois qu’il venait découvrir,

Ce petit coin où les gens aiment tant vivre et rire.

 

Comme il était assis à la table d’à-côté,

Nous avons, avec entrain, tellement discuté.

Il était natif, si je m’en souviens, de la Normandie.

Une région du nord, de mes ancêtres, leur mère-patrie.

 

Il avait, à mes yeux fort étonnés, un style bien sympathique.

Avec sa veste et ses pantalons qui lui donnaient un air pudique.

À vrai dire, c’est plutôt rare de voir un homme tout de marron vêtu.

Surtout en cette saison estivale où l’on se balade presque torse nu.

 

Il me relata avec ardeur mille péripéties,

Il affronta tant de danger durant sa courte vie.

Il avait œuvré dans divers boulots, pour subvenir.

Aux besoins de sa vieille mère pour lui permettre de survivre.

 

Me racontait-il la vérité ou bien une fabulation ?

Pour être franc, je n’en ai pas idée et cela est bon.

En effet, par sa seule présence, la journée devenait intéressante.

Et, entre vous et moi, peu de choses sont actuellement amusantes.

 

Il m’exposa avoir parcouru l’ensemble du continent africain.

Y avoir découvert tant de trésors et de ses secrets divins.

Y avoir rencontré quelques peuplades isolées,

Impossibles à décrire en cette matinée.

 

Puis, après avoir bu sa dernière gorgée de café.

Il avala d’un trait son croissant frais et il prit congé.

Lorsque vint le moment de régler mon addition,

On m’avisa que c’était déjà fait sans autre précision.

 

Peu après l’heure du souper, au courant de la soirée.

J’ai regardé, comme d’habitude, les nouvelles télévisées.

On y traita d’une exposition d’un explorateur européen,

Une exhibition terminée pas plus tard que ce matin.

 

On y montra, avec étonnement, sa photo à l’écran.

Il s’agissait de l’homme rencontré au petit restaurant.

Aurais-je parlé avec un être illuminé par une auréole ?

Car chacune de ses aventures semblait si absurde, si folle.

 

Qu’à cela ne tienne mon très cher Dandy.

Par ta présence, tu as agrémenté mon après-midi.

Pouvons-nous nous revoir dans l’un de ces bistrots ?

Tu me raconteras alors tes faits et gestes si originaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La tristesse de Pancho

La tristesse de Pancho Poème de RollandJr St-Gelais Dessin de Noble Roro de la France

La tristesse de Pancho

 

Je me souviens d’un village de mon enfance.

Un endroit parmi tant d’autres du Midi de la douce France.

Où, par une température clémente, il faisait bon y vivre.

Et de voir les magnifiques femmes aux beaux sourires.

 

Il y avait tant de couples très heureux.

Ils se promenèrent sur les trottoirs en amoureux.

Se baladant bras dessus, bras dessous, longuement sur les pavés.

Tout en écoutant les troubadours jouer de leur musique enjouée.

 

Or, il y avait un homme bien solitaire.

Qui, malgré ces temps joyeux, ne semblait guère,

Être comblé au milieu de ces villageois, jeunes et vieux.

Et, pour cause, puisqu’il n’avait pu réaliser son unique vœu.

 

Il était tombé amoureux de la nouvelle institutrice.

Celle que l’on surnommait avec entrain : « La belle Béatrice ».

Pancho avait un bon cœur, mais une maigre instruction.

Il était très vaillant tout en ayant une noble éducation.

 

Il lui avait fixé un rendez-vous galant sur la terrasse du café.

Un endroit pour savourer une limonade sous un soleil d’été.

Vous avez deviné que sa volonté était de lui faire la cour.

Il était en âge de prendre une épouse pour ses vieux jours.

 

Mais, notre pauvre homme souffrait de bégaiement.

Ce qui n’était vraiment pas à son avantage assurément.

Il a bien essayé de dire les mots pour exprimer son intention.

Un refus formel a été une réponse cruelle faite avec affront.

 

Avec réserve et silence, il prit congé de la dame.

Même si son cœur était transpercé par des lames.

Il pouvait être atteint d’un défaut de langage,

Mais, l’estime de soi faisait partie de son bagage.

 

Les gens du village le virent souvent sous le tilleul.

Il fixa de longues heures le ciel en paraissant bien seul.

Quelle tristesse pour Pancho qui cherchait l’âme sœur !

Pourtant, il avait au fond de lui, belle âme et bon cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada