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Une main, un sein

Une main, un sein ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Une main, un sein !

 

Une main sur le sein, une main sur le cœur.

Une main pour te rassurer face à tes peurs.

Une main pour te sentir aimer et te sentir exister.

Une main pour, face à tes peines, te retenir de pleurer.

 

Un sein qui manifeste la grâce de ta beauté,

Un sein qui démontre la fragilité de ta féminité,

Un sein qui aurait aimé connaître les joies de la maternité,

Un sein qui apprécie avec plaisir mes plus tendres baisers.

 

Une main, un sein près de ton cœur lui chantent un refrain.

Un refrain d’une chanson de consolation face à ton cruel destin,

Car rien de plus triste qu’un cœur brisé face à un amour sans lendemain.

Malgré nos ardeurs dans les nuits chaudes, une descendance ne sera point.

 

Mais, je te le dis, console-toi ô mon amour chéri,

Avec toi, nous verrons sans cesse diverses contrées et de nombreux pays,

Souviens-toi que nous sommes du peuple élu entre tous par nos voyages infinis.

Allez ! Donne-moi ta main, que je la mets sur mon cœur afin d’oublier ton ennui.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Non à la censure imposée par les bienpensants

Réalisation artistique par Stephen Babin de Trois-Rivière au Canada

Non à la censure imposée par les bienpensants

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en ce début de la première semaine de l’année 2021. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, je profite de cette période de confinement pour d’abord, m’occuper de ma belle princesse Goldy, ensuite, pour entretenir mon humble demeure afin de la rendre la plus propice à mes inspirations et, enfin, à poursuivre la rédaction d’articles au sein de mon blogue artistique. Des articles qui sont écrits autant sous forme de poèmes que de proses. D’ailleurs, je vais essayer de rédiger davantage d’articles de réflexion tout au long de la nouvelle année tout en respectant le fondement de ce blogue, à savoir la nudité artistique, et ce en m’inspirant des réalisations faites tant par mes fidèles collaborateurs.  Je profite de l’occasion pour les remercier de leur aide si précieuse et pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux venus.

Pour bien commencer cette première semaine du mois de janvier, je souhaiterais m’entretenir d’un sujet qui m’interpelle depuis le jour où ma passion pour la nudité artistique est née, soit depuis quelques années déjà. En fait, il s’agit de la censure à l’égard du nu et, en particulier, là où l’intimité masculine est présente. Un sujet qui peut sûrement faire sourire quelques-uns de mes abonnés, mais qui n’en reste pas moins très sérieux, si l’on tient compte du fait de l’omniprésence de la pornographie sur le web. C’est une réalité que nul d’entre nous ne peut nier, malheureusement.

Mettons les choses au clair une fois pour toutes. Il n’est en aucun cas question de glorifier l’immoralité dans le présent article. Dans les faits, l’objectif serait plutôt d’établir des règles qui délimiteraient la bienséance d’inclure cette partie de l’anatomie masculine au sein d’une œuvre d’art. Bien entendu, pouvoir éviter l’utilisation de barèmes religieux qui avaient jadis servi de garde-fous serait utile dans le contexte actuel où la laïcité se situe au sommet du podium des valeurs occidentales.

Personnellement, je suis contre toutes formes de censure en ce qui me concerne puisque d’une part, cela contrevient à la règle de base de l’art, c’est-à-dire de présenter la réalité telle qu’elle est et, d’autre part, il est difficile d’établir une norme de ce qui serait ou non présentable sur le plan artistique. Ce qui n’empêche pas d’établir des normes selon le public visé. En effet, la compréhension de l’art est avant toute chose une question d’une capacité d’adaptation progressive chez les individus. Un peu au fait que l’on passe d’une nourriture liquide à celle de plus adaptée à notre développement physique. Verrait-on un enfant de six mois consommer un plat fait pour un homme dans la fleur de l’âge? Bien sûr que non. Il en est de même avec les domaines artistiques dans leur ensemble. C’est là une question de logique tout simplement.

Un élément important qui vient s’ajouter à mon refus de la censure se rapporte au phénomène de l’hyper susceptibilité qui prévaut au sein de divers médias sociaux. Une susceptibilité alimentée par la  »gaugauche caviar » et les masses bien pensantes dont l’objectif principal, voire unique, est d’aseptiser la société de tout ce qui pourrait offusquer les âmes sensibles. Or, une société ne peut pas évoluer en évitant toutes formes d’impétuosité. En effet, il faut parfois brusquer les choses afin de justement faire avancer les pensées qui prévalent dans une société donnée et dans une époque précise.

Combien d’œuvres d’art de qualité exceptionnelle sont-elles mises à l’index par des groupuscules? Groupuscules qui n’ont que pour seule volonté, un peu à l’image du stalinisme, de faire table rase de la culture. Une culture dont les critères d’esthétisme des œuvres dignes d’être dans la nomenclature élective, terme emprunté au régime communiste sous l’ère de Joseph Staline et perpétué par ses successeurs, seraient ennuyeux et sans goût. Une œuvre serait indigne d’être qualifiée d’artistique.

Censurer l’art n’est-il pas le prélude au totalitarisme? L’histoire répond à cette question de manière remarquablement positive. Les livres d’histoire regorgent d’exemples parfaits qui démontrent la véracité de mes propos.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mes rêves d’enfant

Mes rêves d’enfant Poème de RollandJr St-Gelais Peinture par Maryse Veysseyre de la France

Mes rêves d’enfant

 

Pas grand-chose à faire

En cette froide après-midi d’hiver

J’ai alors décidé d’ouvrir mon album photo

Afin de me remémorer certains de mes souvenirs les plus beaux

 

Explorant avec minutie chacune des pages

Tel le ferait pour un souverain son fidèle serviteur

Tournant de sa main frêle chaque page avec douceur

Soucieux de voir en lui un être parmi les plus sages

 

J’y ai trouvé une photo d’un vieux souvenir

Un souvenir qui illumina mon visage d’un sourire

Un dessin que j’avais fait pour me rappeler mes rêves

Mais au fait, quels étaient-ils, confié vous ai-je?

 

J’avais pour compagnon un cheval de bois

Sur lequel je me voyais être un cowboy chassant les hors-la-loi

Parcourant les vastes terres d’un continent peuplé de Peaux-Rouges

Où vivaient les bisons broutant l’herbe verte guettant tout ce qui bouge

 

Des feuilles griffonnées de notes d’une chanson maintenant oubliée

Une berceuse que je prenais plaisir à fredonner avec liberté

Un conte que ma mère me lisait en me berçant

Afin de m’endormir dans ses bras tendrement

 

Une boîte à musique d’où sortait un clown pathétique,

Qui jouait d’un instrument venu d’un monde magique,

Une boîte qui contenait une pièce dans laquelle je cachais,

Mes objets précieux, un vieux lacet trouvé et bien d’autres secrets.

 

Et que puis-je dire de mes poupées ?

Avec lesquelles j’ai si souvent joué à la nuit tombée

Mon ourson en peluche et mon drôle d’insecte avec qui je jouais

Pendant que Bécassine, telle une mère, de ses yeux nous surveillait

 

De cette drôle lampe grise à l’abat-jour rose

Sous laquelle j’ai appris à écrire mes premières proses

Lorsque je revenais de l’école communale de mon village

Et dans sa cour jouèrent garçons et filles pas toujours sages

 

De mon ballon jaune et vert avec lequel je me prenais

Pour un célèbre joueur de foot pour qui le monde applaudissait

Jusqu’au jour, bien malgré moi, je devais n’être résignée

Qu’à aucun sport jamais je ne pourrais jouer.

 

Mais mon bien le plus précieux

Celui pour lequel brillèrent mes yeux

Remplis de joie, ils brillèrent de tous leurs feux

En apercevant mon coffre à trésor que je croyais être perdu sous les cieux.

 

Ce coffre dans lequel j’ai mis tous ces objets inestimables

Lorsque mon enfance prit fin en ce temps inoubliable

Entreposé de mes mains tremblantes à la hâte dans le grenier

Alors que ma famille atterrée devait fuir sur les routes encombrées.

 

C’est là que j’ai enfin compris

Dans cette ultime tourmente de la vie

Que de mes rêves d’enfance innocente tout était terminé

Mais que dans mon cœur ils resteront gravés pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est déjà l’automne

C’est déjà l’automne Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Is-That-Joy-855783082

C’est déjà l’automne

 

Nous sommes le vingt-et-un,

Il n’y a pas si longtemps, nous faisions qu’un.

Sous le chaud soleil d’été nous dansions, nous nous aimions.

Regardant voguer sur les vagues de la mer les lointaines embarcations.

 

De ces navires en provenance de ces pays aux accents étrangers,

De ces pays habités par des gens soucieux d’être à leur tour aimés.

Nous rêvions de voyager sans cesse vers l’infini et de pays en contrés,

Que de paysages nous avions imaginés dans nos plus humbles pensées.

 

Soleil levant, soleil couchant,

Le jour précédant la nuit inlassablement,

La nuit faisant de même avec le jour inévitablement,

Le temps de la folie de notre jeunesse passa indubitablement.

 

De ces nuits où nous faisions l’amour sous la blanche lune,

De ces journées ensoleillées où nous nous étendions sur les dunes,

Ignorant que ce temps magnifique deviendra que souvenirs sous la brume,

Car plus les jours passèrent plus vite viendra le goût acide de l’amertume.

 

Sans dire un mot, tu semas en mon cœur de grands maux.

Tu y enfonças le poignard de la mort et du désespoir,

Dès que j’ai lu la lettre que tu m’as laissée hier soir,

Je n’ai pu m’empêcher d’éclater en sanglots.

 

De ces sanglots qui abreuvent ce coussin,

Où en t’embrassant je croyais que tu étais mon destin,

Difficile à croire mais c’est déjà la première journée de l’automne,

Saison si belle même si en mon être tant de questions résonnent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le bain de Vénus

Le bain de Vénus
Le bain de Vénus Par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/The-Bathing-Of-Venus-850167867

Le bain de Vénus

La belle Vénus, par un bel après-midi d’été, se promena sur les plaines ensoleillées. Nue et fraîche, telle une rose, elle sentit le soleil caresser sa peau satinée. Allant ici et là, vagabondant comme bon lui semble, elle vit un lac à l’onde claire et limpide.

Se sachant seule en ces lieux cachés, en cet endroit secret parmi tant d’autres, une idée lui vint à l’esprit : ‘’Dans cette eau pure et éclatante, je vais m’y baigner avec délectation. Car ce soir je rendrai visite à mon amant chéri. Celui dont le cœur est, envers-moi, si épris.

Je lui murmurerai des mots d’amour, des mots doux, des mots tendres. Car, je l’avoue, je l’ai bien fait attendre. Avec habileté, je lui ferai découvrir la douceur de mes lèvres et la féminité de mon corps. Avec patience, je lui enseignerai l’art de faire l’amour. Sans trop le faire patienter, mais juste assez pour que le moment venu, il sache l’apprécier.’’

Plongeant lentement ses pieds dans cette eau, elle s’y laissa glisser tel un nénuphar. Rafraîchissant avec un immense bonheur son corps de femme. Corps si parfait! Corps si magnifique! Corps à la silhouette si magique!

Faites silence! C’est le moment le plus solennel en cette contrée lointaine. C’est celui du bain de la belle et sensuelle Vénus.

De

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada