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J’ai faim de toi

J’ai faim de toi Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00237-886480655

J’ai faim de toi

 

J’ai faim de toi,

Tu es un délicieux plat,

Laisse-moi te savourer comme il se doit,

Te goûter avec douceur et passion, permets-le-moi.

 

Laisse-moi découvrir la profondeur de ton intimité,

De cette intimité que tu as librement dévoilée,

À mes yeux qui scintillent de désirs inavoués,

Et de ma bouche, je saurai te combler.

 

Accroche-toi à mes mains,

Tu connaîtras enfin ton destin,

Avec ton sourire angélique, tu m’offres ce festin,

Pendant que j’entendrai ton haleine haleter tel un refrain.

 

Je sentirai les battements de ton cœur,

Ton sang coulera dans tes veines à cent à l’heure,

Tu connaîtras enfin l’apothéose sans aucune peur,

Tu en redemanderas sans cesse avec des cris et des pleurs.

 

Je fouillerai avec prudence chaque coin,

Alors que tu me tiendras la tête de tes mains,

Entre tes mains, je serai ton bibelot, ton pantin,

Ce jouet qui te fera monter au septième ciel jusqu’au matin.

 

Alors mon amour, ma chérie.

Installe-toi confortablement, je t’en prie.

Tu es si belle dans cette luxure alors que tu souries,

J’ai tellement faim de toi que je te dégusterai toute la nuit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout est une question de goûts

« Le Déjeuner sur l’herbe » par Édouard Manet (1832-1883)

Tout est une question de goûts

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord à remercier mon amie Ghislaine L. qui m’a fait connaître cette œuvre magistrale réalisée par Édouard Manet (1832-1883) lors d’une de nos nombreuses discussions empreintes d’un respect mutuel. Comme vous le savez sans aucun doute, je suis passionné par la nudité artistique depuis quelques années déjà. Une passion qui est devenue la pierre angulaire dans la construction de ce blogue tout en y insérant des publications liées à la poésie, à la photographie et à des réflexions personnelles sur divers aspects de la vie.

Ensuite, comme j’en ai fait mention précédemment, notre discussion m’a permis de connaître à la fois cette œuvre grandiose et son auteur tout en comprenant l’importance de la variété des regards sur une œuvre où la nudité est présente. Oui, c’est un fait indéniable que chaque personne possède ses goûts dans le domaine artistique et ce, que ce soit dans le monde de la musique, celui du cinéma, celui des belles-lettres et, dans le cas présent, celui de la peinture. Notons ici que contrairement à l’adage que les goûts ne se discutent pas, je réponds avec plaisir ceci : les goûts peuvent tout à fait se discuter, mais ne peuvent en aucun temps s’imposer.

Mais, qui suis-je réellement pour exprimer mon goût personnel à propos d’une telle œuvre ? Étant qu’un simple amateur dans ce domaine, j’ai préféré laisser la parole à un illustre personnage de la littérature française qui a su avec adresse lui rendre justice. Selon Émile Zola (1840-1902), « Le Déjeuner sur l’herbe » est la plus grande toile d’Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures grandeur nature dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d’arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d’une seconde femme qui vient de sortir de l’eau et qui sèche sa peau nue au grand air.» Or, c’est justement la présence de cette femme nue qui a fait scandale auprès du public de l’époque à tel point qu’on le qualifia de voyeur. Une épithète peu élogieuse à son endroit en dépit du fait qu’il se trouvait à la même époque plus d’une cinquantaine de tableaux où présentés au musée du Louvre dans une mixité des personnages nus et d’autres habillés.

Or, l’œuvre de Manet avait tout de même ceci de particulier. À savoir son intention d’une part, d’obtenir des contrastes intenses et, d’autre part, de trouver des réalités authentiques pour mener à bien un tel tableau. Il est cependant fort à parier qu’une telle perspective était hors d’atteinte pour le grand public.

Que faut-il donc discerner dans « Le déjeuner sur l’herbe »? La réponse est sans équivoque : absolument tout. Comme l’écrivain et journaliste Émile Zola l’avait affirmé d’une manière que je qualifierais de poétique dans son analyse : « c’est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d’une délicatesse si légère. Et de poursuivre, « c’est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, mais, et c’est mon humble avis, ce dernier élément qui est le plus important, « c’est enfin cet ensemble vaste, plein d’air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »

En ce qui me concerne, j’aime bien ce style de peinture où la nudité est présentée à la fois simple et authentique. Bien entendu, le fait qu’une femme nue se retrouve devant deux hommes habillés peut inciter à une interrogation d’ordre moral. À vrai dire, y a-t-il là matière à scandale? Je ne le crois pas puisqu’il faut, comme Émile Zola l’a bien fait remarquer dans son analyse, voir l’ensemble du tableau. Un ensemble qui décrit à la perfection la beauté de la nature. Une nature que l’on a peut-être mise au rencart depuis le début du XXIe siècle au nom du progrès économique, mais qui reprend ses droits depuis la prise de conscience d’une partie importante de la population, notamment depuis le début des années 2000. L’impact majeur du mouvement amorcé par Greta Thunberg qui a occasionné des marches dans plusieurs pays pour la défense de la nature, et notamment pour dénoncer le réchauffement climatique, est un élément incontestable d’une telle prise de conscience.

Seule ombre au tableau, c’est la femme qui se retrouve nue devant les hommes. Pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible, voire souhaitable? Ce à quoi je répondrai, ceci: autres temps, autres mœurs. J’irais même jusqu’à dire, autres temps et autres façons de voir la réalité. Car, ne l’oublions pas, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qui l’entoure. Ce qui est encore plus vrai que l’on soit un homme ou que l’on soit une femme.

Je terminerai donc ce présent exposé sur une note bien personnelle sachant fort bien que certaines personnes ne partageront pas mon opinion sur le sujet. Et, je l’avoue qu’elles en aient parfaitement le droit. Pourquoi l’inverse n’existerait-il pas? À savoir un homme nu se retrouvant des femmes habillées. Ce à quoi je répondrai avec tout mon respect envers la femme, tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus noble, de plus divin et de plus admirable que la nudité féminine. C’est tout à votre honneur. Croyez-moi sur parole!

Merci de votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mes références au présent texte viennent de : Le Déjeuner sur l’herbe — Wikipédia (wikipedia.org)

Afin d’être immortalisée

Par Daniel Lévesque
Afin d’être immortalisée par Daniel Lévesque

Afin d’être immortalisée

 

Je suis arrivée,

À votre porte d’entrée,

En douceur, j’ai simplement sonné.

Vous avez ouvert en remarquant ma beauté.

 

Sans plus attendre, je suis avec joie entrée.

Dans votre modeste appartement où vous m’attendiez,

En vous expliquant que je répondais à votre annonce publiée,

Dans le quotidien dévoué aux artistes de notre quartier.

 

Dans la pièce d’à-côté se trouvait votre atelier,

Où, après contrat signé et cachet versé, j’allais poser.

Dans mon plus simple apparat tel que convenu des deux côtés.

Belle expérience vivre avec un plaisir bien assuré!

 

J’y allais d’un seul pas en y déposant mes vêtements légers,

Dans un coin où se trouvait un tableau d’un peintre étranger,

Me retournant alors vers un tabouret enveloppé d’un drap blanc,

Je m’y dirigeai telle une professionnelle bien évidemment.

 

Car tout ce qui était en ce jour le plus sérieux.

C’était d’être à la hauteur des attentes des dieux,

Qui eurent la grâce de me donner ce corps merveilleux,

Afin d’être immortalisée par un artiste qui n’en croyait pas ses yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pas grand-chose

Pas grande chose
Pas grand-chose Poème de RollandJr St-Gelais Modèle : Princess de Québec

Pas grand-chose

 

Ce n’est pas grand-chose,

Un baiser pour une histoire d’une nuit, si j’ose.

Le temps perdu à jamais d’une folie de jeunesse,

Que j’oublierai bien vite à cette redoutable vieillesse.

 

Nous nous sommes rencontrés,

Sur le coin ensoleillé d’une terrasse,

Je vous ai offert de ce thé frais une autre tasse,

Avec un sourire éblouissant vous m’avez dit : Bien volontiers!

 

Deux êtres solitaires,

Esseulés dans leurs vies ordinaires,

Besoin de tendresse, besoin de caresses,

Avec un peu d’amour jusqu’à en atteindre l’ivresse.

 

Dans une chambre d’hôtel,

J’ai vu comme vous étiez belle,

Mes baisers je vous ai donnés à profusion,

Afin de nous préparer à cette charnelle union.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana