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Sur un banc

Sur un banc Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Umciaumcia1 Source : https://www.deviantart.com/umciaumcia1/art/FEMALE-NUDE-AKT-GIRL-4107-921173401

Sur un banc

 

Par un beau jour d’été,

Où un léger parfum de fleurs,

Embaumaient ces lieux en cette heure,

Nous nous promenions sous un ciel ensoleillé.

 

Un fait bien étrange en cette chaude saison,

D’habitude, les gens viennent profiter de ce lieu,

Pour se changer les idées ou pour discuter un peu,

Aujourd’hui, nulle âme ne se manifesta sous l’horizon.

 

J’avais apporté avec un carnet et un stylo de couleur bleue.

Afin d’esquisser les arbres qui jalonnèrent notre chemin.

Que nous avons sillonné avec entrain main dans la main !

Écoutant avec plaisir le chant des oiseaux cajolant leurs œufs.

 

Tu étais légèrement vêtue pour l’occasion,

Une jupe blanche et une chemise à la teinte d’azur,

Tout sur toi évoqua la splendeur de ta grâce si pure,

Qu’est-ce t’es belle ! Je fredonnais cette lointaine chanson.

 

Voyant que nous étions seuls près d’un banc,

Une idée bien coquine est venue à ton esprit si allumé,

Tu as suggéré de faire un croquis de toi afin de nous amuser,

Ce à quoi j’ai répondu : « Mais, chérie. Certainement ! ».

 

Pendant que je préparais le tout en m’étendant sur le gazon,

Tu en avais profité pour enlever tes vêtements avec délicatesse,

Tu as pris place à cet endroit qui, ma foi, t’a accueillie avec tendresse.

Avec mon crayon, j’ai tracé chaque coin de ton corps avec attention.

 

Par un après-midi, je dessinai une déesse appuyée sur un banc peint en blanc,

Tu étais frêle et nue loin de toutes langues de vipères et des regards inquisiteurs,

De ces gens hypocrites, de ces berneurs et de tous ces grands parleurs.

J’aurais donné mon âme pour vivre un tel moment éternellement.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Magdeleine

Magdeleine Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Magdeleine

 

Je suis allé passer tout l’été.

En vacances dans une région éloignée.

Un coin de mon Québec situé en pleine mer.

Un pays d’où proviennent les ancêtres de ma mère.

 

Un ciel bleu qui surplombe une terre aux couleurs de cuivre,

Sur laquelle les gens, petits et grands, ont appris à vivre!

Quelques îles reliées entre elles par des filaments.

Qui ont su résister contre le temps et les vents violents.

 

Des gens courageux issus de la légendaire déportation,

Perpétrée par les tuniques rouges de la divine Albion.

J’y ai rencontré tant de gens si beaux, si chaleureux.

Qui ont appris envers et contre tout à être heureux.

 

Une femme, par son allure européenne, m’a fort étonnée.

Une Française qui était venue faire connaissance de cette contrée.

Son accent si étranger trahissait sa présence en ce lieu situé à mille lieux.

Elle portait en ce jour un costume qui lui donnait un air si merveilleux.

 

À vrai dire, cette journée a une grande particularité.

Toutes les maisons étaient décorées pour des festivités.

Ce jour est dédié à Notre-Dame, protectrice des Madelinots.

Fiers descendants des déportés sur les mers agitées sur des rafiots.

 

De leurs ancêtres, ils ont appris à jouer du violon et de l’accordéon.

Contre mauvaise fortune, avec bon cœur, ils chantent de douces chansons.

Mais, en cette occasion spéciale, ils firent l’un de ces tintamarres.

Sortis des casseroles afin de rappeler aux touristes leur histoire.

 

Loin de vouloir se plaindre, ils ont appris à jamais ne rien redouter.

Mais, par-dessus tout, ils ont su aimer la vie, et leurs prochains, aider.

Alors, dites-moi! Ô, charmante Française. Ô, belle Magdeleine.

Comment trouvez-vous ce coin de pays, les Îles-de-la-Madeleine?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’ai faim de toi

J’ai faim de toi Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00237-886480655

J’ai faim de toi

 

J’ai faim de toi,

Tu es un délicieux plat,

Laisse-moi te savourer comme il se doit,

Te goûter avec douceur et passion, permets-le-moi.

 

Laisse-moi découvrir la profondeur de ton intimité,

De cette intimité que tu as librement dévoilée,

À mes yeux qui scintillent de désirs inavoués,

Et de ma bouche, je saurai te combler.

 

Accroche-toi à mes mains,

Tu connaîtras enfin ton destin,

Avec ton sourire angélique, tu m’offres ce festin,

Pendant que j’entendrai ton haleine haleter tel un refrain.

 

Je sentirai les battements de ton cœur,

Ton sang coulera dans tes veines à cent à l’heure,

Tu connaîtras enfin l’apothéose sans aucune peur,

Tu en redemanderas sans cesse avec des cris et des pleurs.

 

Je fouillerai avec prudence chaque coin,

Alors que tu me tiendras la tête de tes mains,

Entre tes mains, je serai ton bibelot, ton pantin,

Ce jouet qui te fera monter au septième ciel jusqu’au matin.

 

Alors mon amour, ma chérie.

Installe-toi confortablement, je t’en prie.

Tu es si belle dans cette luxure alors que tu souries,

J’ai tellement faim de toi que je te dégusterai toute la nuit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout est une question de goûts

« Le Déjeuner sur l’herbe » par Édouard Manet (1832-1883)

Tout est une question de goûts

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord à remercier mon amie Ghislaine L. qui m’a fait connaître cette œuvre magistrale réalisée par Édouard Manet (1832-1883) lors d’une de nos nombreuses discussions empreintes d’un respect mutuel. Comme vous le savez sans aucun doute, je suis passionné par la nudité artistique depuis quelques années déjà. Une passion qui est devenue la pierre angulaire dans la construction de ce blogue tout en y insérant des publications liées à la poésie, à la photographie et à des réflexions personnelles sur divers aspects de la vie.

Ensuite, comme j’en ai fait mention précédemment, notre discussion m’a permis de connaître à la fois cette œuvre grandiose et son auteur tout en comprenant l’importance de la variété des regards sur une œuvre où la nudité est présente. Oui, c’est un fait indéniable que chaque personne possède ses goûts dans le domaine artistique et ce, que ce soit dans le monde de la musique, celui du cinéma, celui des belles-lettres et, dans le cas présent, celui de la peinture. Notons ici que contrairement à l’adage que les goûts ne se discutent pas, je réponds avec plaisir ceci : les goûts peuvent tout à fait se discuter, mais ne peuvent en aucun temps s’imposer.

Mais, qui suis-je réellement pour exprimer mon goût personnel à propos d’une telle œuvre ? Étant qu’un simple amateur dans ce domaine, j’ai préféré laisser la parole à un illustre personnage de la littérature française qui a su avec adresse lui rendre justice. Selon Émile Zola (1840-1902), « Le Déjeuner sur l’herbe » est la plus grande toile d’Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures grandeur nature dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d’arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d’une seconde femme qui vient de sortir de l’eau et qui sèche sa peau nue au grand air.» Or, c’est justement la présence de cette femme nue qui a fait scandale auprès du public de l’époque à tel point qu’on le qualifia de voyeur. Une épithète peu élogieuse à son endroit en dépit du fait qu’il se trouvait à la même époque plus d’une cinquantaine de tableaux où présentés au musée du Louvre dans une mixité des personnages nus et d’autres habillés.

Or, l’œuvre de Manet avait tout de même ceci de particulier. À savoir son intention d’une part, d’obtenir des contrastes intenses et, d’autre part, de trouver des réalités authentiques pour mener à bien un tel tableau. Il est cependant fort à parier qu’une telle perspective était hors d’atteinte pour le grand public.

Que faut-il donc discerner dans « Le déjeuner sur l’herbe »? La réponse est sans équivoque : absolument tout. Comme l’écrivain et journaliste Émile Zola l’avait affirmé d’une manière que je qualifierais de poétique dans son analyse : « c’est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d’une délicatesse si légère. Et de poursuivre, « c’est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, mais, et c’est mon humble avis, ce dernier élément qui est le plus important, « c’est enfin cet ensemble vaste, plein d’air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »

En ce qui me concerne, j’aime bien ce style de peinture où la nudité est présentée à la fois simple et authentique. Bien entendu, le fait qu’une femme nue se retrouve devant deux hommes habillés peut inciter à une interrogation d’ordre moral. À vrai dire, y a-t-il là matière à scandale? Je ne le crois pas puisqu’il faut, comme Émile Zola l’a bien fait remarquer dans son analyse, voir l’ensemble du tableau. Un ensemble qui décrit à la perfection la beauté de la nature. Une nature que l’on a peut-être mise au rencart depuis le début du XXIe siècle au nom du progrès économique, mais qui reprend ses droits depuis la prise de conscience d’une partie importante de la population, notamment depuis le début des années 2000. L’impact majeur du mouvement amorcé par Greta Thunberg qui a occasionné des marches dans plusieurs pays pour la défense de la nature, et notamment pour dénoncer le réchauffement climatique, est un élément incontestable d’une telle prise de conscience.

Seule ombre au tableau, c’est la femme qui se retrouve nue devant les hommes. Pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible, voire souhaitable? Ce à quoi je répondrai, ceci: autres temps, autres mœurs. J’irais même jusqu’à dire, autres temps et autres façons de voir la réalité. Car, ne l’oublions pas, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qui l’entoure. Ce qui est encore plus vrai que l’on soit un homme ou que l’on soit une femme.

Je terminerai donc ce présent exposé sur une note bien personnelle sachant fort bien que certaines personnes ne partageront pas mon opinion sur le sujet. Et, je l’avoue qu’elles en aient parfaitement le droit. Pourquoi l’inverse n’existerait-il pas? À savoir un homme nu se retrouvant des femmes habillées. Ce à quoi je répondrai avec tout mon respect envers la femme, tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus noble, de plus divin et de plus admirable que la nudité féminine. C’est tout à votre honneur. Croyez-moi sur parole!

Merci de votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mes références au présent texte viennent de : Le Déjeuner sur l’herbe — Wikipédia (wikipedia.org)

Afin d’être immortalisée

Par Daniel Lévesque
Afin d’être immortalisée par Daniel Lévesque

Afin d’être immortalisée

 

Je suis arrivée,

À votre porte d’entrée,

En douceur, j’ai simplement sonné.

Vous avez ouvert en remarquant ma beauté.

 

Sans plus attendre, je suis avec joie entrée.

Dans votre modeste appartement où vous m’attendiez,

En vous expliquant que je répondais à votre annonce publiée,

Dans le quotidien dévoué aux artistes de notre quartier.

 

Dans la pièce d’à-côté se trouvait votre atelier,

Où, après contrat signé et cachet versé, j’allais poser.

Dans mon plus simple apparat tel que convenu des deux côtés.

Belle expérience vivre avec un plaisir bien assuré!

 

J’y allais d’un seul pas en y déposant mes vêtements légers,

Dans un coin où se trouvait un tableau d’un peintre étranger,

Me retournant alors vers un tabouret enveloppé d’un drap blanc,

Je m’y dirigeai telle une professionnelle bien évidemment.

 

Car tout ce qui était en ce jour le plus sérieux.

C’était d’être à la hauteur des attentes des dieux,

Qui eurent la grâce de me donner ce corps merveilleux,

Afin d’être immortalisée par un artiste qui n’en croyait pas ses yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada