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Figée dans le temps

Figée dans le temps
Figée dans le temps Poème de RollandJr St-Gelais Photo par thebody-photography Source : https://www.deviantart.com/thebody-photography/art/Vintage-Art-Nude-16-847066905

Figée dans le temps

 

Figée dans le temps,

Je vois le monde tourner,

Depuis longtemps tournoyer,

Se perdre dans les vagues de l’océan.

 

De l’océan des époques passées,

Que les historiens sans cesse font que raconter,

Ce que j’en aurais de ces choses inavouables à vous parler,

Des choses qui sont à jamais dans ma mémoire de pierre gravées.

 

Ce que j’en ai vu des gens,

Des bien petits jusqu’aux géants,

Des gens sans histoire jusqu’aux aventuriers,

Des gens en quête d’amour à ceux les plus esseulés.

 

Il y a de tout en ce monde,

Des circonstances des plus bizarres,

Aux situations dignes du septième art,

Écoutant les chants des peuples se manifestant en ondes.

 

Il ne faut pas se fier aux apparences,

Car mes voyages ont été dans l’abondance,

J’ai entendu tant de chansons à la douce flamme,

Aux paroles qui font fondre la plus prude des femmes.

 

Figée sur ce socle je me pose tant de questions,

Des questions en de nombreux points d’interrogation,

Figée dans le temps j’en ai fait des moments de réflexion,

C’est alors que je me demande où en ce monde est rendue la raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Temps modernes

Temps modernes
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Temps modernes

Lorsque j’étais enfant, je voyais le futur de manière fort différente de ce qu’il m’est présenté en ce moment. J’ai bien écrit « qu’il m’est présenté » puisque ma vision de la réalité, de ma réalité, est fort probablement au diapason de ce que plusieurs de mes congénères peuvent découvrir. Autres lieux, autres expériences de la vie, autres valeurs font de nous ce que nous sommes. C’est un fait indéniable.

Certes, je préfère vivre dans les années 2020 que de tenter de survivre à une toute autre époque pas si lointaine dans le passé. En effet, j’ai la chance d’avoir une qualité de vie confortable, d’être entouré de gens sympathiques parmi lesquels se trouvent des amis formidables et de me réaliser dans diverses activités sans oublier la possibilité de communiquer. Bien des gens n’ont pas une telle chance en ce monde. Je le sais trop bien. Voilà pourquoi je n’ai pas l’intention de me plaindre dans cet article.

Ce qui ne m’empêche guère d’être quelque peu soucieux face à tout ce qui se passe actuellement. Des soucis qui se manifestent par une série de questions lesquelles reflètent mes valeurs personnelles basées, est-ce un crime ? sur mon éducation judéo chrétienne inculquée à la fois par ma famille immédiate, les religieux et les religieuses et mes pairs. Des questions qui se résument ainsi : Que sommes-nous devenus? Qu’avons-nous fait pour remettre en question les valeurs qui ont fait de notre société sa force et sa beauté? Tout ce que nos ancêtres ont fait était-il si mauvais, parsemé d’ombre et de noirceur? Pourquoi tenter de perdre les points de repères qui nous a guidé jusqu’à maintenant? Et, l’ultime question, avons-nous besoin de jeter le bébé avec l’eau du bain?

Jeter le bébé avec l’eau du bain. Voilà ce que je peux comprendre face à tout ce qui arrive dans notre monde. À force de vouloir tout changer, tout déconstruire, tout refaire, on risque de se perdre dans le néant. Car, ne l’oublions pas, nous sommes que l’aboutissement de l’histoire en marche, en perpétuel cheminement. Mais, tel un train sur la voie ferrée, aller trop vite risque de nous faire dérailler sur les rails entraînant un résultat aux antipodes au but recherché.

Par ailleurs, une question émerge en mon esprit en rédigeant ces lignes. À qui profitent tous ces mouvements de destruction et de remises en cause de ce qui a fait de notre société ce qu’elle est? Attention! Rien a été parfait dans le passé comme rien ne le sera dans le futur. Cependant, vouloir renier, occulter et détruire les pierres sur lesquelles nous nous sommes édifiés pour les remplacer par un vide sidéral me semble être une aventure périlleuse.

C’est bien beau de parler de modernité, de vouloir faire avancer les choses, mais parfois un peu de retenu est de mise surtout si on désire laisser un futur digne de ce nom à nos descendants. C’est mon humble avis.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Un peu de romance

Un peu de romance
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un peu de romance

 

Assis dans mon lit,

En cet immeuble désormais interdit,

Car selon certains une chaude présence pourrait me tuer,

Alors, on préfère m’isoler pour mieux en moi la vie enlever.

 

Les secondes passent inlassablement,

En cet endroit où la mort règne éternellement,

Regardant par la fenêtre le soleil me saluant amicalement,

Ce fidèle ami qui avec entrain se lèvent beau temps mauvais temps.

 

Attendant l’heure du repas,

J’aperçois une photo en face de moi,

Une photo d’une jolie dame que je crois connaître,

Avant la venue de ce trouble qui de ma mémoire allait faire disparaître.

 

Une photo parmi tant d’autres,

De ces gens qui furent jadis mes hôtes,

Ici et là des gens si souriants, des gens si heureux,

Ici et là des enfants s’amusant en d’autres temps en d’autres lieux.

 

Souvent près de moi se trouvait cette jeune femme,

Souvent, je me demande qui peut bien être cette belle dame,

Il faudra bien un de ces jours à quelqu’un poser cette question,

Et pourquoi pas à celui qui allait apporter mon plateau comme de raison?

 

Tiens! En parlant du loup!

Je l’entends approcher à pas doux,

Apportant en ma chambre par sa présence de la vie,

Je lui dit avec le sourire : Entrez mon ami, je vous en prie!

 

Comment allez-vous? C’est la première fois que je vous vois.

Se dirigeant vers moi avec délicatesse, il me rassura.

Il me répondit : Nous nous sommes très souvent rencontrés,

Comme bien de nombreuses nuits et quelques jours passés.

 

Ho! Veuillez me pardonner pour ma faute. Je lui dis.

Pas de faute mon cher monsieur, il me répondit.

J’ai une simple question ce matin à vous demander,

Me répondre, j’aimerais tant sans vous déranger.

 

Dites-moi ! Qui est cette charmante dame sur cette photo?

Vous savez à cause de mon âge je ne me rappelle plus qui elle peut être,

C’est alors que j’ai senti malgré ma bonne volonté chez lui un mal-être,

Ses mots de ses lèvres sortirent telles de tristes notes de piano.

 

Cette femme est votre épouse et sur les autres sont vos enfants,

Donc si j’ai bien compris ma vie avait de quoi de passionnant,

Mais, je crois bien qu’à cette époque-là la plus grande chance,

C’est d’avoir jadis connu ce qu’est l’amour et un peu de romance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Sur un banc

Sur un banc
Sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Villa-Borghese-Rome-845449480

Sur un banc

 

Il y a de cela quelques années,

Dans un temps où nous pouvions voyager,

Je suis allé découvrir la ville magnifique de Rome,

Y voir les monuments, goûter les mets, voir femmes et hommes.

 

Car il est inutile de voir du pays sans discuter avec les gens qui y sont,

En effet, j’adore écouter les accents qui me font penser à des chansons.

Ces chansons me font rêver au soleil de la Mer Méditerranée,

Tandis que d’autres me font voir tant de coins étrangers.

 

C’est en allant au Vatican,

Qu’épuisé je suis allé sur un banc,

Ouvrant les yeux de mon cœur, je vis des êtres humains.

Des gens venus en pèlerinage pour se rassurer face à leur destin.

 

Un enfant me regardait plein de questions,

Qu’il posa à son père près de lui avec raison,

Son père le prit dans ses bras et lui dit tout bas,

Une réponse en me souriant qu’avec facilité je repéra.

 

Puis vint à mes côtés un vieil allemand,

Avec lequel j’ai entamé une discussion me connaissant,

Il me raconta quelques péripéties de sa vie et de ses amours,

De sa jeunesse, de son expérience, et ce sans trop de détour.

 

J’ai tiré à travers ces deux exemples, un grand enseignement.

Que la vie est ainsi faite pour tous car on agit pour son bien,

On fait tout son possible pour de meilleurs lendemains,

Assumer son passé, vivre le présent à pleines mains.

 

Sur un banc, je me suis reposé.

Avec un pur étranger j’ai pu discuter,

Par la tendresse d’un père répondant à son enfant,

C’est là que j’ai appris que nous sommes fils de Dieu assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

L’amérindienne

Amérindienne
L’amérindienne ! Poème composé par RollandJr St-Gelais Dessin par Bpc Olivier Spoocky de Belgique

L’amérindienne

 

Je suis fille de guerrier,

D’un grand chef par la tribu admiré,

D’un homme tant vaillant que courageux,

Veillant à faire pour sa tribu tout ce qu’il peut.

 

Lui-même fils de chef d’une grande nation,

Qui habita les terres que lui donna le Grand Manitou,

Jusqu’au jour où vinrent des conquérants dont ne savait d’où,

De ces gens parlant une langue fourchue ou bien qu’avec leurs canons.

 

Amenant avec eux vitreries et bien des maladies,

Pour usurper nos aïeuls et décimer les gens de ce pays,

Et remplacer avec le temps nos tipis par des immeubles si laids,

Si affreux que je me demande souvent pourquoi nous n’avons rien fait.

 

Mon père m’a fait jurer de toujours porter,

Porter avec fierté son couvre-chef avant de me quitter,

Pour aller rejoindre le terrain de chasse dans les prairies merveilleuses,

Là où ses ancêtres bien avant lui sont parti y chasser chair délicieuse.

 

C’est en portant ses ornements chamarrés,

Que je me rends-compte d’en être sa fille est grande fierté,

Et c’est là que je me souviens des dernières paroles de mon père,

Disant face à la tribu : Si on avait su, on ne se serait pas laisser-faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada