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Comme une évidence

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Dessin de Eri Kel de la France

Comme une évidence

 

Lorsque j’étais adolescent
Mon père m’amena dans le bois
Pour m’enseigner de la vie une loi
Une loi que je devrai respecter en tout temps.

 

Qu’un de ces jours ou bien une de ces nuits
Je rencontrerai celle qui sera avec moi pour la vie
Elle devra être aimée et choyée comme une reine
Et lui prouver qu’en moi courage et vaillance coulent dans mes veines.

 

Être présent à ses côtés
Aux jours d’ultime bonheur 
Comme ceux de grand malheur
Et de ton amour sans cesse lui manifester.

 

 

Que Dieu te demandera
Chaque larme qu’elle versera
Si cela est à cause de moi
Car elle te sera juste pour toi.

 

Honore la chaque jour
Et tu seras avec elle pour toujours
Prends en soin comme la prunelle de tes yeux
Car elle est la plus précieuse des cadeaux que t’a donné Dieu

 

Fais lui l’amour avec passion et respect
Car c’est le fruit de votre amour que l’avenir est
Et aux jours de ta vieillesse tu auras de cette leçon souvenance
Tu saisiras que ces grandes vérités ne sont qu’une simple évidence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Promenons-nous !

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Magnifique dessin réalisé par Eri Kel de la France

Promenons-nous !

 

 

Chérie ! As-tu vu le ciel bleu ? 

Qui rend mon cœur si heureux, 

En ce jour où je dois te dire un secret, 

Une vérité qui devra rester entre nous à jamais.

 

 

Que je suis bien avec toi, 

Loin des tourments de la vie des cités, 

Et à l’abri de ces bruits et des mensonges colportés, 

Cela fait longtemps que je rêvais que tu sois avec moi.

 

 

Tu sais sûrement, 

Que notre destiné est limitée, 

Que nos jours sont depuis toujours comptés, 

C’est là un fait avoué par les sages des anciens temps.

 

 

Mais avant de tout te dire, 

Avant d’exprimer ce qui me ferait plaisir, 

Il serait plus prudent de nous éloigner de ces fous, 

Alors viens avec moi dans les bois ! Promenons-nous !

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Déjà la fin

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Réalisation photo par Phylactère

 

Déjà la fin

 

Les jours raccourcissent, 

Alors que le temps rétrécisse, 

Dans le sablier au sable fin, 

Glissent les blancs grains.

 

Les couleurs vives de la vie, 

Sont remplacées la sombre nuit, 

À la chaleur de nos amours torrides, 

Prend place le froid de la solitude aride.

 

Les rires des enfants, 

Semblent se taire indéfiniment, 

Et le chant mélodieux des oiseaux multicolores, 

Quitte nos forêts boréales vers de lointaines aurores.

 

Et pourtant nous sommes immobiles, 

Figés dans l’encre du temps indélébile, 

Nus comme des vers surpris par l’arrivée de notre hiver, 

Mais en attendant, voici l’automne rougeâtre absent de vert.

 

C’est déjà le temps de se dire au revoir, 

À la pénombre mystérieuse du soir, 

Où se cachent farfadets de nos bois, 

Se cachant des animaux aux abois.

 

Dis-moi, chérie !  

Comment sera l’automne prochain ? 

Puis-je lire les lignes de ta tendre main ? 

Même si c’est la fin, rien n’est vraiment fini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Déesse de la forêt

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Modèle nue? Sandrine C. Site : https://alien.book.fr/

 

Déesse de la forêt

 

J’entends quelques pas,

Venir imperceptiblement vers moi,

Avec douceur je me suis retourné vers toi,

Cherchant à te voir dans le feuillage où tu es là.

 

Tu me vois et pourtant tu n’as point peur,

Peur de quoi, peur de qui et surtout pourquoi ?

Car en cette vaste et noble forêt je n’en suis point le roi.

Tu y vagabondes dévêtue à chaque instant et à chaque heure.

 

Pourquoi en serait-ce autrement ?

Car admirer ton corps dénudé est mon désir,

Que dire de te faire milles bises jusqu’à mon dernier soupir ?

Et caresser tes divins seins de mes yeux est mon rêve assurément.

 

Belle nymphe de ces bois !

De ta bouche voluptueuse je bois,

Boire jusqu’à la dernière  fraîche goutte,

À moins que tu ne veux pas, ce que je redoute.

 

Mon cœur te remercie avec sincérité pour ta générosité,

De me laisser encore une fois et peut-être d’autres fois encore,

Te regarder ! Te contempler ! Te désirer ! Toi un véritable trésor.

Car tu daignes offrir à cette contrée avec bonté ta précieuse beauté !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô croix noire

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Ô Croix noire

 

Ô Croix noire,

Témoin de notre histoire,

Témoin de notre survivance,

De notre combat pour notre indépendance.

 

Symbole ultime de courage,

Et de tempérance devant la rage,

Regarde ce peuple encore une fois en péril,

Luttant contre ces envahisseurs et leurs esprits vils.

 

Sur cette blanche terre,

Où fiers gens la défendirent en guerre,

Sur ces vastes prés riches en belle verdure,

Ne regardant pas le passé et confiant dans le futur.

 

Ô croix de bois ou de fer,

Ô croix qui me rend si fier,

Transforme-toi dans mes mains en glaive,

Et devant nos ennemis avec bravoure que je te lève.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La croix 

La croix

 

Voici la croix,

Celle en qui je crois,

Symbole de mon espérance,

De l’amour de Dieu en qui j’ai la foi.

 

Croix de bois,

Du courage des chrétiens,

Ceux de jadis, d’aujourd’hui et de demain,

Évoquée dans leurs prières tant de fois.

 

Croix ! Preuve d’amour !

Du Père à ses enfants sur cette terre,

Protège-nous de nos ennemis des enfers,

Fortifies nous dans nos combats maintenant et pour toujours.

 

Amen

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Monnaie du pape

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Photo: Jérôme Bertrand

Monnaie du pape

 

Pièces d’or ou bien d’argent,

Convoitées en tous pays et bien des gens,

Vous valez votre pesant d’or pour ces âmes perdues,

Qui ont de leur vivant tué tant de pauvres victimes souvent nues.

 

Humble maison prière était celle du Père,

Brigands en tous genres vous en avait faite leur repère,

Médailles bénies et indulgences plénières vous représentez,

De ces fidèles ayant foi en vos icônes et chapelets sans cesse récités.

 

Est-ce là source du message chrétien ?

Promulgué en terres saintes par un nazaréen ?

Modeste charpentier travaillant le bois de ses mains usées,

Qui d’avoir dérangé l’ordre établi sera sur ce même bois crucifié.

 

Pour quelques pièces d’argent,

Ce tendre maître de Jacques et de Jean,

De la trahison aussi cruelle nul n’y échappe,

Voilà pourquoi existe tel un souvenir : la monnaie du pape.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nue

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Avec la permission de Valérie Sweet-Chaos

Nue

 

Voyons voir,

Si savoir est le pouvoir,

Bras chargés de bouquins et de livres,

Lire et encore lire à en devenir simplement ivre.

 

Mais, que faire de ces connaissances ?

Est-ce là ma raison d’être depuis ma naissance ?

Et puis, j’en ai eu assez de toute leur hypocrite pudibonderie.

J’enleva mes vêtements écrouant mon corps frêle avec mépris.

 

Ressentant vent chaud sur mes seins,

Qui firent pâlir d’envie de nombreux saints,

De mes seins fermes suintèrent de joyeuses gouttelettes,

Invitant convives et amants à s’y abreuver avec belles facettes.

 

Gambadant au ré du bois,

N’y entendis ni bruit ni aucune voix,

J’aperçu donc avec joie ces quelques fruits défendus,

Que je cueillis sans aucun ménagement avec bras étendues.

 

Et je vis avec gaieté que j’étais nue,

Sachez-le, vous les dieux, belle lurette j’ai perdu ma vertu.

Nue ? Nue ? Nue ? Nue ? Point de honte à jamais je n’aurai,

Car de cette blanche chair, fierté authentique pour toujours je le serai.

 

De ces fruits rougeâtres, je m’en délecterai.

Et de tous ces bouquins loin derrière moi je jetterai,

Non ! Je ne suis ni Marie la vierge ni Ève d’un pagne vêtue,

Simplement moi et nulle autre qui se promène gaiement toute nue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Gravir ce mont !

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Courtoisie de R. de la Suisse Modèle Katrina (Suggestion faite par le photographe)

Gravir ce mont !

 

Tel un alpiniste chevronné,

Respirant et haletant tel un nouveau-né,

M’accrochant à mes rêves cachés et à mes désirs secrets,

Apercevoir de ce mont les chastes collines est mon seul souhait.

 

Parcourir cette vierge terre,

Afin d’y découvrir grands pâturages verts,

Posant avec douceur et prudence chacun de mes pas,

Pour ne point réveiller la mystérieuse fée qui règne dans ces bois.

 

Ébranlé par un tel horizon,

Je me suis mis à fredonner une chanson,

Sur un air tellement ancien ou un air vraiment nouveau,

Que j’ignorais si il venait d’un certain Garou ou bien d’un Gilbert Becaud.

 

Gravir avec grande volonté ce mont divin,

Accomplir avec courage et détermination mon destin,

Gravir avec un respect sincère envers déesse Vénus ce mont si lointain,

Afin de lui rendre un culte d’adoration en la priant avec mon cœur sur la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada