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Faire face à ma détresse

Faire face à ma détresse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo et Modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Volva-the-Seeress-914376104

Faire face à ma détresse

 

En cette profonde forêt,

Je me suis enfuie de ce qui est.

De ces horreurs, de ces crimes que l’on nous présente.

À travers cette boîte mystérieuse dont tant de gens dépendent.

 

En parcourant à travers les bois.

J’ai trouvé un bien obscur endroit.

Où je m’y suis réfugiée sans mes vêtements.

J’y ai découvert un calme si surprenant, si étonnant.

 

Une ténébreuse noirceur m’entourait.

Prise d’une lourde fatigue, je m’endormais.

Et pourtant, j’étais consciente de mon environnement.

C’est alors que des rayures parurent inexplicablement.

 

Tout autour de moi planait sur un profond silence.

Je me sentais dans le placenta d’avant ma naissance.

Puis, avec lenteur, un vent mystérieux caressa les tiges,

Des arbres qui dansèrent jusqu’à ce que je me fige.

 

Étrangement, je n’y éprouvais aucune crainte.

Seulement, une envie irrésistible de me plaindre.

De verser jusqu’à la dernière goutte les larmes de mon corps.

Est-il un crime que d’avouer de ne pas être le plus fort ?

 

J’ai écouté mon âme se confier à mon cœur.

Qui cache par des sourires sur mon visage ses pleurs.

Pour une première fois, j’étais loin de ce monde qui stresse.

C’est alors que j’ai pu enfin faire face à ma détresse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans ses mains

« Dans ses mains » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle féminin : Jenovaxlililth

Dans ses mains

 

Me promenant un matin,

Un matin sans penser au lendemain.

Écoutant les chants des oiseaux dans les bois,

Tout était calme dans mon cœur jusqu’au moment où je la vois.

 

Elle était là, assise bien sagement, sur une pierre.

Je la regardais bien silencieusement en humant l’air.

J’admirais son visage bien candidement avec délicatesse,

En me demandant d’où pouvait bien provenir cette princesse.

 

Elle avait les yeux clos et le visage tellement beau.

Elle avait la peau blanche et douce comme un roseau.

Elle portait une robe de satin qui lui allait si bien.

Elle portait une chevelure rouge comme le vin.

 

Mon regard se dirigea alors sur ces mains.

Jamais je n’ai vu de pareilles merveilles, c’est certain.

Des signes magiques y étaient étrangement représentés.

Des symboles de la kabbale venue de l’antiquité.

 

Voilà pourquoi, j’ai été envoûté.

Voilà pourquoi, mon cœur a été charmé.

Que pouvais-je faire pour m’approcher d’elle?

Que pouvais-je faire qu’elle ne s’envole telle une hirondelle?

 

Que la vie est parfois si indue !

Moi, qui à mon âge, je croyais avoir tout vu!

C’est par un matin d’été que je découvre une telle beauté.

Alors qu’il me reste peu de jours à vivre avant de partir pour l’éternité.

 

Plus jeune, j’aurais pu l’inviter au bal pour danser.

Plus jeune, j’aurais pu l’amener dans des pays si étrangers.

Mais, maintenant que je suis rendu vieux, tout ce que je peux faire.

C’est de me remémorer mes plus beaux souvenirs comme si c’était hier.

 

Ô, mon Dieu, veuillez exaucer cette humble prière.

Moi, homme qui a parcouru des pays en paix ou en guerre.

Veuillez déposer mon corps en ces mains lorsque le moment sera venu.

De quitter ce monde si magnifique et ainsi retrouver mes aïeux dans les nues.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis un cardinal rouge

Je suis un cardinal rouge Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo et modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/red-cardinal-904391318

Je suis un cardinal rouge

 

Je suis un cardinal rouge,

Rouge comme un excellent vin,

Dans une coupe tenue par une main,

Dont aucune goutte n’est versée, car rien ne bouge.

 

Étendue sur la neige d’une pureté sans égale,

J’entends le vent siffler dans les branches givrées,

Givrées en cette saison à la fois magnifique et glacée,

Et où rien ne peut me blesser ni me faire aucun mal.

 

Les yeux clos afin de savourer ce moment précieux,

Me laissant simplement bercer par les chants,

Des rares oiseaux qui attendent le printemps,

Alors que bien d’autres ont déjà quitté ces lieux.

 

Je suis un cardinal quelque peu étrange,

Mes tatouages racontent une histoire fascinante,

Où se trouvent bien des choses si étonnantes,

Sans oublier des êtres célestes appelés des anges.

 

Chut ! Ne faites pas de bruit, s’il vous plaît.

Laissez glisser entre vos doigts le temps qui coule.

Laissez aller vos pensées dans le vide qui s’écroule.

Je suis le cardinal rouge de ces bois, voici ce qui en est.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Près de l’écorce

Poème inspiré par une très belle photo prise par mon ami Eri Kel de la France.

Près de l’écorce

 

Me promenant au vent,

Un vent d’automne surprenant,

Un vent qui annonce la venue de l’hiver,

Un hiver de neige blanche et d’un frais air.

 

Sur un sentier fraîchement battu,

Avec sérénité et prudence, j’ai parcouru.

Me préoccupant à la fois de tout et de rien,

Car d’un pas sûr et heureux, j’y allais de bon train.

 

Je regardais à travers les bois,

Cherchant un souvenir pour mon toit,

À travers les nombreuses branches tombées,

Sous l’effet du vent, un peu partout éparpillées.

 

J’y ai découvert une petite merveille de la nature,

Une de ces merveilles qui me rappellent ce qui est pur.

Quelques feuilles menues de teintes rougeâtre et cuivrée,

Qui par leur présence ravive en moi la notion même de la beauté.

 

Quelques feuilles ont suffi,

Pour me rappeler l’importance de la vie,

Une vie qui défit même le vent le plus féroce,

Quelques feuilles se tenant en silence près de l’écorce.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Derrière ces feuilles

Derrière ces feuilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica Photographe : Dunvael Photography

Derrière ces feuilles

 

Dans la brume du matin,

Alors que je suivais mon chemin,

J’admirais le paysage recouvert d’un manteau,

Qui allait disparaître aussitôt que sera arrivé le temps beau.

 

Errant sans me faire de souci dans ces bois,

Marchant avec une certaine lourdeur dans mes pas,

Ne pensant à rien, car j’ignore tel sera mon destin,

Un destin tracé selon mes décisions prises sans chagrin.

 

Car le chagrin est un vain sentiment,

Une sensation qui au fond de soi nous ment,

Puisque l’on agit très souvent par le moment présent,

Un instant vite passé, mais que les conséquences durent longtemps.

 

Sillonnant le sentier avec grande attention,

Afin d’y découvrir quelques animaux avec précaution,

J’entendis des branches bouger tels les doigts d’un marionnettiste,

J’ai avancé sans faire de bruit pour ne pas déranger cet imaginaire artiste.

 

Je n’ai point aperçu un seul artiste de mes yeux d’homme avancé en âge,

Mais plutôt une jolie dame qui marchait libre de tout plumage,

À demi cachée par les feuilles grises en ce matin brumeux,

Sa présence dissipait en moi les souvenirs si ténébreux.

 

Derrière ces feuilles, une beauté s’y trouvait.

Une beauté, de ma journée avec surprise, l’égayait.

Une dame, telle une fleur au parfum enivrant, a ensoleillé ma journée.

Sans dire un mot, j’ai opéré un demi-tour pour en ma demeure y retourner.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada