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Désolé mais…

Désolé mais ...

Désolé mais…

 

Devant cette incompréhension,

Qui me tenaille jusqu’en a perdre la raison,

Et qui me fait douter de l’innocence de mon âme,

Ira-t-elle brûler dans les enfers léchée par ses flammes ?

 

Coeur à prendre ! Coeur à vendre ! Coeur à pendre !

Me tenant devant cette foule avide qui veut m’entendre,

Savoir le pourquoi ! Savoir le comment ! Savoir quand et quoi ?

Pour être conforme à ces mœurs hypocrites et à ces insipides lois !

 

Te donner ce que je peux ! T’offrir ce que tu veux !

Être ensemble heureux ! Sans pour cela être des dieux !

Marcher ensemble à pas légers, à pas de paix et de liberté,

Regarder au loin et n’y voir que nos plus grandes possibilités.

 

Désolé, mais je ne suis qu’un homme,

Qui se cherche encore devant son ombre,

Qui brandit étendards levés devant sa destiné,

Mais qui craint encore les frasques de son passé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à mon corps

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Lettre à mon corps

(Pour mon anniversaire de naissance)

Bonjour mon corps,

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné si longtemps sur les chemins de ma vie.

Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites. Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de reproches violents, ignoré par des regards indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes. Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi.

Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités. Je me surprends, surprends à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.

J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rayons du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.

Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir.

Mon corps, je te suis fidèle.

Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour. Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps. Que tu prenais soins de moi, que tu respectais ma présence.

Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi ! Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie ! Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus.

Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune….
Et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.

– Jacques Salomé

Que puis-je vous dire ?

 Que puis-je vous dire ?

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, la vie est magnifique. En effet, il me new-image9semble vivre quelque chose de bien particulière ces dernières semaines. Vous savez ? Ce petit quelque chose à laquelle on tient pour acquis mais qui nous manque terriblement lorsqu’elle nous glisse entre les doigts. Hé, bien oui ! J’apprends de nouveau à être bien avec la personne la plus importante en ce monde, c’est-à-dire moi-même.

Ne vous y méprenez pas ! Être bien avec soi-même se situe aux antipodes de l’égocentrisme, et ce pour trois raisons fondamentales. En premier lieu, il s’agit de prendre conscience de sa position véritable face au monde environnant. Que voulons-nous être ? Qu’est-ce qui nous convient réellement pour rendre notre vie digne et féconde ? Que sommes-nous prêts à laisser-tomber pour plaire à une tierce-personne ou tout simplement pour plaire à l’ensemble de la société ? Et, peut-être la question la plus importante entre toutes, que sommes-nous aptes à accomplir pour être acceptés par ceux et celles avec qui entretenons des liens ? Répondre de manière franche à ces interrogations peut nous amener à nous ouvrir davantage sur le monde. Savoir ce à quoi nous voulons dire “non” permet, aussi paradoxale que cela puisse paraître, nous ouvrir la porte à une multitude de possibilités.

New Image5En second lieu, être bien avec soi-même favorise une harmonie entre le corps et l’esprit. Se lever chaque matin et avoir l’âme en paix est une denrée qui vaut son pesant d’or. Qui plus est ! Savoir que l’on a donné le meilleur de soi sans rien attendre en retour est souvent un baume pour notre âme. Ce qui nous permet aussi de marcher la tête haute malgré les qu’en-dira-t-on, les sournoiseries et les hypocrisies qui pullulent en cette société. J’en sais quelque chose.

En dernier lieu, être bien avec soi-même signifie aussi savoir être authentique en tout temps. Vivre selon ses propres valeurs en dépit de ce que la société nous impose depuis des lustres. D’ailleurs, suite à une série de rencontres avec un professionnel en santé mentale, plus précisément un psychologue, une série qui m’a été fort utile pour me situer dans le temps présent, il m’est apparu que souvent, trop souvent, je devais tout faire pour plaire à la société, à être conforme à ses attentes, à outrepasser de nombreuses blessures infligées dans ma plus tendre enfance. Des blessures dont certains individus malintentionnés en ont tiré des bénéfices éhontés.

Savez-vous quoi ? Maintenant, je n’en n’ai rien à faire et je ne veux plus jamais en entendre parler.

Oui, j’ai fait la manchette dans la plupart des médias de masse tant dans la presseNew Image4 écrite que télévisée ou encore radiophonique, et ce depuis ma plus tendre enfance. Oui, quelques-uns ont laissé en moi des grafignes très profondes qui ont mis un temps considérable à guérir, du moins à cicatriser de manière plus ou moins satisfaisante. Oui, la majorité de ces reportages ont un lien direct avec le dossier de la Thalidomide lequel n’a pratiquement pas laissé de beaux souvenirs chez votre humble serviteur. Voilà pourquoi ma passion pour la nudité artistique s’était peu à peu incrustée en mon esprit. Ne plus être vu, perçu, analysé et présenté comme une erreur, pour ne pas écrire comme une horreur, du domaine de la pharmacologie où la médecine se devait de combler les conséquences, ou encore comme une source de revenu pour les avocats immoraux ou, bien pire, comme une bête digne d’un cirque de foire dans un journal en sensation. Tout simplement être considéré comme un être humain…

new-image10Que pouvais-je vous dire en cette journée ? Que je suis heureux. Heureux de pouvoir enfin me comprendre, de savoir qui je suis réellement, et de ne pas chercher à vouloir plaire absolument. Mon bonheur vous dérange ? J’en suis fort aise. Le fait que je sais maintenant qui je suis vous indispose ? Cela est le moindre de mes soucis. Désormais, j’ouvrirai les fenêtres de mon âme afin d’y laisser entrer les lumières divines sans oublier de les partager avec ceux et celles qui en ont le plus besoin.

Ainsi va la vie ! Ainsi, je poursuivrai la route de mon destin ! Ainsi j’accomplirai mon petit bonheur au quotidien ! Que Dieu vous bénisse ! Merci de m’avoir lu.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada