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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Désolé mais…

Désolé mais ...

Désolé mais…

 

Devant cette incompréhension,

Qui me tenaille jusqu’en a perdre la raison,

Et qui me fait douter de l’innocence de mon âme,

Ira-t-elle brûler dans les enfers léchée par ses flammes ?

 

Coeur à prendre ! Coeur à vendre ! Coeur à pendre !

Me tenant devant cette foule avide qui veut m’entendre,

Savoir le pourquoi ! Savoir le comment ! Savoir quand et quoi ?

Pour être conforme à ces mœurs hypocrites et à ces insipides lois !

 

Te donner ce que je peux ! T’offrir ce que tu veux !

Être ensemble heureux ! Sans pour cela être des dieux !

Marcher ensemble à pas légers, à pas de paix et de liberté,

Regarder au loin et n’y voir que nos plus grandes possibilités.

 

Désolé, mais je ne suis qu’un homme,

Qui se cherche encore devant son ombre,

Qui brandit étendards levés devant sa destiné,

Mais qui craint encore les frasques de son passé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à mon corps

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Lettre à mon corps

(Pour mon anniversaire de naissance)

Bonjour mon corps,

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné si longtemps sur les chemins de ma vie.

Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites. Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de reproches violents, ignoré par des regards indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes. Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi.

Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités. Je me surprends, surprends à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.

J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rayons du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.

Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir.

Mon corps, je te suis fidèle.

Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour. Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps. Que tu prenais soins de moi, que tu respectais ma présence.

Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi ! Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie ! Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus.

Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune….
Et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.

– Jacques Salomé

Que puis-je vous dire ?

 Que puis-je vous dire ?

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, la vie est magnifique. En effet, il me new-image9semble vivre quelque chose de bien particulière ces dernières semaines. Vous savez ? Ce petit quelque chose à laquelle on tient pour acquis mais qui nous manque terriblement lorsqu’elle nous glisse entre les doigts. Hé, bien oui ! J’apprends de nouveau à être bien avec la personne la plus importante en ce monde, c’est-à-dire moi-même.

Ne vous y méprenez pas ! Être bien avec soi-même se situe aux antipodes de l’égocentrisme, et ce pour trois raisons fondamentales. En premier lieu, il s’agit de prendre conscience de sa position véritable face au monde environnant. Que voulons-nous être ? Qu’est-ce qui nous convient réellement pour rendre notre vie digne et féconde ? Que sommes-nous prêts à laisser-tomber pour plaire à une tierce-personne ou tout simplement pour plaire à l’ensemble de la société ? Et, peut-être la question la plus importante entre toutes, que sommes-nous aptes à accomplir pour être acceptés par ceux et celles avec qui entretenons des liens ? Répondre de manière franche à ces interrogations peut nous amener à nous ouvrir davantage sur le monde. Savoir ce à quoi nous voulons dire “non” permet, aussi paradoxale que cela puisse paraître, nous ouvrir la porte à une multitude de possibilités.

New Image5En second lieu, être bien avec soi-même favorise une harmonie entre le corps et l’esprit. Se lever chaque matin et avoir l’âme en paix est une denrée qui vaut son pesant d’or. Qui plus est ! Savoir que l’on a donné le meilleur de soi sans rien attendre en retour est souvent un baume pour notre âme. Ce qui nous permet aussi de marcher la tête haute malgré les qu’en-dira-t-on, les sournoiseries et les hypocrisies qui pullulent en cette société. J’en sais quelque chose.

En dernier lieu, être bien avec soi-même signifie aussi savoir être authentique en tout temps. Vivre selon ses propres valeurs en dépit de ce que la société nous impose depuis des lustres. D’ailleurs, suite à une série de rencontres avec un professionnel en santé mentale, plus précisément un psychologue, une série qui m’a été fort utile pour me situer dans le temps présent, il m’est apparu que souvent, trop souvent, je devais tout faire pour plaire à la société, à être conforme à ses attentes, à outrepasser de nombreuses blessures infligées dans ma plus tendre enfance. Des blessures dont certains individus malintentionnés en ont tiré des bénéfices éhontés.

Savez-vous quoi ? Maintenant, je n’en n’ai rien à faire et je ne veux plus jamais en entendre parler.

Oui, j’ai fait la manchette dans la plupart des médias de masse tant dans la presseNew Image4 écrite que télévisée ou encore radiophonique, et ce depuis ma plus tendre enfance. Oui, quelques-uns ont laissé en moi des grafignes très profondes qui ont mis un temps considérable à guérir, du moins à cicatriser de manière plus ou moins satisfaisante. Oui, la majorité de ces reportages ont un lien direct avec le dossier de la Thalidomide lequel n’a pratiquement pas laissé de beaux souvenirs chez votre humble serviteur. Voilà pourquoi ma passion pour la nudité artistique s’était peu à peu incrustée en mon esprit. Ne plus être vu, perçu, analysé et présenté comme une erreur, pour ne pas écrire comme une horreur, du domaine de la pharmacologie où la médecine se devait de combler les conséquences, ou encore comme une source de revenu pour les avocats immoraux ou, bien pire, comme une bête digne d’un cirque de foire dans un journal en sensation. Tout simplement être considéré comme un être humain…

new-image10Que pouvais-je vous dire en cette journée ? Que je suis heureux. Heureux de pouvoir enfin me comprendre, de savoir qui je suis réellement, et de ne pas chercher à vouloir plaire absolument. Mon bonheur vous dérange ? J’en suis fort aise. Le fait que je sais maintenant qui je suis vous indispose ? Cela est le moindre de mes soucis. Désormais, j’ouvrirai les fenêtres de mon âme afin d’y laisser entrer les lumières divines sans oublier de les partager avec ceux et celles qui en ont le plus besoin.

Ainsi va la vie ! Ainsi, je poursuivrai la route de mon destin ! Ainsi j’accomplirai mon petit bonheur au quotidien ! Que Dieu vous bénisse ! Merci de m’avoir lu.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada