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Une séance photo vraiment agréable à vivre

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Réalisation photographique par Priscilla Vaillancourt

Une séance photo vraiment agréable à vivre

Bonjour tout le monde,

IMG_0690J’espère que vous avez passé une belle semaine. Pour ma part, je dois avouer que j’ai été étonné de voir un hiver assez précoce. Qu’à cela ne tienne, l’hiver possède un charme insoupçonné qui enrichissent à la fois nos forêts et, dans une certaine mesure, nos cités et villes. Quoi de mieux qu’une bise légère se frottant sur nos joues pour nous vivifier? Quoi de plus agréable à voir qu’un beau manteau blanc qui recouvre le paysage? Un peu à la manière d’un linceul annonçant un repos bien mérité jusqu’à la résurrection printanière. Et, surtout, quelle chance incroyable d’avoir une saison qui nous incite à prendre notre temps de vivre le temps présent. En effet, le ralentissement momentané au sein de nos activités régulières est en soi une occasion unique de prendre conscience qu’en dépit de tout ce que nous faisons seul le temps a une importance intrinsèque à notre existence. D’ailleurs, il est intéressant de noter que nous revenons à l’heure dite « normale », en reculant montres et horloges d’une heure.

C’est un peu une telle réalité que j’ai ressentie en monIMG_0726 fort intérieur à l’occasion de la séance photo de nudité artistique réalisée sous l’œil vigilant de Priscilla Vaillancourt en ce jour de dimanche 17 octobre dernier dans la belle ville de Saguenay, secteur de Chicoutimi, plus précisément sur le campus universitaire de l’endroit. Une telle séance se déroula dans une salle spécialement conçue pour les prises photos dans le cadre d’études en arts visuels. Est-il utile de vous informer que le tout a été fait dans un cadre strictement artistique empreint de respect mutuel et de recherche de l’excellence? Une recherche partagée tant par votre humble serviteur que par Priscilla Vaillancourt.

C’est ainsi que plusieurs photos ont été faites dans ledit local par une journée grise en dehors mais tellement ensoleillée en dedans. Après les présentations d’usage et avoir brisé la glace, votre serviteur et l’étudiante en arts se mirent au travail afin d’accomplir une séance digne d’être qualifiée à la fois sérieuse et de bon goût. Vêtements retirés pour ma part, ajustements des appareils pour sa part ! Tout est prêt? Alors, allons-y !

IMG_0709Que de photos furent prises ! Que d’angles furent travaillés ! Que de poses furent accomplies ! Que de mouvements furent effectués afin de trouver la pierre précieuse ! Celle qui saura se tirer de toutes les autres et qui donnera à cette séance toute sa raison d’être. À vrai dire, et après avoir reçu l’ensemble des photos prises par Priscilla Vaillancourt, il m’est permis d’affirmer avec une grande fierté que cette séance est l’une des plus enrichissantes vécues jusqu’à maintenant en tant que modèle nu. Certes, j’ai eu l’opportunité de poser pour des photographes de renommé internationale, notamment pour une femme dont la seule mention de son nom résonne dans le firmament du nu artistique. Toutefois, poser nu pour une étudiante dans le cadre d’un projet universitaire est à mes yeux une preuve indéniable qu’il existe une confiance à la fois envers moi mais aussi à l’égard de mon professionnalisme.

C’est ce que je vous ferai découvrir dans mes prochaines publications au sein de ce blogue consacré à ma passion pour la nudité artistique, la poésie et la photo ainsi que de mes réflexions personnelles.

Je vous remercie de votre fidélité.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comment rédiger un article ?

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Comment rédiger un article ?

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_080359J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que le mois de mai sera favorable à la concrétisation de vos projets printaniers. De mon côté, je dois avouer qu’il commence du bon pied. En effet, j’ai réfléchi à mes dernières expériences en tant que modèle vivant (nu intégral) pour le département d’art visuel du C.E.G.E.P. de Drummondville et pour celui de l’Université du Québec à Chicoutimi au cours du mois dernier. Elles furent tout simplement extraordinaires tant au plan interpersonnel que celui de l’étude de l’art et celui de l’expertise que j’apporte auprès des étudiants et étudiantes en arts. Il va de soi que l’un des objectifs principaux de mes expériences vécues en ces moments consiste à partager avec vous, fidèles abonnés, consiste à écrire des articles au sein de mon blogue.

Mais, au fait ! Comment rédiger un tel article ? C’est là une question56954320_10156413336467523_4126316819482935296_n qui mérite d’être répondue de manière la plus développée qui soit, surtout lorsqu’il concerne un sujet aussi tabou que la nudité artistique. Ici, je mets l’emphase sur le terme de “nudité artistique” afin de la distinguer de la nudité liée de près ou de loin à la pornographie. La première se rapporte à l’étude du corps humain dans sa plus simple expression sous un angle académique où l’utilisation de différents supports est, je dirais même doit être, envisagée. Pour ce qui est de la seconde, rares sont les réalisations pornographiques dignes d’être qualifiées d’œuvres artistiques. Certes, il en existe quelques-unes au sein d’une marée de productions plus souvent qu’autrement de très mauvais goût, voire d’une vulgarité sans borne. Toutefois, fait intéressant à se rappeler, quelques-unes des stars du porno ont débuté dans le domaine du nu artistique avant d’orienter leurs carrières dans un domaine qui lui est diamétralement opposé.

IMG_20190410_200812Autrement dit, le désir de partager mes expériences sous un angle empreint de noblesse n’a d’égal que celui d’éviter toutes formes de vulgarité au sein même de chacune de mes publications. Et pour se faire, je garde à l’esprit trois questions fondamentales. En premier lieu, quels sont les types de poses envisagés en classe, et ce en tenant compte de l’âge des participants et de leurs niveaux de connaissances liées à ce champ d’étude ? N’oublions pas que je risque d’être photographié à n’importe tel moment par la responsable du groupe. En second lieu, plus le nombre de photos sera élevé, plus l’embarras du choix le sera aussi et plus l’opportunité de rédiger des articles de qualité sera accrue. Vous avez sans aucun doute deviné que lesdites publications peuvent être tant des proses, tel qu’en ce moment même, que de poèmes composés tout au long de ce blogue.

En dernier lieu, je dois résoudre cette énigme : Pourquoi un texte sous IMG_20190415_120356forme de prose ou bien sous la forme d’un poème ? Ici, il est à retenir qu’un dessin ou bien même une photo de votre humble serviteur peut être utilisés tant pour une prose que pour un poème. La seule grande différence entre les deux réside sur cet aspect : quel est mon message ? Un message sur ce que les personnes ont vécu en ma compagnie, sur ce qu’elles en ont tiré de bon ou de moins bon ? Ou plutôt un message sur ce que j’ai moi-même ressenti au plus profond de mon être, l’espace d’un instant aussi minime soit-il ?

Qui plus est ! La difficulté de transmettre mon message est un facteur à ne jamais négliger. Voilà pourquoi la recherche de l’excellence de la langue française dans chacune de mes publications est, et restera pour toujours un leitmotiv majeur dans mes rédactions. Une telle recherche est à mes yeux le meilleur fil coupant qui soit pour trancher entre ce que je veux dire et ce que je dis réellement. Pour se faire, rien ne doit être mis de côté pour écrire un français respectable. Fort heureusement, il existe sur l’internet une panoplie d’outils aussi utiles les uns que les autres afin de s’approprier une langue de Molière digne de cet illustre auteur.

En résumé, outre le fait d’avoir choisi le sujet et ce, après une période de réflexion plus ou moins longue, et d’avoir choisi sous quelle forme sera-t-il présenté, la qualité du français est sans contredit la pierre d’angle de chacune de mes publications. Et, comme le disait si bien mon regretté professeur de français à l’époque du lycée ; remets-toi cent fois sur ton métier à tisser si tu veux offrir une œuvre de qualité. Bref, ne jamais craindre de revenir sur le texte avant sa publication finale. C’est un principe de respect tant pour moi en tant qu’auteur de ce blogue qu’envers mes « abonnés ».

Je vous remercie de votre présence et de votre fidélité.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Il faut parfois de l’audace

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« Marmor, tu es si magnifique. » Toutes les photos présentées dans cet article sont de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Livre portfolio de Marmor : https://www.deviantart.com/tag/marmorbook?offset=2

 

Avis aux intéressés ! Pour acheter un exemplaire du livre de Marmor, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de 

 

Il faut parfois de l’audace

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous en ce début de semaine. Pour ma part, je dois dire que la vie est magnifique surtout que nous avons enfin une réelle température digne du printemps et ce, après avoir connu quelques jours de grand froid. Fait intéressant à noter ! La ville de Sept-Îles située sur la côte-nord, où naquit votre humble serviteur le 24 mai 1962, a reçu des précipitations sous forme de neige ce samedi 5 mai. Fort heureusement que les gens de l’endroit y sont habitués. Et oui ! Il faut parfois que mère Nature ait de l’audace pour nous faire découvrir, ou redécouvrir selon le cas échéant, les merveilles de notre hiver tout blanc même si on y s’attendait pas.

marmor___the_book_by_rickb500-d8gos78En parlant d’audace, je tiens à rendre hommage au sein de ce présent article à la fois au photographe et à son modèle, tous les deux vivant en Allemagne, avec qui je communique de manière assidue depuis maintenant plusieurs années. À vrai dire je suis littéralement tombé en amour avec l’immense talent que Rick B. et son modèle connu sous le pseudonyme de Marmor, possèdent dans le domaine de la nudité artistique avec parfois un soupçon d’érotisme lequel n’a strictement rien de pornographique. Je suis impressionné par l’aisance avec laquelle le photographe manipule sa caméra afin d’une part, de saisir l’instantanéité du moment et d’autre part, les différents angles avec lesquels la modèle nue est découverte.

Ici deux aspects doivent être expliqués pourun peu daudace 1 comprendre l’importance de tels clichés. En premier lieu, l’instantanéité est le facteur fondamental de la réussite d’une telle prise photographique. On peut prendre n’importe quelle position, en n’importe quel lieu et n’importe quand, cela ne servira à rien si la volonté de trouver le moment précis où l’âme se manifeste par une quelconque expression tant faciale que corporelle, et même les deux à la fois si cela s’avère être possible. Ici, la manifestation est la pierre d’angle sur laquelle se base toute la séance de nudité artistique voir érotique dans certains cas. En second lieu, la découverte du modèle nue doit se faire de manière à la fois provocante et avec une certaine pudeur. C’est là tout un défi pour le photographe, vous en conviendrez. N’est-ce pas ?!

2014_11_01_martyna_p2809_02_bw_by_rickb500-dcaohf1Mais, par quels moyens un photographe peut-il accomplir un tel exploit ? Voici une question qui mérite une réponse claire et précise. C’est justement par l’utilisation d’un jeu d’ombre et de lumière qu’il est tout à fait possible, et parfois contre toute attente, que provocation et pudeur, deux réalités que nous pouvons placées au diapason l’une de l’autre, puissent se joindre en un point précis appelé l’excellence. Dans le cas qui m’intéresse, force est d’admettre que l’utilisation d’ombre et de lumière favorise une harmonie entre les différents angles à laquelle la magnifique modèle nue, la charmante Marmor, nous est présentée.

Un fait demeure et que je ne peux nier : cette photo est très explicite car une partie de son anatomie est dévoilée sans ambiguïté. Or, la primauté du noir & blanc dans un tel type de photo favorise davantage l’importance du jeu de l’ombre et de lumière. Ce qui rend toutes les lettres de noblesse à cette photo.

Cela aurait-il été envisageable dans le cas où elle aurait été réalisée en format couleurs ? Peut-être bien que si comme peut-être bien que non. Personnellement, j’opterais pour le second choix vu le caractère hautement explicite de la photo. Un caractère qui n’enlève rien au professionnalisme tant du photographe qu’à son modèle. Bien au contraire ! Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Séance de nudité artistique avec Sofy

Collaboration spéciale de Sofy
Collaboration spéciale de Sofy

Séance de nudité artistique avec Sofy

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien malgré le froid sibérien qui sévit en ce moment dans la belle province du Québec. En effet,

Tout le matériel requis pour une séance de nudité artistique

Tout le matériel requis pour une séance de nudité artistique

la température est descendue tellement bas en certaines régions qu’elle a battu un record de froid. À vrai dire, aucune ville de la Sibérie avait eu la même température que nous avions eu au Québec en début de semaine. Ce qui a été d’autant plus le cas dans la capitale provinciale. Soyez sans crainte, je n’ai pas l’intention de m’entretenir de la météo pour le reste de ma publication mais il fallait mettre les choses en perspective afin de mieux comprendre le déroulement de mon séjour dans la métropole du Québec qu’est Montréal. Une ville comme n’importe quelle autre me diriez-vous? Eh bien non!

Ici, quelques mots doivent être écrits afin de vous expliquer l’importance que cette ville a à mes yeux. Comme vous le saviez probablement déjà, je suis parmi les nombreuses victimes de la thalidomide au Canada. Il s’agit dans les faits d’un médicament aux effets tératogènes que l’on prescrivait aux femmes enceintes pour contrecarrer les problèmes liés à la grossesse. Certains des enfants nés difformes ont été atteints davantage que d’autres. En ce qui me concerne, je peux me considérer chanceux puisque d’une part, je vis de manière autonome et que d’autre part, la vie a été somme toute belle pour moi. Bref, je fus placé dès mon plus jeune âge à l’institut de réadaptation de Montréal où l’on me fit mes premières prothèses tout en ayant de multiples opérations chirurgicales à l’hôpital Ste-Justine. Cet hôpital est dédié exclusivement dans les soins médicaux pour les enfants. Faits intéressant à noter! Mes parents et moi prévoyons qu’un jour j’allais possiblement fréquenter l’université de Montréal si Dieu voulait bien qu’il en en soit ainsi. Or, sa volonté a été toute autre puisque j’ai plutôt opté, suite à des facteurs un peu long à expliquer, pour l’université Laval de Québec. Une ville qui m’était quasi inconnue jusqu’à mes 22 ans. Comme quoi, les plans de Dieu sont impénétrables. N’est-ce pas?!

Marie-Pier Auger OfficielPar un heureux hasard, et bien des années plus tard, je fis la rencontre d’une jeune cinéaste sortie tout droit de l’université de Montréal. Une jeune dame fantastique qui m’a permis de me faire connaître, et même reconnaître au plan international, dans le domaine de la nudité artistique. C’est vraiment grâce à son aide extraordinaire que ma « carrière » en tant que modèle nu prit son envol de manière spectaculaire. Chère Marie-Pier Auger, tu as tout mon respect et ma gratitude. Cela me fait tout de même drôle quand je pense au fin de non recevoir de la part du département des arts visuels de l’université Laval lorsque j’étais allé offrir mes services et que plusieurs années plus tard un journal de Québec, en l’occurrence le Québec Express, alla publier un article sur mon expérience dans un domaine, avouons-le, un peu spécial. Douce revanche de la vie!

C’est aussi à Montréal que j’ai connu les plus grands artistes dans ce domaine. Un domaine où la fausse pudeur et le respect de soi sont de mise. Je ne compte plus le nombre d’artistes et de photographes pour qui je me suis offert en tant que modèle nu. Une offrande où la recherche du bon goût reste la pierre angulaire de toutes les séances réalisées jusqu’à maintenant. D’ailleurs, j’ai conservé un lien amical extraordinaire avec toutes les personnes pour qui j’ai travaillé. Des personnes avec une générosité incroyable et du talent à en revendre. Vous pouvez me croire sur parole. Ho que si!

Bien des années plus tard, et suite à une recommandation que me fit une amie de Québec, l’opportunité de poser nu

Le petit Bouddha

Le petit Bouddha

pour un groupe d’artistes au sein d’une galerie d’art contemporain s’offrit à moi. Poser nu pour une galerie d’art? Le summum pour un modèle nu puisque qui dit « galerie d’art », dit aussi « notoriété incontestable » dans ce domaine. C’est donc par une belle journée du mois d’octobre 2014 que la chance de poser nu pour des artistes de renommée nationale et même internationale se concrétisa pour votre humble serviteur. Toutefois, et c’est important de le retenir, j’ai fait la rencontre d’une dame magnifique qui a eu la gentillesse d’être mon assistante tout au long de la journée. Son aide a été réellement précieuse. Par exemple, elle veilla à mon confort, à réaliser des photos et même quelques vidéos pendant ladite séance ainsi qu’à m’aider à enlever mes vêtements lors des préparatifs. Oui, il y a encore des gens avec un cœur en or en ce monde. C’est grâce à des gens comme eux si ma vie a pris une tournure extraordinaire malgré ma différence physique. Des gens qui me font croire aux anges tellement ils ont eu une influence plus que positive au cours de mon existence.

Qu’allait donc être la prochaine étape pour les mois à venir en ce qui concerne ma présence dans la métropole du Québec? La réponse se fit lors des échanges entre votre humble serviteur et une artiste spécialisée dans le style dit underground. C’est donc à la suite de mon expérience vécue à la galerie d’art contemporain Le Belgo que l’artiste Sofy et moi-même avions convenu qu’une séance de nudité artistique en privé aura lieu dans un proche avenir.

Séance de nudité artistique

Séance de nudité artistique

Une chose doit être soulignée pour clarifier une hypothétique mésentente. Il n’a jamais été question de faire un parallèle entre d’une part, ma passion en tant que modèle nu et, d’autre part, la cause des victimes de la thalidomide au Canada. Ce sont-là deux sujets qui n’ont strictement rien en commun. Certes, poser nu vu ma situation physique quelque peu hors-norme relève du défi mais jamais, j’ai bien écrit «jamais», je n’ai voulu susciter de la pitié auprès des artistes. Bien au contraire! La joie de vivre, le bonheur et la sérénité ainsi que la fierté d’être à la fois ce que nous sommes constituent les valeurs que je désire transmettre à ceux et à celles avec qui je partage mon corps. Un partage purement artistique, c’est important de se rappeler. Oui, poser nu est le plus noble des partages car la confiance à la fois en soi et à l’autre est d’une importance incommensurable.

Mon pays...

Mon pays…

Bref, après de multiples échanges via emails et s.m.s., nous nous sommes donné rendez-vous pour le 4 février 2015 à Montréal afin de concrétiser notre projet loin des regards indiscrets. Une entente tacite entre Sofy et votre humble serviteur fait en sorte qu’il m’est impossible de vous dire où ladite séance a eu lieu exactement. Quoiqu’il en soit, l’endroit a été très confortable et chaleureux avec un confort inégalé. Par exemple, une salle de douche était mise à ma disposition afin d’être frais et disponible pour une séance de qualité. Ce qui n’était pas de refus étant donné le voyage Québec-Montréal surtout que le bus a été dans l’obligation de revenir à Québec pour cause de bris mécaniques causés par le froid sibérien. Voilà pourquoi j’ai débuté le présent article en vous parlant de la météo. Le moins que l’on puisse dire concernant notre bel et tout blanc hiver, c’est que Gilles Vigneault a bien raison de chanter que … Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver.

Ce fut la première fois où une artiste et moi-même avions convenu de réaliser des poses qui n’avaient jamais été faites

Un angle difficile à travailler

Un angle difficile à travailler

par votre humble serviteur. Des poses de nudité à la fois artistiques et quelque peu provocantes. L’objectif était d’outrepasser nos limites respectives tout en restant dans les normes de l’acceptable. « Pas facile », me direz-vous?! Vous avez bien raison. C’est la principale raisons pour laquelle nous avons préféré garder secret le lieu de notre séance. À cela s’ajoutent en premier lieu, la nécessité de ne pas tout dévoiler afin de protéger la réputation des lieux et en second lieu, de préserver le caractère à la fois artistique et libre de mon blogue. En règle générale, tout était permis lors des poses afin de découvrir des angles peu travaillés jusqu’à maintenant. Des angles difficiles à travailler tant pour le modèle nu que pour l’artiste. Je sais bien de quoi je parle pour l’avoir expérimenté. Fort heureusement, notre confiance mutuelle accompagnée d’un excellent sens de l’humour et de notre rencontre à la galerie d’art Le Belgo ont permis à notre séance de nudité artistique d’être réellement agréable. Rien a été caché à cette artiste! Toutefois, pour respecter le caractère «ouvert» de mon blogue, il m’apparaître opportun, voir plus que nécessaire, de m’en tenir aux dessins pouvant être qualifiés de moins underground. Comme dit l’adage biblique: « Tout est permis, mais tout n’est pas nécessairement utile ».  Or, parmi tous les dessins réalisés par Sofy, celui qui vous est présenté ci-contre est sans conteste l’un des plus intéressants du fait que j’aurais bien aimé pouvoir prendre une telle pose devant les artistes rencontrés lors de ma rencontre du mois d’octobre 2014. Malheureusement, la présence d’une artiste âgée d’à-peine le début de la vingtaine m’avait retenu de le faire. Il y a des circonstances qui doivent être prises en considération lors d’une telle séance. Tenir compte de l’âge des artistes présents en salle est sans contredit parmi les plus importants à prendre en considération.

En avoir plein le dos!

En avoir plein le dos!

C’est l’une des rares fois où une artiste m’avoua qu’elle était curieuse de dessiner certaines parties de mon anatomie en lien avec ma situation physique. Le fait de ne pas avoir de mains, ni de pieds mais en étant pleinement masculin aiguisait son désir de m’avoir pour modèle nu. Non pas une curiosité malsaine. Plutôt une interrogation de voir jusqu’où elle pourrait décrire ce qu’elle voit. Voir! Ressentir! Présenter! Ce sont-là des défis fort intéressants auxquels il me fait plaisir de participer à la condition sine qua none qu’un échange soit toujours possible durant les poses.

L’esprit de camaraderie est un autre élément qui m’a étonné tout au long de notre rencontre. En effet, nous avions discuté de tout et de rien. Non seulement pendant cette séance mais aussi à l’occasion d’un bon repas pris dans l’un des nombreux restaurants qui longent la rue Ste-Catherine de Montréal. Une interrogation doit être résolue une fois pour toute: Peut-on entretenir un lien amical avec UNE artiste? C’est avec un plaisir indescriptible que je vous réponds par l’affirmative.

Et pourquoi en serait-il autrement? L’artiste et le modèle nu sont avant toute chose des êtres humains ayant leurs valeurs, leurs principes, leurs aspirations, leurs espoirs et leurs craintes face à l’avenir. De plus, ils possèdent un vécu qui peut faire la différence dans les échanges. Faire abstraction de ces réalités, c’est renier le caractère sacré qui fait d’eux ce qu’ils sont, c’est-à-dire des êtres humains pleinement humains avec une âme. C’est à retenir, maintenant et pour toujours.

En terminant cette présentation, il m’apparait nécessaire de vous demander, à vous lecteurs et lectrices, de faire connaître mon blogue artistique auprès des vôtres. Si vous avez des membres de votre entourage qui œuvrent dans le domaine artistique et qui cherchent des modèles nus afin de travailler sur des concepts hors des sentiers battus, n’hésitez surtout pas à leur transmettre mon adresse email qui se trouve à la toute fin de cet exposé. Je vous en serai gré.

Merci sincèrement de m’avoir lu.


RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

adresse email: modelevivantaquebec@live.ca

Une question de pudeur

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Une question de pudeur

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez passé un bon congé de Pâques, et ce, que ce soit en famille, avec des amis ou bien seul. L’essentiel est d’avoir pu prendre quelques temps pour se vous ressourcer afin d’être prêts pour la saison estivale qui s’annonce tranquillement. Ici, au Québec, l’été s’annonce plutôt bien, trop bien même, lentement.

Aujourd’hui, je désire vous donner mon point-de-vue sur un sujet des plus délicats. Il s’agit, en l’occurrence, de la pudeur dans le domaine de la nudité artistique. Un tel choix m’est apparu plus que nécessaire suite à la perte de référence de la moralité qui semble se dégager au sein de la société actuelle. Une telle situation proviendrait de la prépondérance, il va sans dire néfaste voire pathologique, des nombreux sites pornographiques de plus en plus présents sur le web.

Une chose doit être comprise: la nudité artistique ne peut être, et ce en aucune occasion, liée de prêt ou de loin à une sexualité, disons-le franchement débridée, telle que l’on voit sur lesdits sites. Et pour cause! Le fondement de la profession de modèle nu se retrouve dans deux types de pudeur. Il s’agit primo, de celle que le modèle doit éprouver à l’égard de son propre corps mais aussi, secundo, dans les regards qu’ont les artistes avec qui le modèle travaille. Il va de soi que l’on ne peut soustraire la masculinité et la féminité du corps nu. Par contre, une telle réalité doit être décrite avec les mots, les termes et les modalités propres à la nudité artistique.

Voilà pourquoi il est préférable d’utiliser des termes précis afin d’une part, d’éviter une quelconque forme de vulgarité et d’autre part, de mettre l’emphase sur les émotions vécues tant du côté des artistes que celui du modèle nu. Je dirais même à la limite que le fait d’utiliser des termes liés au monde médical serait le plus approprié pour décrire les différentes parties du corps nu. C’est ainsi que l’on doit privilégier, à titre d’exemples, le mot « fessier » ou bien « postérieur » au lieu de … fesses. Il en est ainsi de buste au lieu de seins, surtout si cela se réfère au corps nu féminin.

Photo 3Cependant, le plus important concerne le sexe masculin proprement dit. Quel terme doit-on utiliser pour le décrire afin d’éviter toute allusion à la pornographie qui plus souvent qu’autrement renvoie une image très négative surtout de la femme en y incluant une forme plus ou moins avouée de violence à son égard. Ici, le mot pénis n’est pas celui qui convient le mieux car il renvoie de manière plus ou moins subtile à l’image précédemment décrite de la violence faite aux femmes. Il est donc préférable d’utiliser le mot «phallus» qui tire son origine du monde grec, berceau des arts mais aussi de la médecine en Occident.

Il en est ainsi du monde artistique puisque l’artiste doit regarder le corps nu de son modèle afin d’y déceler ce qui le rend si unique à ses yeux. Il ne s’agit certes pas d’y trouver une quelconque pathologie ou une difformité plus ou moins visible, mais plutôt de déterrer sous les multiples épaisseurs de peau, laquelle n’est en quelque sorte que l’habit de l’âme du sujet, l’essence même de la vie. Une vie heureuse?, moribonde?, précaire ou encore épanouie? C’est à l’artiste, et à lui seul, de le découvrir.  Quel est l’ultime moyen de la découvrir? Et bien, croyez-le ou non, c’est en respectant la pudeur propre à chaque individu qu’il est plus facile d’apercevoir les traces intérieures du vécu de la personne. Un vieil adage dit que «nos paroles peuvent mentir au monde entier, mais que notre corps nous trahisse tôt ou tard.» Il est donc préférable d’établir une limite entre ce que le modèle accepte de faire ou de ne pas faire et ce que l’artiste souhaite créer.

Tout ceci m’amène à vous parler d’un phénomène étrange lequel m’est apparu au fil de mon expérience. «Étrange» est bien le mot qui convient le mieux pour décrire la difficulté qu’ont la grande majorité des gens à dévoiler leur nudité alors qu’ils sont davantage enclins à raconter leurs secrets, parfois les plus intimes, sur les réseaux sociaux que l’on retrouve sur le web. C’est notamment le cas de Facebook, de Twitter et de Tumblr. Bien entendu qu’il en existe beaucoup d’autres. Toutefois, ces mêmes individus vivent une pudeur, que je qualifierais moi-même de maladive, face à leur corps.

Il va de soi que nous avons tous et toutes notre propre conception de la pudeur face à la nudité, la nôtre etPhoto 2 celle de «l’autre». J’ai demandé à mes amis de Québec ce qu’ils pensaient de la pudeur vis-à-vis de la nudité. Les réponses ont été aussi impressionnantes les unes que les autres. Fait intéressant à retenir, ce sont surtout des membres de la gente féminine qui ont eu la bienveillance de partager avec moi leurs opinions sur le sujet.  Selon ma grande amie Marlène, il semblerait que les hommes aient plus de facilité face à la nudité proprement dite que les femmes. Ces dernières seraient plus fragiles au plan émotionnel que leurs confrères masculins. Une telle fragilité est accrue de manière quasi-exponentielle par la crainte face aux esprits malsains sans oublier la possibilité de l’enfantement liée à leurs caractéristiques féminines. Tout ceci n’a qu’un seul but: le désir de protéger son intégrité tant physique que psychologique. Bien entendu que la notion du respect de soi-même et de la protection de sa réputation constituent aussi des éléments non-négligeables. Mais attention! Elle reconnaît qu’il faut être capable de respecter la personne qui a une notion, disons-le franchement, plus permissive de la pudeur. Comme on dit si bien: «Il faut de tout pour faire un monde.»

 Fait cocasse à retenir! Une de mes amies, prénommée Sophie et qui est aussi une artiste formidable, m’a avoué qu’elle est elle-même le genre de personne à raconter ses secrets, souvent les plus intimes, car malheureusement elle éprouve un grand  complexe à l’égard de son physique. Ceci vient-il confirmer mon raisonnement précédemment décrit? Peut-être si! Peut-être pas!

Selon mon amie Geneviève, qui est une artiste unique en son genre, je touche un sujet très sensible pour un grand nombre d’individus mais qui est néanmoins ancré dans le monde dit « actuel ». Voilà pourquoi qu’elle affirme avec justesse que «… nous somme tous un peu « voyeur » face aux corps des autres. Les gens se comparent souvent l’un à l autre puisque cela semble être notre nature aussi secrète qu’elle puisse être.»

Cependant d’un point-de-vue purement artistique, elle avoue d’emblée que le corps humain est la plus belle œuvre au monde. Par conséquent, il est primordial qu’on exploite sa beauté sous tous ses angles. Qui plus est!  Nous avons tous en quelque sorte notre façon de nous exhiber sous un angle que l’on peut qualifier d’acceptable. Ceci peut varier grandement selon les contextes. Par exemples, cela peut se manifester avec nos vêtements, les poses différentes que nous prenons sur les photos ou bien en public ou encore à la plage. Il y en a aussi des plus audacieux. Sous un note, un peu humoristique, elle avoue que même si certaines personnes se disent « choquées » par la nudité du modèle nu, elle est convaincue qu’au plus fond d’elles-mêmes, elles aiment regarder et ne se gênent nullement pour se comparer.

Bref, la pudeur est un élément fondamental non seulement dans le monde du modèle nu mais aussi dans toutes les sphères de la vie courante. Pas de pudeur! Pas de respect possible entre les individus. Pas de pudeur! Pas de nudité artistique qui soit digne de ce nom. Pas de pudeur! Pas d’humanité à proprement parler. Et vous?! Qu’en dites-vous?

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada