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Diverses couleurs

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Diverses couleurs Réflexion par de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par spitting-to-windward. Source : https://www.deviantart.com/spitting-to-windward/art/Paint-842944709

Diverses couleurs

C’est au fil des années vécues, expérimentées ou bien subies que nous nous s’apercevons jusqu’ à tel point notre vie est teintée de diverses couleurs pour se rendre compte que bien peu de choses dépendent de notre volonté.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

En sentant tes cheveux

Sentir tes cheveux
En sentant tes cheveux Poème par RollandJr St-Gelais et magnifique photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da & https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-love-the-scent-of-my-hair-839970675

En sentant tes cheveux

 

En ce magnifique matin,

Je me suis réveillé avec un bel entrain,

Car j’allais rejoindre le soleil de toute ma vie,

Celle qui fait depuis notre rencontre un bonheur infini.

 

Nous avons décidé de nous voir,

Là même où nous nous sommes embrassés,

Encore bien jeunes, un peu gênés et bien embarrassés,

Car nous y étions tard dans cette grange lors d’une nuit noire.

 

Je ne voulais pas te brusquer,

Simplement par ce baiser te dire,

Avec l’un de mes plus beaux sourires,

Qu’aujourd’hui encore et pour toujours je t’aimerai.

 

Allant de ce pas à notre rendez-vous,

Y allant allègrement car de toi je suis amoureux fou,

Le cœur jouant une mélodie qui se transporta sur mes lèvres,

Afin d’apaiser mon enchantement qui me faisait monter une fièvre.

 

Arrivé sur le lieu, je n’osais point faire de bruit.

Point de brusquerie envers celle que je suis épris,

J’avança d’un pas léger vers toi avec grande lenteur,

Car jamais je n’oserais, ne fut-ce qu’un moment, te faire peur.

 

Je te voyais assise près d’une pomme,

Aussi belle où pour la première fois je t’ai vue,

Tu avais accepté de danser avec moi. Qui l’aurait cru?

Au fil du temps, nous sommes devenus toi femme et moi homme.

 

Les années défilant nous avons en santé et en beauté grandit,

De fil en aiguille, nous avons appris à nous connaître petit à petit,

Je voulais te faire une surprise en t’invitant d’aller dans cette grange,

Tu m’avais regardé, je m’en doutais déjà un peu, avec un air bien étrange.

 

Je t’avais alors rassurée que j’avais une chose importante à te dire,

Un secret que je me devais pour toujours d’être libéré,

Au risque d’être blessé, voir même d’être rejeté,

Même si cela allait me faire souffrir.

 

Je voulais partager avec toi ce moment si précieux,

T’avouer simplement qu’avec toi j’étais tellement heureux,

Tu m’as alors confié en sentant avec passion tes cheveux soyeux,

Que tu désirais plus que tout que nous soyons pour la vie amoureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Fier comme une statue

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Fier comme une statue Par John K. DeviantArt : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Statuesque-33-800324996

Fier comme une statue

 

Homme maintenant déraciné,

De son continent envié d’où il a été tiré,

Enlevé avec la mort à l’âme et les chaînes aux pieds,

Embarqué sur un navire par lequel il deviendra un exilé.

 

Il y a bien des années de cette triste histoire.

Enraciné sur une terre d’un modeste propriétaire,

Avec pour épouse femme choisie qui a fini par lui plaire,

Travaillant dans modeste champ du matin jusqu’au soir.

 

Être de ce pays nouveau-né,

De cette Amérique convoitée pour ses richesses,

Pays de tant de promesses et souvent autant de tristesse,

Mais dans le cœur pur de cet homme un seul désir ne cesse.

 

Avoir de nombreux enfants,

En bonne santé tout en étant beaux et grands,

Afin de permettre d’avoir de valeureux descendants

Qui deviendront un de ces jours des êtres vivant librement.

 

Les années passèrent bien allègrement,

Guerres changèrent les visions bien évidemment,

Les enfants de ces enfants vécurent ces péripéties assurément

Accompagnés par de nombreuses luttes réalisées ardemment.

 

Des luttes parfois en paix et parfois avec violence,

Car de temps à autre, il n’y a pas d’autres choix pour briser le silence

Ce grand silence qui vient de tous ces mots non-dits et qui consentent,

Qui acceptent tant de préjugés et d’injustices visibles ou en attentes.

 

Se souvenant des histoires racontées maintes fois par sa mère,

À propos d’un homme jadis arrachée du sein de sa lointaine terre,

Cet homme qui a laissé en héritage son précieux sang dans ses veines,

Ces valeurs de respect, de bonté et d’ignorer toutes formes de haine.

 

Repensant à ce que sa mère autrefois lui raconta,

Revoyant dans ses pensées, les multiples luttes et combats,

Il se souvenait alors de son illustre ancêtre nu lorsqu’il fut vendu,

Et dans un signe de respect à son égard, il devint fier comme une statue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu avais deviné

Tu avais deviné
« Tu avais deviné » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin

Tu avais deviné

 

En ce dimanche sacré,

Tu t’es silencieusement levée,

Sans faire de bruit, tu as fait le petit-déjeuner,

Déjà je sentais un arôme qui m’étais familier, une senteur de café.

 

J’entendais tes pas légers,

Allant ici et là librement sur le plancher,

De tes pas qui m’ont fait penser la fois où je t’ai rencontrée,

Sur la piste de danse où jusque tard dans la nuit nous avons dansé.

 

En ce dimanche de confinement,

Où nous devons rester sages comme des enfants,

Comment pouvons-nous être sages alors que nous nous aimons follement?

Et de passer nos journées, nos nuits, à nous enlacer tendrement.

 

Je revoyais en pensées ce collier doré,

Que je t’avais offert pour souligner toutes ces années,

Où toi et moi nous avons traversées contre vents et marées,

Main dans la main, vers le destin nos yeux ensembles tournés.

 

J’ai une drôle de sensation comme si tu avais deviné,

Ce qu’il m’aurait réellement fait plaisir en cette matinée,

De porter à ton cou ce collier en ce dimanche du Ressuscité,

Quelle belle surprise de le voir à ton cou dès le rideau de chambre tiré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada