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Je suis une fille-joueuse

Je suis une fille-joueuse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-a-playful-girl-937617217

Je suis une fille-joueuse

 

Je suis une fille-joueuse.

Et, grâce à mon ami, je suis aussi rieuse.

J’ai appris à ne pas trop m’en faire.

À rêver d’un avenir meilleur sans penser à hier.

 

J’aime bien me promener en ces bois.

À l’aube du jour alors que personne ne me voit.

Je profite de l’occasion pour retirer mes sous-vêtements,

Car, il n’y a rien de tel pour se rafraîchir qu’un peu de vent.

 

Quel plaisir de ressentir le souffle embrasser mes lèvres,

Quelle sensation étrange de croire être une prude vierge !

Même si j’ai connu bien des hommes de tous les pays,

Des blancs, des noirs qui me firent sentir tellement jolie.

 

Mais, il y en a un qui m’a sans cesse étonnée.

Il sait avec tact, au septième ciel, m’amener.

Voilà pourquoi, en ce lieu, je pense toujours à lui.

Et, à chaque coup, je ferme les yeux et je souris.

 

Je suis une femme à l’esprit libre.

Me faire plaisir jusqu’à tout mon corps vibre.

Imaginez le voir explorer avec ardeur mon intimité,

Chaque fois, j’ai l’impression de perdre ma virginité.

 

Vous comprenez maintenant pourquoi je suis tant heureuse.

Quand il m’offre d’être avec lui dans son lit douillet, je suis preneuse.

Mon bon Rolland ! Avec lui, je ne m’ennuie jamais, car il sait me distraire.

Il possède un petit quelque chose avec lequel il maîtrise l’art de me plaire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Adieu, mon ami

Adieu, mon ami Poème de RollandJr St-Gelais Photo de G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Farewell-934952032

Adieu, mon ami

 

Adieu, mon ami.

Pour moi, c’est fini.

Je voulais vivre longtemps,

Peut-être même éternellement.

 

Mais, depuis que je lis les journaux.

Que je parcoure les réseaux sociaux.

Je constate maintenant à tel point tout semble.

Aller mal au point où, de tout mon corps, je tremble.

 

En cette journée de commémoration des fidèles défunts,

Je revois mes parents qui par amour ne faisaient qu’un.

Ils sont souvent présents dans mes rêves et mes songes.

Ils m’encouragent face à cette haine de ne pas jeter l’éponge.

 

Il est déjà trop tard et je m’enfonce dans ma tombe.

J’entends les pleurs des enfants sous les pluies de bombes.

Je ressens la douleur de leurs mères qui font face à l’inévitable.

Alors qu’on les présente aux petits écrans dans nos salons confortables.

 

Jadis, un chanteur britannique avait écrit une chanson.

Un joli refrain que l’on fredonnait à répétition.

Pourrions-nous de plus donner une chance ?

À la paix qui n’a connu que de la malchance.

 

J’ai déposé ma croix,

Derrière ma tombe faite de bois.

J’ai mis ma robe de jeune mariée pour me souvenir,

De cette époque, pas si loin, où je pouvais encore sourire.

 

Tu attends quoi, mon ami ? Mon chéri.

M’accompagneras-tu en cet endroit interdit ?

Ne vois-tu pas les meurtrissures sur mon corps ?

En mémoire de ces dames qui luttent contre leur sort.

 

Je suis une femme parmi mes semblables.

Dans un monde où nous serions bien capables.

À la fois de respecter et d’accepter nos différences,

Et de laisser vivre dans la plus totale indifférence.

 

Ne pas craindre la méchanceté !

Connaître ce qu’est la vraie liberté !

Pouvoir faire ses propres choix pour son futur !

Nous parviendrons ainsi à construire un avenir pur.

 

Pour toutes ces femmes de l’Iran ou de l’orient,

Pour mes sœurs si nombreuses de l’occident,

Pour toutes ces filles qui verront le jour.

Puissent-elles vivre dans l’amour !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La fleur du délice

La fleur du délice Poème de Rolland Jr St-Gelais photo par Jrekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/The-flower-of-delight-933288151

La fleur du délice

 

Certains optent pour les Fleurs du mal,

Comme d’autres agissent tels des vandales.

De mon côté, j’ai choisi la délicatesse des femmes,

Qui chaque jour, chaque nuit, sans cesse m’enflamme.

 

Comment pourrais-je faire autrement ?

Devant leur beauté exquise, je deviens dément.

Toucher de mon regard chaque parcelle de leurs corps,

Rends mon désir de volupté et de luxure de plus en plus fort.

 

Que puis-je dire devant ces deux beautés ?

Elles furent mises sur mon chemin par la destinée.

Se tenant droit devant moi sans bouger sous la lumière.

Telles des statues de la Grèce antique inlassablement elles se figèrent.

 

D’un ciel de nuit sous la Voie lactée éclairant le firmament,

Je restais là à parcourir de mes yeux leurs courbes lentement.

Quoi de plus magnifique, en cette nature, que la divine pureté ?

Et deux femmes qui présentent en simplicité toute leur féminité.

 

Peut-on affubler le fait d’apprécier de telles créatures de vice ?

Ainsi, je n’arrêterai jamais de humer l’odeur de la fleur du délice.

Et je m’éloignerai pour toujours de ce monde rempli d’hypocrisie.

Qui ne fait que mépriser tout ce qui fait la splendeur de la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dos à dos

Dos à dos Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-00678-2-827051347

Dos à dos

 

Dos à dos,

En ce jour si beau,

Sans dire un mot, sans bouger,

Nous avons tant espéré cette journée.

 

Nous nous sommes légèrement parfumées,

Minutieusement, nous nous sommes douchées.

Longtemps, nous avons appris nos leçons,

Avec grande hâte, nous vous attendions.

 

J’ai choisi de porter des bas blancs,

Afin de rendre mémorable cet instant.

Ma comparse a préféré revêtir des collants noirs,

En rappel de votre peuple vivant sur un lointain territoire.

 

Nous n’osons pas vous poser de questions.

Afin d’éviter à votre égard tout malaise avec raison.

Allez ! Venez ! Entrez ! Faites comme chez vous !

Vous serez rassasié de chaleur et d’affection avec nous.

 

Laissez à l’extérieur vos peines, vos désillusions et vos tracas !

Vous êtes notre convive dès que vous avez fait les premiers pas.

Ici, entre ces murs de couleur ambre plus rien ne compte vraiment.

Sur ce lit à baldaquin, seul importe de vivre le temps présent.

 

Face à face, nous vous accueillerons avec le sourire.

Pour votre plus grand bonheur, nous vous ferons rire.

Allez ! En notre habileté, faites simplement confiance.

Notre volupté vous sera prodiguée avec abondance.

 

À votre guise, vous pourrez admirer nos fragiles reins,

Pendant que vous ferez avec finesse le va-et-vient.

Soyez rassuré ! Tout ceci restera entre nous, bien entendu.

Et pour être franches, mon amie et moi, nous en avions tant vu.

 

Toutefois, nous devons avouer qu’un hôte de votre rang.

C’est, malgré notre bon vouloir, à nos yeux vraiment étonnant.

Maintenant que nous sommes de corps et d’âmes en votre présence.

Laissez-nous vous combler jusqu’à ce que vous perdiez conscience.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le bain

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans le bain

 

Parfois, il y a des évidences, des événements.

Pour lesquels, il faut faire face inévitablement.

Des réalités dont on ne peut guère échapper.

Avec courage, on doit savoir les affronter.

 

Oui, je le reconnais avec sincérité.

Avec elle, si souvent, je t’ai trompée.

J’ai succombé si facilement à son élégance

Au risque de briser à jamais ton âme et ton innocence.

 

Je l’avoue d’emblée, je suis le seul coupable.

Affirmer le contraire, je n’en serai jamais capable.

Trois fois mea culpa ! Que la foudre tombe sur moi.

J’ai enfreint, de l’amour parfait, la plus noble des lois.

 

Je ne peux que m’en vouloir d’avoir tout détruit,

Ce que nous avons pendant tant d’années construit.

Pour une histoire d’un soir, des gestes si illusoires.

Je devrai ainsi faire mon temps au purgatoire.

 

Nous avions fait de si beaux projets d’avenir.

Ils sont devenus en un éclair de lointains souvenirs.

Nous avions aspiré à fonder une famille nombreuse.

Un rêve, hélas, immergé par une vague ténébreuse.

 

Je comprendrais si tu ne me veux plus dans ton cœur.

Car, pour l’instant, rien ne semble assécher tes pleurs.

J’ai enfin saisi que je devrai poursuivre seul mon destin.

Ton regard a tout dit quand je t’ai vue dans ton bain.

 

À partir de cette heure, je disparais pour toujours.

Oui, ma faute envers toi est grave, mon amour.

Combien de fois t’ai-je dit que je t’aimais?

Et pourtant, te tromper, je l’ai fait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada