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Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un hommage bien mérité

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Dessin réalisé par une étudiante du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Un hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mesIMG_20190405_163647 préparatifs en prévision de mon séjour qui aura lieu ces mardi et mercredi à Chicoutimi vont bon train. En effet, ma réservation de ma chambre d’hôtel, l’achat de mes billets de bus aller-retour et les modalités de transport pour la séance prévue à cette occasion sont déjà effectués. Comme ma défunte-mère me disait : Une préparation adéquate éloigne de nous bien des mauvaises surprises. C’est peut-être l’une des rares maximes que j’ai pris soin de suivre à la lettre.

Faire face à de mauvaises surprises est loin d’être agréable pour le commun des mortels. Toutefois, il existe également des événements qui, ma foi, sont à l’origine de surprises tout à fait réjouissantes au cours de notre existence ici-bas. Des surprises que nous offrent des gens que nous avons rencontrés de manière fortuite et qui nous laisseront de très beaux souvenirs pour de nombreuses années. Et, entre vous et moi, il est inutile de chercher très loin. Souvent, c’est lors d’imprévus que nous découvrons toute la grâce qui anime les gens placés sur notre chemin.

IMG_20190405_164916_006Pour ma part, je reconnais avec plaisir que mon expérience de modèle vivant (nu intégral) vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville a apporté son lot de belles surprises. Certes, je revois en pensées les quelques étudiants qui fréquentent cet établissement et avec qui j’ai eu la chance de discuter de tout et de rien. D’ailleurs, un de ces étudiants m’avaient demandé avec politesse si ma situation physique aurait pu avoir été causée par la thalidomide. Une question qui m’avait, pour un bref instant, fait sursauter. Il va de soi que je lui ai répondu par l’affirmative tout en mangeant une pointe de pizza et sirotant une boisson gazeuse à la cafétéria sur l’heure du repas de midi, en attendant la seconde séance de nudité artiste.

Bref, après mûres réflexions, je désire par la présenteIMG_20190405_163607_408 rendre hommage aux étudiantes qui m’ont permis de vivre une des plus belles journées en tant que modèle vivant. Leur générosité, leur amabilité et leur ouverture d’esprit ont été à l’origine du succès que nous avons vécu ensemble à cette occasion. Je parle bien de leur générosité car plusieurs de ces étudiantes ont donné le meilleur d’elles-mêmes afin de dessiner sur leur toile avec un soin méticuleux ce que leur humble serviteur leur proposait comme poses. Des poses choisies en fonction de leurs âges et de leur niveau de scolarité afin de leur être un outil d’apprentissage le plus utile qui soit.

À cela vient leur amabilité à mon endroit. Une qualité que j’ai longuement appréciée tout au long de la journée en classe. Fait amusant à noter ! La professeure nous avait ramener à l’ordre une élève et moi-même car nous étions distraits dans notre conversation. Une élève qui m’avait particulièrement ému tellement son aisance à s’ouvrir à moi était à la fois sincère et désintéressée. D’ailleurs, elle est parmi les étudiantes qui avaient réussi à donner un semblant de vie à leurs dessins. Chose tout à fait remarquable chez des artistes en herbe.

56356585_10156413336412523_3151060339336937472_nPour ce qui est de leur ouverture d’esprit, encore-là j’ai été ébahi par leur attitude. À vrai dire, je prévoyais répondre à quelques questions en lien avec ma situation physique ou encore dans les raisons incitatives qui m’amenèrent à poser nu pour des écoles d’art, des ateliers ou bien des artistes professionnels ou amateurs. Mais, au lieu de cela, elles ont accepté ce que je suis de corps et d’esprit. Fait amusant ! Une des étudiantes m’avait offert son aide pour que je puisse remettre ma prothèse une fois que la séance d’après-midi soit terminée.

Je pourrais rajouter d’autres exemples qui prouvent hors de tout doute que la jeunesse est belle, bonne, généreuse et sans cesse prête à offrir le meilleur d’elle-même. Mais, je crois bien, comme l’affirme le dicton qu’une image vaut mille mots, que les dessins que j’ai choisis pour agrémenter le présent article en constituent des preuves indéniables. Des dessins faits avec amour, passion et grand souci du détail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une belle préparation pour une journée exceptionnelle

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Une belle préparation pour une journée exceptionnelle

Bonjour tout le monde,

56237493_10156409047452523_389301028324900864_oJ’espère que vous allez bien. Pour ma part, je me porte à merveille. Je viens à peine de me réveiller que déjà je suis devant mon clavier de mon portable, lequel me suit à chacun de mes déplacements dans le cadre de mes diverses activités de nudité artistique afin d’écrire mes publications au sein de mon blogue, pour vous faire part de mon expérience vécue ce jeudi 4 avril 2019 au collège de Drummondville. Une expérience qui m’a rassuré en ma capacité de reprendre de telles activités après plus de deux mois de convalescence stricte après mon accident de fin d’année.

Il est cependant vrai que je me suis mentalement et émotionnellement préparé pour une telle reprise. Une préparation qui se fait d’abord sur le plan mental puisqu’il est impératif de visionner dans la mesure du possible du choix des poses susceptibles d’être réalisées devant un groupe composé presqu’exclusivement d’étudiantes d’âge collégial. Chose plus facile à dire qu’à faire. Tout bon modèle nu aura la sagesse d’adapter ses poses en fonction de l’âge, de l’expérience et selon le rang scolaire des personnes présentes en classe. On ne pose pas de la même façon devant un groupe d’élèves de niveau collégial qu’au niveau universitaire ni s’il s’agit de professionnels ou d’artistes amateurs. C’est là faire preuve de gros bon sens.

L’aspect émotionnel est extrêmement important dansIMG_20190404_090937_007 le cadre de mes activités de modèle nu. Que sera l’ambiance dans le groupe ? Quels regards auront-ils sur mon physique ? Quelle approche devrais-je avoir envers ces personnes ? Et, surtout, jusqu’où ira leur ouverture face à certaines poses jugées utiles pour les faire travailler davantage ? Pour ce qui de l’ambiance, une présentation de mon cheminement tant personnel que professionnel est toujours appréciée tant du professeur que des élèves.

En ce qui concerne les regards, je leur explique que jadis seulement deux types d’individus s’intéressèrent à mon corps. Les premiers étant les professionnels du corps médical qui tentèrent de leur mieux de réparer les conséquences de la thalidomide. Les seconds étant les avocats, dont un en particuliers qui avait abusé de la confiance de mes parents et de moi-même en 1984 où j’ai été utilisé telle que de la vulgaire marchandise.

Pour ce qui est de mon approche, je dois reconnaître pour mon plus grand plaisir que les deux groupes pour qui j’ai posé nu étaient composée à plus de 99% de jolies étudiantes. Imaginez ! Servir de modèle nu au milieu de plus de 24 étudiantes en arts aussi jolies les unes que les autres et ce, pour deux groupes différents. Le rêve que bien des hommes font en cachette. Cependant, il est important que le sérieux et le sens professionnel prévalent en tout temps lors des séances. Je dois aussi vous avouer que j’ai dédié une de mes poses à une femme extraordinaire qui a et aura toujours une place privilégiée dans mon cœur.

Enfin, j’opte pour une approche graduelle lors de la réalisation de mes poses nues devant le groupe allant de type plus conventionnel et simple à celles de plus recherchées voire « provocantes ». Deux raisons majeures dans une telle démarche. En premier lieu, les adapter à mon physique quelque peu particulier en les amenant à l’apprivoiser, à l’effleurer de leurs yeux, à les prendre par la main pour mettre sur papier ce qu’elles découvrent pour la première sur un corps d’un homme différent en -dehors mais semblable à tous les autres au-dedans. En second lieu, les amener de manière subtile à toujours se surpasser, à accepter les erreurs de parcours lors de leurs réalisations, à vivre avec leur modèle du moment. Voilà pourquoi mes poses deviennent au fil des minutes qui s’écoulent dans le sablier du temps sans cesse plus originales, plus ardues et, parfois plus osées toujours dans un souci de perfectionnement.

Les prochains articles au sein de mon blogue artistique seront consacrés à la fois sous formes de prose et de poésie. Que ça fait du bien de pouvoir se réaliser dans ce que l’on fait. Cela ne devrait-il pas être le but ultime de la vie ? Si on est en amour avec notre profession, c’est un pas important sur la route du bonheur.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Savoir rendre grâce

 

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Votre humble serviteur à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec dimanche le 22 avril 2018

Savoir rendre grâce

 » Parce que être modèle vivant, c’est vivre et vivre c’est aussi être capable de rendre grâce pour cette vie. « 

de RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que se passe bien pour vous. De mon côté, la vie est magnifique avec la venue de la chaleur, le soleil qui commence enfin à nous sourire et les gazouillis des oiseaux. Que ça fait du bien au moral. Qu’on se sent vivre et même revivre après les longs mois de l’hiver canadien.

Personnellement, je n’ose pas trop me plaindre. Bien au contraire. J’ai la chance d’être né dans un pays où il fait bon vivre, d’avoir pu obtenir le maximum d’éducation au sein d’institutions d’enseignement réputées pour leur excellence au Québec et d’avoir plus que le nécessaire pour vivre de manière confortable. À cela s’ajoute une santé de fer et des activités diverses rendant ainsi mes journées fort occupées.

Oui, je rends grâce à Dieu pour la vie qu’il m’a donné et tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à maintenant. Je dois reconnaître que certains événements ont été loin d’être agréables, voire pénibles dans certains cas, à vivre particulièrement durant mon enfance. Je pense notamment à mes multiples opérations qui visaient à corriger certaines malformations causées par la thalidomide mais aussi à l’assassinat de l’un de mes frères en 1972. Cela fera bientôt 46 ans qu’un tel événement a eu lieu. Un événement qui marqua à jamais l’histoire de ma famille et celle de la ville de Sept-Îles. (1)

Mais qu’à cela ne tienne, ma vie est magnifique et je ne l’échangerai jamais avec qui que ce soit. En effet, je me réalise pleinement dans ce que je fais. Qui plus est ! Lorsque je vais dans un centre spécialisé pour la fabrication et la réparation des prothèses et orthèses pour les personnes handicapées, je m’aperçois que mes « bobos » sont très petits comparativement à ce que certains pensionnaires de dudit centre peuvent vivre. Et pourtant, ces derniers remercient la vie, ou si vous préférez Dieu dans le cas où vous êtes croyants, pour le simple fait d’être encore en vie.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) J’ose en glisser quelques mots car certaines publications se rapportant à cet événement sont mentionnées dans un groupe amical des gens de Sept-Îles sur le réseau social Facebook. Vous devez certainement vous imaginer que je ne rate jamais l’occasion d’y mettre mon grain de sel lorsque je juge cela nécessaire.