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Un hommage bien mérité

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Dessin réalisé par une étudiante du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Un hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mesIMG_20190405_163647 préparatifs en prévision de mon séjour qui aura lieu ces mardi et mercredi à Chicoutimi vont bon train. En effet, ma réservation de ma chambre d’hôtel, l’achat de mes billets de bus aller-retour et les modalités de transport pour la séance prévue à cette occasion sont déjà effectués. Comme ma défunte-mère me disait : Une préparation adéquate éloigne de nous bien des mauvaises surprises. C’est peut-être l’une des rares maximes que j’ai pris soin de suivre à la lettre.

Faire face à de mauvaises surprises est loin d’être agréable pour le commun des mortels. Toutefois, il existe également des événements qui, ma foi, sont à l’origine de surprises tout à fait réjouissantes au cours de notre existence ici-bas. Des surprises que nous offrent des gens que nous avons rencontrés de manière fortuite et qui nous laisseront de très beaux souvenirs pour de nombreuses années. Et, entre vous et moi, il est inutile de chercher très loin. Souvent, c’est lors d’imprévus que nous découvrons toute la grâce qui anime les gens placés sur notre chemin.

IMG_20190405_164916_006Pour ma part, je reconnais avec plaisir que mon expérience de modèle vivant (nu intégral) vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville a apporté son lot de belles surprises. Certes, je revois en pensées les quelques étudiants qui fréquentent cet établissement et avec qui j’ai eu la chance de discuter de tout et de rien. D’ailleurs, un de ces étudiants m’avaient demandé avec politesse si ma situation physique aurait pu avoir été causée par la thalidomide. Une question qui m’avait, pour un bref instant, fait sursauter. Il va de soi que je lui ai répondu par l’affirmative tout en mangeant une pointe de pizza et sirotant une boisson gazeuse à la cafétéria sur l’heure du repas de midi, en attendant la seconde séance de nudité artiste.

Bref, après mûres réflexions, je désire par la présenteIMG_20190405_163607_408 rendre hommage aux étudiantes qui m’ont permis de vivre une des plus belles journées en tant que modèle vivant. Leur générosité, leur amabilité et leur ouverture d’esprit ont été à l’origine du succès que nous avons vécu ensemble à cette occasion. Je parle bien de leur générosité car plusieurs de ces étudiantes ont donné le meilleur d’elles-mêmes afin de dessiner sur leur toile avec un soin méticuleux ce que leur humble serviteur leur proposait comme poses. Des poses choisies en fonction de leurs âges et de leur niveau de scolarité afin de leur être un outil d’apprentissage le plus utile qui soit.

À cela vient leur amabilité à mon endroit. Une qualité que j’ai longuement appréciée tout au long de la journée en classe. Fait amusant à noter ! La professeure nous avait ramener à l’ordre une élève et moi-même car nous étions distraits dans notre conversation. Une élève qui m’avait particulièrement ému tellement son aisance à s’ouvrir à moi était à la fois sincère et désintéressée. D’ailleurs, elle est parmi les étudiantes qui avaient réussi à donner un semblant de vie à leurs dessins. Chose tout à fait remarquable chez des artistes en herbe.

56356585_10156413336412523_3151060339336937472_nPour ce qui est de leur ouverture d’esprit, encore-là j’ai été ébahi par leur attitude. À vrai dire, je prévoyais répondre à quelques questions en lien avec ma situation physique ou encore dans les raisons incitatives qui m’amenèrent à poser nu pour des écoles d’art, des ateliers ou bien des artistes professionnels ou amateurs. Mais, au lieu de cela, elles ont accepté ce que je suis de corps et d’esprit. Fait amusant ! Une des étudiantes m’avait offert son aide pour que je puisse remettre ma prothèse une fois que la séance d’après-midi soit terminée.

Je pourrais rajouter d’autres exemples qui prouvent hors de tout doute que la jeunesse est belle, bonne, généreuse et sans cesse prête à offrir le meilleur d’elle-même. Mais, je crois bien, comme l’affirme le dicton qu’une image vaut mille mots, que les dessins que j’ai choisis pour agrémenter le présent article en constituent des preuves indéniables. Des dessins faits avec amour, passion et grand souci du détail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une belle préparation pour une journée exceptionnelle

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Une belle préparation pour une journée exceptionnelle

Bonjour tout le monde,

56237493_10156409047452523_389301028324900864_oJ’espère que vous allez bien. Pour ma part, je me porte à merveille. Je viens à peine de me réveiller que déjà je suis devant mon clavier de mon portable, lequel me suit à chacun de mes déplacements dans le cadre de mes diverses activités de nudité artistique afin d’écrire mes publications au sein de mon blogue, pour vous faire part de mon expérience vécue ce jeudi 4 avril 2019 au collège de Drummondville. Une expérience qui m’a rassuré en ma capacité de reprendre de telles activités après plus de deux mois de convalescence stricte après mon accident de fin d’année.

Il est cependant vrai que je me suis mentalement et émotionnellement préparé pour une telle reprise. Une préparation qui se fait d’abord sur le plan mental puisqu’il est impératif de visionner dans la mesure du possible du choix des poses susceptibles d’être réalisées devant un groupe composé presqu’exclusivement d’étudiantes d’âge collégial. Chose plus facile à dire qu’à faire. Tout bon modèle nu aura la sagesse d’adapter ses poses en fonction de l’âge, de l’expérience et selon le rang scolaire des personnes présentes en classe. On ne pose pas de la même façon devant un groupe d’élèves de niveau collégial qu’au niveau universitaire ni s’il s’agit de professionnels ou d’artistes amateurs. C’est là faire preuve de gros bon sens.

L’aspect émotionnel est extrêmement important dansIMG_20190404_090937_007 le cadre de mes activités de modèle nu. Que sera l’ambiance dans le groupe ? Quels regards auront-ils sur mon physique ? Quelle approche devrais-je avoir envers ces personnes ? Et, surtout, jusqu’où ira leur ouverture face à certaines poses jugées utiles pour les faire travailler davantage ? Pour ce qui de l’ambiance, une présentation de mon cheminement tant personnel que professionnel est toujours appréciée tant du professeur que des élèves.

En ce qui concerne les regards, je leur explique que jadis seulement deux types d’individus s’intéressèrent à mon corps. Les premiers étant les professionnels du corps médical qui tentèrent de leur mieux de réparer les conséquences de la thalidomide. Les seconds étant les avocats, dont un en particuliers qui avait abusé de la confiance de mes parents et de moi-même en 1984 où j’ai été utilisé telle que de la vulgaire marchandise.

Pour ce qui est de mon approche, je dois reconnaître pour mon plus grand plaisir que les deux groupes pour qui j’ai posé nu étaient composée à plus de 99% de jolies étudiantes. Imaginez ! Servir de modèle nu au milieu de plus de 24 étudiantes en arts aussi jolies les unes que les autres et ce, pour deux groupes différents. Le rêve que bien des hommes font en cachette. Cependant, il est important que le sérieux et le sens professionnel prévalent en tout temps lors des séances. Je dois aussi vous avouer que j’ai dédié une de mes poses à une femme extraordinaire qui a et aura toujours une place privilégiée dans mon cœur.

Enfin, j’opte pour une approche graduelle lors de la réalisation de mes poses nues devant le groupe allant de type plus conventionnel et simple à celles de plus recherchées voire « provocantes ». Deux raisons majeures dans une telle démarche. En premier lieu, les adapter à mon physique quelque peu particulier en les amenant à l’apprivoiser, à l’effleurer de leurs yeux, à les prendre par la main pour mettre sur papier ce qu’elles découvrent pour la première sur un corps d’un homme différent en -dehors mais semblable à tous les autres au-dedans. En second lieu, les amener de manière subtile à toujours se surpasser, à accepter les erreurs de parcours lors de leurs réalisations, à vivre avec leur modèle du moment. Voilà pourquoi mes poses deviennent au fil des minutes qui s’écoulent dans le sablier du temps sans cesse plus originales, plus ardues et, parfois plus osées toujours dans un souci de perfectionnement.

Les prochains articles au sein de mon blogue artistique seront consacrés à la fois sous formes de prose et de poésie. Que ça fait du bien de pouvoir se réaliser dans ce que l’on fait. Cela ne devrait-il pas être le but ultime de la vie ? Si on est en amour avec notre profession, c’est un pas important sur la route du bonheur.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Savoir rendre grâce

 

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Votre humble serviteur à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec dimanche le 22 avril 2018

Savoir rendre grâce

 » Parce que être modèle vivant, c’est vivre et vivre c’est aussi être capable de rendre grâce pour cette vie. « 

de RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que se passe bien pour vous. De mon côté, la vie est magnifique avec la venue de la chaleur, le soleil qui commence enfin à nous sourire et les gazouillis des oiseaux. Que ça fait du bien au moral. Qu’on se sent vivre et même revivre après les longs mois de l’hiver canadien.

Personnellement, je n’ose pas trop me plaindre. Bien au contraire. J’ai la chance d’être né dans un pays où il fait bon vivre, d’avoir pu obtenir le maximum d’éducation au sein d’institutions d’enseignement réputées pour leur excellence au Québec et d’avoir plus que le nécessaire pour vivre de manière confortable. À cela s’ajoute une santé de fer et des activités diverses rendant ainsi mes journées fort occupées.

Oui, je rends grâce à Dieu pour la vie qu’il m’a donné et tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à maintenant. Je dois reconnaître que certains événements ont été loin d’être agréables, voire pénibles dans certains cas, à vivre particulièrement durant mon enfance. Je pense notamment à mes multiples opérations qui visaient à corriger certaines malformations causées par la thalidomide mais aussi à l’assassinat de l’un de mes frères en 1972. Cela fera bientôt 46 ans qu’un tel événement a eu lieu. Un événement qui marqua à jamais l’histoire de ma famille et celle de la ville de Sept-Îles. (1)

Mais qu’à cela ne tienne, ma vie est magnifique et je ne l’échangerai jamais avec qui que ce soit. En effet, je me réalise pleinement dans ce que je fais. Qui plus est ! Lorsque je vais dans un centre spécialisé pour la fabrication et la réparation des prothèses et orthèses pour les personnes handicapées, je m’aperçois que mes « bobos » sont très petits comparativement à ce que certains pensionnaires de dudit centre peuvent vivre. Et pourtant, ces derniers remercient la vie, ou si vous préférez Dieu dans le cas où vous êtes croyants, pour le simple fait d’être encore en vie.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) J’ose en glisser quelques mots car certaines publications se rapportant à cet événement sont mentionnées dans un groupe amical des gens de Sept-Îles sur le réseau social Facebook. Vous devez certainement vous imaginer que je ne rate jamais l’occasion d’y mettre mon grain de sel lorsque je juge cela nécessaire.

Une mise au point s’impose … J’étais célibataire à cette époque.

 

Une mise au point s’impose …

J’étais célibataire à cette époque.

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Angle fermé !

Angle fermé

Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

Angle fermé !

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je prépare tranquillement mon petit séjour dans la belle ville de Sept-Îles où je vivrai une fois encore une expérience en tant que modèle nu au collège de l’endroit. Je dois avouer que j’ai vécu de très belles émotions durant mes nombreuses séances de nudité  artistique. En effet, prendre des poses recherchées, les accomplir devant un groupe de personnes soucieuses de découvrir une beauté insoupçonnée au sein d’un corps non conforme aux critères de beauté véhiculés dans notre société et surtout être bien dans ma peau en dépit  de tous ces regards qui scrutent mon intimité. Il ne s’agit pas d’un exploit, mais bien d’une preuve indéniable de ma passion pour ce monde particulier qu’est le nu artistique.

0000008200171Sous un autre ordre d’idées, il m’est arrivé en une occasion de réaliser une série de photo de nudité érotique avec une charmante dame dont je dois absolument préserver l’anonymat. Ce fut une expérience formidable qui a, selon les dires de la présidente de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, permis de  lever le voile sur l’image de la sexualité chez les personnes vivant avec un handicap physique, notamment les hommes. Il est important de retenir qu’il était important pour moi de réaliser une telle séance avec une modèle nue non handicapée afin de briser le concept selon lequel les handicapés se retrouvent par dépit entre eux.

Or, ce qui m’amuse c’est de découvrir en certaines occasions desAngle fermé oeuvres réalisées par des artistes qui me font revivre une telle séance. Je pense ici à ce magnifique dessin fait par mon ami Eri Kel de la France. Bien qu’une telle oeuvre s’intitule  » Angle fermé « , il m’a permis de revivre en pensées cette séance qui se déroula dans une chambre d’hôtel à Montréal. Il va de soi que notre intimité fut respectée par le photographe mandaté à cette occasion. Oui, un angle peut être certes fermé mais rien nous empêche de voir bien au-delà et à plusieurs autres niveaux. Ceci démontre que l’art, ou plutôt la vision artistique, peut s’ouvrir sur une multitude d’univers où tout est possible. Un dessin est en soi la prise instantanée d’une réalité. Par contre, cette réalité peut se transposer tant dans le passé, le présent et même dans le futur dans les yeux de celui qui le regarde.

Je profite de l’occasion pour remercier mon ami Eri Kel pour sa permission d’utiliser ses dessins afin d’enrichir de manière plus que considérable mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie.

Merci à vous aussi pour votre assiduité à lire mon blogue.

de

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce Christ sans membres

Ce Christ sans membres

C’est bizarre mais ce Christ sans membres sur une croix invisible m’a beaucoup ému. En effet, cela me fait penser aux nombreuses victimes de la thalidomide qui sont nées sans bras ni jambes et qui ont, pour un grand nombre d’entre elles, connu une vie misérable. Oui, ce Christ représente bien toute la souffrance dont plusieurs de ces victimes ont subie au cours de leurs existences. Comme quoi l’art peut toucher bien des cœurs d’une manière ou d’une autre.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Un projet photo fort intéressant

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Un projet photo fort intéressant

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, j’ai passé un weekend vraiment magnifique dans deux secteurs près de la grande région de Montréal, plus précisément dans les environs de ville Laval et des Pays d’En-Haut. Cette dernière région possède une importance capitale au sein de la culture québécoise et du folklore populaire. Qui d’entre les québécois de souche ignore la fameuse série télévisée des années 1960-1970 intitulé « Un homme et son péché » ? Un grand classique où l’histoire se déroulait dans cette région extraordinaire. Bref, c’est dans cette région où j’y vécu la première séance de nudité artistique dans le cadre d’un projet fort intéressant.

17795918_1051016131699168_8373821957803324530_nAu fait, de quoi s’agissait-il ? Une question qui mérite une réponse claire et dénuée de sous-entendu. Il s’agissait tout simplement d’un projet voulant présenter des visages et des corps humains, tels quels et ce, sans aucune correction, ni artifice. Autrement dit, les voir dans la vérité, mais une vérité qui soit agréable à découvrir. À un tel projet vient s’y ajouter celui portant sur les cicatrices sur le corps humain. Il va sans dire que celui-ci m’a beaucoup interpelé vu mon cas assez particulier où les chirurgiens ont fait tout leur possible pour réparer les dégâts causés par les quelques comprimés de thalidomide pris par ma mère durant sa grossesse. (1) Ceci écrit, j’ai donc accepté également de collaborer à ce projet et, entre vous et moi, aussi bien l’avoir fait puisque j’étais là.

Je suis arrivé à l’endroit prévu pour ladite séance avec pour seulNew Image 14 bagage ma bonne volonté afin de rendre cette séance réellement profitable tant pour la photographe que pour votre humble serviteur. L’atmosphère est devenue amicale très vite étant donné le caractère intimiste de la session. D’ailleurs, ce qui m’a tout de suite plu chez madame Doutre ça été à la fois sa grande simplicité et son énergie. Nous avons fait les présentations d’usage tout en expliquant plus en profondeur nos attentes réciproques. Ceci a permis d’une part, d’éviter toute forme de mésententes et d’autre part, de favoriser une entière collaboration. Après tout, à quoi aurait servi une telle session si il n’y avait pas eu une confiance réciproque ? N’est-ce pas ?

New Image 1La session se déroula dans la bonne humeur sans oublier bien entendu le sens professionnel tant pour la photographe que pour moi en tant que modèle nu. Holàlàlà ! Je n’ose même pas compter le nombre de photos prises tout au long de notre session même si je peux imaginer que cela dépasse le cent et peut-être plus. Des photos où la recherche de l’excellence a été le leitmotiv de chacune des prises. Chose qui m’a toujours surpris c’est le fait que la grande majorité des photos réalisées dans le cadre de la nudité artistique, et elles sont souvent d’une beauté unique en son genre, ont été faites en « noir et blanc » alors que celles où l’emphase était sur les cicatrices le furent en couleur. Pourquoi donc ? Mystère et boule de gomme.

Que puis-je dire de plus concernant cette session ? Que l’entrain deNew Image 9 Gabrielle D., a mis du soleil dans ma journée où la pluie était au rendez-vous, comme un peu partout au Québec par les temps qui courent ? Que notre ouverture d’esprit nous a permis de nous surpasser dans quelques-unes des prises réalisées ? Que mon expérience en tant que modèle nu, sans omettre celle de Gabrielle Doutre en tant que photographe, m’avait aidé dans mon inspiration dans les poses proposées ? À vrai dire, tous ces éléments ont contribué à faire de cette session un succès.

Oui, la belle humeur de Gabrielle Doutre avait tempéré les effets désagréables causés par la période d’averses qui sévit actuellement au Québec. Son beau sourire, son approche cordiale et son entregent ont été des facteurs fort importants pour la réalisation de notre session, et ce depuis les tout-premiers instants. 

New Image 15Oui, notre ouverture d’esprit nous a permis de nous surpasser dans quelques-unes des prises réalisées. Des prises de vue qui, une fois de plus, ont favorisé la découverte d’une beauté cachée aux premiers coups d’oeil sans oublier une certaine expression de la masculinité chez votre humble serviteur. Une masculinité qui, j’ignore totalement la raison, semble être condamnée au sein d’une certaine classe de la société. Dommage qu’il en soit ainsi car rien ne témoigne autant de la force divine que le sang qui coule dans les veines au sein d’un corps d’homme nu. 

Et encore oui, c’est un fait. Mon expérience en tant que modèle nu, sans omettre celle de Gabrielle Doutre en tant que photographe, m’avait aidé dans mon inspiration dans les poses proposées. Des poses où nous pouvions tester nos limites personnelles tout en respect l’objectif premier de ladite session, à savoir de présenter des visages et des corps humains, tels quels et sans aucune correction. autrement dit, présenter le vrai. Un point, c’est tout.

En terminant cet article, je tiens à remercier madame Gabrielle Doutre tant pour sa confiance qu’elle a eu envers moi durant toute la séance que pour l’amabilité d’avoir accepté ma collaboration à son projet. (2) J’ai hâte de voir le résultat final.

Merci à vous pour votre assiduité à lire mes publications.

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Comme avait écrit une journaliste de Québec dans une publication au sein d’un journal local, la thalidomide avait fait un véritable chef-d’oeuvre.

(2) À un tel projet, vint s’y ajouter celui portant sur les cicatrices lequel promet d’être aussi très intéressant.

 

Wow! Quel magnifique souvenir!

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Wow! Quel magnifique souvenir

«Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis littéralement aux anges. En effet, je viens de découvrir sur le web un article concernant le monde des modèles vivants. Un article qui a été réalisé en 2013 et dont votre humble serviteur a été parmi les personnes interviewées par le journaliste. C’est dont avec un plaisir immense que je vous transmet ci-joint la copie conforme dudit article avec, afin de respecter le droit d’auteur, un lien vous menant directement sur le site web d’où il est tiré. Je vous souhaite une agréable lecture.

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Figures dénudées pour quelques instants, les modèles vivants se donnent à une profession tout sauf conventionnelle. Laissant préjugés et pudeur au garde-robe, ces artistes se dédient corps et âme à la création artistique.

Des heures immobiles en costume d’Adam, une anatomie analysée minutieusement par des dizaines de regards, une endurance mentale et physique particulière. Le métier de modèle vivant n’est pas destiné à n’importe quel quidam. Les conditions de travail difficiles et les jugements préconçus n’altèrent pourtant en rien la détermination de ces artistes.

Judith, étudiante de 22 ans à l’Université Concordia, garde un souvenir douloureux de sa première expérience comme modèle. «J’ai souffert l’enfer, je ne m’attendais pas à un aussi gros challenge physique et mental», se rappelle-t-elle. En quête d’un travail pour payer ses études, la jeune femme est tombée par hasard sur une petite annonce Kijiji. Elle pose depuis pour plusieurs artistes. Ses séances, habituellement au nombre de deux par semaine, se partagent entre dessinateurs, sculpteurs et photographes. Trois ans se sont écoulés depuis la première pose de Judith. Elle s’est adaptée progressivement aux contraintes physiques de l’emploi. «Il a fallu que je développe ma patience, ma relaxation et surtout ma résistance à la douleur», énumère l’étudiante.

Parents et amis de Judith ne savent pas qu’elle pose nue pour des artistes. «J’ai peur que mes proches me prennent pour une prostituée», s’inquiète l’étudiante. Guy Boissé, modèle depuis plus de trente ans, dit lui aussi être victime de multiples jugements de valeur lorsqu’il révèle son occupation «C’est mal vu dans la société, plusieurs croient qu’on offre des services sexuels. J’aime dire qu’on offre des services corporels», nuance-t-il. En trois décennies de métier, le poseur affirme n’avoir vécu aucune séance où il s’est senti mal à l’aise devant un potentiel sous-entendu sexuel.

La sécurité d’emploi est un concept étranger pour les modèles vivants, mais certains d’entre eux réussissent à créer des liens avec les artistes et les institutions. À l’Atelier de sculpture du Village, école reconnue dans le domaine à Montréal, une dizaine de poseurs sont appelés à chaque semaine. «Il est essentiel de bâtir une relation de confiance avec celui qui pose afin de créer une collaboration fructueuse et à long terme», explique Joël A. Prévost, fondateur de l’organisme. Un processus similaire se déroule à l’UQAM. L’enseignant du cours de modèle vivant, Thomas Corriveau, reçoit un nombre colossal de curriculum vitae et les conserve tous dans un cahier, triant sur le volet les applications. «Je travaille avec une demi-douzaine de ces personnes depuis plus de dix ans», affirme le professeur.

Bien que certains réussissent à se trouver des partenariats à long terme, la profession n’offre pas des conditions permettant d’en faire une occupation à temps plein. À l’Atelier de sculpture du Village, même les «réguliers» ne font jamais plus de dix heures hebdomadairement. Posant de trois à quatre fois par semaine, Guy Boissé se considère comme un des modèles les plus actifs à Montréal. «On est bien payé pour ce qu’on fait, mais il n’y a pas assez de demande pour que quelqu’un puisse gagner sa vie seulement avec ça», explique-t-il. L’homme de 54 ans est photographe pigiste et cultive des légumes avec son frère maraîcher pendant l’été pour joindre les deux bouts.

À corps vaillant, rien d’impossible

Un maximum de diversité est nécessaire pour les artistes lorsqu’il est temps de travailler avec des modèles vivants. Dans le cours offert à l’UQAM, les profils des participants varient continuellement. L’enseignant essaie également d’alterner entre modèles féminins et masculins pour permettre à ses élèves de bien saisir les différences de leurs anatomies.

Pour les personnes handicapées désirant poser pour des artistes, la réalité est parfois moins rose. Victime des effets de la thalidomide, médicament prescrit à des femmes enceintes en 1962, Rolland St-Gelais est privé de sa langue, de son menton, de ses deux mains, de l’avant-jambe gauche et d’une bonne partie de son pied droit. «J’ai appliqué dans plusieurs écoles et on m’a refusé partout donnant explicitement comme raison mon handicap. J’ai eu la chance d’avoir une amie qui m’a présenté à un artiste et de fil en aiguille, j’ai pu me faire une place», raconte l’homme de 52 ans. Poser en tant que modèle est un rêve qui a demandé beaucoup d’efforts pour Rolland St-Gelais. Il déplore que la première impression ait encore beaucoup de place dans le milieu artistique. «Les handicapés sont tout aussi pertinents à dessiner, ils présentent des défis très intéressants pour les étudiants », répond Thomas Corriveau. Il affirme cependant n’avoir reçu aucune candidature d’handicapés dans les dernières années.

Pour les modèles vivants, ce travail peut devenir une véritable façon de se définir et de s’épanouir. «Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

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Un outil irremplaçable

Le modèle vivant offre des caractéristiques que le mannequin de cire ne pourra jamais reproduire, ce qui le rend si primordial dans le monde artistique. À l’UQAM, les étudiants au baccalauréat en arts visuels et médiatiques ont un cours de dessin entièrement dédié aux modèles vivants. «Les modèles sont animés, ils ne sont pas qu’un objet. Ils ont un rôle, une position et une expression qui amènent une création plus dynamique au dessin», affirme l’enseignant en arts de l’UQAM, Thomas Corriveau. Avec ces modèles, le professeur apprend à ses étudiants à se familiariser artistiquement avec l’anatomie et le squelette humain, tout en apprenant les règles des ombres.

Source: http://montrealcampus.ca/2013/11/donner-son-corps-a-lart/