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Tenir bon !

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tenir bon !

Bonjour tout le monde,

Je sais très bien que les temps sont difficiles pour bon nombre d’entre vous. La pandémie, le confinement et l’incertitude pèsent très lourd sur la qualité de la santé tant physique que psychologique. Certes, il s’agit d’une période rarissime de l’histoire moderne surtout à notre époque où nous avions l’impression de vivre dans un monde invulnérable. Et pour cause puisque la pandémie en a surpris plusieurs, le confinement est loin d’être dans nos mœurs et l’incertitude était loin d’être au sommet dans nos pensées quotidiennes.

Toutefois, il faut savoir garder espoir quoiqu’il puisse arriver. L’humanité en a vu bien d’autres. Je pense, à titre d’exemples, aux épidémies de diverses maladies et aux guerres qui ont ravagé tous les continents et ce, à des époques différentes. Qui plus est! Personne, j’ai bien écrit ‘’personne’’ a été dans l’obligation de s’enrôler dans l’armée pour combattre un ennemi, un être humain tout comme vous et moi qui ne nous a absolument rien fait, dans un pays étranger. Oui, l’histoire regorge d’évènements beaucoup plus catastrophiques que ceux auxquels nous sommes confrontés.

N’allez pas croire que je porte des lunettes roses. Ce qui ne veut pas dire que je dois voir la vie tout en gris non plus. À vrai dire, je la vois avec les couleurs de l’arc-en-ciel. Des couleurs qui présentent la vie comme elle est à chaque instant. En effet, et je me plais souvent à le dire et à le répéter à ceux qui veuillent bien l’entendre, que tout est une question de perception face à ce qui nous entoure.

C’est un fait indéniable que la pensée joue un rôle considérable à l’égard de notre comportement. Par exemple, on peut remporter des millions à la loterie et pourtant en être insatisfait. Cela me fait penser à un cas où un mec d’un âge avancé avait remporté la somme de 29 millions de dollars à la loterie nationale du Québec. La seule affirmation qu’il a osé faire est qu’il aurait aimé avoir remporté 30 millions parce que cela faisait plus rond. Heu? Cela m’avait offusqué d’avoir lu une telle affirmation car bien des gens se contentent de peu pour vivre et qu’ils en sont heureux. Bon! À chacun de voir la vie comme bon lui semble.

Pour ma part, je me dis qu’il est normal de faire face à des situations auxquelles nous n’y attendions pas. Oui, je le reconnais, nous sommes responsables de nos actes lesquelles découlent de nos pensées. Et je le dirai toujours. Ce qui n’empêche pas que la vie est remplie de bonnes et de mauvaises surprises. En réalité, elle est semblable à une séance de domination où la vie peut nous gratifier de milles plaisirs tout en nous faisant découvrir notre vulnérabilité. C’est alors à nous, et à nous seuls, d’établir nos limites.

Merci infiniment de m’avoir lu.

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Accepter son destin

Accepter son destin Texte de RollandJr St-Gelais Photo par par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-accept-my-fate-858054335

Accepter son destin

Accepter son destin? C’est plus facile à dire qu’à faire, bien évidemment surtout lorsque l’on vit en cette période de pandémie où tout semble au ralenti et même quasi immobile dans certaines situations. Accepter son destin implique, qu’on le veuille ou non, savoir être responsable de nos choix, de nos décisions et de nos actions et mêmes inactions. En effet, ne rien faire est en soi faire quelque chose aussi paradoxal que cela puisse paraître à première vue. Accepter son destin est loin d’être synonyme de tout abandonner car il y a toujours un petit quelque chose que nous pouvons accomplir pour l’améliorer. Ici, le courage est un élément à toujours estimer à sa juste valeur.

Oui, c’est par et grâce au courage que bien des hommes et des femmes ont relevé des défis leur permettant ainsi d’améliorer leur destin. Certes, il existe des situations qui sont hors de contrôle, mais il y a toujours quelque part, en un instant précis une petite lumière qui peut faire toute une différence.

C’est aussi par le courage que des hommes et des femmes ont réussi à accomplir des exploits qui, à leur tour, ont dévié le cours de l’histoire permettant ainsi un meilleur destin pour l’humanité. Mais, c’est aussi par manque de courage que le destin a pris un tournant plutôt négatif pour bon nombre d’individus. Bref, le destin est que le résultat de nos pensées, de nos actions, de nos comportements lesquels deviennent des habitudes qui à leur tour façonneront notre mode de vie lequel accomplira notre destin.

Changez vos pensées et vous changerez vos actions. Changez vos actions et vous changerez vos comportements. Changez vos comportements et vous changerez vos habitudes. Changez vos habitudes et votre mode de vie deviendra tout autre. Et, finalement, votre destin en sera fort différent.

Cependant, si votre destin actuel vous convient, alors là c’est une toute autre histoire. Mais, rappelez-vous de ceci : ‘’Rien est écrit à l’avance, tout s’écrit avec l’encre que nous et nous seuls avons choisie pour les pages de notre destin.’’

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

 

Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Savoir garder son équilibre

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Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Photo par David John Source : https://www.deviantart.com/tommothetog/art/A-Fine-Balance-849098027

Savoir garder son équilibre : un grand art

Savoir garder son équilibre peut paraître une chose aisée à réaliser. Or, il n’en est rien. Surtout en cette période dans laquelle les points de repère semblent être détruits ou du moins occultés par une force obscure. En effet, notre vulnérabilité telle que représentée par la nudité de ce modèle féminin d’une beauté exceptionnelle est de plus en plus dévoilée au grand jour. 

Être aux aguets de manière constante face à tout ce qui nous entoure absorbe inexorablement notre énergie et nos pensées parfois de manière tacite parfois de manière directe. Que puis-je dire des désastres qui nous sont montrés dans les médias de masse? Ici, l’essentiel est de se distancer par ce que nous voyons tout en gardant en soi notre humanité. C’est souvent un tour de force incroyable qui nous est demandé de manière quasi quotidienne.

Pour ce qui est des relations amicales ou bien amoureuses? Alors là, toutes les gammes des émotions peuvent ébranler les âmes les plus solides. Une parole mal interprétée, un geste mal placé sans pour autant y avoir eu une intention malveillante et j’en passe. Aimer est un art. Mais savoir garder son équilibre mental au sein de toute relation tant amicale qu’amoureuse relève d’un grand art. 

Bref, savoir garder son équilibre est loin d’être donné à tout le monde. Certains ont une capacité d’adaptation, élément essentiel à tout équilibre mental, étonnante tandis que pour d’autres, un rien ne les détruit à tout jamais. Sachons garder notre sang-froid face à tout ce qui nous entoure. Sachons mettre une distance entre ce que nous voyons et ce que nous ressentons. Et, enfin, évitons de nous laisser submerger par nos propres émotions lesquelles peuvent gruger toute notre volonté.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Prière du soir

Prière du soir
Prière du soir par RollandJr St-Gelais Photo par ArtofdanPhotography Source : https://www.deviantart.com/artofdanphotography/art/Evening-Prayer-850004353

Prière du soir

Ô mon Dieu,

J’ignore quel est ton nom car l’humanité t’en a tellement donné que je ne sais par lequel te nommer. Toutefois, je m’adresse à toi de mon cœur au tien. Ne regarde pas mes fautes, grandes et petites. Regarde plutôt la foi que j’ai en toi.

Certes, je n’ai pas grand-chose à t’offrir car limité est l’être que je suis. Mais, je t’offre ô mon Dieu ceci ; mon âme, mon esprit et mon corps. Mon âme puisque c’est toi qui me l’as insufflée dès ma première bouffée d’air. Mon esprit puisque c’est toi qui l’as incrusté au plus profond de mon être dès le moment de ma conception. Mon corps puisque c’est par et grâce à celui-ci que je peux aller vers mes frères et mes sœurs.

Je t’offre ma fragilité car je sais que c’est par elle que je peux me sentir près de chaque être dans leur propre fragilité. Je t’offre l’ouvrage de mes mains par lesquelles se manifestent les talents que tu m’as donné. Je t’offre l’être que je suis dans toutes ses imperfections et ses quelques perfections. Je sais que je peux avoir confiance en toi car si je ne pense pas toujours à toi, toi tu ne cesseras pas de penser à moi.

Je t’offre ces quelques fleurs qui me rappellent comme la vie est précieuse parce qu’elle est éphémère. Ces quelques fleurs qui me font penser comme le temps passe et qu’un jour je serai parmi celles qui sont dans ton jardin. Ce jardin que l’on appelle le Paradis.

Amen

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada