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J’aime la nuit

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J’aime la nuit

 

 

J’aime la nuit,

Car c’est à ce moment,

Où j’affronte mes tourments,

Sans détours et rempli d’énergie.

 

De la nuit, je tire mes forces.

Alors c’est là où enfin je deviens féroce.

Pour régler mes comptes et reconnaître mes peurs,

Même si parfois tristes souvenirs m’envahissent et je pleurs.

 

J’aime cette noirceur,

Car point de lumière, ni d’ombre,

Point d’endroit où il fait si sombre,

Point de mensonge et encore moins de leurre.

 

De la nuit où se repose la vie,

De ces êtres fragiles qui soupirent,

En cette vie où en eux ils peuvent ressentir,

Même si rien ne dure, rien n’est éternel face à l’infini.

 

J’aime cette tranquillité,

Où je peux enfin vivre en vérité,

Être authentique, chose rare en société.

Car c’est dans la nuit où on peut vivre son humanité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et Dieu créa B.B.

 

Extraordinaire dessin par Juste Angèle de la France

 

Et Dieu…

 

Après avoir créé le monde,
Qui par malheur est devenu immonde,
L’Être Suprême pensa longtemps,
À ce qu’il pouvait faire longuement.

 

Voyant l’œuvre inachevée qu’est l’homme,
Il lui insuffla vent qui lui fit faire un somme,
Il rendit à un nouvel être de beaux traits,
Afin de permettre à son égal d’en être l’ultime souhait.

 

Homme et femme furent créés,
Pour s’aimer devant l’éternité,
Même si souffrir rythme parfois avec jouir,
Il en est ainsi de l’amour qui vivra d’âge en âge,
Parmi l’humanité souvent en guerre et pas toujours sage.

 

Puis, un jour où Dieu se remémora,
D’une promesse de réaliser qu’il souhaita,
À toutes les femmes qu’il leur offrit une extraordinaire beauté,
C’est alors qu’avec amour et passion, Dieu créa B.B.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Boire l’amertume !

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Dessin réalisé par Denis M. de Montréal 15 septembre 2018

Boire l’amertume  !

 

J’ai soif sur ma croix, 

Sur cette croix fabriquée par ma folie, 

Folie vécue de jour comme de nuit, 

Ébranlé par mes doutes sur ma foi. 

 

Sur ma foi envers l’humanité, 

Sur ma foi sur notre commune destinée, 

Sur ma foi envers toi et moi et nous, 

Sur ma foi qui a fait chacun de vous. 

 

Je bois ce vin amer, 

Venant des profondeurs des mers, 

De ces femmes qui ne deviendront jamais des mères, 

Et de ces hommes qui auraient désiré devenir des pères. 

 

Je bois cet élixir, 

Qui me fait tant souffrir, 

Je m’enivre de cette maudite boisson, 

Qui me soûle l’âme et me brise les veines tel un poison. 

 

Boire dans mon lit à la brunante du matin, 

Boire la cigüe tel le philosophe des temps anciens, 

Boire cet insipide venin servi par cette dame brune, 

Boire tout mon mal-être ! Boire simplement mon amertume ! 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Simplement femme !

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kell de la France

Simplement femme !

 

Coucou ! 

Comment allez-vous? 

J’ai pour vous une petite devinette, 

Un peu maligne ! Un peu coquette !

 

Née comme vous, je ne suis pas votre semblable. 

Mais comme vous, je suis dans bien des choses capable. 

J’ai le même sang mais la moitié de l’humanité, 

Sans moi, vous cesseriez d’exister.

 

Vous m’adorez et parfois vous me craignez, 

Vous m’aimez et parfois mon corps vous l’exploiter. 

Mère de vos enfants, épouse de vos pères, 

Je pleure mes chéris morts à la guerre.

 

Je suis votre égale, 

Parfois cela vous est égal. 

Mais sans moi, point de futur possible, 

Avec moi à vos côtés, rien d’impossible.

 

Je suis telle une flamme, 

Brille dans le feu de l’amour mon âme, 

Gèle mon cœur dans le gouffre de la froide lame 

Je suis être fort et fragile car je suis simplement une femme.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Pouvoir tenir ce miroir

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Pouvoir tenir ce miroir

 

Tôt ou tard,

Et sans crier gare,

Nécessité se fera en un jour,

Ou bien en une nuit sans amour.

 

Revoyant le parcours de ma vie,

En me retournant vers mes fautes infinies,

En remarquant mes traces de pas sur le bitume,

En relisant mes paroles écrites avec une belle ou une acerbe plume.

 

Parfois ignorant de tout l’amour reçu,

Parfois reconnaissant envers ceux qui en moi ont cru.

Ainsi a été mon destin, que j’ai poursuivi les quatre chemins,

Chemins de paix, de guerre? Pour des souvenirs si lointains et si incertains!

 

Pouvoir en toute honnêteté,

Malgré mes péchés aussi solides que le fer,

Prendre ce miroir brisé sorti des profondeurs des enfers,

Et me regarder avec grande franchise et sans ambiguïté.

 

Peu de gens en sont capables en cette humanité,

Gens de bonnes ou mauvaises mœurs mais sans cesse portés vers l’avidité.

Jalousant trop souvent ceux qui de leurs tours d’ivoire ont le pouvoir,

Mon seul désir, c’est pouvoir sans verser de larmes me regarder dans ce miroir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lignes noires

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Superbe dessin réalisé par Eri Kel de la France

Lignes noires

 

Nuit lugubre ! Nuit sombre!

Nuit où l’âme s’égare dans la pénombre.

Nuit de questions sans réponses qui font languir,

Les espérances des hommes qui ne cessent de souffrir.

 

Marchant péniblement sous mon humble toit,

Si chaud en cet été trop court mais en hiver si froid,

Saisissant machinalement un crayon comme une extension,

De mon corps meurtri d’avoir trop bu par une beuverie sans pardon.

 

Boire pour oublier ? Boire pour s’abandonner ? Boire pour cesser de respirer ?

Est-ce la destiné de l’artiste qui vit en moi par ces quelques vers de poèmes composés ?

Mais n’y songeant un seul instant, n’y pensant pas un seul moment, de ma main fatiguée,

Péniblement, j’ai commencé à écrire ces quelques mots afin de mon désespoir l’extirper.

 

J’ai écrit encore et encore sans jamais m’arrêter,

Pour trouver les mots de mes maux sans voix et sans voies,

Afin de faire revivre cette si douce folie que l’on nomme la foi.

Foi de mes aïeux, de mes frères et de mes sœurs en cette humanité.

 

Ne trouvant l’ultime expression libératrice de mes peurs,

Mes yeux se fermaient coupant ainsi mon esprit des leurres,

De ces bruits destructeurs que je buvais par un mystérieux ciboire,

Les ouvrant stupéfaits d’avoir réalisé cette dame de quelques lignes noires.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être femme

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Réalisation de Gérard Teillot de la France

Être femme

 

Qu’est-ce qu’une femme?

Est-ce une question sans réponse?

Cela m’horripile et parfois même me défonce.

Est-ce de raviver sans cesse chez l’homme une flamme?

 

Est-ce d’être à jamais condamnée?

D’être en dépit de notre volonté et par notre corps,

D’avoir encore et toujours à subir le mauvais sort?

Est-ce de voir notre futur de mère et de filles qu’être des âmes damnées?

 

De ces religions phallocrates,

Qui se croient être démocrates,

Mais qui envoient les porteuses de vie,

Aux bûchés afin de satisfaire leurs mortelles envies.

 

Femmes jeunes et belles ou ridées et mûres,

Mais délicieuses en tout temps telles des mûrs,

Qui souvent ne connaissent pas le droit à la jouissance,

Qui leur a été interdite dès les premiers instants de leur adolescence.

 

Femmes aux corps si mystérieux et divers,

Affrontant les périodes de paix ou de guerre,

Être ou bien ne pas être la moitié de l’humanité?

Question sur laquelle repose l’ensemble de notre destinée.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Signe de féminité : le buste

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Dessin de Buste par mon ami Eri Kel de la France

 

Signe de féminité : le buste

( Les dessins qui accompagnent ledit article sont réalisés par Nicole Boileau )

Bonjour tout le monde,

FB_IMG_1523409271284Aujourd’hui, je désire vous entretenir d’un aspect particulier du modèle vivant et plus précisément celui du modèle de sexe féminin, c’est-à-dire le buste. Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel aspect au sein de mon blogue. Cependant rien est plus démonstratif que le buste pour représenter à la perfection la féminité à part peut-être certaines représentations plus que rarissimes de la vulve. Mais encore-là, les exceptions semblent confirmer la règle.

Pourquoi donc utiliser le buste et non pas uneFB_IMG_1523409280067 quelconque autre partie de l’anatomie féminine ? Je vous répondrai, et c’est mon humble opinion, qu’il y a là une certaine sacralité du corps de la femme. En effet, quoi de plus sacré que le buste d’une femme ? Une sacralité qui tire sûrement sa source sur l’imaginaire tant religieuse que populaire concernant la nourriture donnée par la mère à son enfant. Une mère qui donne à la fois la vie et la nourriture permettant à celle-ci de se poursuivre, du moins pour un laps de temps plus ou moins défini une fois sortie en son sein, renferme sans contredit un message clair à la création. Un message qui dit que l’humanité tire ses origines de la féminité. Un aspect religieux âprement combattu par les trois grandes religions monothéistes au cours de l’histoire.

FB_IMG_1523409290249D’ailleurs, pourquoi donc utiliser le terme « sortir en son sein » puisqu’en réalité l’enfant entre dans notre monde par une voie tout à fait différente ? Qui plus est ! Bien des représentations de divinités femelles du monde antique ont été fabriquées en mettant l’accent sur les seins, symbole de maternité et de virginité. Comme quoi les religions officielles se sont intéressées depuis la nuit des temps à ce symbole mythique propre au corps féminin.

Un autre aspect qui me vient à l’esprit concerne l’aspect psychologique de la représentation du sein dans le milieu du nu. Notez bien qu’il s’agit ici que de mon humble opinion. Ceci dit, le sein a bel et bien une valeur quasi sacrée chez la majorité des artistes. Ces derniers tentent par tous les moyens de travailler un tel sujet avec une minutie que je qualifierais, avec un petit sourire sur le coin de mes lèvres, digne d’un moine.

En effet, la plupart des artistes qui travaillent à une représentation d’un buste, ou dans certains cas un sein, semblent avoir un respect indéniable. Serait-ce l’image du sein maternel ? C’est plus que probable. Serait-ce plutôt l’objet d’un fantasme à l’égard du fruit défendu ? C’est aussi fort possible. Quoiqu’il en soit, et j’en suis tout à fait convaincu, il y a autant de raisons de travailler sur une présentation du buste qu’il y a d’artistes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Belle chevelure

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

 

Belle chevelure

 

Belle chevelure,

D’une femme pure,

Pure dans sa nudité,

Pureté empreinte d’humanité.

 

Une seule femme suffit pour raviver l’amour,

Une femme aux cheveux à la couleur d’ambre,

À laquelle je suivrais dans les secrets d’une chambre,

Pour lui faire la cour, lui compter fleurette et l’aimer pour toujours.

 

Belle dame entièrement nue,

Se baladant devant un artiste peu vêtu,

Te donnant naissance par son crayon aiguisé,

Rêvant peut-être de lui faire avec délicatesse un baisé.

 

Point de mots pour cet instant,

Point de son pour cet ultime moment,

Confiance humble de cet artiste pour son oeuvre,

Valorisée par ce modèle au corps semblable à un chef-d’oeuvre.

 

Sa tendre main glissant telle une feuille sur son visage,

Pour retirer doucement cette mèche posée par un sage,

Dévoilant sa jeunesse enviée par des gens dans leur vieillesse,

Ô quelle douleur pour ces gens savourant leur imaginaire détresse.

 

Chevelure endiablée et si ambrée,

De cette femme aux yeux tellement enflammés,

Aux seins encore vierges de toutes mains volages,

Dites-moi, ma beauté : Serait-ce trop vieux pour votre âge ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Désolé pour mon grand silence

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada