Archives de tags | détresse

Je suis homme de couleurs.

IMG_9985_edited

 

Réalisation photo par Mélanie Dufresne

 

Je suis homme de couleurs.

 

Mes frères et sœurs, 

Je vous en prie, n’ayez pas peur. 

Je suis comme vous fier de ma différence, 

Ayant surmonté bien des craintes et de la souffrance.

 

Dans mes veines coule le précieux sang de mes ancêtres, 

Tel un arbre indéracinable, tel un vieil et noble hêtre. 

J’ai côtoyé de ces peuples de lointaines contrés, 

Qui comme moi et vous ont besoin d’aimer.

 

De mes expériences j’en suis sorti grandi, 

De mes rencontres, respecter les gens j’ai appris. 

Des croyances millénaires, j’y ai connu riches fables. 

De juger mon semblable, j’en suis maintenant incapable.

 

J’ai en moi, le rouge de l’amour. 

J’ai en moi, le jaune du soleil du jour. 

J’ai en moi, le bleu de l’azur présent dans le ciel. 

J’ai en moi, le vert de la terre et de ses milles merveilles.

 

De la blancheur de ma peau témoigne la présence de mes aïeux, 

Ceux qui ont construit lopins de terre en faisant de leur mieux. 

De tous mes cheveux grisonnants témoignent hélas le temps qui passe, 

Et de mes expériences de vie qui me rappellent que tout trépasse.

 

De cette eau fraîche symbole de mon baptême, 

Qui évoque le temps de Pâques après le carême. 

Fondements de ma foi chrétienne sur une terre païenne, 

Une terre neuve qui sera peut-être un jour tienne.

 

Je suis homme de couleurs dans un monde si terne, 

Où les gens puissants racontent tant de balivernes, 

Où les marchands d’armes empilent leurs richesses, 

Sur le dos des âmes si innocentes et en détresse.

 

Je suis homme de couleurs vives, 

Qui comme vous veux simplement vivre, 

Vivre dans un monde nouveau où tout est possible, 

Et où les rêves les plus beaux ne seront pas impossibles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Repos de l’âme

40054322_476563546158862_1010890011324710912_n

« Repos de l’âme » dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Repos de l’âme

 

Fatiguée de cette vie, 

Épuisée de voir mes rêves brisés, 

De voir mes espoirs s’envoler et se fracasser, 

Pour ne plus les revoir en cet instant dès aujourd’hui.

 

Oui, je le sais trop bien. 

Tu n’étais certainement pas le mien, 

Car, avec certitude, je comprends ton désarroi. 

Je devenais ta grande reine sans que tu sois mon roi.

 

Était-ce trop te demander ? 

Qu’en tout temps simplement me respecter. 

Je désirais sentir sur moi tes tendres caresses, 

Sur chacune des parties de mon corps en détresse.

 

Que Dieu m’en soit témoin, 

Dès maintenant et sans lendemain, 

Ce que je t’aimais dès que tu m’adressas la parole, 

De tes mots d’amour devenus promesses qui s’envolent.

 

Je suis femme forte, 

Jadis peut-être un peu sotte, 

Mais de la fierté j’en ai gage de renom, 

Puisque de mes ancêtres j’en tire mon nom.

 

C’est pourquoi je me relèverai, 

Car resté couchée, jamais je ne le ferai. 

Devant l’adversité, tête haute je marcherai. 

Une fois le repos mérité à mon âme je donnerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Un goût inné pour le bonheur

DSCN1390

À l’occasion d’un séjour à Montréal pour des séances de nudité artistique voilà déjà quelques années

Un goût inné pour le bonheur

 

Êtes-vous jaloux de mon bonheur ?

Je n’ai pourtant reçu que bribes,

Avec lesquelles je survis,

Avec lesquelles je me grise,

Allant de surprise en surprise,

D’être si heureux à toute heure.

 

Êtes-vous choqués de mon métier

Je cache ma détresse au soir

Avec du soleil sur mon corps

Avec des regards sur mon corps

Allant de miracle en espoirs

Et le ferai jusqu’à ma mort

 

Ne croyez-vous pas à la chance,

Je l’ai reçue à l’intérieur

En lot excessif de présence

Avec au lieu de mes manques

Avec au lieu de mes absences

Un goût inné pour le bonheur

 

Par

 

Ghislaine Lavoie

Québec (Québec)

Canada

Planète

 

Planète

 

On pourrait l’imaginer Éternellement féconde,
Ma planète à moi si blonde,
On pourrait l’imaginer À voir mûrir ses étés,
Prête à moissonner le monde,
Elle est faite pour fêter Malgré tous les bleus des âges,
Ma planète aux cent visages,
Elle est faite pour fêter Et pour se voir caresser
Par les yeux d’un paysage.

 

Qui pourra la réveiller Neuve d’air et de lumière,
Ma planète à nous la terre,
Qui pourra la réveiller De cette endormie, volée
 À la création entière,
Il faudra la liberté Vite alors le temps nous presse,
La planète est en détresse,
Il faudra la liberté Pour tuer nos lâchetés,
Et lui rendre sa jeunesse.

 

De

 

Ghislaine Lavoie

Québec (Québec)

Canada

Ce que l’amour peut faire mal

13083212_10154870461423378_3367036191086416417_n

Ce que l’amour peut faire mal

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que la vie soit belle pour vous. J’annonce mes couleurs dès le début11143308_1647660978798339_5956195307206311201_o cet article. En effet, il est tout à fait différent de ce que vous avez probablement lu jusqu’à maintenant puisque le sujet est nul autre que ce qu’est l’amour pour moi. Oui, il est vrai que bon nombre de mes poèmes ont l’amour pour inspiration. Or, la différence entre des mots sur l’amour et des maux d’amour est comparable entre celle qui existe entre le ciel et la terre. Les mots sur l’amour peuvent nous transporter vers les plus hauts sommets de notre âme, nous faire ressentir des moments d’extase, des instants qui semblent être les prémisses du Paradis et même, plus souvent que l’on croit, nous faire perdre la notion du temps. En contrepartie, l’amour peut faire connaitre les pires tortures à notre âme laquelle en sortira parfois meurtrie pour le reste de ses jours. Si ce n’est d’amener celui dont le cœur est épris à poser le geste fatal, celui du non-retour. Oui, ce sont-là deux extrêmes auxquels bien des gens sont confrontés au plus profond de leurs existences ici-bas.

Vous savez! J’ai connu trois amours véritables dans ma vie. Trois femmes magnifiques envers lesquelles j’éprouverai un respect énorme même si elles sont toutes les trois de styles totalement au diapason l’une de l’autre. Chacune m’a donné de belles leçons de vie, m’ont fait vivre des expériences extraordinaires et m’ont apporté des richesses incroyables. Oui, l’amour que j’ai éprouvé à leur égard a été d’une sincérité incommensurable. Elles m’ont permis de vivre dans tous les sens du terme. Que de beaux souvenirs!

plumeToutefois,  si il y a une chose que l’amour m’a fait découvrir, c’est de prendre conscience de toute la souffrance que l’on inflige à la personne que l’on aime, et ce même si loin de moi a été mon intention. Aimer fait vivre! Aimer nous fait grandir! Aimer nous ouvre les portes sur nous-mêmes! Aimer nous fait souffrir! Vivre avec authenticité même si la crainte peut sournoisement s’installer en nous. Suis-je digne de cette femme? Suis-je vraiment prêt pour cette aventure? Ai-je droit d’aimer et d’être aimé? Que puis-je réellement lui offrir. Nos valeurs sont-elles si différentes? Que de questions à choix multiples. Aimer nous fait grandir souvent au prix d’un effort, de tâtonnements et d’erreurs. Grandir jusqu’à prendre conscience de qui nous sommes, de notre passé, de notre présent et de ce que notre avenir pourrait devenir. Grandir sur la voie du1918166_1750892318475204_5194615352835956236_n bonheur car, nous l’oublions pas, le bonheur est le chemin qui nous mène vers la Sérénité. Aimer nous ouvre les portes sur nous-mêmes. Portes que l’on a longtemps désiré laisser fermer pour éviter de découvrir des blessures profondément enfouies en nous. Aimer nous fait souffrir car souffrir fait partie de l’existence propre à chacun. Voilà pourquoi souffrir rime avec vivre.

Mais, que c’est beau d’aimer. De voir la douceur dans les yeux d’une femme, de l’écouter tout simplement, de poser des gestes galants sans arrière-pensée, de vouloir son bien parce que notre âme et notre cœur le désirent plus que tout. De prendre de ses nouvelles à chaque réveil, de lui demander si il y a aujourd’hui quelqu’un qui lui a dit qu’il l’aimait et de lui dire que nous l’aimons avant même qu’elle répond. Quel est le plus grand trésor que la vie nous ai donné si ce n’est d’aimer?

12523981_10154793086353378_8210139808197149158_nOui, j’ai véritablement aimé. Aimer au point de vouloir en finir avec la vie lorsque j’ai pris conscience d’avoir blessé, bien malgré moi, celle qui est et qui sera pour toujours dans mon cœur. Dieu merci! Deux dames ont vu ma détresse et m’ont porté secours. Deux dames? Deux anges plutôt qui m’ont empêché de poser ce geste, c’est-à-dire LE geste fatal. Aujourd’hui, un autre chemin s’ouvre devant moi qui est celui de prendre conscience de qui je suis et ce qui me convient réellement. C’est-là un chance inouïe que Dieu, la vie, le destin, appeler cela comme bon vous semble, m’offre presque sur un plateau d’argent. Être en vie? Vivre? Savez-vous ce que cela signifie? C’est de pouvoir s’améliorer, de prendre une nouvelle route, d’être ce que l’on est réellement et de s’accomplir au plus haut de ce que l’on peut.

Néanmoins, mes nombreux souvenirs vécus dernièrement m’ont fait comprendre d’une chose fondamentale et qui est d’être capable de faire plaisir à celle que j’aime tout simplement parce qu’il en est ainsi. C’est çà le vrai amour. Être aux côtés de celle que l’on aime lorsqu’elle en a besoin, de l’écouter, de poser sa main, même si je n’en ai pas, sur elle afin de la rassurer lors de la traversée sur l’océan en colère. De l’admirer en secret! D’être là tout simplement. Et, de la savoir … heureuse.

Je tiens, en terminant ce présent article, à remercier les trois femmes qui sont entrées dans ma vie. Je vous ai aimées tendrement, malgré mes défauts et, je l’espère bien avec quelques qualités. Vous m’avez apporté beaucoup de bonheur et je souhaite vous en avoir rendu à mon tour. Grâce à vous, j’ai appris que oui l’amour peut faire mal. Mais, il vaut la peine d’aimer car c’est ce qui nous rend digne d’être appelé enfant de l’humanité.

Merci! Merci! Et, encore, merci!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada