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C’est quoi vivre ?

C’est quoi vivre ? Texte de Rolland Jr St-Gelais Modèles : Laina Bearr & JenovaxLilith Photographe : Francisco Vazquez Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/red-hot-915002906

C’est quoi vivre ?

Vivre, c’est être passionné par ce que l’on fait. C’est d’être capable d’aimer l’autre surtout dans ses différences afin de l’extirper des profondeurs du néant. C’est être apte tant à recevoir qu’à donner une caresse qui mettra du soleil dans son quotidien. C’est pouvoir manifester sa tendresse le plus simplement qui soit. Vivre c’est avant toute chose être envouté par la vie.

Car, vivre sans passion, c’est mourir chaque jour. Vivre sans amour, c’est disparaître dans les limbes. Vivre sans caresse, c’est perdre peu à peu la conscience de son existence. Vivre sans tendresse, c’est se consumer dans le feu de la détresse.

De

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

 

Faire face à ma détresse

Faire face à ma détresse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo et Modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Volva-the-Seeress-914376104

Faire face à ma détresse

 

En cette profonde forêt,

Je me suis enfuie de ce qui est.

De ces horreurs, de ces crimes que l’on nous présente.

À travers cette boîte mystérieuse dont tant de gens dépendent.

 

En parcourant à travers les bois.

J’ai trouvé un bien obscur endroit.

Où je m’y suis réfugiée sans mes vêtements.

J’y ai découvert un calme si surprenant, si étonnant.

 

Une ténébreuse noirceur m’entourait.

Prise d’une lourde fatigue, je m’endormais.

Et pourtant, j’étais consciente de mon environnement.

C’est alors que des rayures parurent inexplicablement.

 

Tout autour de moi planait sur un profond silence.

Je me sentais dans le placenta d’avant ma naissance.

Puis, avec lenteur, un vent mystérieux caressa les tiges,

Des arbres qui dansèrent jusqu’à ce que je me fige.

 

Étrangement, je n’y éprouvais aucune crainte.

Seulement, une envie irrésistible de me plaindre.

De verser jusqu’à la dernière goutte les larmes de mon corps.

Est-il un crime que d’avouer de ne pas être le plus fort ?

 

J’ai écouté mon âme se confier à mon cœur.

Qui cache par des sourires sur mon visage ses pleurs.

Pour une première fois, j’étais loin de ce monde qui stresse.

C’est alors que j’ai pu enfin faire face à ma détresse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

S’il te plaît, fais-moi plaisir !

S’il-te-plait, fais-moi plaisir. Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Please-Please-Me-913513321

S’il te plaît, fais-moi plaisir !

 

Nous sommes en plein mois d’avril.

Malgré le printemps venu, rien en moi ne brille.

Tout me paraît si sombre, si terne.

Qu’en mon cœur, j’ai éteint ma lanterne !

 

Je n’ai qu’une seule envie.

Me retrouver en cet instant dans ton lit.

Me blottir tout contre toi afin de me réchauffer.

Sentir mes doigts sur ton corps et lentement te caresser.

 

Daigneras-tu me faire cette modeste faveur ?

Passer la nuit avec toi pour y trouver un peu de chaleur.

Oui, c’est la réalité, rien ne va plus en ce monde.

Aucune morale n’existe en ces dirigeants immondes.

 

L’amour, la fraternité et la compassion ont disparu.

La puissance, l’argent et la haine sont alors apparus.

Que reste-t-il donc de nos rêves de jeunesse ?

Tendre la main vers qui crie sa détresse.

 

Ô, ma chérie, en ce sinistre crépuscule.

Mes attentes de jadis sans cesse reculent.

Aide-moi à mettre fin à mes souffrances.

Tu es la seule qui ravive mes espérances.

 

Entendre tes soupirs retentir sous mes frôlements.

Ressentir ton cœur à chacun de ses battements.

Quel bonheur émerge en moi te voir si éblouissante !

Quelle joie m’envahit lorsque tu deviens si flamboyante !

 

Permets-moi de passer cette nuit sous tes draps de satin.

Que je puisse t’embrasser avec soin jusqu’au petit matin.

Exauce simplement mon vertueux désir !

S’il te plaît, fais-moi plaisir !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’aime quand tu danses pour moi

J’aime quand tu danses pour moi Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/I-like-when-you-dance-for-me-867481974

J’aime quand tu danses pour moi

 

Ô, mon amour !

Je pense à toi chaque jour.

Ô, ma tendre chérie !

Je rêve de toi chaque nuit.

 

Dès l’aurore, mes sentiments vont vers toi.

Je ressens la douceur de tes lèvres sur moi.

Fruit béni des anges de mon imagination fertile.

Mon cœur palpite et rend tout mon être fébrile.

 

Œuvre de chair ! Je le ferai seulement avec ma bien-aimée.

Que sert à l’homme de sa semence inutilement prodiguée ?

Cette substance offerte par les dieux pour transmettre la vie.

J’attendrai le moment favorable pour t’inviter dans mon lit.

 

Ta peau d’ébène effleurée légèrement par mes doigts attentionnés.

Par mon savoir-faire, tu éprouveras des zones jusque-là insoupçonnées.

J’embrasserai avec chaleur tes seins auréolés avec une si grande tendresse.

Que le fait de t’en priver, ne fut-ce qu’un instant, entraînera chez toi, ample détresse.

 

D’ici là, les hallucinations seront les comparses de l’obscurité.

Celle qui accompagne inlassablement mon âme la nuit tombée.

Mais, une chose me console dans mes peines et mon chagrin.

Ce que j’aime quand tu danses pour moi jusqu’au petit matin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Gustave le mangeur de saucisse

Gustave le mangeur de saucisse Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Gustave le mangeur de saucisse

 

Ce week-end, je suis allé en un coin de l’Allemagne.

Un de ces pays qui formaient jadis un véritable empire.

Une de ces régions où l’on aime bien boire et bien vivre.

Un empire fondé par mon ancêtre, l’empereur Charlemagne.

 

Dans un joli petit village de Bavière,

Je suis arrêté pour y déguster une bonne choucroute.

En savourer dans une auberge, peu importe ce que cela me coûte.

Il va de soi qu’en cette région tout s’accompagne d’une bonne bière.

 

Aussitôt entré dans un lieu quelque peu étranger.

Une belle dame aux yeux bleus et aux cheveux blonds,

Est venue à ma table de fleurs décorée en quelques bonds.

Elle me demanda, avec grand sourire, ce que je désirais manger.

 

Bien que je parle très bien la langue de Martin Luther,

Je lui montrai sur le menu une bonne choucroute appétissante,

En lui indiquant une bière de cette région fort étonnante.

Ô, mon Dieu, que ce petit péché ne m’amène point en enfer.

 

Mais, au fait, j’ai oublié de me présenter, mes amis.

Je m’appelle Gustave, originaire de l’Alsace et de la Lorraine.

Une région de la France où j’ai rencontré la belle Helen.

Une femme, avec grand amour, j’ai marié pour la vie.

 

Nous parlions tant la langue de Goethe que celle de Molière.

Nous nous disions des mots d’amour et de tendresse,

Hélas, nous n’avions pas d’enfant à notre détresse.

Toutefois, elle était une excellente cuisinière.

 

Oui, je parle bel et bien au temps passé.

Car, il y a de cela quelque temps, elle est partie.

Rejoindre un lieu que l’on appelle avec affection le paradis.

Ô, si vous saviez comme je l’ai aimée, voire adorée.

 

Heureusement, elle me faisait cuire sa grande spécialité.

Je suis le seul, et l’unique, Gustave le mangeur de saucisse.

Je l’avoue d’emblée, la gourmandise est mon humble vice.

Quel bonheur de pouvoir déguster de la saucisse bien apprêtée !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada