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Paysage

Dessin de Eri Kel de la France

Paysage

 

Je me souviens d’une caresse,

Du temps de ma tendre jeunesse,

Où tout était permis, où tout était beau,

D’une caresse faite sur mamelon bien haut.

 

Je le gravis avec grande précaution,

Évitant d’être brusque et d’y faire attention,

Je l’ai contemplé avec respect comme convenu,

Essayant d’être délicat de mes doigts frêles et menus,

 

Je le gravis tel un alpiniste suisse,

En admirant de la dame les belles cuisses,

Sans étourderie, j’y ai déposé ma main tremblante.

Car de tout son être elle était si douce et si vibrante.

 

C’est alors que je me rappelais,

D’une maxime que jadis on me disait,

Que peu importe de l’homme son âge,

Il faut à chaque instant prendre soin du paysage.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon idole

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Hommage à mon père pour son anniversaire : Mon véritable idole

RollandJr St-Gelais de Québec

Mon idole

 

De ma plus tendre enfance,

Où je fis avec maladresse mes premiers pas,

Sous les encouragements de mon bien-aimé papa,

Qui allait devenir mon guide lorsqu’apparue mon adolescence.

 

De mon plus grand doute,

Qui me submergea tant mon âme,

Perturbant ce que j’allais devenir un homme,

Avec fermeté, il me prit le bras pour me montrer la vraie route.

 

Quel est le sens de la vie ?

Réponds-moi, ô mon père, je t’en prie.

C’est alors qu’il me dicta avec simplicité,

Cette leçon qui allait devenir source de nobles vérités.

 

Écoute-moi, mon enfant !

La seule raison d’être, c’est d’aimer,

En dépit les blessures et les mesquineries,

Et quelques fois, à mon grand regret, bien des moqueries.

 

Des gens de la haute société,

Devant lesquels je refusais de plier,

Car ma valeur était aussi haute que la leur,

Et que mon ignorance se compensait par toute mon ardeur.

 

Aimer ! Il n’y a que çà de vrai.

Aimer soi-même si tu veux aimer autrui,

Cette maxime que nous enseigna un certain Jésus-Christ,

Aimer son travail qui donne beaucoup même si parfois il déplait.

 

Découvrir en son temps,

Celle avec qui j’allais vivre bien des ans,

Même si cela me semblait durer trop longtemps,

Car dans la solitude aucun ne peut y vivre indéfiniment.

 

Fais ce que tu aimes, et aimes ce que tu fais !

En dépit de ce que l’on te dira sans aucune délicatesse,

De tous ces gens-là, éloignes-toi car ils ne sont que bassesses,

Agis pour être toujours fier de tes actions et de ce que tu es.

 

Crois tout ce que je te dis mon fils,

Ne t’agenouille jamais devant celui qui crie,

Car, sois en convaincu mon garçon, en lui de toi il rit,

Mais, penche-toi vers celui qui de ton aide il te supplie.

 

Car il n’y a rien de plus grand aux yeux de Dieu,

Que celui qui se fait tout-petit pour tendre la main,

Afin de donner qu’un peu de bonheur à son prochain,

Et faire de ce monde un endroit encore plus merveilleux.

 

Rappelle-toi que nul livre,

Écrit par des hommes si illustres,

Des temps de jadis ou depuis des lustres

Ne saura t’enseigner une authentique passion de vivre,

 

C’est à toi de choisir entre le calme chemin du bien,

Ou de joindre la route sinueuse et illusoire du mal,

De ces gens à la langue fourbe et où rien ne valle,

Suis mon conseil, ne va pas vers les vauriens.

 

C’est alors que je pourrais avec grande joie te dire cette parole,

Comme toi-même, si je me souviens bien, tu me l’as jadis dit,

Quand tu étais, aux yeux de tes parents qui t’aiment, bien petit,

Tu es devenu un peu tout ce que je voulais que tu sois : mon idole.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Passé inconnu! Avenir perdu!

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Passé inconnu! Avenir perdu!

 

Gens des nombreuses nations chrétiennes,

N’oubliez pas cette noble leçon qui est mienne,

Détruisez vos monuments lesquels deviendront vos cercueils,

Car aucun peuple digne de ce nom ne peut survivre sans ces recueils.

 

Crainte de voir plonger dans les limbes vos tendres souvenirs,

Où de vos torpeurs vous n’en sortirez jamais malgré tous les soupirs,

Détruisez mes amis vos édifices! Qu’en restera-t-il aux derniers jours?

De l’ignorance de vos origines vos ennemis en riront tels des troubadours.

 

Un peuple digne se reconnaît par l’amour de sa langue et de sa patrie,

Et des gens qui forment le pays avec fierté ne font qu’un en une belle fratrie,

Buvez autant que vous le souhaitez! Et vos descendants vous témoigneront,

D’avoir dilapidé leur héritage durement acquis par vos ancêtres à l’unisson.

 

Triste vérité de ces jours ensoleillés par la modernité,

Où n’a que valeur que gadgets et bien inutiles nouveautés,

Alors qu’il suffirait de quelques instants pour s’approprier ce temps qui vous est dû.

Nulle guérison possible des plaies du présent par un passé inconnu et un avenir perdu.

 

De

 

Rollandjr St Gelais

Québec (Québec)

Canada