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Femmes aux milles couleurs

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Superbe dessin réalisé par Monika Gailloux de Montréal

Femmes aux milles couleurs

 

Femmes étrangères,

Femmes de pays en guerre,

Femmes d’enfants rêvant de paix,

Femmes qui donnent avec bonté de son lait.

 

Femmes de la lointaine Asie,

Femmes  de Guinée et de Papouasie,

Femmes amoureuses de ses conjoints et amants,

Femmes protectrices de sa maisonnée et de ses enfants.

 

Femmes fatiguées de porter dans le silence,

Les douleurs insidueuses de l’histoire qui élancent,

Leurs cœurs accablés du désespoir de leurs descendances,

En prenant  conscience de l’avenir qui les attend dans leur  insouciance.

 

Femmes sur les terres d’Amérique,

Femmes des savanes de l’indomptable Afrique,

Femmes essayant de survivre de maigres pitances,

Comme celles gavées par l’abondance et vivant de l’opulence.

 

Femmes des  aurores boréales,

Femmes des champs fertiles des terres australes,

Femmes libérées qui jouent pourtant à  la pucelle,

Femmes de tous les styles et pourtant toujours belles.

 

Femmes mythiques,

Qui inspirent des chansons si magnifiques,

D’une époque où tout était beau où tout était possible,

Où l’amour rhytmait avec liberté et loin des prêcheurs de la bible.

 

Femmes objets de désirs,

Femmes insoumises avec de  beaux sourires,

Peu importe qui vous êtes et où vous soyez sous le ciel,

Vous êtes femmes aux milles couleurs et de véritables merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Sur le vif

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Sur le vif

 


Fraîche et seule
Simple comme les tilleuls
Seins encore fermes de mes temps
Du temps de mes premiers amours de mes amants

 


M’appuyant sur mes fragiles doigts
Qui me servirent jadis à satisfaire mon corps
À découvrir les plaisirs de la chair précieux tel de l’or
Et maintenant que ferais je sans celui que j’aime, que ferais je sans toi?

 


Femme magnifique on me dit souvent
Le serais-je encore avec le sablier du temps?
Car nul d’entre nous n’y échappe petit et grand,
Nul n’est oublié par la faucheuse même pas les puissants

 

 

Voilà pourquoi j’ai décidé d’être présente
Car un jour ou bien une nuit je serai absente
Être toute immobile telle une sirène sur un récif
Être là pour vous permettre d’immortaliser mon corps sur le vif

 

 

De

 

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Les vieux amants

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Dessin rempli d’émotion fait par Eri Kel

Les vieux amants

 

Dans un silence profond et paisible,

Faisant ressurgire souvenirs parfois risibles,

Souvenirs d’un temps de jeunesse et d’étourderie,

Où beauté et innocence se moquèrent des bondieuseries.

 

Point de paroles ! Point de gestes !

Si ce n’est qu’un doux soupir tel un zeste,

Revoyant le premier jour du premier baiser,

Et de leur premier né d’une famille qui égaya de longues années.

 

Que reste-t-il de ce temps révolu?

Où plaisir partagé se fit en belles tenues.

Les rides prirent place sur leurs visages tendres,

Et les rires de leur petits enfants devinrent durs à entendre.

 

De leur amour de jeunesse,

Devint passion de la vieillesse,

De sa semence sorti noble famille

De ce sein furent nourris garçons et filles.

 

Maintenant que reste-t-il?

De leurs ébats amoureux et inavouables?

Et de leurs années pleinement vécues et louables?

De ces vieux amants endormis sur ce lit tel une île ?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Seins tombant

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Dessin par Eri Kel de la France

 

Seins tombant

 

Femme d’un certain âge,

D’une époque digne du moyen-âge,

Ayant connu époux et amants,

Les ayant aimés sans retenu et passionnément.

 

Femme au corps nu,

De ce corps bien charnu,

Ayant connu mille plaisirs interdits,

Sans qu’on le sache sans qu’on l’ai dit.

 

Femme attendant son nouvel amant depuis peu

Espérant être comblée en des moments heureux.

Orgasme d’antan ! Fontaine abreuvant la hampe !

À la lueur d’un clair de la lune ou d’une douce lampe.

 

Femme au regard perdu

Fouillant au delà des nues

Ressentant la chaleur doucement surgir

De ses seins tombant près à nouveau d’en jouir.

 

De

 

RollandJr

Québec (Québec)

Canada

 

Le couple …

 

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Dessin par E.S. Hermet Modèles : Elena et Bertrand

 

 

« Le couple … »
« Couple d’amoureux ? Couple d’amants ou d’amis ? »
Par E.S. Hermet Modèles : Elena et Bertrand
Un véritable chef-d’oeuvre
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Je ne serai toujours qu’un mal-aimé

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Ce mal-aimé !

 

Je suis ce mal-aimé,

Même si je vous ai nourris,

Vous avez bu mon lait blanc et rit,

Rire de bonheur dès le moment de la tété.

 

Symbole par excellence de la féminité,

Je n’ai que faire de vos stupides divinités,

Ce globe dans l’abîme de l’adolescence se forme,

Signifiant que mon corps plein de vie se transforme.

 

Hommes avides dans leurs regards,

Et parfois même quelques femmes d’arts,

Le délice des amants et l’envie de prétendants,

Sachez me caresser au gré du temps et au fil des ans.

 

La douceur pulpeuse de ma peau,

Vous fait saliver en donnant à la bouche l’eau,

De votre langue gourmande vous titillez mon mamelon,

En se gavant de ma rondeur sans gêne tel un vilain polisson.

 

Point de honte ! Point de haine !

Allez-y aux convives jusqu’au profond de mes gênes !

Pour vous qui me prenez avec vos doigts si fébriles et si agités,

Moi fais pour l’amour et pour la vie, je ne serai toujours qu’un mal-aimé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis la sorcière

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Je suis la sorcière

 

Je suis celle qui vous envoûte,
Je suis celle qui pervertit votre belle âme,
Et ce peu m’importe que vous soyez homme ou femme,
Et encore davantage, croyez-moi mes amis, ce que cela me coûte.

 

Vous craignez ma beauté,
Mais encore plus ma grande nudité,
Amants d’un soir, approchez-vous de mon lit,
Maîtresses d’une nuit, je serai celle qui comblera vos envies.

 

Oui, craignez-moi car je suis belle.
Oui, affrontez-moi car je suis fière d’être nue,
Même les anges du Ciel ne peuvent que tomber des nues,
Et venant au creux de mes bras ensorcelés, je leur arrache les ailes.

 

Je suis celle dont vous ne pouvez vous passer,
Tellement est grand votre désir de me caresser,
Je suis celle qui est damnée aujourd’hui comme hier,
Simplement parce que je serai maintenant et à jamais la sorcière.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Petit village montagnard

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Petit village montagnard

 

Petit village montagnard,
Où les gens travaillent si tard,
Que même la lune vous dit bonjour,
Avant même que lève le petit-jour.

 

Gens tellement courageux,
Et amants si impétueux,
Que bouille dans vos veines,
La poésie de Verlaine.

 

Petit coin tranquille,
Loin des tourments des villes,
Reste dans ta quiétude,
À l’abri de tant de turpitudes.

 

Beauté ancestrale de la campagne,
Telles la douceur et la sensualité du champagne,
Quel plaisir presque coupable d’écouter ton silence,
Loin des bruits qui nous percent telle une lance.

 

Retiens-moi quelques instant,
De ces puériles et vils tourments,
Et de la bise de ce vent du nord,
Fais qu’en toi et pour toujours je m’endors.

 

De

 

RollandJr-St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Bienvenue à toi !

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Bienvenue à toi !

 

Mon ami, bienvenue à toi !

Peu importe ce que tu fais et ce que tu sois,

Ici, il n’y a ni monarque, ni riche, ni reine et ni roi,

Seuls des passionnés et amants de la vie comme toi et moi.

 

Que mes mots te consolent,

Qu’ils t’apportent joyeuses farandoles,

Que le sourire illumine pour toujours ton si joli visage,

Et que ta gaité de cœur se partage avec les gens de tous âges.

 

Passion des maximes et des pensées,

Traverse le temps d’autrefois pour imprégner nos idées,

Afin de changer maintenant à jamais nos imperceptibles destinées,

Que sociétés immondes nous imposèrent depuis que nous soyons nés.

 

Amis des lointaines contrés,

Venez avec une liberté absolue vous désaltérer ,

Vous ressourcer à mon oasis de paix pour guérir de vos maux,

Et que mes paroles réconfortent et tiennent votre cœur bien au chaud.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Somptuosité!

Somptuosité!

Parcourant gaiement les chemins de ma courte vie, je n’ai de cesse de me questionner sur la véritable saison digne d’être vénérée entre toutes. Quelle divinité dois-je secrètement invoquer afin de pouvoir y trouver réponse ultime?

Serait-ce Odin, le dieu de la froide Scandinavie, qui de son œil magique peut voir au-delà les Temps infinis le parcours de ses plus fidèles guerriers lesquels attendent le jour tant convoité où ils seront appelés à festoyer à son somptueux banquet?

Ne serait-ce pas plutôt l’impétueux Érôs, de la sage Athènes, qui de sa voix délectable et de son charme incomparable amène mes frères et sœurs, avec un plaisir presque coupable dans ses rêves les plus inavouables mais tellement intimes?

Devant une telle somptuosité, nulle doute que meilleur choix, si il en est un, est de leur poser avec humilité cette question : « Dites-moi! Laquelle d’entre vous, ô belles saisons, est vraiment digne d’intérêt?»

 

 

Magnifique printemps de ma tendre enfance!  Ô toi qui a vu le jour de ma naissance! Tu ressuscites dame Nature endormie telle une fiancée dans les bras de son amoureux, espérant recevoir son doux baiser et de lui faire l’amour avec une charnelle et éternelle passion.

Ta douce chaleur ravive avec une grande prudence l’eau de tous ces courants qui telles des veines raniment les forêts sortis tout droit d’un profond sommeil. Ô Quelle merveille!

Adorable printemps! Ta venue est pour les êtres sous les Cieux une véritable bénédiction des Dieux. Sans ta présence bienfaitrice, nous les fils des dieux indignes d’en porter même le nom, nous le serions.

Chaque jour, nous attendions ta venue avec le cœur joyeux. D’une main une lanterne et de l’autre le bâton du pèlerin, nous guettions les moindres signes de ta présence. C’est ainsi que pour un ami, on veille.

 

 

Admirable printemps! Saison des amours retrouvés! Admirable printemps! Temps qui renait encore et encore! Admirable printemps! Tu es l’image parfaite du Christ ressuscité vainqueur de la mort!

Certes, ta jeunesse n’est pas éternelle. Mais, elle est de tous les signes de la Création le plus bel exemple. Jeunesse de printemps! Amour de jeunesse!

Aucune fortune que possède Midas, aussi riche soit-il, ne peut acquérir une infime parcelle de ta grâce car elle vaut tout son pensant d’Or.

Bien des empereurs de ce monde donneraient leurs empires afin d’éviter, ne fut-ce qu’un seul instant, leur redoutable vieillesse.

 

 

Bel été! Mon cher et fidèle ami. Comment puis-je rendre grâce avec justesse à ta réelle majesté?

Ta verdure, tu l’étends des plaines sibériennes jusqu’à la plus profonde des forêts boréales.

Les parfums des milles fleurs inondent de leurs présences les chemins des troubadours qui chantent avec joie leurs mélodies ancestrales,

Tandis que les amoureux vont ramasser durant leurs ébats les marguerites afin d’égayer leurs heureuses maisonnées.

 

 

Ô pur été! Grâce à tes bienfaits, nul gêne de vivre une chaste nudité.

Le bleu de ton Ciel nous rappelle notre origine : l’amour de nos premiers parents.

Sous ton soleil, tous les hommes sont égaux car tu fais pousser leur précieux blé dans les prés.

Sans toi, toutes vies seraient englouties sans ménagement dans les forces infernales du Néant.

 

 

Mirifique automne! De tes couleurs, qui rendraient jaloux tous les arcs-en-ciel, tu embellis tellement nos vies.

De tes langoureuses romances, tu diriges les amants  vers le lit nuptial où se conjuguent les nombreuses inclinaisons d’un seul et même verbe: aimer.

De ce lieu de repos, tu en fais un nid de plaisir qui ferait pâlir les anges et les archanges d’envie.

Sous ton œil bienveillant, les amoureux s’élancent d’une étreinte à peine voilée pour de leurs corps se fusionner.

 

 

Automne! Tu es loin de cette monotonie tant décriée par les Vers et les laines.

De toutes les saisons, c’est toi qui apporte à nos âmes la quiétude face aux mois à venir.

Tes feuilles multicolores préparent notre vieille terre à recevoir le manteau blanc qui la recouvrira bientôt sans aucune gêne.

Les fraîches nuits avertissent les plus braves des hommes de bien se prémunir contre le froid qui leur semblera ne plus finir.

 

 

Hiver de nos ancêtres! Hiver québécois! Hiver bien de chez-nous! Tu fais notre force et notre fierté car il faut être fort et vigoureux pour traverser avec toi le temps.

Temps de jadis où nos ainés relevèrent manches et haches pour défricher ce vierge pays.

Débrouillardise et courage imprégnèrent leurs caractères. Volonté et abnégation faisaient partie de leur pain béni.

Temps dur et pourtant tu es le témoin de la venue de l’enfant-roi qui nous manifesta sa divinité en s’incarnant tout simplement.

 

 

Tu es sans contredit ma saison préférée puisque tu es la seule à faire lever des nuages de diamants par tes titanesques vents. 

Devant cette grâce que Dame nature offre à mes yeux étonnés par tant de force, de majesté et de rayonnement.

Jamais de ce paysage blanc, je ne me languis de contempler tel un enfant devant le sapin une si  noble parure.

De tous les fils de la nature, nulle doute que monsieur hiver est le seul qui manifeste autant à ses sujets de la royauté, ta véritable nature.

 

 

Je cours allègrement sur cette neige poudreuse, ne craignant pas d’être un fou devant les yeux de tous ces gens jaloux de mon cœur puéril.

Oui je gambade sous le soleil sans ménagement car, qui sait?, demain serai-je parmi le monde des vivants et de ne craindre ni les dieux, ni les démons?

Au buffet de la vie, je me rassasie de sa variété, toujours en savourant avec délectation ces péchés si mignons.

En éprouver de la honte, de la tristesse ou de la mélancolie? Loin de mon esprit une telle futilité car à chaque jour apporte ses joies et ses peines. Tout a son prix et rien n’y est vil.

 

 

Des laudes jusqu’aux vêpres, mes pensées sont tournées vers cette épreuve cruciale: laquelle d’entre vous, ô belles saisons, mérite sur le podium de l’excellence d’en gravir le sommet?

Serait-ce toi vigoureux printemps de mes amours perdus et de mes plus tendres promesses? En grimper les marches, tu en es capable. Sûrement, tu le sais.

Bel été de jadis, tu es le témoin de mes plus aventures les plus sensuelles. Tu porterais la palme d’or, tel un sage élu, j’en suis plus que convaincu.

Que dire de toi, ô fastueux automne, qui de ses couleurs vives pavoise nos existences bien éphémères? Heureux ceux qui ont admiré tes vivaces aquarelles sans jamais ne les perdre de vue.

 

 

Et toi?  Admirable hiver! Saison des froides nuits où courent les mains volages sur les corps des femmes amoureuses étendues  sur leurs tapis d’ivoire, rêvant à leurs amants au sang chaud.

Tes jours ensoleillés sont, il est plus que vrai, courtes mais tes crépuscules sont des prometteuses escapades dont leurs souvenirs resteront dans la mémoire des fiancés de joyeux moments à jamais inoubliables.

Oui, bel hiver de mon cœur! Tu es à mes yeux la saison élue entre toutes. Car, nous te retrouvons au sein des plus hautes montagnes. Là même où résident les dieux et où tombent tous ces flocons, tout là-haut.

C’est à toi et à toi seul que je remets la palme d’or. Ce signe de ta grâce et de ta puissance, qui oserait me contredire?, tellement ineffables.

 

 

Fin

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada