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Comme une prière

La prière
Dessin par Gérard Teillot de la France

Comme une prière

 

Pluie tombante,
Journée assommante,
Face à mes douleurs lancinantes,
J’écoute l’eau perler sur la terre accueillante.

 

Pas un mot sort de ma bouche,
Alors que je plonge dans cette douche,
Qui me rafraichit tant mon corps fatigué,
Qui revigore jusqu’aux abysses de mon âme épuisée.

 

À genoux sur le sol mouillé,
Je sens chaque goutte de pluie couler,
Sur la peau fragile de mon être maintes fois abusé,
Que j’ai offert à mes amants que j’ai pourtant tant aimés.

 

Mais, aujourd’hui, je n’en peux plus.
Boire à la coupe de leurs caprices j’ai assez bu,
En ce jour, je ne désire que penser à la femme que je suis.
Comme une prière que je me fais avec les mots que j’ai appris.

 

Avec les mots que m’a enseigné ma mère,
Qu’elle adressa à un lointain et mystérieux Père,
Demandant pardon pour des fautes que j’ignorais,
D’avoir faites alors que mon beau-père m’enjôlait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Cachez de nouveau ce sein

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Superbe dessin par Noble Roro de la France

Cachez de nouveau ce sein

 

Cachez de nouveau ce sein,

Cachez ce sein que je ne saurais voir,

Il est tellement beau que j’ai de la peine à le croire,

Lorsque par curiosité j’ai enlevé de mes yeux mes mains.

 

Sein bien rond,

Qui me semble être bien bon,

À l’aréole d’une femme expérimentée,

De la vie et de ses amants qui l’ont tant aimée.

 

Mais avant de le cacher,

Laissez-moi encore le regarder,

Afin que je puisse mémoriser sa rondeur,

Et m’en souvenir lorsque viendront les jours de douleur.

 

Car rares sont les hommes qui ont la chance,

De rencontrer femmes jeunes qui se déhanchent,

Une fois sonnée l’heure damnée de la perfide vieillesse,

Qui les accable sans relâche telle la croix lourde de la tristesse.

 

Et puis, non, finalement ne le cacher pas,

Car rien ne peut être aussi beau ici-bas,

Que ce sein tellement beau et majestueux,

Que ce sein sculpté par la seule volonté des dieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Où je préfère ?

Où je préfère
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Où je préfère ?

 

Veux-tu le savoir ?
Pourtant depuis que tu me connais,
Ne devrais-tu pas savoir ce qu’il me plaît,
Que tu as la chance de mon corps d’ébène le voir.

 

J’adore lorsque tu admires mon savoir-faire,
Car rien n’égale mes mains expertes sans vouloir te déplaire,
Mains adroites qui me caressent avec passion tout doucement,
Qui à chaque fois me satisfassent, crois-moi, assurément.

 

Me titiller délicatement les aréoles de mes seins,
M’exciter astucieusement l’entrée sacrée de mon vagin,
Imaginant en même temps ressentir la moiteur de ta langue,
Tel un sermon en chaire aux ouailles sur le plaisir qui harangue.

 

Mais, je n’en reviens toujours pas.
Que tu ignores ce qui vraiment me comblera,
Que mère nature a généreusement donné à sa fille adorée,
Un objet inestimable qui l’amène à coups sûrs au firmament étoilé.

 

Quoi de mieux qu’une plume d’oie ?
Pour satisfaire mes besoins comme il se doit.
Pour me procurer à chaque fois autant de merveilleux plaisirs,
Qui, peut-être un jour ou une nuit, deviendront de magnifiques souvenirs.

 

Ce cette plume d’oie qui longe mon corps d’Africaine,
Non, je n’ai point de honte d’avoir parfois des pensées vilaines,
Car dans mes veines coulent le sang chaud de la lointaine Afrique,
Dévoiler le secret de mon plaisir intime à mes amants c’est si féérique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Aréoles

Auréoles des saints
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Aréoles

 

Aréoles,
Telle une obole,
Donnée par amour,
Aux enfants depuis toujours.

 

Nourrissons gavés de lait,
Qu’ils soient beaux ou bien laids,
Car aux yeux d’une mère rien ne vaut guère,
Que le deuil de ses enfants déportés sur des terres étrangères.

 

Seins tombants légèrement,
Jadis léchés, tétés par des gourmands amants,
Qui sont accourus tels des garnements dès l’aurore de leurs vies,
Vers ce délice à la saveur exquise pour tenter de satisfaire leur soif infinie.

 

De cette envie de boire ce nectar tel un nourrisson,
Un nectar à saveur de miel tel que décrit dans un certain livre sacré,
Et dans lequel se trouvent bien des prières souvent récitées ou psalmodiées
Et qui les interpelle tôt ou tard d’une voix puissante chacun par leurs noms.

 

Aréoles tant admirées, voire louangées.
Par ces artistes chevronnés en cette séance d’une nuit d’été,
Car en leurs cœurs de chair réside le désir pouvoir les immortaliser,
Par quelques coups de leurs précieux outils, leurs crayons bien aiguisés.

 

Aréoles de ces seins expérimentés,
Témoignant d’une vie encore inégalée,
S’offrant allègrement aux personnes présentes,
Et tant pis pour celles qui en cette nuit étoilée sont absentes.

 

Aréoles plus vénérables que les auréoles des saints,
De ceux que l’on invoque en pensant à nos jeux de mains, jeux de vilains,
Saints ! Saints ! Saints ! Trois fois saints sont ces seins que l’on chante tous en chœur.
Aréoles voulues ! Auréoles distantes ! Nous souvenant que nous vivons frères et sœurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Élixir d’amour, ô princesse

Gracieuseté de J. Rekas

Élixir d’amour, ô princesse

 

Voici tel que demandé,
Voici tel que vous l’avez ordonné,
Une potion préparée par vos mages,
De ces savants que l’Orient consulte tels des sages.

 

Des mages qui par une nuit enchantée,
Iront saluer un bel enfant divin en Galilée,
Mais, d’ici-là, voici en mes mains une préparation,
Auquel vos amants devant votre charme succomberont.

 

Voici en ma main une douce mixture,
Faite, à ce que je sache, avec des herbes si pures,
Des herbes grâce auxquelles vous connaitrez la délectation,
Du plaisir charnel sans limite des nuits de luxure et de passion.

 

Philtre aphrodisiaque préparé juste pour vous maitresse,
Boisson à l’arôme exquis qui est à l’image de votre corps de déesse,
Breuvage à être consommé chaud afin d’éveiller la virilité de vos amants,
Allez ! Prenez cet élixir d’amour, ô princesse, concocté par nos grands savants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faites l’amour

Faire l'amour
Avec la permission de spitting-to-windward

Faites l’amour

 

Faites l’amour,
Faites-le ! Et non pas la guerre,
Utilisez vos mains pour autre chose qu’une prière,
Faites l’amour, pas la guerre ! Tel slogan utilisé depuis toujours.

 

Remplacez vos balles par des baisers,
Remplacez votre désir de tuer par celui de caresser,
Changez dès maintenant tant de haine et tant de colère,
Car ces deux esclaves amènent inexorablement vers les enfers.

 

Souvenez-vous que vous avez un corps pour aimer,
Un corps parfois beau, d’autrefois laid, ainsi il est fait.
Un corps d’homme, un corps de femme, toujours magnifique il l’est.
Parole de grande sagesse, sans ces corps, jamais vous n’auriez été créés.

 

Combien de tendres mots d’amour ont remplacé de ces guerres leurs cris ?
Combien d’amants étreints en une nuit ont leur enlevés leurs cœurs épris ?
Combien d’innocents a-t-on expédiés en pâturage aux champs d’honneur ?
Combien de ces hommes sortis à peine de l’enfance ont-ils connu l’horreur ?

 

Faites l’amour avant qu’il soit trop tard,
Car la faucheuse à votre rencontre n’est jamais en retard,
Aimez-vous pendant qu’il est encore le temps et le moment,
Car ce bonheur peut pour assouvir les riches expirer à chaque instant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Jour de rêves

Jour de rêves
« Jour de rêves » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Jour de rêves

 

Dors tendrement ma belle Ève,
Quels mots sortent de tes lèvres?
Rêves-tu à l’un de tes nombreux amants?
Car, je l’avoue, avec ta beauté rien d’étonnant.

 

Je n’ai point voulu te réveiller,
Car agit ainsi serait le pire des péchés,
Pire que celui de la chair que nous avons savouré,
Dors ! Dors ! Aussi longtemps qu’il faudra ô ma dulcinée.

 

Pendant ce temps, je fais le petit-déjeuner.
En espérant que tu l’apprécieras car avec cœur,
J’y mettrai quelques tartines aux fraises avec un peu de beurre,
Un café-crème pour toi que j’aime sans oublier une rose pour l’accompagner.

 

C’est un jour de rêve, un jour inespéré.
Car c’est aujourd’hui que mon cœur je t’offrirai.
Pourtant je redoute un peu la réponse que tu me donneras,
Car bien des hommes sont, et de loin, beaucoup plus beaux que moi.

 

Qu’à cela ne tienne, je prendrai mon courage à deux mains.
Et je te ferai cette demande d’être avec moi pour les futurs lendemains,
Mais d’ici ce moment un peu redouté par une réponse quelque peu inespérée,
Calmement, sans faire de bruit, avec amour et passion, je te regarde en train de rêver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Et si nous recommencions ?

Recommençons
« Et si nous recommencions? » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Et si nous recommencions ?

 

Chérie,
Dame de nuit,
Dame pour soir pour la vie,
Ou simplement parce que la vie me sourit.

 

Nous nous sommes rencontrés dans un bar,
Alors que la soirée commençait à se faire tard,
Nous nous sommes regardés longtemps sans dire un mot,
Afin d’éviter les malentendus par un mot de peu, ni un mot de trop.

 

Un simple geste de ta main a suffi pour me faire comprendre que tu me voulais,
Un simple geste mes yeux, tu as vite fait de déchiffrer comme je te désirais,
Chez-toi, bras-dessus bras-dessous, nous nous sommes dirigés.
Comme si nous étions des amants trop longtemps séparés.

 

Des amants séparés par des mers et des terres étrangères,
Un amant condamné à vagabonder en des contrées inhospitalières,
À chercher éternellement sa belle maitresse condamnée à la solitude,
Ah ! Comme pèsent les cœurs lourds quand le temps passe en décrépitude.

 

Arrivés en ta grande demeure,
De ce bar situé à peine quelques heures,
Tu m’amenas tout droit dans ta chambre sombre,
Où trônait un miroir devant lequel paraissaient deux ombres.

 

Deux ombres ressemblant étrangement à deux esprits,
À deux fantômes ayant l’un pour l’autre le cœur tant épris,
Épris de passion sans retenu car à quoi bon se retenir,
Si leurs vies étaient à la levée du jour disposées à finir.

 

Étendus dans ce lit, nu et sans aucune gêne,
Je te sentais haleter avec entrain ton agréable haleine,
Mais, tu ne m’as jamais dit ton prénom : serait-ce par Mégane ou Hélène?
Peu importe car ta sensualité et ton charme à fait gonfler ma hampe toutes ses veines.

 

En toi, tu m’invitas allègrement d’y entrer.
Avec plaisir, tu me dirigeas afin de te pénétrer.
Avec toute ma tendresse et mon ardeur, je t’offris mon corps.
Avec ton affection et ta volupté, tu m’offris ce moment précieux comme l’or.

 

Aucune position du Kâmasûtra ne nous étaient inconnues,
Des positions parfois drôles, parfois étranges et même parfois saugrenues.
Mais pourquoi se maintenir ? Car heureusement aucun de nos conjoints nous aurait vu.
Quel est le plus grand plaisir si ce n’est celui de la chair pour deux corps beaux et nus?

 

Et puis, une fois l’aube venue.
Une fois de notre appétit nous étions repus.
Voyant dans tes yeux bleus cette bien étrange question.
Cette question qui se manifesta vivement en moi comme de raison.

 

Je me suis dit : et pourquoi pas?
Puis encore dit : quel mal y-a-t-il à ça?
C’est alors que tu m’as demandé à ma grande satisfaction :
D’une voix douce comme une mélodie tu me dis : et si nous recommencions?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis la terre

Je suis la terre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la terre

 

Je suis la terre, votre terre,
Je suis bien avant tout la mère,
Je suis ne l’oublions pas le père,
Je suis juste une parcelle de l’univers.

 

Je suis celle qui sans cesse vous nourrit.
Qui vous aime tant et qui souvent vous guérit,
Je suis celle qui trop souvent est par vous meurtrie,
Je suis sur laquelle vous faites l’amour jour et nuit.

 

Je suis aussi celle sur laquelle vous faites vos guerres,
Celle sur laquelle à vos dieux vous adressez vos prières,
Celle qui est habillée par des collines et des paysages si verts,
Celle qui est recouverte par des sables chauds dans les vastes déserts.

 

Je suis celle qui possède les quatre saisons,
Celle du doux printemps aux magnifiques floraisons,
Celle de l’été dont la beauté fait presque perdre la raison,
Celle de l’automne où les gens des prairies recueillent la moisson.

 

Et que puis-je dire de l’extraordinaire hiver ?
Dont son manteau blanc cache vos fautes d’hier,
Et dont les amants font l’amour en ayant la tête en l’air,
En rêvant de donner un jour naissance à des enfants forts et fiers.

 

Je suis simplement celle,
Qui aimerait être traitée en demoiselle,
Car sans moi tous vos rêves n’auraient point d’ailes,
Je suis la terre ! Je suis la terre ! Celle où chantent les hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tes yeux

Dans tes yeux
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Dans tes yeux

 

Chérie, dans tes yeux
Le monde était si merveilleux.
Un monde que je n’avais jamais vu,
Avant le jour où nous nous sommes connus.

 

Je me souviens de la librairie où tu étais,
Tu avais un roman d’amour que tu feuilletais,
Et moi, du coin de l’œil, prudemment je te regardais,
Faisant attention pour ne point te déranger, je m’avançais.

 

Tu avais échappé ton roman,
Que je ramassai bien gentiment,
Que je te le tendis bien évidemment,
Par ta beauté tu m’avais ébloui assurément.

 

Tu m’avais demandé ce que j’aimais lire,
Lire la splendeur de ton âme, je n’osais te le dire.
Je t’ai offert de traverser la rue pour prendre un café.
Que tu acceptas en me disant que tu préférais de loin le thé.

 

Une fois en ces lieux aux arômes divers,
Je t’offris un verre de ce fameux thé vert,
Dont tu me parlais pendant que toi et moi marchions,
D’un pas léger qu’avec grand plaisir alors nous prenions.

 

Qui aurait pu me dire que par ce doux moment,
Toi et moi serions devenus amis, amoureux et amants ?
Qui aurait pu nous dire que par ce précieux instant,
Nous nous aimerions encore, toujours et éternellement ?

 

C’est dans tes yeux que je suis devenu heureux,
C’est par tes yeux que de toi je suis tombé amoureux,
Mais depuis que Dieu t’a appelé près de lui dans les cieux,
Je ne cesse de pleurer en lui demandant : Pourquoi mon Dieu ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada