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Pour une rare fois,

Pour une rare fois …

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, le retour de mon voyage en Montérégie se déroule à merveille. En effet, j’ai reçu depuis ce lundi quelques-unes des photos réalisées par Mélanie Dufresne de la ville de Chambly. Une photographe extraordinaire. Soyez rassurés! Plusieurs articles tant sous formes de proses que de poèmes seront publiés au fil du temps, au fil de mes inspirations et au fil de mes envies.

N’oublions pas que composer est avant toute chose une question d’harmonie entre la plume et la tête. C’est un peu prendre la plume afin de parcourir le monde des idées et d’en ramener quelques souvenirs pour les placer dans un album à cet effet. Dit autrement, composer c’est poser sur un support ce que l’on désire retenir et subséquemment le diffuser. Chose plus facile à dire qu’à faire puisque, à l’exemple de Thésée et le minotaure, le double danger de s’égarer dans les dédales du labyrinthe des idées et d’être annihilé par l’attrait du néant est sans cesse présent dans chacune des rédactions. Combien d’œuvres littéraires, qui étaient pourtant vouées à la célébrité, furent léguées aux limbes pour cause d’égarement des idées de leurs auteurs potentiels? Triste réalité.

Toutefois, il peut être intéressant de diffuser ses idées autrement que par l’écrit. C’est notamment le cas où la spontanéité doit être de mise. Qui dit spontanéité, dit aussi authenticité ! Voilà pourquoi j’ai voulu vous faire part de mon expérience vécue en ce lundi 9 juillet 2018 dans le cadre d’une entrevue avec deux chercheurs de l’université du Québec à Montréal, connu sous le sigle de l’U.Q.A.M. L’objectif dudit entrevue était de connaître mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique et de ma perception du monde des arts.

Bref, c’est avec plaisir que je vous présente pour une rare fois une vidéo que j’ai réalisée de manière subito presto juste avant l’heure du repos de la nuit. Je fais un résumé fort intéressant de mon entrevue en y apportant quelques éléments nouveaux.

Je vous souhaite une bonne écoute.

Sincèrement !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lignes noires

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Superbe dessin réalisé par Eri Kel de la France

Lignes noires

 

Nuit lugubre ! Nuit sombre!

Nuit où l’âme s’égare dans la pénombre.

Nuit de questions sans réponses qui font languir,

Les espérances des hommes qui ne cessent de souffrir.

 

Marchant péniblement sous mon humble toit,

Si chaud en cet été trop court mais en hiver si froid,

Saisissant machinalement un crayon comme une extension,

De mon corps meurtri d’avoir trop bu par une beuverie sans pardon.

 

Boire pour oublier ? Boire pour s’abandonner ? Boire pour cesser de respirer ?

Est-ce la destiné de l’artiste qui vit en moi par ces quelques vers de poèmes composés ?

Mais n’y songeant un seul instant, n’y pensant pas un seul moment, de ma main fatiguée,

Péniblement, j’ai commencé à écrire ces quelques mots afin de mon désespoir l’extirper.

 

J’ai écrit encore et encore sans jamais m’arrêter,

Pour trouver les mots de mes maux sans voix et sans voies,

Afin de faire revivre cette si douce folie que l’on nomme la foi.

Foi de mes aïeux, de mes frères et de mes sœurs en cette humanité.

 

Ne trouvant l’ultime expression libératrice de mes peurs,

Mes yeux se fermaient coupant ainsi mon esprit des leurres,

De ces bruits destructeurs que je buvais par un mystérieux ciboire,

Les ouvrant stupéfaits d’avoir réalisé cette dame de quelques lignes noires.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est ici …

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

 

Mon lieu de travail 

 

C’est ici ….

Bonjour tout le monde,

IMG_20180419_093920J’espère que vous allez bien. Pour ma part la vie est magnifique surtout que le printemps semble vouloir mettre un frein à l’obstination de notre hiver québécois. À vrai dire j’ai rarement vu un mois d’avril aussi maussade depuis que je reste dans la capitale nationale qui est nul autre que la ville de Québec. Hé bien oui ! À titre informatif nous avons deux capitales fort importants au plan historique pour ce qui est de mon pays et de ma patrie.

En effet deux éléments importants doivent être comprisIMG_20180419_073911_222 chez mes nombreux abonnés. D’un côté, Québec est la capitale historique de la Nouvelle-France celle qui a longé une partie impressionnante du territoire nord-américain. D’un autre côté, la capitale de la confédération canadienne est Ottawa. Une confédération qui a permis dans une certaine mesure la survie de la nation française en terre d’Amérique et dont le fondement résidait jusqu’à maintenant sur la primauté des valeurs chrétiennes. Malheureusement je ne reconnais plus mon pays actuel ni ma patrie qui a perdu son identité face à la mondialisation. Triste constat.

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-YAssez parlé de politique ! Je désires aujourd’hui vous présenter mon lieu de travail où sont rédigées mes nombreuses publications au sein de mon blogue artistique. En effet, c’est à cet endroit où beau temps, mauvais temps, je prends quelques heures de mon humble existence pour partager avec vous les articles qui traitent pour la majorité d’entre eux de ma passion pour la nudité artistique. Une passion qui se vit au quotidien tout en respectant certaines règles. Je pense notamment d’être sans cesse à la recherche de l’excellence, au respect des artistes avec qui je travaille ou bien à demander à mes collaborateurs et collaboratrices leurs permissions d’utiliser leurs œuvres afin de rédiger des articles soit sous forme de proses ou bien sous forme de poèmes dans mon blogue.

Que d’heures de travail ! Que de moments de purs délices tant pour mes yeux que pour ma créativité ! Que de temps à passer et parfois à repasser pour trouver les mots appropriés et les angles de présentations propices à rendre la lecture à la fois agréable et enrichissante ! Je n’ose pas compter le nombre de grains de sable qui s’est écoulés de mon sablier de vie ! Et entre vous et moi à quoi bon le faire ? Ne regrette jamais ce que tu as fait si cela t’a permis de t’accomplir. Ne regarde pas derrière toi car ce qui est fait est gravé dans le roc de l’éternité. Assume ce que tu as réalisé et surtout qui tu es. C’est la raison pour laquelle je peux être fier du travail accompli tout au long de ce blogue.

Qu’ai-je écrit ? Non ce n’est guère un travail. C’est plutôt une véritable joie que je vis à chaque instant où je me retrouve dans ce fauteuil et devant cet écran d’ordinateur. Un moment d’extase car qui tire ses origines de mon amour de la langue française de ma fierté de modèle nu et de la volonté de continuer sur cette voie laquelle a favorisé l’épanouissement de votre humble serviteur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)Canada

Poser nu dans la neige : Quel défi à peine imaginable !

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Avec la permission de mon collaborateur Halfford de Moscou

 

Poser nu dans la neige :

Quel défi à peine imaginable !

Bonjour tout le monde,

Je vous écris en ce moment même de mon beau coin de pays lequel semble être encore sous l’emprise de l’hiver malgré le passage du printemps et de l’heure d’été. Cela peut affecter plusieurs de mes compatriotes et, fort possiblement, certains d’entre vous qui vivez en terres proches de la nordicité canadienne. Souvenez-vous que plusieurs de mes abonnés vivent en des pays européens ressemblant plus ou moins au Canada en terme de climat

Quoique il en soit, je désire aujourd’hui parler d’unehelen343_by_halfford-dc6yp49 problématique assez rarissime dans le domaine de la nudité artistique: Quel défi à peine imaginable que de poser nu dans la neige ! En effet, plusieurs des séances de nudité artistique sont réalisées dans un cadre que je qualifierais “ d’intérieur ”. Ce qui est tout à fait normal puisque d’une part, les capacités de créativité sont facilitées par toute une gamme de techniques propres aux studios et d’autre part, les facteurs climatiques sont loin d’être négligées. Par les facteurs climatiques, je fais référence en particulier aux intempéries, à la chaleur écrasante ou dans le cas contraire un froid quasi sibérien. Il va de soi que bien d’autres facteurs peuvent s’ajouter mais étant donné l’espace que je m’alloue dans mon présent article, il m’apparaît futile d’en énumérer davantage.

helen361_by_halfford-dc7xsl9Malgré les problématiques inhérentes à des séances de nudité artistique réalisées à l’extérieur, notamment en période hivernale, les résultats peuvent être fort intéressants. Par ailleurs, et je le prends à titre d’exemple, un de mes corresponds du site DeviantArt et qui vit en Russie réalise de manière occasionnelle des séances photos de modèles russes. Ce qui est intéressant ici c’est, outre le fait que l’hiver russe et l’hiver canadien se ressemble à tous points, que plusieurs de ses séances eurent lieu à l’extérieur. Des séances qui ont été faites possiblement avec des modèles non professionnelles mais qui ont eu le courage de relever le défi de poser nu dans la neige. Personnellement, je n’ose à peine imaginer le contexte, peut-être cocasse, dans lequel le tout s’est déroulé.

N’allez pas croire que je n’ai jamais réalisé de séanceshelen360_by_halfford-dc7xsjg vécues à l’extérieur. Bien au contraire ! Les séances que j’ai vécues sont parmi mes expériences les plus appréciées par votre humble serviteur. Et pour cause puisque plusieurs de mes poèmes les plus beaux ont été composés à la suite desdites séances. Il va de soi qu’advenant le cas où une séance de nudité artistique aurait lieu en période hivernale, notre hiver est particulièrement long au Québec, j’ai l’intention de composer des poèmes et de rédiger quelques articles sur une telle expérience au sein de mon blogue. Par ailleurs, un tel projet est en discussion avec une photographe du nord de Montréal. Cependant, vu la température sibérienne sévissant actuellement au Québec, on va entendre encore un peu. C’est plus prudent pour ma santé et mes …. fesses.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir se donner

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Savoir se donner

(En reprise)

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine s’est bien passée. Pour ma part, tout va bien même si quelques petites situations fort désagréables m’arrivent ces derniers jours. Quoiqu’il en soit, je garde le cap sur la voie du beau, du bien et du bon en mettant de côté les choses futiles de la vie. Est-ce là une réflexion sur mon expérience personnelle face à mon destin ? C’est fort possible.

Cependant le fait de vivre mes séances de nudité artistique, sans omettre la composition de mes poèmes et la réalisation de photos prises au cours desdites séances ou bien selon les circonstances qui s’y prêtent, constitue sans aucun doute une source de plaisir qui permet à votre humble serviteur de faire confiance à la vie. Or, faire confiance à la vie c’est aussi savoir se donner dans ce que l’on fait et, sous un autre ordre d’idées, se donner à ceux et à celles que nous rencontrons dans la vie. Attention ! Je ne dis pas se donner aveuglément, mais d’adapter notre don de soi aux contextes qui lui sont rattachés. Et vous savez aussi bien que moi que les contextes peuvent apparaître, un peu à l’image des grains de sable sur la plage, quasi infinis.

Pour ce qui du don de soi lors d’une séance de nudité artistique, je dois avouer que plusieurs éléments y sont d’une importance capitale. Pour alléger le présent article, j’ai décidé après mûres réflexions, de circonscrire ces éléments au nombre de trois. Trois éléments qui étrangement ont été inspirés de la doctrine fondamentale de la foi chrétienne à savoir la sainte trinité. Trois éléments à la fois indépendants et différents l’un de l’autre mais dont d’autres objets de réflexion viennent les enrichir. Vous conviendrez qu’une telle présentation ressemble de près à un cours de théologie. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une de mes quatre formations universitaires est justement … la théologie chrétienne, notamment catholique, au sein de l’université Laval de Québec.

Tout d’abord, se donner c’est avant tout chose … être authentique, c’est à dire être vrai en chaque instant des poses choisies, analysées et choisies devant un groupe. Par exemple, le fait d’être un homme ne pourra jamais être camouflé d’une manière ou d’une autre pour la simple raison que je suis totalement nu avec tout ce que cela inclut dans la masculinité et même, en certaines occasions la virilité. Ici, le sens professionnel est d’une rigueur absolue.

Ensuite, me donner implique la capacité d’accepter que l’autre soit aussi authentique dans sa vision de mon corps, de mes forces et de mes faiblesses et d’y trouver des richesses jusque-là insoupçonnées. Cela peut quelques fois m’étonner mais aussi, bien que cela soit rarissime, me choquer. Bref, je ne peux en aucun temps condamner l’autre sur sa vision puisqu’il en est l’unique propriétaire et, fait à retenir, je lui ai donné librement accès à mon corps nu. Autrement dit, vous êtes responsable de ce que vous y voyez avec vos yeux alors que je suis responsable de ce que je présente. Un point, c’est tout.

Enfin, se donner c’est de prendre conscience que l’on ne pourra en aucun temps revenir en arrière une fois l’oeuvre réalisée. Ce qui est fait l’a été une fois pour toutes. Le plomb qui a servi à dessiner ne pourra pas être extrait du papier ayant servi à supporter dans le temps le personnage sur le tableau. Ce qui est d’autant plus le cas une fois l’oeuvre signée par l’auteur. Ici, l’acceptation du fait accompli est une preuve de maturité tant chez le modèle nu que chez l’artiste. Une maturité qui se construit au fil du temps, des nombreuses séances et des partages entre les personnes concernées. À titre d’exemple, je suis toujours quelque peu étonné lorsque je regarde l’oeuvre qui est présentée ci-dessus car, bien que l’artiste en herbe a voulu bien faire en réalisant son dessin. Il a simplement perçu mon corps, ma nudité et ma situation physique, avouons-le peu commune, selon ses perceptions de ces réalités. Plusieurs de mes amis et connaissances y ont vu un corps alors que d’autres, votre humble serviteur inclus, y ont découvert totalement autre chose.

En résumé, se donner est subséquemment une question de don et de se don-né , voir ici naître aux yeux de l’autre, et d’éternité. On se donne librement pour renaître sous des formes souvent au diapason de ce qu’on s’est construit de notre propre image corporelle. On se donne aussi pour permettre, sait-on jamais, aux générations suivantes de connaître une partie, souvent minime, de soi. Qui plus est! Une telle partie a pris forme dans la formulation de la réalité d’un artiste professionnel ou amateur. Trois éléments indépendants mais tellement complémentaires qu’ils forment une seule entité.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Savoir se donner

 

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Séance de dessins C.E.G.E.P. de Sept-Îles vendredi 10 novembre 2017

 

Savoir se donner

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine s’est bien passée. Pour ma part, tout va bien même si quelques petites situations fort désagréables m’arrivent ces derniers jours. Quoiqu’il en soit, je garde le cap sur la voie du beau, du bien et du bon en mettant de côté les choses futiles de la vie. Est-ce là une réflexion sur mon expérience personnelle face à mon destin ? C’est fort possible.

Cependant le fait de vivre mes séances de nudité artistique, sans20171110_092655 omettre la composition de mes poèmes et la réalisation de photos prises au cours desdites séances ou bien selon les circonstances qui s’y prêtent, constitue sans aucun doute une source de plaisir qui permet à votre humble serviteur de faire confiance à la vie. Or, faire confiance à la vie c’est aussi savoir se donner dans ce que l’on fait et, sous un autre ordre d’idées, se donner à ceux et à celles que nous rencontrons dans la vie. Attention ! Je ne dis pas se donner aveuglément, mais d’adapter notre don de soi aux contextes qui lui sont rattachés. Et vous savez aussi bien que moi que les contextes peuvent apparaître, un peu à l’image des grains de sable sur la plage, quasi infinis.

20171110_105211Pour ce qui du don de soi lors d’une séance de nudité artistique, je dois avouer que plusieurs éléments y sont d’une importance capitale. Pour alléger le présent article, j’ai décidé après mûres réflexions, de circonscrire ces éléments au nombre de trois. Trois éléments qui étrangement ont été inspirés de la doctrine fondamentale de la foi chrétienne à savoir la sainte trinité. Trois éléments à la fois indépendants et différents l’un de l’autre mais dont d’autres objets de réflexion viennent les enrichir. Vous conviendrez qu’une telle présentation ressemble de près à  un cours de théologie. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une de mes quatre formations universitaires est justement … la théologie chrétienne, notamment catholique, au sein de l’université Laval de Québec.

Tout d’abord, se donner c’est avant tout chose … être authentique, 20171110_104019c’est à dire être vrai en chaque instant des poses choisies, analysées et choisies devant un groupe. Par exemple, le fait d’être un homme ne pourra jamais être camouflé d’une manière ou d’une autre pour la simple raison que je suis totalement nu avec tout ce que cela inclut dans la masculinité et même, en certaines occasions la virilité. Ici, le sens professionnel est d’une rigueur absolue.

20171110_105211 (3)Ensuite, me donner implique la capacité d’accepter que l’autre soit aussi authentique dans sa vision de mon corps, de mes forces et de mes faiblesses et d’y trouver des richesses jusque-là insoupçonnées. Cela peut quelques fois m’étonner mais aussi, bien que cela soit rarissime, me choquer. Bref, je ne peux en aucun temps condamner l’autre sur sa vision puisqu’il en est l’unique propriétaire et, fait à retenir, je lui ai donné librement accès à mon corps nu. Autrement dit, vous êtes responsable de ce que vous y voyez avec vos yeux alors que je suis responsable de ce que je présente. Un point, c’est tout.

Enfin, se donner c’est de prendre conscience que l’on ne pourra en20171110_105216 aucun temps revenir en arrière une fois l’oeuvre réalisée. Ce qui est fait l’a été une fois pour toutes. Le plomb qui a servi à dessiner ne pourra pas être extrait du papier ayant servi à supporter dans le temps le personnage sur le tableau. Ce qui est d’autant plus le cas une fois l’oeuvre signée par l’auteur. Ici, l’acceptation du fait accompli est une preuve de maturité tant chez le modèle nu que chez l’artiste. Une maturité qui se construit au fil du temps, des nombreuses séances et des partages entre les personnes concernées. À titre d’exemple, je suis toujours quelque peu étonné lorsque je regarde l’oeuvre qui est présentée ci-dessus car, bien que l’artiste en herbe a voulu bien faire en réalisant son dessin. Il a simplement perçu mon corps, ma nudité et ma situation physique, avouons-le peu commune, selon ses perceptions de ces réalités. Plusieurs de mes amis et connaissances y ont vu un corps alors que d’autres, votre humble serviteur inclus, y ont découvert totalement autre chose.

En résumé, se donner est subséquemment une question de don et de se don-né , voir ici naître aux yeux de l’autre, et d’éternité. On se donne librement pour renaître sous des formes souvent au diapason de ce qu’on s’est construit de notre propre image corporelle. On se donne aussi pour permettre, sait-on jamais, aux générations suivantes de connaître une partie, souvent minime, de soi. Qui plus est! Une telle partie a pris forme dans la formulation de la réalité d’un artiste professionnel ou amateur. Trois éléments indépendants mais tellement complémentaires qu’ils forment une seule entité. 

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les mains que je n’ai pas…

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Les mains que je n’ai pas…

 

Lorsque j’aide sont des ailes,
Se tendent pour l’amitié belle,
S’amusent à faire des poèmes,
Palpent l’amour quand très fort j’aime,

 
Griffent si je m’encolère, 
Implorent et font la prière,
Essuient mes yeux lorsque je pleure,
Peuvent être tendresse à toute heure,

 

Supplient qu’on ne me quitte au soir,
Et puis disparaissent au miroir,
Mais je les retrouve au cœur de moi,
Cherchez bien… mes mains sont là.

 

De

 

Ghislaine Lavoie

Québec (Québec)

Canada

Les mots par Renaud

Les mots par Renaud

 

C’est pas donné aux animaux
Pas non plus au premier blaireau
Mais quand ça vous colle à la peau
Putain qu’est-ce-que ça vous tient chaud
Écrire et faire vivre les mots
Sur la feuille et son blanc manteau
Ça vous rend libre comme l’oiseau
Ça vous libère de tous les maux
Ça vous libère de tous les maux

 

[Refrain]
C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses

 

[Couplet 2]
Poèmes, chansons, brûlots
Vous ouvrent des mondes plus beaux
Des horizons toujours nouveaux
Qui vous éloignent des troupeaux
Et il suffit de quelques mots
Pour toucher le cœur des marmots
Pour apaiser les longs sanglots
Quand votre vie part à vau l’eau
Quand votre vie part à vau l’eau

 

C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses

 

[Couplet 3]
Les poèmes d’un Léautaud
Ceux d’un Brassens, d’un Nougaro
La plume d’un Victor Hugo
Éclairent ma vie comme un flambeau
Alors gloire à ces héros
Qui par la magie d’un stylo
Et parce qu’ils font vivre les mots
Emmènent mon esprit vers le haut
Emmènent mon esprit vers le haut

 

[Refrain]
C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses.

 

Source : https://genius.com/Renaud-les-mots-lyrics

Une grande dame, une artiste accomplie et une amie formidable.

Une grande dame, une artiste accomplie et une amie formidable.

Bonjour tout le monde,

Je vous présente un interview qu’une de mes amies a réalisé ces derniers jours. Un interview dans laquelle elle nous témoigne de sa passion artistique.  J’ai eu la chance d’assister à quelques-uns de ses spectacles et même, croyez-le ou non, d’être interrogé à mon tour par cette dame extraordinaire. Vous trouverez le lien en annexe menant à l’entrevue originale, et ce dans un souci de respecter les droits d’auteurs.

Merci de votre assiduité à suivre mes publications !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

N.B. J’ai obtenu au préalable la permission de cette artiste avant de publier cet article et ce pour une question de respect à son égard.

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Odile Dupont – « J’ai le fort désir de créer jusqu’à ma mort »

par

Aurore-Québec

Aujourd’hui, on vous présente l’artiste Isabelle Lapointe, alias Odile Dupont. ​Odile a créé un concept d’hybridation artistique entre la musique et le théâtre.  La forme et l’atmosphère classiques d’un concert de chansonnettes sont revisitées pour transporter les spectateurs dans un univers théâtral éclaté. Elle s’inspire du cabaret berlinois, des cafés-concerts parisiens, des déconstructions  musicales et théâtrales contemporaines, et surtout, de l’expressivité particulière de chant-actrices.

​Nous avons posé à Isabelle quelques questions sensibles qui offrent une perspective afin de mieux comprendre ce qui habite cet artiste.

Quels sont vos objectifs à long terme en tant qu’artiste?

J’ai le fort désir de créer jusqu’à ma mort et de trouver les chemins pour y arriver. À travers les années qui passent, je veux rester fidèle à moi-même, à ce qui me compose, à mes racines, à mon cœur, et ce, tout en restant sensible à ce qui se passe dans le monde des arts. J’espère rejoindre les gens qui se reconnaissent dans ma proposition, à petite-moyenne-grande échelle et à court-moyen-long terme. J’espère continuer d’échanger avec des amis(es) artistes qui m’inspirent et qui font leur art sans compromis, dans le plus grand Amour de leur public.

Quelle est votre vision par rapport à votre art?

Mon art est hétérogène parce que mon cœur l’est aussi. Et c’est assez spontané comme expression. J’écris des chansons, des poèmes et du théâtre. Je fais de la marionnette et je joue parfois à l’interprète-chanteuse. J’ai une pratique éclatée. Je vais là où ma pulsion créatrice me mène. Pourtant, une chose unit le tout dans ma pratique: le discours en soit, ma parole. Ce que je dis est, pour moi, un cri du cœur, un peu comme le Cri du Munch, mais avec de la douceur, du rose et de la « mignonnerie ». Je veux questionner notre époque et sa décadence. Je veux comprendre la perte de sens. Je veux comprendre cette séparation qui grandit entre les groupes d’individus. J’ai fondamentalement un mal de vivre intense quand je réfléchis à ce qui se passe. Et c’est là que j’ai besoin de créer. Parfois ça fait mal. Mais tout le temps, ça finit par faire du bien.

Comment percevez-vous le milieu artistique musical?

J’ai de la difficulté à me positionner quant à cette question. La question est très large. Et selon moi, il y a DES milieux. À Québec? Au Québec? On inclut les institutions, les organismes? Je me restreindrai donc à ma pratique personnelle. Pour ma part, j’ai plutôt l’impression d’être en contact avec des gens de façon individuelle parce que je ne fais pas partie d’une maison de disque, d’une gang d’amis(es) musiciens(nes) ou d’un collectif quelconque. Je n’ai pas étudié avec des artistes de la musique… Je ne connais donc pas le milieu, même si je gravite parfois autour. Ma relation avec ce milieu, c’est surtout une personne à la fois. De toute façon, je suis timide. Quand je pense à des projets qui ont à voir avec la musique, je trouve toujours des collaborateurs généreux et talentueux. Je trouve aussi un milieu aidant, entre autre grâce à l’apport de l’Ampli de Québec. Là où je suis déçue, c’est qu’il n’y a pas un gros milieu pour la Chanson. J’ai l’impression qu’on est dans une époque plus musicale que textuelle. J’aimerais bien que le milieu s’ouvre à ce genre et qu’il lui offre une tribune plus grande. Il faut dire que je trouve qu’on diffuse trop de chansons faciles et qu’on passe à côté du renouvellement du genre. Des auteurs écrivent des bijoux de chanson, autant dans la forme que dans le fond, et on ne les entend pas assez.

Quelles sont vos sources d’inspiration artistiques?

En chanson: Félix Leclerc, Pauline Julien, Fréhel, La Bolduc, Diane Dufresne, Edith Piaf, Boris Vian, Patsy Cline, Jacques Brel, Aristide Bruant, Kurt Weill, Marlene Dietrich. Il y a la chansonnette, le cabaret et la chanson à répondre qui m’obsèdent aussi! Et j’ai un faible pour la chanson country! Ma mère en chantait tellement. Donc, ma mère est une grande inspiration!

Selon vous, comment l’art influence-t-il l’être humain?

Selon moi, l’art n’influence pas l’être humain. C’est l’être humain qui influence l’art. L’art est souvent un écho à ce qui se passe dans le monde et une occasion de communication authentique. Si c’est le contraire, je pense que l’art est dévié de sa fonction qui me semble presque sacrée. Je m’arrête donc en disant que l’usage que j’apprécie le plus de l’art en général, c’est celui de « liant » social. Quand des gens de milieux de vie différents, de villes/pays différents, de langues différentes, de planètes différentes, d’âges différents (etc.) s’associent pour vivre ensemble un moment d’art et se regardent avec un sourire dans les yeux, je pense que là, il se passe quelque chose que seul l’art peut créer.

Source : http://www.aurore.quebec/blogue/odile-dupont-jai-le-fort-desir-de-creer-jusqua-ma-mort