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La jeune sorcière

La jeune sorcière Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-young-witch-893491513

La jeune sorcière

 

Je suis la jeune sorcière,

La fille de cette formidable mère,

Que vous avez faite brûler sur le bûcher,

Cette mère qui était pour moi toute dévouée.

 

J’étais partie à sa demande vers une lointaine contrée,

Maintenant que je suis de retour je vous ferai payer,

Toute ma vengeance, vous la boirez jusqu’à satiété,

Elle était garante de la nature que vous massacrez.

 

Jeune sorcière revenue des pays des songes discrètement,

Avec mes mains, je vous lancerai de nombreux envoutements.

Mais, n’ayez craintes jamais je ne toucherai à vos enfants.

Car ils ont un cœur plus pur que les vôtres assurément.

 

Pourquoi être si différentes vous effraie autant?

Sous les apparences, nous sommes semblables en dedans.

Car sous les couleurs de notre peau coule le même sang,

Et dans le sein maternel nous entendions le cœur de notre maman.

 

Je suis entourée de mes amis les plus fidèles,

Pour qui je serai toujours la plus belle,

De cette forêt feuillue encore vierge,

J’en tirerai une formidable verge.

 

Une cravache avec laquelle je vous corrigerai,

D’une telle correction si torride que vous en redemanderez,

En souvenir de ma mère que vous avez sur l’autel sacrifiée,

Sacrifiée sur l’autel de l’intolérance à laquelle un culte vous lui vouez.

 

Je suis une jeune sorcière,

Fille de sa mère comme de sa grand-mère,

De génération en génération, elles transmettaient leur savoir-faire.

Affrontant le temps qui passe, temps de paix ou temps de guerre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Otohimé

Otohimé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle par Atsuko Poème inspiré de la mythologie nippone

Otohimé

 

Lorsque j’étais enfant,

J’adorais lire des histoires,

De ces récits jusqu’à tard le soir,

De ces légendes sur les mers et sur les océans.

 

Il y en a une parmi celles-ci,

Qui est restée en ma mémoire,

Et qui, parfois, reflète en moi, tel un miroir.

Qui en des temps de solitude me vient à l’esprit.

 

Une déesse vivait jadis dans les profondeurs des eaux,

Ayant pour compagnes de nobles créatures remplies de bonté,

Une d’entre elles fut, par un pêcheur, de son filet, libérée.

Elle s’en alla raconter à Otohimé à propos de ce geste si beau.

 

Sachant cela, Otohimé invita celui-ci dans son palais.

Où il pourrait rester aussi longtemps qu’il le voudra,

Homme modeste, y être pour quelque temps, il accepta.

Car sa femme et ses enfants seuls à ses yeux comptaient.

 

D’une âme si belle en un être humain, Otohimé s’étonna.

Après avoir vécu dans son palais sept jours et sept nuits,

Il demanda à la déesse l’autorisation de retourner chez lui.

Elle lui offrit un cadeau avant qu’en sa maison il retournât

 

« Prends cette boîte mon ami,

Ouvre-là seulement lorsque ton cœur,

Lorsque ton âme sera envahie par la tristesse et la peur,

Dès l’instant que tu l’auras ouverte, loin de toi seront tes soucis. »

 

Après avoir fait ses adieux,

Il monta à bord de son embarcation,

Il navigua vers une ancienne destination,

Une terre qui lui sera étrangère et sous de nouveaux cieux.

 

Aussitôt qu’il a mis les pieds à terre,

Tout lui était étrange, tant les êtres et les lieux.

Qu’était-il donc arrivé à ses amis, les jeunes et les vieux?

Point de quai de pêcheurs en son village devenu maintenant un enfer.

 

Il se demanda où était sa famille,

Qu’étaient devenus son épouse et ses enfants?

Tous le fuyaient en le dévisageant sans ménagement,

Ne savaient-ils pas qu’il avait navigué sans arrêt des milles?

 

Rempli d’une grande tristesse,

Il s’assit avec prudence sur le bord de la grève,

Se souvenant des paroles d’Otohimé comme dans un rêve,

Sortant alors la boîte de son sac avec une minutieuse délicatesse.

 

Il se rappela alors ces belles paroles,

Ouvrir cette boîte lorsque son âme et son cœur,

Tous les deux feront face à la désolation et à la frayeur,

Une fois ouverte, une nuée entoura l’homme telle une auréole.

 

Aux nouvelles télévisées,

On annonça la découverte d’un corps,

Un inconnu qui était depuis longtemps mort,

Fait étrange ! Il portait des vêtements de sept siècles passés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur un air des Beatles

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sur un air des Beatles

 

Je me suis levée très tôt

Afin de profiter de ce temps,

Il fait déjà si chaud en ce moment,

Aussi bien bénéficier de ce jour nouveau.

 

Sous un air de ce groupe fantastique,

Aux chansons si belles, aux paroles si douces,

Je me suis habillée aussitôt après avoir pris ma douche,

En fredonnant cet air sans paroles, mais à la vague mirifique.

 

Venue d’une époque tellement lointaine,

Une époque où l’amour avait le droit d’exister,

Où faire la guerre allait seulement se conjuguer au passé,

Où mes envies, mes convoitises et mes inclinations seraient aussi les tiennes.

 

Je désire seulement être bien dans ma peau,

Prendre la vie comme elle est, comme elle le sera

Il fait soleil et, croyez-moi, mes amis, cela me suffira.

Sur un air des Beatles, j’ai pensé à tout ce qui est tellement beau.

 

Sur un air des Beatles, j’ai dit : pourquoi pas?

Car c’est par la folie de jeunesse de mes parents,

En une nuit, ils s’aimèrent tellement longtemps,

Qu’ils conçurent l’enfant que voilà!

 

Cette enfant qui, entourée d’amour, a grandi,

Qui a écouté, avec père et mère, leurs chansons.

Qui les a apprises telles d’importantes leçons,

Afin de me souvenir d’eux, le jour où ils seront partis.

 

Mais, tant et aussi longtemps que je chanterai,

Ils seront toujours présents dans mon cœur,

Car sur un air des Beatles, s’effacèrent mes peurs.

Je fredonnerai leurs mélodies tant je vivrai.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bonjour les amis

Bonjour les amis Photo par Gb62da Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Hi-friends-887045143

Bonjour les amis

 

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, la vie me sourit.

J’ai simplement repris goût à la vie,

De cette vie que je croyais pour moi finie.

 

Mais, ce jour est béni.

Depuis que j’ai dit pleinement oui,

Au droit au bonheur en ignorant ceux qui m’envient,

Qui sait si demain je serai là sous le soleil qui éblouit.

 

Je lève la main non pour prendre, mais pour donner,

Ma main est levée, non pour accuser, mais pardonner,

Je lève la main pour vous offrir mes excuses si je vous ai offensés,

Je ne voudrais jamais quitter cette vie sans que l’on soit réconciliés.

 

La vie est bien trop fragile pour ignorer ce qu’est l’amour,

Les instants de joie sont précieux, car ils ne durent pas toujours,

La vie est ainsi faite que le temps de partir viendra chacun à notre tour,

Il faut alors savoir profiter de chaque occasion qui en vaut le détour.

 

Pour bien vivre, il faut savoir pardonner et se pardonner.

Pour bien vivre, il faut savoir tourner la page, mais jamais oublier.

Pour bien vivre, il faut savoir aimer et accepter d’être aimé.

Nous serons ainsi prêts, le moment venu, pour partir vers l’éternité.

 

Je vous dis au revoir,

Je reviendrai au courant de ce soir,

Car je veux profiter de ce jour avant qu’il soit trop tard,

À bientôt, mes chers amis, je vous embrasse tous bien fort.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je vais donc retourner à mes premiers amours

Je vais donc retourner à mes premiers amours Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Music-was-my-first-love-879361496

Je vais donc retourner à mes premiers amours

 

Vraiment ! C’est une drôle de nuit,

Une nuit où j’ai appris que tu m’avais trompé,

Même si de mon côté, je vivais dans la pure vérité.

Que puis-je maintenant te dire qu’entre nous deux c’est fini ?

 

Nous avons choisi la date de nos engagements,

Nous avions planifié une soirée avec parents et amis,

Devant lesquels j’aurais affirmé avec joie que je t’avais choisie,

Mais, à quoi bon de rêver de ce jour, car plus rien ne va maintenant.

 

T’avais-je manqué de respect une seule fois ?

T’avais-je dit un seul mot de trop mon amour ?

T’avais-je fait quoique ce soit depuis ce merveilleux jour ?

Ce jour où dès lors je m’étais juré d’être avec toi pour toujours.

 

Je vais donc retourner à mes premiers amours,

Je chanterai en pensant à toi mes plus belles chansons,

Afin de soigner mon esprit blessé jusqu’à en perdre la raison,

En jouant sur cette guitare que tu m’avais offerte par un heureux jour.

 

Les larmes de mon corps effleureront les cordes,

Pour y faire jouer la plus tendre de toutes mes mélodies,

Afin de me maintenir en vie même si je n’en ai point envie,

Tellement je ressens l’amertume qui m’envahit avec ses hordes.

 

Voici enfin cette douce berceuse !

Cette chanson que j’avais composée,

Pour toi, mon amour, ma chérie, ma bien-aimée.

Je voulais ton bonheur, que tu sois vraiment heureuse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada