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Je vais donc retourner à mes premiers amours

Je vais donc retourner à mes premiers amours Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Music-was-my-first-love-879361496

Je vais donc retourner à mes premiers amours

 

Vraiment ! C’est une drôle de nuit,

Une nuit où j’ai appris que tu m’avais trompé,

Même si de mon côté, je vivais dans la pure vérité.

Que puis-je maintenant te dire qu’entre nous deux c’est fini ?

 

Nous avons choisi la date de nos engagements,

Nous avions planifié une soirée avec parents et amis,

Devant lesquels j’aurais affirmé avec joie que je t’avais choisie,

Mais, à quoi bon de rêver de ce jour, car plus rien ne va maintenant.

 

T’avais-je manqué de respect une seule fois ?

T’avais-je dit un seul mot de trop mon amour ?

T’avais-je fait quoique ce soit depuis ce merveilleux jour ?

Ce jour où dès lors je m’étais juré d’être avec toi pour toujours.

 

Je vais donc retourner à mes premiers amours,

Je chanterai en pensant à toi mes plus belles chansons,

Afin de soigner mon esprit blessé jusqu’à en perdre la raison,

En jouant sur cette guitare que tu m’avais offerte par un heureux jour.

 

Les larmes de mon corps effleureront les cordes,

Pour y faire jouer la plus tendre de toutes mes mélodies,

Afin de me maintenir en vie même si je n’en ai point envie,

Tellement je ressens l’amertume qui m’envahit avec ses hordes.

 

Voici enfin cette douce berceuse !

Cette chanson que j’avais composée,

Pour toi, mon amour, ma chérie, ma bien-aimée.

Je voulais ton bonheur, que tu sois vraiment heureuse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Un simple sourire aurait suffi

Un simple sourire aurait suffi Peinture de Maryse Veysseyre Poème de Rolland Jr St-Gelais

Un simple sourire aurait suffi

 

Je me souviens d’un tramway,

Que chaque jour, je prenais.

Pour aller à mon boulot,

Le matin assez tôt.

 

Un jour, j’y ai vu un vieillard.

Un homme au visage ravagé par la misère,

Qui avait jadis tant aimé père et mère et ses frères,

Des êtres qui lui étaient chers lentement effacés de sa mémoire.

 

 

Il ne disait point un mot et ne dérangeait pas trop,

Assis bien sagement, il regardait les gens de ses yeux si beaux.

Cherchant quelqu’un avec qui échanger sans vouloir l’importuner,

Il offrit son sourire à l’âme qui le lui aurait rendu avec bonté.

 

 

Il n’a jamais demandé la charité,

Même s’il vivait dans une grande précarité.

Les gens, à ses sourires, répondirent avec indifférence.

Voilà l’un de mes plus vieux souvenirs de ma belle France.

 

 

Les jours, les semaines, les mois et les années

Sans répit, ni relâche, ont inlassablement passé.

Et puis, un jour, sans crier gare, il a subitement disparu.

C’est en lisant le journal du soir qu’une photo de lui, j’ai vue.

 

 

Dans la rubrique de la nécrologie,

Homme qui avait combattu pour la mère-patrie,

Homme qui pour son courage avait été maintes fois décoré,

Mais que ses souffrances lui avaient enlevé la possibilité de parler.

 

 

Je me souviens par un matin où j’allais travailler,

Il m’avait fait un sourire avec ses yeux émerveillés,

Un sourire que malheureusement je ne lui ai pas rendu,

Croyez-moi les amis ! Comme en cet instant je m’en suis voulu.

 

 

De

 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tant de questions

Tant de questions Texte de RollandJr St-Gelais Photo et modèle par Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/questions-865382641

Tant de questions

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui! L’année 2020 se terminera dans quelques jours. Une année qui sera inscrite dans les livres d’histoire pour les générations qui nous suivront au fil des années à venir. C’est une notion de base que l’on apprend dès la première année universitaire dans le cursus de formation en histoire ; les temps présents deviendront des faits historiques pour lesquels les historiens examineront à partir de leurs propres grilles d’analyse. Ces grilles d’analyse seront probablement aussi nombreuses que peuvent l’être les aigrettes d’un pissenlit volant au gré du vent.

L’année 2020 laissera très certainement un goût amer chez plusieurs d’entre nous. Et pour cause puisque certains ont perdu des proches, que ce soit ou non attribuable au coronavirus, d’autres ont subi la perte de leurs emplois tandis que d’autres ont fait face à une solitude sans précédent. Fait encore plus insidieux, la perte des points de repère se fit sentir parmi un nombre incalculable de gens provenant de tous les milieux sociaux, toutes appartenances ethniques, linguistiques, culturelles et religieuses. Nul en ce monde n’a été épargné.

Certes, l’année 2020 laissera place à un chiffre de plus. Toutefois, je dois avouer qu’elle a tout de même été une année fort agréable dans son ensemble. En effet, la saison estivale a été parmi les plus agréables depuis que je vis à Québec. De mémoire, je ne me rappelle pas qu’il ait fait si beau en cette saison. De plus, rien ne m’a empêché de réaliser mes activités en tenant compte des recommandations sanitaires promulguées par les instances gouvernementales. Bref, j’ai pleinement vécu.

Tout comme vous, bien des questions hantent mon esprit depuis les derniers jours. Comment sera l’année 2021? Sera-t-elle que le prolongement de l’année en cours? L’économie pourra-t-elle reprendre rapidement? Quelles mesures sanitaires devront être maintenues? Quand pourrons-nous de nouveau rencontrer nos proches, les serrer dans nos bras et leur dire de vive voix comment nous les aimons?  Quand pourrons-nous nouer de nouveaux liens tant amicaux qu’amoureux ou tout simplement, c’est une réalité que l’on doit avouer sans aucune hypocrisie, charnels? Tant de questions dont les réponses apparaîtront en temps et lieu.

En ce qui me concerne, je vis au jour le jour en profitant de ces périodes de confinement pour renouer avec la passion de la lecture tout en espérant pour un avenir meilleur. Oui, j’espère que nous tirerons de belles leçons à la suite de ces événements. Je pense notamment qu’il faille prendre conscience que rien n’est éternel en ce monde, que notre santé est le bien le plus précieux qu’il nous a été donné, que nous sommes des êtres vulnérables et que nous méritons de vivre pleinement. Mais, avant toute chose, que la nature nous ait prévenus de ses limites par rapport à la surexploitation que nous lui faisons subir depuis les trente dernières années. Oui, j’ai espoir que l’on arrivera à un renouveau collectif. Ne dit-on pas que l’espoir fait vivre? Dans ce cas, mes amis, vivons!

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Sur les bords de la Loire

Sur les bords de la Loire Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

 

Sur les bords de la Loire

 

Je suis un vieux marin,

Alors, n’essayez pas de jouer avec moi

Pour savoir qui d’entre nous est le plus fin

Car, sur ce long fleuve de la France, je suis le roi.

 

Certes, je n’ai peut-être pas fait mers et océans.

Mais, pour bien des gens, je suis devenu leur père.

Je me suis fait des amis qui sont devenus au fil du temps des parents,

Des amis qui ont comme moi connu des amours volés par la misère.

 

Je ne parle pas ici de la Der des Ders

Mais celle qui m’a fait découvrir ce fleuve majestueux

Qui m’a permis de sauver des gens qui fuyaient les horreurs de la guerre

Des gens qui portaient l’étoile jaune et, face à leur destin, si soucieux.

 

La victoire des Alliés et la libération de ma chère patrie

M’ont permis de poursuivre mon désir de naviguer

Et de connaître à chaque port, une femme à aimer.

Car bon nombre d’entre elles ont perdu leurs maris.

 

Sur ce long fleuve de mon doux pays

J’y ai vu des maisons aux peintures bariolées

J’y ai entendu le bel accent de ma belle Sylvie

Cette femme pour qui mon cœur a craqué.

 

Après nos noces, j’ai continué de naviguer.

Tout en me promettant de lui rester toujours fidèle

Inutile d’aller voir celles que jadis j’ai fréquentées

Car à mes yeux, elle était vraiment la plus belle.

 

Après tant d’années à naviguer du sud au nord

Il serait peut-être le temps de tirer ma révérence

Avant que mes forces s’épuisent et qu’il soit trop tard

Sur les bords de la Loire, j’ai réalisé mes rêves d’enfance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Mes pensées

 

Mes pensées Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Mes pensées

 

Assis sur un banc

Peinturé tout en blanc

Dans un parc où fleurissaient

Jolies fleurs près de jeunes enfants qui dansaient.

 

Saisi par une irrésistible envie

D’immortaliser de ces fleurs leurs vies

Je sortis un cartable de mon grand veston

Depuis longtemps mon plus fidèle compagnon.

 

Couleurs à la fois simples et variées

Qui à mes yeux allèrent témoigner de leur beauté

Couleur dorée pour notre ami si ensoleillé

Qui au-dessus de nos têtes prend plaisir à nous illuminer.

 

Couleur bleue que convoitent bien des amoureux

Le bleu des cieux où se rassemblent un jour les bienheureux

Ces gens qui savaient quel est le sens véritable de l’existence

Qui éprouvent comme est grande l’innocence de l’enfance.

 

Un peu de vert par-ci, par-là

Ce qui dans le fond vraiment m’étonna

Différentes teintes qui me firent prendre conscience

Comme est mélangée chacune de nos éphémères existences.

 

Et comme la vie peut être pour quelques-uns parfois sombre

Car mauvaise fortune peut, de temps à autre, nous accabler de son ombre

Peu importe les circonstances de la vie, il ne faut jamais se décourager

Car en chaque nuage, un rayon de soleil finira bien par percer.

 

Ce furent-là, ô mes amis, mes humbles pensées

En cette journée où inconsciemment je me suis mis à dessiner

Sur une feuille de papier et avec mes crayons de couleur tellement usés

Ces quelques fleurs que je vous offre en toute amitié.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada