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Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En prévision de …

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En prévision de …

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de beau dans vos vies? Quels sont vos projets? Qu’avez-vous fait de spécial cette semaine ? Pour ma part, la vie est tout simplement extraordinaire et tout a repris son petit train-train quotidien. D’ailleurs, je profite des dernières belles journées estivales pour prendre quelques photos qui serviront ultérieurement à la rédaction de publications au sein de mon blogue artistique. Comme vous avez pu le constater dans le dernier article, je rencontre aussi des gens extraordinaires aux multiples talents et ce, dans différents domaines.

Toutefois, je dois vous avouer quelque chose de tout à fait spécial. Une nouvelle qui DSCN0011_thumb.jpgrisque de vous surprendre et que vous n’oublierez probablement jamais. L’article que vous lisez en ce moment même est, croyez-le ou non, le dernier d’une série de plus de 800. Oui, vous avez bien lu. J’ai écrit jusqu’à maintenant plus de 899 articles au sein de mon blogue dédié à ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers, des artistes professionnels ou amateurs tant en photographie qu’en peinture. Cet article est donc le 899e de tout mon blogue.

Un blogue qui est devenu pour votre humble serviteur son enfant chéri au fil du temps. En effet, je l’ai entretenu avec un soin méticuleux afin d’y présenter le New Image26meilleur de tout ce qui m’a été possible de réaliser, de composer, de rédiger et, enfin, de trouver sur le web. Vous savez ?! Le fait de poser nu dans un cadre artistique a été pour moi plus que bénéfique. Guérir des vieilles blessures qui remontent dans ma lointaine enfance, cicatriser des plaies qui ont été enfouies dans le plus profond de mon subconscient, permettre à des tierce-personnes de me voir autrement qu’une erreur pharmaceutique ou encore être une source potentielle de revenus a permis à mon âme de grandir. Bref, poser nu est pour moi l’aboutissement d’un long processus, non pas de l’acceptation de ma situation physique laquelle a été faite depuis des lustres, mais plutôt de me voir autrement que par ce que l’on m’avait habitué à être vu.

Oui, je suis heureux de l’avoir fait et je continuerai de le faire à la condition sine qua none que le respect soit de mise entre les parties présentes lors des séances de nudité artistique. Il va de soi que la rédaction de poèmes liés avec mon expérience de vie continuera d’alimenter mon blogue sans omettre des articles sur mes découvertes qui, j’espère sincèrement, seront nombreuses. En résumé, je poursuivrai ma passion pour encore de nombreuses années. Si telle est la volonté de Dieu, bien entendu.

New Image3En terminant ce 899e article, je désire, en premier lieu, vous remercier pour votre assiduité à suivre mes publications, à m’encourager avec vos commentaires lesquels s’élèvent jusqu’à maintenant à plus de 850 et, enfin, par votre aide à le faire connaître à vos amis et connaissances. Saviez-vous que mon blogue est lu dans presque tous les pays du globe ? Que plus de 266,000 personnes l’ont parcouru depuis sa création en janvier 2013 ? Savez-vous que ce blogue avait permis à une jeune journaliste de Québec de faire ma connaissance et de réaliser un article dans un journal local ? Un article où la thalidomide n’était PAS le sujet principal, mais bien la beauté de mon corps et de ma personne ?! Douce revanche face à certains événements de mon enfance. Que ça m’a fait du bien. Croyez-moi sur parole! En second lieu, je souhaite vous aviser que le prochain article lequel sera le 900e aura une saveur tout à fait particulière. Autrement dit, une grande surprise vous est réservée. De quoi s’agit-il ? Ben, voyons! Si je vous le disais, ce ne serait plus une surprise. La seule petite ombre au tableau réside dans le fait que le prochain article sera publié seulement à la fin de cette semaine. Soyez rassurés-es! Cela en vaut le coup d’attendre d’ici-là!

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un petit plaisir tout simplement

Un petit plaisir tout simplement

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je veux vous offrir l’une de mes nombreuses découvertes sur le monde du nu artistique présenté sur le web. En effet, le web regorge de milles merveilles en ce qui a trait à ce domaine qui me passionne au plus haut point. Mes recherches ont surtout porté sur le nu artistique dans ce que l’on appelle familièrement le septième art, c’est-à-dire le cinéma, où il y trouve toutes ses lettres de noblesse.

En effet, le cinéma est fort probablement le lieu où la nudité est parvenue à être présentée de manière à la fois sereine mais également dénuée de fausse pudeur. À l’exception de la pornographie, vous en conviendrez, mais là n’est pas le sujet du présent article. Surtout dans des scènes où des artistes de renoms y ont joué des rôles adulés par la critique cinématographique. Parmi ces artistes, Emmanuelle Béart occupe une place bien particulière de par sa participation dans le film intitulé « La Belle Noiseuse » où elle joue le rôle du modèle vivant Marianne. Oeuvre cinématographique extraordinaire, réalisée en 1991, où la beauté féminine de cette actrice est accompagnée par la douceur musicale de Igor Stravinski.

Toutefois, mes recherches m’ont amené à découvrir l’ensemble des idées-maitresses de Emmanuelle Béart à propos de la nudité, de la sienne, dans le monde du cinéma. J’ai décidé de vous transmettre trois de ses idées qu’elle avait partagées dans le magazine français Paris-Match.1  J’y apporte bien humblement mon opinion personnelle, et ce dans le but de faire débat.

N’hésitez pas d’écrire vos commentaires afin que je puisse connaître vos opinions. Comme on le dit si bien, plusieurs têtes valent mieux qu’une.

Selon Emmanuelle Béart:

12208272_1031450326906741_7934140789677769399_n.jpg« Un corps nu est émouvant. Il y a une sorte de franchise dans la nudité. » Je suis entièrement d’accord avec cette idée. On ne peut jamais mentir lorsque l’on pose nu devant un groupe de personnes, à l’occasion d’une séance de nu artistique, ou bien lors d’une rencontre pour des photos avec un photographe. c’est à ces moments là que l’on présente toute sa fragilité et son humanité dans une intimité, disons-le franchement non-conventionnelle.

Il s’agit aussi « … d’une forme d’abandon des habits, à ce moment-là, comme s’ils n’étaient plus nécessaires. » Là encore, je suis d’accord avec une telle affirmation. Être sans mes vêtements devant les personnes présentes en salle est pour moi synonyme d’authenticité. C’est encore plus le cas lorsque j’enlève mes prothèses lesquelles ont été longtemps perçues soit comme un signe de réparation de la médecine face à ma situation physique, soit comme des instruments de conformisme social.

 

Enfin, elle affirme que “sans la rencontre avec les hommes de ma vie, je ne serais13932239_1220161914675345_1770995706_o pas la femme que je suis”. Hé bien moi, je peux vous dire sans aucune gêne que sans les femmes que la vie m’a permis de rencontrer, je ne serai pas là où je suis rendu aujourd’hui. Ce qui est vrai en ce qui concerne mon expérience dans le milieu de la nudité artistique puisque c’est justement grâce à une femme extraordinaire du nom de Marie-Pier Auger que j’ai pu me faire connaître en tant que modèle nu. De plus,  il ne faut pas omettre le fait que ma dernière séance photo, laquelle a eu lieu le 8 août dernier, fut réalisée par la plus grande photographe et un modèle nu féminin dans ce domaine au Canada. Elle est connue sous le pseudonyme de Phylactère.

Mon Dieu! Quel commencement et quel apothéose! Que ma vie est magnifique. C’est le moins que l’on peut dire. N’est-ce pas?!

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

1.http://www.parismatch.com/People/Cinema/Emmanuelle-Beart-Quand-je-pose-nue-il-n-y-a-rien-de-provocant-570216

Séance de nudité artistique avec Sofy

Collaboration spéciale de Sofy
Collaboration spéciale de Sofy

Séance de nudité artistique avec Sofy

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien malgré le froid sibérien qui sévit en ce moment dans la belle province du Québec. En effet,

Tout le matériel requis pour une séance de nudité artistique

Tout le matériel requis pour une séance de nudité artistique

la température est descendue tellement bas en certaines régions qu’elle a battu un record de froid. À vrai dire, aucune ville de la Sibérie avait eu la même température que nous avions eu au Québec en début de semaine. Ce qui a été d’autant plus le cas dans la capitale provinciale. Soyez sans crainte, je n’ai pas l’intention de m’entretenir de la météo pour le reste de ma publication mais il fallait mettre les choses en perspective afin de mieux comprendre le déroulement de mon séjour dans la métropole du Québec qu’est Montréal. Une ville comme n’importe quelle autre me diriez-vous? Eh bien non!

Ici, quelques mots doivent être écrits afin de vous expliquer l’importance que cette ville a à mes yeux. Comme vous le saviez probablement déjà, je suis parmi les nombreuses victimes de la thalidomide au Canada. Il s’agit dans les faits d’un médicament aux effets tératogènes que l’on prescrivait aux femmes enceintes pour contrecarrer les problèmes liés à la grossesse. Certains des enfants nés difformes ont été atteints davantage que d’autres. En ce qui me concerne, je peux me considérer chanceux puisque d’une part, je vis de manière autonome et que d’autre part, la vie a été somme toute belle pour moi. Bref, je fus placé dès mon plus jeune âge à l’institut de réadaptation de Montréal où l’on me fit mes premières prothèses tout en ayant de multiples opérations chirurgicales à l’hôpital Ste-Justine. Cet hôpital est dédié exclusivement dans les soins médicaux pour les enfants. Faits intéressant à noter! Mes parents et moi prévoyons qu’un jour j’allais possiblement fréquenter l’université de Montréal si Dieu voulait bien qu’il en en soit ainsi. Or, sa volonté a été toute autre puisque j’ai plutôt opté, suite à des facteurs un peu long à expliquer, pour l’université Laval de Québec. Une ville qui m’était quasi inconnue jusqu’à mes 22 ans. Comme quoi, les plans de Dieu sont impénétrables. N’est-ce pas?!

Marie-Pier Auger OfficielPar un heureux hasard, et bien des années plus tard, je fis la rencontre d’une jeune cinéaste sortie tout droit de l’université de Montréal. Une jeune dame fantastique qui m’a permis de me faire connaître, et même reconnaître au plan international, dans le domaine de la nudité artistique. C’est vraiment grâce à son aide extraordinaire que ma « carrière » en tant que modèle nu prit son envol de manière spectaculaire. Chère Marie-Pier Auger, tu as tout mon respect et ma gratitude. Cela me fait tout de même drôle quand je pense au fin de non recevoir de la part du département des arts visuels de l’université Laval lorsque j’étais allé offrir mes services et que plusieurs années plus tard un journal de Québec, en l’occurrence le Québec Express, alla publier un article sur mon expérience dans un domaine, avouons-le, un peu spécial. Douce revanche de la vie!

C’est aussi à Montréal que j’ai connu les plus grands artistes dans ce domaine. Un domaine où la fausse pudeur et le respect de soi sont de mise. Je ne compte plus le nombre d’artistes et de photographes pour qui je me suis offert en tant que modèle nu. Une offrande où la recherche du bon goût reste la pierre angulaire de toutes les séances réalisées jusqu’à maintenant. D’ailleurs, j’ai conservé un lien amical extraordinaire avec toutes les personnes pour qui j’ai travaillé. Des personnes avec une générosité incroyable et du talent à en revendre. Vous pouvez me croire sur parole. Ho que si!

Bien des années plus tard, et suite à une recommandation que me fit une amie de Québec, l’opportunité de poser nu

Le petit Bouddha

Le petit Bouddha

pour un groupe d’artistes au sein d’une galerie d’art contemporain s’offrit à moi. Poser nu pour une galerie d’art? Le summum pour un modèle nu puisque qui dit « galerie d’art », dit aussi « notoriété incontestable » dans ce domaine. C’est donc par une belle journée du mois d’octobre 2014 que la chance de poser nu pour des artistes de renommée nationale et même internationale se concrétisa pour votre humble serviteur. Toutefois, et c’est important de le retenir, j’ai fait la rencontre d’une dame magnifique qui a eu la gentillesse d’être mon assistante tout au long de la journée. Son aide a été réellement précieuse. Par exemple, elle veilla à mon confort, à réaliser des photos et même quelques vidéos pendant ladite séance ainsi qu’à m’aider à enlever mes vêtements lors des préparatifs. Oui, il y a encore des gens avec un cœur en or en ce monde. C’est grâce à des gens comme eux si ma vie a pris une tournure extraordinaire malgré ma différence physique. Des gens qui me font croire aux anges tellement ils ont eu une influence plus que positive au cours de mon existence.

Qu’allait donc être la prochaine étape pour les mois à venir en ce qui concerne ma présence dans la métropole du Québec? La réponse se fit lors des échanges entre votre humble serviteur et une artiste spécialisée dans le style dit underground. C’est donc à la suite de mon expérience vécue à la galerie d’art contemporain Le Belgo que l’artiste Sofy et moi-même avions convenu qu’une séance de nudité artistique en privé aura lieu dans un proche avenir.

Séance de nudité artistique

Séance de nudité artistique

Une chose doit être soulignée pour clarifier une hypothétique mésentente. Il n’a jamais été question de faire un parallèle entre d’une part, ma passion en tant que modèle nu et, d’autre part, la cause des victimes de la thalidomide au Canada. Ce sont-là deux sujets qui n’ont strictement rien en commun. Certes, poser nu vu ma situation physique quelque peu hors-norme relève du défi mais jamais, j’ai bien écrit «jamais», je n’ai voulu susciter de la pitié auprès des artistes. Bien au contraire! La joie de vivre, le bonheur et la sérénité ainsi que la fierté d’être à la fois ce que nous sommes constituent les valeurs que je désire transmettre à ceux et à celles avec qui je partage mon corps. Un partage purement artistique, c’est important de se rappeler. Oui, poser nu est le plus noble des partages car la confiance à la fois en soi et à l’autre est d’une importance incommensurable.

Mon pays...

Mon pays…

Bref, après de multiples échanges via emails et s.m.s., nous nous sommes donné rendez-vous pour le 4 février 2015 à Montréal afin de concrétiser notre projet loin des regards indiscrets. Une entente tacite entre Sofy et votre humble serviteur fait en sorte qu’il m’est impossible de vous dire où ladite séance a eu lieu exactement. Quoiqu’il en soit, l’endroit a été très confortable et chaleureux avec un confort inégalé. Par exemple, une salle de douche était mise à ma disposition afin d’être frais et disponible pour une séance de qualité. Ce qui n’était pas de refus étant donné le voyage Québec-Montréal surtout que le bus a été dans l’obligation de revenir à Québec pour cause de bris mécaniques causés par le froid sibérien. Voilà pourquoi j’ai débuté le présent article en vous parlant de la météo. Le moins que l’on puisse dire concernant notre bel et tout blanc hiver, c’est que Gilles Vigneault a bien raison de chanter que … Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver.

Ce fut la première fois où une artiste et moi-même avions convenu de réaliser des poses qui n’avaient jamais été faites

Un angle difficile à travailler

Un angle difficile à travailler

par votre humble serviteur. Des poses de nudité à la fois artistiques et quelque peu provocantes. L’objectif était d’outrepasser nos limites respectives tout en restant dans les normes de l’acceptable. « Pas facile », me direz-vous?! Vous avez bien raison. C’est la principale raisons pour laquelle nous avons préféré garder secret le lieu de notre séance. À cela s’ajoutent en premier lieu, la nécessité de ne pas tout dévoiler afin de protéger la réputation des lieux et en second lieu, de préserver le caractère à la fois artistique et libre de mon blogue. En règle générale, tout était permis lors des poses afin de découvrir des angles peu travaillés jusqu’à maintenant. Des angles difficiles à travailler tant pour le modèle nu que pour l’artiste. Je sais bien de quoi je parle pour l’avoir expérimenté. Fort heureusement, notre confiance mutuelle accompagnée d’un excellent sens de l’humour et de notre rencontre à la galerie d’art Le Belgo ont permis à notre séance de nudité artistique d’être réellement agréable. Rien a été caché à cette artiste! Toutefois, pour respecter le caractère «ouvert» de mon blogue, il m’apparaître opportun, voir plus que nécessaire, de m’en tenir aux dessins pouvant être qualifiés de moins underground. Comme dit l’adage biblique: « Tout est permis, mais tout n’est pas nécessairement utile ».  Or, parmi tous les dessins réalisés par Sofy, celui qui vous est présenté ci-contre est sans conteste l’un des plus intéressants du fait que j’aurais bien aimé pouvoir prendre une telle pose devant les artistes rencontrés lors de ma rencontre du mois d’octobre 2014. Malheureusement, la présence d’une artiste âgée d’à-peine le début de la vingtaine m’avait retenu de le faire. Il y a des circonstances qui doivent être prises en considération lors d’une telle séance. Tenir compte de l’âge des artistes présents en salle est sans contredit parmi les plus importants à prendre en considération.

En avoir plein le dos!

En avoir plein le dos!

C’est l’une des rares fois où une artiste m’avoua qu’elle était curieuse de dessiner certaines parties de mon anatomie en lien avec ma situation physique. Le fait de ne pas avoir de mains, ni de pieds mais en étant pleinement masculin aiguisait son désir de m’avoir pour modèle nu. Non pas une curiosité malsaine. Plutôt une interrogation de voir jusqu’où elle pourrait décrire ce qu’elle voit. Voir! Ressentir! Présenter! Ce sont-là des défis fort intéressants auxquels il me fait plaisir de participer à la condition sine qua none qu’un échange soit toujours possible durant les poses.

L’esprit de camaraderie est un autre élément qui m’a étonné tout au long de notre rencontre. En effet, nous avions discuté de tout et de rien. Non seulement pendant cette séance mais aussi à l’occasion d’un bon repas pris dans l’un des nombreux restaurants qui longent la rue Ste-Catherine de Montréal. Une interrogation doit être résolue une fois pour toute: Peut-on entretenir un lien amical avec UNE artiste? C’est avec un plaisir indescriptible que je vous réponds par l’affirmative.

Et pourquoi en serait-il autrement? L’artiste et le modèle nu sont avant toute chose des êtres humains ayant leurs valeurs, leurs principes, leurs aspirations, leurs espoirs et leurs craintes face à l’avenir. De plus, ils possèdent un vécu qui peut faire la différence dans les échanges. Faire abstraction de ces réalités, c’est renier le caractère sacré qui fait d’eux ce qu’ils sont, c’est-à-dire des êtres humains pleinement humains avec une âme. C’est à retenir, maintenant et pour toujours.

En terminant cette présentation, il m’apparait nécessaire de vous demander, à vous lecteurs et lectrices, de faire connaître mon blogue artistique auprès des vôtres. Si vous avez des membres de votre entourage qui œuvrent dans le domaine artistique et qui cherchent des modèles nus afin de travailler sur des concepts hors des sentiers battus, n’hésitez surtout pas à leur transmettre mon adresse email qui se trouve à la toute fin de cet exposé. Je vous en serai gré.

Merci sincèrement de m’avoir lu.


RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

adresse email: modelevivantaquebec@live.ca

Être un chef d’œuvre imparfait

chef-d'oeuvre imparfait

Être un chef d’œuvre imparfait

Rolland St-Gelais a 52 ans et est modèle vivant. Il pose nu pour de grandes galeries d’art et des écoles de dessin. Son corps est une œuvre d’art, qui de par son originalité, fascine et intrigue.

Rolland St-Gelais est né en 1962. Il fut l’une des victimes du médicament Thalidomide, un médicament que l’on donnait contre les nausées des femmes enceintes, mais qui traversait la barrière placentaire. «Il me manquait à la naissance la langue, les deux mains, l’avant-jambe gauche et une bonne proportion de mon pied droit sans oublier l’absence de mon menton. La thalidomide avait fait un véritable chef-d’œuvre», indique-t-il dans un article. On ne lui prédisait pas d’avenir à sa naissance, pourtant apparaît une personne fière d’elle et de ce qu’elle est devenue, sans fausse pudeur.

Comment Rolland est-il devenu modèle nu avec un corps qui ne correspond pas aux critères habituels de la beauté? D’abord, il est passionné par la nudité artistique. «J’ai effectué un travail sur l’eugénisme, en théologie», raconte l’homme qui détient quatre baccalauréats dans des domaines variés. L’eugénisme est un ensemble de pratiques et méthodes visant à intervenir sur un patrimoine génétique, comme une recherche de l’enfant parfait. «Le domaine artistique a collaboré à l’eugénisme à l’époque, il fallait promouvoir la perfection physique et la race aryenne», maintient-il. De là lui est venue l’idée de promouvoir un corps imparfait.

Il y a cinq ans, Rolland a donné son nom à une école de dessin. Marie-Pier Auger, une cinéaste l’a aidé dans sa démarche pour approcher les écoles d’art.

«Pour être modèle nu, il faut une acceptation du corps à 100%. Malheureusement, l’image de la nudité artistique est trop souvent rattachée à la pornographie», déplore l’homme, fier de sa masculinité. Avant de commencer sa carrière de modèle vivant, seuls les médecins et les avocats s’étaient intéressés à son corps. Il a souhaité alors être autre chose «qu’une catastrophe qu’on doit réparer». Ce qu’il aime de son travail? «C’est l’authenticité. En tant que modèle nu, je ne peux pas mentir. Je suis ce que je suis», explique M. St-Gelais.

Le modèle déplore qu’on juge par l’habit, et donc par l’apparence. Rolland St-Gelais définit sa tâche ainsi: «Je ne cache rien, mais je n’exhibe rien non plus», soutient-il. «J’ai une anatomie comme une autre, et quand je pose nu, je suis égal à ceux et celles qui me regardent», explique-t-il.

Rolland St-Gelais a plusieurs poses qu’il affectionne, notamment celle intitulée Regard de tendresse. Le cinquantenaire veut laisser transparaître le bonheur avec sa nudité.

C’est un homme qui se dit lui-même comme heureux de vivre et comblé par la vie. Il écrit, à la main et à l’ordinateur et est totalement fonctionnel. Malgré les préjugés envers les personnes handicapées, il prouve qu’on peut être différent, et heureux, et surtout que les personnes différentes n’ont pas à se cacher.

Par Perrine Gruson

Source : http://www.lequebecexpress.com/